Fluctuation. Le billet vert a regagné, ces dernières semaines, tout le terrain perdu depuis le début d’année. L’indice dollar prend plus de 3 % depuis mi-avril. Face à l’euro, la devise américaine regagne 3,6 %, à 1,195 dollar. De même, elle reprend 2,5 % face au yen, à 109,5 yens. Le lien entre taux et devises, qui avait tant fait défaut en 2017, reprendrait-il corps ? Certes la Réserve fédérale américaine (Fed), comme attendu, n’a pas modifié son taux directeur lors de sa dernière réunion, mais les opérateurs de marché sont de plus en plus nombreux à penser qu’elle reverra en juin à trois le nombre de hausses d’ici à la fin de l’année (contre deux actuellement). Le différentiel de taux directeurs se creuse donc des deux côtés de l’Atlantique, ce d’autant que la croissance marque le pas en zone euro, comme le démontrent des indices PMI en repli et des chiffres du PIB au premier trimestre confirmant un ralentissement à 0,4 % par rapport aux 0,7 % enregistrés fin 2017. En outre, l’inflation a surpris, à la baisse, à 1,2 %, en avril. Inversement, aux Etats-Unis, la croissance du PIB est ressortie à 2,3 % (en rythme annualisé) tandis que l’inflation approche la cible de 2 % de la Fed. Cette réappréciation du dollar coïncide de plus avec la récente hausse des taux longs américains. La hausse du billet vert est aussi spectaculaire face aux devises émergentes, principalement celles des pays ayant des dettes externes élevées. Le real brésilien a baissé de 7 %, la livre turque de 5 % (et de 10 % depuis début mars) et le rand sud-africain de 5 %. Le rouble s’est déprécié de 10 % face au dollar malgré la hausse des cours du pétrole. Le durcissement des sanctions américaines a pesé sur la devise russe. Certains pays, comme l’Argentine, ont dû relever leurs taux d’intérêt pour défendre leur monnaie. Pourtant, les spécialistes anticipent une poursuite de la tendance baissière du dollar d’ici à la fin de l’année. Selon eux, ce récent mouvement haussier est une correction temporaire liée au débouclement des positions short sur le dollar. Pour les stratégistes de NN IP, le marché dollar est tendanciellement baissier.
Le dollar a amplifié sa progression face aux autres grandes devises internationales, faisant retomber l’euro sous le seuil de 1,19 coup sur coup lundi et mardi, pour la première fois depuis la fin 2017. La monnaie unique européenne est tombée jusqu'à 1,189 dollar lundi en séance, avant de tomber à 1,1838 hier mardi vers 14h00 GMT, au plus bas depuis fin décembre. Le billet vert profite des anticipations de poursuite de la hausse des taux aux Etats-Unis alors que plusieurs indicateurs européens publiés récemment alimentent les interrogations sur le calendrier du resserrement à venir de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).
Le dollar a amplifié sa progression face aux autres grandes devises internationales ce lundi, faisant retomber l’euro sous le seuil de 1,19 pour la première fois depuis la fin 2017. La monnaie unique européenne s'échangeait contre 1,192 dollar peu avant 18h00 heures (à Paris), après être brièvement tombé à 1,1899, au plus bas depuis le 28 décembre. Au même moment, l’indice mesurant l'évolution du dollar face à un panier de référence de six devises incluant l’euro, le yen et le franc suisse progressait de 0,41%, au plus haut depuis près de quatre mois et demi.
Depuis 2014, l'Autorité des marchés financiers a multiplié les actions en justice pour obtenir le blocage de sites internet illégaux, Les fermetures concernent principalement des plateformes proposant des opérations sur le Forex et les options binaires
La banque américaine a accepté hier de payer environ 110 millions de dollars (92 millions d’euros) pour clore un litige qui visait l’action de ses traders sur le marché des changes aux Etats-Unis. Ces derniers étaient accusés d’avoir indûment partagé entre 2008 et 2013 des informations sur des ordres de leurs clients par le biais d’une messagerie électronique. Goldman Sachs paiera 55 millions de dollars à la Réserve fédérale et un montant identique au département des services financiers de l’Etat de New York. Sa division Goldman Sachs Bank USA s’est en outre engagée à fournir aux autorités de régulation un programme visant à améliorer ses dispositifs de contrôle interne et de conformité.
Le président américain Donald Trump a accusé lundi la Russie et la Chine de dévaluer leurs monnaies au moment où les Etats-Unis relèvent leurs taux d’intérêt. «La Russie et la Chine jouent à la dévaluation monétaire alors que les Etats-Unis continuent de relever leurs taux. Pas acceptable !», a déclaré Trump dans un message posté sur Twitter.
Les données de la CFTC montrent qu’elles approchent leur plus haut de 2011, ce qui accentue le risque de correction des devises émergentes les plus fragiles.
La livre turque a battu un nouveau record à la baisse face au dollar et à l’euro. La livre turque s'échangeait mardi jusqu'à 4,13 livres contre un dollar, perdant ainsi 1,4% de sa valeur face au billet vert au cours de la journée et 8,12% en un mois. Elle s'échangeait à 5,11 livres contre 1 euro, soit une baisse de 2% sur la journée et 8,53% en un mois. La Turquie a enregistré une croissance de 7,4% en 2017, tandis que l’inflation s’est maintenue à plus de 11% sur un an en février. Les marchés s’inquiètent également des pressions du gouvernement sur la Banque centrale pour maintenir les taux d’intérêt bas.
La livre turque a battu un nouveau record à la baisse face au dollar et à l’euro. La livre turque s'échangeait mardi jusqu'à 4,13 livres contre un dollar, perdant ainsi 1,4% de sa valeur face au billet vert au cours de la journée et 8,12% en un mois. Elle s'échangeait à 5,11 livres contre 1 euro, soit une baisse de 2% sur la journée et 8,53% en un mois. La livre turque a perdu près de 43% de sa valeur face au dollar depuis le putsch manqué de juillet 2016.
Le gouvernement iranien a décidé d’imposer un taux de change fixe pour le rial face au dollar pour enrayer la chute de la monnaie nationale, victime d’une forte spéculation sur le marché libre, rapporte l’agence de presse officielle Irna. En six mois, le rial a perdu plus de 30% de sa valeur face au billet vert sur fond de craintes pour l'économie de la République islamique au cas où les États-Unis se retireraient de l’accord international sur le nucléaire iranien comme menace Washington de le faire en mai.