Le président sud-coréen Moon Jae-in a annoncé jeudi un ensemble budgétaire d’urgence de 39 milliards de dollars pour aider les PME et engager d’autres mesures de soutien à l'économie du pays, face à l'épidémie de coronavirus. Séoul a déjà pris une série de mesures, parmi lesquelles une baisse du taux d’intérêt. Le gouvernement va émettre des garanties de prêt pour les PME en difficulté réalisant un chiffre d’affaires annuel de moins de 78.000 dollars, afin de s’assurer que ces entreprises puissent bénéficier rapidement et à moindre coût d’un crédit.
L’Allemagne veut doubler la capacité de ses hôpitaux pour la porter à un million de lits afin d’absorber le nombre croissant de cas de contaminations au coronavirus, a annoncé ce jeudi la ministre de la Défense. Annegret Kramp-Karrenbauer, qui a également annoncé le déploiement des forces armées pour soutenir cet effort, a ajouté que le nombre de lits équipés pour recevoir des malades en soins intensifs serait porté à près de 50.000 contre 28.000 actuellement.
Bruno Le Maire a réaffirmé jeudi la volonté du gouvernement de faire le nécessaire, y compris par le biais d'éventuelles nationalisations, pour soutenir les grandes entreprises françaises susceptibles d'être menacées par la chute de leur activité du fait de la pandémie de coronavirus. «Nous avons toutes les options sur la table, nous avons tout examiné, je les présenterai au président de la République très prochainement», a ajouté le ministre de l’Economie sur France inter.
Le président sud-coréen Moon Jae-in a annoncé jeudi un ensemble budgétaire d’urgence de 39 milliards de dollars pour aider les PME et engager d’autres mesures de soutien à l'économie du pays, durement touchée par l'épidémie de coronavirus. Cet ensemble est le dernier d’une série de mesures que Séoul a prises ces derniers jours pour tenter de compenser les pressions auxquelles fait face l'économie sud-coréenne, parmi lesquelles une baisse du taux d’intérêt.
Pour absorber le choc, les politiques budgétaires et fiscales doivent prendre le relais des politiques monétaires, martèlent à l’unisson les gouverneurs des banques centrales.
La récession de l'économie française cette année pourrait être plus marquée que la contraction de 1% du PIB envisagée par le gouvernement du fait de l'épidémie de nouveau coronavirus en cours, prévient mercredi le Haut Conseil des finances publiques (HCFP).
Le premier ministre japonais Shinzo Abe va réunir à partir de jeudi, et quotidiennement jusqu’à fin mars, un panel comprenant des ministres et le gouverneur de la Banque du Japon Haruhiko Kuroda pour discuter d’un plan visant à protéger la troisième économie mondiale des effets de la pandémie de coronavirus, selon des sources gouvernementales citées par Reuters.
«Ce débat est prématuré», a déclaré mardi Olaf Scholz dans le quotidien Handelsblatt, qui lui demandait s’il fallait recourir au Mécanisme européen de stabilité (MES) en vue de fournir une aide aux pays de la zone euro fragilisés économiquement par l'épidémie de coronavirus. L’existence même du MES, créé durant la crise des dettes souveraines dans la zone euro au début de la décennie 2010, contribue à la stabilité de la région car il peut être mobilisé à tout moment et dispose d’une énorme puissance de feu, a ajouté le ministre allemand des Finances.
Les marchés de taux poursuivent leur écartement ce matin en Europe, les investisseurs s’interrogeant sur l’impact des annonces budgétaires pour faire face au coronavirus sur les dettes européennes. L’Allemagne a indiqué être prête à augmenter sa dette.
«Ce débat est prématuré», a déclaré mardi Olaf Scholz dans le quotidien Handelsblatt, qui lui demandait s’il fallait recourir au Mécanisme européen de stabilité (MES) en vue de fournir une aide aux pays de la zone euro fragilisés économiquement par l'épidémie de coronavirus.
