L’agence de notation Standard & Poor’s a laissé inchangée sa note sur la dette souveraine française vendredi à «AA» et maintenu une perspective stable. S&P prévoit une contraction d’environ 1,7% du produit intérieur brut (PIB) français en 2020 en raison de l’impact de la pandémie, avant un rebond en 2021. Cette récession et le coût des mesures gouvernementales visant à limiter l’impact économique du Covid-19 devraient creuser le déficit budgétaire à 4,3% du PIB en 2020 et la dette publique globale à plus de 100% du PIB. En supposant six semaines de confinement, S&P estime que la consommation en France devrait reculer de 1% environ sur l’ensemble de cette année tandis que les exportations et les importations baisseraient de 5,6% et 3,9% respectivement.
La Commission européenne a dévoilé mercredi un dispositif destiné à inciter les Etats de l’Union à adopter à leur tour des mesures permettant l’instauration du chômage partiel et d'éviter une explosion du nombre des licenciements. Le cadre proposé par l’exécutif européen s’inspire des législations qui existent en France ou en Allemagne, par exemple, et qui prévoient que les finances publiques prennent en charge une partie des salaires afin de dissuader les entreprises de procéder à des licenciements. La Commission étudie les moyens de débloquer 100 milliards d’euros pour financer ce mécanisme, a dit un responsable européen, cité par Reuters. Cette somme pourrait être empruntée sur le marché avec des garanties apportées par les gouvernements.
Le gouvernement italien se prépare à dépenser 10 milliards d’euros supplémentaires pour garantir l’endettement et les besoins en liquidités des professionnels et des entreprises touchés par l'épidémie de coronavirus, selon Reuters. Le conseil des ministres a approuvé à la mi-mars un décret débloquant en urgence 25 milliards d’euros en soutien à l'économie nationale. Mais le gouvernement prépare un second décret d’urgence «afin de libérer des ressources d’au moins 500 milliards d’euros en tout», explique le ministre de l’Economie, Roberto Gualtieri, dans une interview publiée par le quotidien Il Fatto Quotidiano.
Le gouvernement italien se prépare à dépenser 10 milliards d’euros supplémentaires pour garantir l’endettement et les besoins en liquidités des professionnels et des entreprises touchés par l'épidémie de coronavirus, selon Reuters, qui cite une source gouvernementale.
«J’ai pris la décision de décaler la déclaration de revenus d’une semaine», a annoncé Gérald Darmanin au JT de 20h de TF1. La déclaration se fera donc à partir du 20 avril, au lieu du 9 avril initialement. Le ministre de l’Action et des comptes publics a également annoncé que les déclarants papiers auraient un mois de plus pour faire leur déclaration, soit jusqu’au 12 juin. Les télédéclarants auront une quinzaine de jours en plus. Les contrôles fiscaux seront suspendus. Le ministre a donné comme consigne au directeur général des Finances Publiques et au directeur de l’URSSAF, «de suspendre les contrôles qui existaient avant la crise et qui auraient pu continuer, voire être notifiés juste après la crise du coronavirus».
La création d’un nouveau mécanisme d'émission de dettes obligataires mutualisées pour la zone euro, réclamée par neuf pays, pourrait prendre jusqu'à trois ans, a déclaré Klaus Regling, le président du Mécanisme européen de stabilité (MES) dans un entretien publié mardi par le Financial Times. Des «coronabonds» pourraient toutefois être émises immédiatement en recourant aux institutions de financement existantes, a-t-il estimé, qu’il s’agisse du MES ou de la Banque européenne d’investissement (BEI) par exemple.
Le gouvernement japonais devrait annoncer ces prochains jours un plan de 60.000 milliards de yens (555 milliards de dollars) face au coronavirus et à ses conséquences économiques. La hausse du budget sera financée en partie par l’émission de 16.000 milliards de yens d’obligations. Un responsable du parti au pouvoir (LDP) Fumio Kishida, a indiqué que ce stimulus budgétaire, conjugué à des annonces antérieures, serait au total de 100.000 milliards de yens, soit 926 milliards de dollars et 17% du PIB japonais. Lors de la crise financière de 2008, le Japon avait engagé 57.000 milliards de yens.
