Dans l’ensemble de la zone euro, le ratio de la dette publique par rapport au produit intérieur brut (PIB) a reculé à 85,1% l’an dernier contre 87,1% fin 2017, a indiqué aujourd’hui Eurostat, l’office statistique de l’UE. Le déficit public a dans le même temps été réduit de moitié dans la région, passant de 1,0% à 0,5%. Mais l’Italie a vu son ratio d’endettement passer de 131,4% du PIB en 2017 à 132,2% en 2018. En Grèce, la dette publique a représenté 181,1% du PIB en 2018, ratio le plus élevé de la zone euro, contre 176,2% en 2017. Cette détérioration est due pour l’essentiel au versement de la dernière tranche du troisième plan d’aide international dont a bénéficié le pays jusqu'à l'été dernier.
Standard & Poor’s a annoncé vendredi qu’elle confirmait la note AAA de l’Allemagne, laquelle est assortie d’une perspective stable. Même si l'économie allemande connaît une phase de ralentissement, celle-ci est due à des éléments qui se révèleront sans doute momentanés, fait valoir l’agence de notation, ajoutant que ses comptes budgétaires et externes sont solides.
Axa S.A. a annoncé ce 18 mars le lancement d’une offre secondaire d’actions ordinaires de sa filiale américaine Axa Equitable Holdings, Inc. (« EQH »), composée des deux franchises complémentaires Axa Equitable Life Insurance Company et AllianceBernstein, et le début des présentations aux investisseurs (roadshow) dans le cadre de l’Offre. Axa, en qualité d’actionnaire cédant, offre 40 000 000 actions ordinaires d’EQH et a consenti aux banques du syndicat une option permettant l’acquisition de 6 000 000 actions ordinaires d’EQH supplémentaires dans un délai de 30 jours. Parallèlement à l’offre, Axa et EQH ont conclu un contrat de rachat d’actions en vertu duquel Axa cèdera à EQH 30 000 000 actions ordinaires d’EQH. Le rachat d’actions est soumis à un certain nombre de conditions, parmi lesquelles la réalisation de l’offre. À l’issue de l’offre et du rachat d’actions, Axa détiendra moins de 50 % des actions ordinaires d’EQH, la participation minoritaire que conservera Axa dans EQH ne lui confèrera plus le contrôle de cette dernière et sera déconsolidée, puis comptabilisée par mise en équivalence, et Axa aura une représentation minoritaire au conseil d’administration d’EQH, conservant le droit de nommer trois des neuf administrateurs. Les actions sont proposées par un syndicat de banques mené par J.P. Morgan, Morgan Stanley et Citigroup. Le document d’enregistrement (registration statement) relatif au projet d’offre a été déposé par EQH auprès de l’U.S. Securities and Exchange Commission mais n’est pas encore entré en vigueur, précise un communiqué. Autrement dit, aucune action ne peut être vendue et aucune offre ne peut être acceptée avant l’entrée en vigueur de ce document d’enregistrement. Erick Jarjat
Malgré des interrogations sur le rythme de croissance de son économie - la Commission européenne s’apprêtant à abaisser drastiquement sa prévision pour 2019, à 0,2% contre une précédente estimation de 1,2%, selon l’agence de presse Ansa - l’Italie continue de profiter des bonnes dispositions du marché obligataire. Pour son deuxième emprunt syndiqué lancé en moins d’un mois, le souverain a émis 8 milliards d’euros d’obligations à 30 ans, avec un spread de 18 points de base au-dessus du rendement des titres d'échéance mars 2048, en dessous de la fourchette initiale (20-22 pb). Le rendement annuel ressort à 3,91%.
La plate-forme digitale dédiée aux prêts aux collectivités locales a levé 20 millions d’euros (série B) auprès d’investisseurs comme Deutsche Kreditbank et LGT Group et de divers business angels, ce qui la valorise à 110 millions. L’objectif : financer son développement européen, notamment en France où René Abate (président) et Martine Ly (directrice générale) ont créé une filiale en septembre.
La chambre haute du Parlement britannique veut réformer l’indice RPI utilisé pour ces titres, qui surestime l’inflation et offre ainsi aux détenteurs une prime injustifiée.