L’Italie a pris lundi un décret prévoyant le déblocage de 25 milliards d’euros, comme annoncé, pour soutenir son économie, dont les difficultés ont été accentuées par la crise sanitaire liée au coronavirus. Le décret signé lundi entend amortir le choc subi par une économie presque totalement à l’arrêt depuis que le gouvernement de Giuseppe Conte a mis en place la semaine dernière des mesures draconiennes pour contenir la propagation du virus. Parmi les mesures prévues, ce décret autorise les entreprises et les particuliers à suspendre le remboursement de leurs créances et de leurs prêts immobiliers via des garanties publiques fournies aux banques. Il accroît en outre les fonds alloués à l’indemnisation du chômage partiel.
Les gouvernements, confrontés à la pandémie du coronavirus, doivent stimuler l'économie mondiale de façon coordonnée s’ils veulent stabiliser la situation, souligne lundi la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva, dans un billet de blog. Le FMI n’a pas encore mesuré précisément l’impact du coronavirus sur l'économie mondiale, indiquant juste que la croissance serait moins forte que l’an passé. Mais les économistes sont toujours plus nombreux à anticiper une récession mondiale cette année à mesure que les pays prennent des mesures de confinement pour lutter contre ce virus. Elle a rappelé que le FMI était en capacité de mobiliser 1.000 milliards de dollars de financement.
L’Italie a pris lundi un décret prévoyant le déblocage de 25 milliards d’euros, comme annoncé la semaine dernière, pour soutenir son économie, dont les difficultés ont été accentuées par la crise sanitaire liée au coronavirus. Le décret signé lundi entend amortir le choc subi par une économie presque totalement à l’arrêt depuis que le gouvernement de Giuseppe Conte a mis en place la semaine dernière des mesures draconiennes pour contenir la propagation du virus. Elle a enregistré 368 morts imputables au Covid-19 sur la seule journée de dimanche.
Les gouvernements, confrontés à la pandémie du coronavirus, doivent stimuler l'économie mondiale de façon coordonnée s’ils veulent stabiliser la situation, souligne lundi la directrice générale du FMI dans un blog. « Un contact constant et une coordination étroite sont les meilleurs médicaments pour garantir que la douleur infligée par le virus est de courte durée », écrit Kristalina Georgieva.
L’Allemagne a annoncé, vendredi, un vaste train de mesures pour faire face aux conséquences économiques de l’épidémie de coronavirus. Plus tôt dans la journée, l’Union européennne a annoncé de son côté un plan de 37 milliards d’euros. Celui de l’Allemagne s’articule en quatre points : des aides budgétaires au secteur de la santé, un assouplissement du régime du chômage partiel, la possibilité pour les entreprises de décaler le paiement de leurs impôts, et des garanties offertes aux entreprises en difficulté par le biais de la banque publique de développement KfW pour un montant de plus de 500 milliards d’euros.
Très attendue, l’Allemagne a annoncé, ce vendredi, un vaste train de mesures pour faire face aux conséquences économiques de l’épidémie de coronavirus. Ce plan pourraient mobiliser plus de 500 milliards d’euros, et plus si la situation s’aggrave, ont affirmé Peter Altmaier, le ministre de l’Economie, et Olaf Scholz, le ministre des Finances, lors d’une conférence de presse. Un peu plus tôt dans la journée, l’Union européennne a annoncé de son côté un plan de 37 milliards d’euros.
Par nature, un « cygne noir » apparaît toujours là où on ne l’attend pas. Alors quand deux de ces volatiles font planer en même temps leur ombre sur l’économie mondiale et les marchés financiers, c’est la panique assurée. A la crise sans précédent provoquée par l’épidémie de coronavirus est venue se greffer une guerre des prix du pétrole (lire page 16), et la correction des Bourses s’est transformée en krach retentissant. L’écho de ces craquements convoque immanquablement les mauvais souvenirs de la grande crise de 2008, mais les comparaisons s’arrêtent là. Le bulletin de santé du secteur financier inspire davantage confiance ; celui de la coopération internationale, beaucoup moins.
A l’instar des Britanniques, et de leur plan de soutien budgétaire d’un montant total de 30 milliards de livres «pour protéger les Britanniques, les emplois et les entreprises», dont 7 milliards seront consacrés à l’aide des travailleurs indépendants et des PME, en Italie, le pays européen le plus touché par la crise sanitaire, les autorités ont porté mercredi à 25 milliards d’euros l’effort budgétaire contre le coronavirus. La semaine dernière, Rome évoquait un effort de relance de 7,5 milliards d’euros seulement.