Après une rencontre avec leur homologue bahreïni, les ministres des Finances de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis et du Koweït se sont déclarés «engagés à soutenir la stabilité fiscale et la croissance économique de Bahreïn». L’économie de Bahreïn a été durement touchée par la faiblesse des prix du pétrole depuis 2014. Les investisseurs craignent que, sans aide pour renforcer les faibles réserves de change et réduire la dette, le royaume soit contraint d’abandonner la parité fixe (PEG) du dinar par rapport au dollar, avec un risque de contagion aux autres devises de la région.
Euronext a annoncé mardi avoir acquis une part supplémentaire de 8% du capital de FastMatch et ainsi porté sa participation dans le groupe américain à 97,3%. Cette part supplémentaire a été acquise en achetant le reste des actions détenues par Dmitri Galinov, l’un des cofondateurs de la société américaine, au prix de 0,001 dollar par action, à la suite de sa démission en juin dernier, a précisé Euronext. L’opérateur avait nommé Kevin Wolf pour prendre la direction de FastMatch après la démission de Dmitri Galinov, il y a deux mois. Euronext a acquis 90% de FastMatch il y a exactement un an, déboursant alors un montant minimum de 153 millions de dollars afin de se développer sur le marché des changes.
La Banque centrale d’Indonésie a augmenté hier ses taux d’intérêt en vue de soutenir la roupie, fragilisée comme de nombreuses autres devises émergentes par la crise en Turquie. Le principal taux d’intérêt est passé de 5,25% à 5,50%, a précisé l’institution dans un communiqué. C’est la quatrième hausse depuis mai, après que la roupie a chuté cette semaine à son plus bas niveau depuis 2015 face au dollar. La hausse des taux d’intérêt est due en partie à la crise en Turquie mais aussi aux tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine ainsi qu’aux taux d’emprunt américains, a expliqué la Banque centrale.
Les indices actions européens souffrent vendredi, alors qu'un risque de propagation des difficultés de la Turquie à l'Europe fait désormais surface, minant les cours des banques et l'euro.
Alors que la lire a touché un plus bas historique hier, le ministre de l'Economie présente des mesures pour tenter de limiter la croissance et juguler l'inflation.
En imposant un ratio de réserves obligatoires de 20% sur les opérations de change à terme, la PBoC veut freiner la chute du yuan qui atteint 10% depuis mars.
Le décrochage de la monnaie iranienne s’est poursuivi dimanche, le rial touchant un nouveau point bas historique et franchissant le seuil des 100.000 pour un dollar alors que le pays s’apprête à subir à partir du 7 août la restauration de sanctions économiques américaines. Dimanche, le rial a plongé à 111.500 pour un dollar sur le marché officieux des devises alors qu’il s'échangeait samedi à 97.500 pour un dollar, selon des données collectées par le site Bonbast.com.
Les turbulences sur les marchés financiers, entre ralentissement de la croissance et tensions commerciales, obligent la banque centrale à adopter un ton accommodant.
Les volumes de transactions sur les devises transitant par les plates-formes de Thomson Reuters ont rebondi en juin après une légère baisse en mai, reflétant un regain de volatilité sur les marchés mondiaux. Le volume moyen quotidien est ressorti à 452 milliards de dollars (385 milliards d’euros) contre 432 milliards en mai. En variation annuelle, il a augmenté de 17%. NEX Group, autre acteur important du marché des changes, a annoncé la semaine dernière une hausse de 15% de ses volumes moyens en juin sur un an, à 95,8 milliards de dollars.
Une éventuelle guerre commerciale mondiale pourrait également devenir une guerre des devises, compte tenu de l’appréciation du dollar et de l’affaiblissement du yuan chinois, a déclaré hier Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE). «Outre une guerre commerciale, nous pourrions assister à quelque chose ressemblant à une guerre des devises», même si elle n’est pas intentionnelle, a ajouté Ewald Nowotny, qui est également le gouverneur de la Banque d’Autriche, lors d’une conférence à Zurich. Le banquier central a ajouté que la BCE ne déterminerait pas sa politique monétaire en fonction des taux de change. La BCE n’a aucun mandat en termes de valeur de l’euro face à d’autres devises, a-t-il souligné.
Une éventuelle guerre commerciale mondiale pourrait également devenir une guerre des devises, compte tenu de l’appréciation du dollar et de l’affaiblissement du yuan chinois, a déclaré lundi Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE).
Si les chiffres Cofer du FMI montrent que le billet vert est tombé à son plus bas niveau depuis 2013, à 62,5% fin mars, cela n’a pas profité pleinement à l’euro.