La dette publique de la France au sens de Maastricht a augmenté de 22,5 milliards d’euros au troisième trimestre 2018 pour s’inscrire à 2.322,3 milliards d’euros, selon les données publiées vendredi par l’Insee. Elle représente l'équivalent de 99,3% du produit intérieur brut (PIB), ratio en hausse de 0,3 point par rapport à fin juin, retrouvant ainsi son niveau de la fin du premier trimestre. La dette de l’Etat a, à elle seule, progressé de 32,2 milliards sur cette période pour s'élever à 1.860,5 milliards au 30 septembre dernier.
La dette publique de la France au sens de Maastricht a augmenté de 22,5 milliards d’euros au troisième trimestre 2018 pour s’inscrire à 2.322,3 milliards d’euros, selon les données publiées ce vendredi par l’Insee. Elle représente l'équivalent de 99,3% du produit intérieur brut (PIB), un ratio en hausse de 0,3 point par rapport à fin juin, retrouvant ainsi son niveau de la fin du premier trimestre. La dette de l’Etat a, à elle seule, progressé de 32,2 milliards d’euros sur cette période pour s'élever à 1.860,5 milliards au 30 septembre dernier.
L’Allemagne compte emprunter plus en 2019 que cette année, selon l’agence de financement publique. Hors des emprunts indexés sur l’inflation, l’agence compte émettre pour 199 milliards d’euros de dette en 2019 contre 173 milliards cette année. Les émissions se répartiraient à hauteur de 156 milliards d’euros sur le marché obligataire et 43 milliards sur le marché monétaire. L’agence émettra aussi de 6 à 10 milliards d’euros d’obligations indexées sur l’inflation. Cette hausse des émissions tient principalement au refinancement du fonds de soutien aux banques créé durant la crise financière à hauteur de 20 milliards d’euros. La hausse des rentrées fiscales devrait toutefois permettre au gouvernement allemand de continuer à réduire son stock de dette.
L’Allemagne compte emprunter plus en 2019 qu’elle ne l’a fait cette année, a annoncé mardi l’agence de financement publique. En faisant abstraction des emprunts indexés sur l’inflation, l’agence compte émettre pour 199 milliards d’euros de dette l’an prochain contre 173 milliards cette année.
L’Agence France Trésor, chargée d'émettre la dette de l’Etat, a précisé lundi les modalités de reprise de 35 milliards d’euros de dette de SNCF Réseau. La réforme ferroviaire prévoit que 25 milliards d’euros seront transférés à l’Etat en 2020 et 10 milliards en 2022. «Cette reprise de dette consistera à mettre en place un mécanisme de prêts miroirs identiques entre SNCF Réseau et la Caisse de la Dette Publique (CDP), à la suite de quoi l’État (...) se substituera à SNCF Réseau comme débiteur de la CDP», explique l’AFT. La méthode a déjà été utilisée en 2007 lors de la reprise d’une dette de 8 milliards d’euros du Service annexe d’amortissement de la dette (SAAD) de la SNCF.
L’Agence France Trésor, chargée d'émettre la dette de l’Etat, a précisé lundi dans un communiqué les modalités de reprise de 35 milliards d’euros de dette de SNCF Réseau. La réforme ferroviaire prévoit que 25 milliards d’euros seront transférés à l’Etat en 2020 et 10 milliards en 2022.
La dette cachée des collectivités locales chinoises est considérée par S&P Global Ratings comme un «iceberg avec des risques de crédit de la taille du Titanic». Dans un rapport publié le 16 octobre 2018, l’agence estime ainsi que le montant total de cette dette non officielle, comprenant notamment celle des véhicules de financement LGFV, se situait à 37.000 milliards de yuans (4.500 milliards d’euros) fin 2017. Le ralentissement de la croissance des émissions de LGFV à 9%, après 19% au cours des deux années précédentes, a permis au poids total de la dette cachée dans le PIB de se stabiliser, mais à un niveau élevé de 45%. En y ajoutant la dette officielle de 16.500 milliards de yuans, elle atteint un niveau jugé «alarmant» par S&P de 60% du PIB, et qui ne devrait pas reculer malgré les efforts de deleveraging de Pékin.
Le gouvernement veut hâter le désendettement de la Sécurité sociale, qui devrait combler son déficit l’an prochain, sans allonger la durée de vie de la Cades.