Le gouvernement japonais devrait annoncer dans les prochains jours un plan de soutien budgétaire de 60.000 milliards de yens (555 milliards de dollars) pour faire face à l’épidémie de coronavirus et à ses conséquences économiques. Un tiers de ce budget supplémentaire concernera des dépenses directes.
Le fonds de solidarité mis en place par le gouvernement français pour soutenir les petites entreprises pénalisées par l'épidémie de coronavirus «sera maintenu tant que durera l'état d’urgence sanitaire, (...) tant qu’il y a confinement», a déclaré lundi le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire sur BFMTV et RMC.
Le déficit public français a atteint en 2019 l'équivalent de 3,0% du produit intérieur brut (PIB), selon l’Insee, avant un creusement attendu à au moins 3,9% du PIB fin 2020, du fait de l’impact économique de la crise sanitaire en cours. Le gouvernement l’attendait encore à 3,1% dans la loi de finance rectificative pour 2020 publiée lundi. L’Insee a également fait état d’une hausse de 65,2 milliards d’euros de la dette publique de la France à 2.380,1 milliards l’an dernier, supérieure à sa progression de 56,3 milliards en 2018. Rapportée au PIB, elle reste en revanche stable à 98,1%.
Les républicains et les démocrates se sont accordés sur un vaste plan de 2.000 milliards de dollars dont l’efficacité dépendra de la durée de l’épidémie.
Les principaux indices boursiers européens continuent de progresser mercredi tout en atténuant leurs gains, au lendemain d’un très fort rebond. Ils sont soutenus par l’accord annoncé aux Etats-Unis sur un plan de relance d’un montant estimé à 2.000 milliards de dollars.
Le ministre allemand des Finances a demandé mercredi au Bundestag de lever les obstacles à l’endettement du pays afin de laisser le gouvernement agir à sa guise pour amortir le choc économique de la crise sanitaire liée au coronavirus.
Le déficit public français a atteint en 2019 l'équivalent de 3,0% du produit intérieur brut (PIB), selon les données publiées aujourd’hui par l’Insee, avant un creusement attendu à au moins 3,9% du PIB fin 2020 du fait de l’impact économique de la crise sanitaire en cours. A ce niveau de l’an passé, équivalent au seuil de 3% défini dans le pacte de stabilité européen, le déficit public s’avère donc légèrement inférieur aux dernières prévisions du gouvernement, qui l’attendait encore à 3,1% dans la loi de finance rectificative pour 2020 publiée lundi.
Le Conseil des affaires économiques et financières a validé hier la proposition faite par la Commission européenne d’activer la clause dérogatoire générale du Pacte de stabilité et de croissance. La mise en oeuvre inédite de cette clause permettra de suspendre l’ajustement budgétaire recommandé par le Conseil, même en cas de grave récession. Les Etats membres se sont en outre entendus pour alléger les obligations de reporting relatives au Semestre européen et de dédier ce processus annuel d’alignement des politiques économiques et budgétaires à la réponse au coronavirus. Les 27 ont par ailleurs insisté sur la nécessité de maintenir le financement bancaire de l’économie. A ce sujet, le commissaire à l’Economie, Valdis Dombrovskis, a assuré être en contact avec les régulateurs et envisager de nouveaux assouplissement des règles prudentielles. Le Letton a enfin annoncé travailler à de nouvelles mesures financières, sur le fondement de l’article 122.2 relatif aux mesures d’urgence.
L’Allemagne veut doubler la capacité de ses hôpitaux pour la porter à un million de lits afin d’absorber le nombre croissant de cas de contaminations au coronavirus, a annoncé jeudi la ministre de la Défense. Annegret Kramp-Karrenbauer. Elle a aussi annoncé le déploiement des forces armées pour soutenir cet effort. Le nombre de lits équipés pour recevoir des malades en soins intensifs serait porté à près de 50.000 contre 28.000 actuellement. Le nombre de cas enregistrés de coronavirus a bondi de 2.801 en un seul jour en Allemagne.