Mario Draghi a revu à la baisse les prévisions d'inflation en zone euro pour 2018 et 2019. En cause notamment, un euro qui flirte voire dépasse de plus en plus fréquemment 1,20 dollar.
La Banque centrale européenne a maintenu inchangés, jeudi, ses principaux taux d'intérêt et se dit prête à accroître ses achats d'actifs si les conditions financières l’exigeaient
La Banque centrale européenne a laissé comme attendu ses taux directeurs et ses taux de dépôts inchangés à l’issue de la réunion de son Conseil des gouverneurs qui s’est tenu ce matin. Si son programme de rachats d’obligations doit se poursuivre à un rythme mensuel de 60 milliards d’euros jusqu’à la fin de l’année, son gouverneur Mario Draghi avait indiqué que des discussions concernant une sortie progressive de son QE se tiendront à « l’automne ». Si le consensus anticipe plutôt une annonce à sa prochaine réunion du 26 octobre, les marchés suivront avec une attention particulière toute indication qui pourra être donnée par Mario Draghi lors de sa conférence de presse qui débute à 14h30.
Sa progression de 5% depuis juin pourrait amener la banque centrale à temporiser à sa réunion de jeudi et à décaler l’annonce d’un tapering à octobre, voire décembre.
Les prix à la consommation ont augmenté plus que prévu en août dans la zone euro et l’inflation dite de base, une mesure suivie de près par la Banque centrale européenne (BCE), est restée stable par rapport au mois précédent, quand elle avait atteint son niveau le plus élevé depuis pratiquement quatre ans.
La politique monétaire menée par la Banque centrale européenne depuis 2014, pour contrer la crise de la dette, a très certainement permis d'éviter des catastrophes comme des faillites bancaires, un krach boursier, voire l'éclatement de la zone euro. De ce point de vue, l’action de la BCE, dont la politique a consisté à réduire considérablement les taux d’intérêt et à injecter massivement des liquidités sur les marchés financiers au travers de son Quantitative easing, a été déterminante. Elle a fait face à l’urgence.
La Banque centrale européenne (BCE) devrait entamer l’an prochain une sortie ordonnée et relativement rapide de son programme de rachats d’actifs, qui ne doit pas être démantelé du jour au lendemain, a déclaré le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, membre à ce titre du Conseil des gouverneurs de la BCE, au Börsen-Zeitung. «Sur la base de nos prévisions de juin, il n’est pas nécessaire de mon point de vue de prendre de nouvelles mesures pour l’an prochain, et notamment de prolonger le programme de rachats», a-t-il déclaré.
Les banques basées au Royaume-Uni qui cherchent à transférer des activités vers d’autres pays de l’Union européenne avant le Brexit tardent à préparer cette transition, a déclaré hier la responsable de la supervision bancaire au sein la Banque centrale européenne (BCE), Sabine Lautenschläger. «Pour être franche, les banques ne sont pas aussi avancées que nous aimerions qu’elles le soient, a-t-elle écrit dans une lettre d’information. Parmi les établissements qui ont exprimé leur intérêt pour un transfert d’activités vers la zone euro, un certain nombre a accompli des progrès en matière de planification. Mais nous n’avons pas encore enregistré beaucoup de décisions définitives.»
L’inflation de la zone euro pourrait ralentir plus qu’on ne le pense, tandis que la croissance économique et la baisse du chômage pourraient bien dépasser les attentes également, montre l’enquête auprès des conjoncturistes professionnels de la Banque centrale européenne (BCE), publiée vendredi. La prévision pour l’inflation sous-jacente a été révisée à 1,1% cette année, au lieu de 1% auparavant, mais elle reste inchangée à 1,3% en 2018, 1,5% en 2019 et 1,7% à plus long terme. La croissance du PIB est anticipée à 1,9% pour 2017, et non plus à 1,7%, et les prévisions de 2018 et de 2019 ont également été revues en hausse, tandis que les prévisions pour le chômage ont été réduites de 0,2 à 0,3 point sur l’ensemble des années considérées.
L’inflation de la zone euro pourrait ralentir plus qu’on ne le pense dans les années à venir, tandis que la croissance économique et la baisse du chômage pourraient bien dépasser les attentes également, suivant l’enquête auprès des conjoncturistes professionnels de la Banque centrale européenne (BCE). La prévision pour l’inflation sous-jacente a été révisée à 1,1% cette année, au lieu de 1% auparavant, mais elle reste inchangée à 1,3% en 2018, 1,5% en 2019 et 1,7% à plus long terme. La croissance du PIB est elle anticipée à 1,9% cette année, et non plus à 1,7%, et les prévisions de 2018 et de 2019 ont également été revues en hausse, tandis que les prévisions pour le chômage ont été réduites de 0,2 à 0,3 point sur l’ensemble des années considérées.
L’appréciation de la monnaie unique atteint 11% contre dollar cette année, avant la réunion qui se tient aujourd’hui et le discours de Mario Draghi à Jackson Hole fin août.
Le durcissement des conditions financières depuis l’intervention de Mario Draghi à Sintra pourrait inciter la banque centrale à calmer le jeu à sa réunion de jeudi.
Les ministres des Finances de la zone euro n’ont pas fourni suffisamment d'éléments sur le type d’allègement de la dette qu’ils proposeront à la Grèce pour rassurer la Banque centrale européenne (BCE) sur la viabilité de la dette du pays, a déclaré Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, hier pendant une conférence de presse à Francfort. Au vu de la décision adoptée à l’issue de la dernière réunion de l’Eurogroupe en juin, la Grèce ne peut pas être incluse dans le programme d’achats d’actifs de la BCE, a-t-il ajouté.
La Bundesbank n’est pas parvenue en juin à atteindre le montant de rachats de titres d’Etat défini par la clé de répartition pour le troisième mois consécutif.