Dans une note publiée ce matin, l’agence estime que «l’euro devrait rester faible face au dollar jusqu’à mi-2019», du fait de «la faiblesse relative de l’économie de la zone euro, de l’accélération du resserrement de la Fed, et des incertitudes politiques qui ont rendu les actifs en euro relativement moins attractifs que ceux des Etats-Unis».
La livre sterling a creusé ses pertes à la suite de l’allocution de Theresa May dans laquelle la Première ministre britannique qui a évoqué la possibilité qu’aucun accord ne soit conclu entre Londres et Bruxelles sur les conditions du Brexit. La devise britannique, qui évoluait déjà en baisse, a perdu 1,4% face au dollar et 1,1% face à l’euro après le discours. Il s’agit de son plus fort repli en séance depuis onze mois face au dollar et depuis cinq mois face à l’euro.
Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a déclaré ce matin qu’il voulait renforcer le rôle international de l’euro, à l’occasion de son discours annuel de rentrée. « L’euro est devenu la deuxième monnaie la plus utilisée au monde. 60 pays lient d’une manière ou d’une autre leur propre monnaie à l’euro », a-t-il déclaré, tout en regrettant que l’UE elle-même recourt énormément au dollar. « Il est aberrant que l’Europe règle 80% de sa facture d’importation d'énergie en dollars américains (et) que les compagnies européennes achètent des avions européens en dollars », a-t-il insisté.
La couronne suédoise est tombée à son plus-bas depuis 2009 contre euro, avant les élections du 9 septembre, sous la menace d’une percée de l’extrême droite.
La banque centrale de Russie a annoncé hier la suspension de ses achats de devises étrangères jusque fin septembre pour lutter contre la volatilité sur les marchés financiers. «Cette décision a été prise pour accroître la prévisibilité des actions des autorités monétaires et réduire la volatilité des marchés financiers», a précisé l’institution monétaire sur son site. Cette annonce a permis au rouble, qui venait de tomber à un creux de plus de deux ans face au dollar, d’effacer ses pertes et de repartir à la hausse. La banque centrale affirme disposer de suffisamment d’instruments pour écarter les menaces contre la stabilité financière. Elle décidera éventuellement de reprendre ses achats de devises étrangères après un examen de la situation des marchés financiers le mois prochain. «Le moment est venu de passer des mots aux actes, de se débarrasser du dollar comme moyen de paiement et de chercher d’autres moyens», a, pour sa part, déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov.
Après une rencontre avec leur homologue bahreïni, les ministres des Finances de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis et du Koweït se sont déclarés «engagés à soutenir la stabilité fiscale et la croissance économique de Bahreïn». L’économie de Bahreïn a été durement touchée par la faiblesse des prix du pétrole depuis 2014. Les investisseurs craignent que, sans aide pour renforcer les faibles réserves de change et réduire la dette, le royaume soit contraint d’abandonner la parité fixe (PEG) du dinar par rapport au dollar, avec un risque de contagion aux autres devises de la région.
Euronext a annoncé mardi avoir acquis une part supplémentaire de 8% du capital de FastMatch et ainsi porté sa participation dans le groupe américain à 97,3%. Cette part supplémentaire a été acquise en achetant le reste des actions détenues par Dmitri Galinov, l’un des cofondateurs de la société américaine, au prix de 0,001 dollar par action, à la suite de sa démission en juin dernier, a précisé Euronext. L’opérateur avait nommé Kevin Wolf pour prendre la direction de FastMatch après la démission de Dmitri Galinov, il y a deux mois. Euronext a acquis 90% de FastMatch il y a exactement un an, déboursant alors un montant minimum de 153 millions de dollars afin de se développer sur le marché des changes.
La Banque centrale d’Indonésie a augmenté hier ses taux d’intérêt en vue de soutenir la roupie, fragilisée comme de nombreuses autres devises émergentes par la crise en Turquie. Le principal taux d’intérêt est passé de 5,25% à 5,50%, a précisé l’institution dans un communiqué. C’est la quatrième hausse depuis mai, après que la roupie a chuté cette semaine à son plus bas niveau depuis 2015 face au dollar. La hausse des taux d’intérêt est due en partie à la crise en Turquie mais aussi aux tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine ainsi qu’aux taux d’emprunt américains, a expliqué la Banque centrale.
Les indices actions européens souffrent vendredi, alors qu'un risque de propagation des difficultés de la Turquie à l'Europe fait désormais surface, minant les cours des banques et l'euro.
Alors que la lire a touché un plus bas historique hier, le ministre de l'Economie présente des mesures pour tenter de limiter la croissance et juguler l'inflation.
En imposant un ratio de réserves obligatoires de 20% sur les opérations de change à terme, la PBoC veut freiner la chute du yuan qui atteint 10% depuis mars.
Le décrochage de la monnaie iranienne s’est poursuivi dimanche, le rial touchant un nouveau point bas historique et franchissant le seuil des 100.000 pour un dollar alors que le pays s’apprête à subir à partir du 7 août la restauration de sanctions économiques américaines. Dimanche, le rial a plongé à 111.500 pour un dollar sur le marché officieux des devises alors qu’il s'échangeait samedi à 97.500 pour un dollar, selon des données collectées par le site Bonbast.com.