Les ministres des Finances de la zone euro n’ont pas fourni suffisamment d'éléments sur le type d’allègement de la dette qu’ils proposeront à la Grèce pour rassurer la Banque centrale européenne (BCE) sur la viabilité de la dette du pays, a déclaré Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, mercredi pendant une conférence de presse à Francfort. Au vu de la décision adoptée à l’issue de la dernière réunion de l’Eurogroupe en juin, la Grèce ne peut pas être incluse dans le programme d’achats d’actifs de la BCE, a-t-il ajouté.
La Banque centrale européenne (BCE) a acheté en juin plus d’obligations d’Etat françaises et italiennes que ne le prévoient ses propres règles. La difficulté croissante de la BCE à respecter ses règles de répartition, fondées sur le poids relatif de chaque économie nationale au sein de la zone euro, suggère qu’elle peine désormais à trouver des titres allemands correspondant à ses critères. Ses achats de titres du secteur public français ont atteint 10,8 milliards d’euros et ceux de titres italiens 9,3 milliards, selon les statistiques publiées hier, dépassant dans les deux cas de plus d’un milliard d’euros le montant fixé par les règles de répartition de la BCE.
Les tentatives du vice-président de la BCE pour calmer le jeu ont freiné les tensions sur les taux mais n’ont pas empêché l’euro de frôler 1,14 contre dollar.
Les indicateurs témoignent d’une solide croissance de l'économie de la zone euro au deuxième trimestre et montrent une reprise de la croissance mondiale, a indiqué la BCE dans son bulletin économique publié hier. L’inflation restera près de son niveau actuel dans les mois à venir et bien qu’il n’y ait pas encore de remontée convaincante des prix, il y a des signes précurseurs de pressions inflationnistes dans la chaîne de production et de fixation des prix. «Des conditions de financement très favorables et des taux d’intérêt bas continuent à favoriser la reprise des investissements dans un contexte de hausse des bénéfices et de baisse des besoins de désendettement», ajoute l’institut de Francfort.
Les indicateurs témoignent d’une solide croissance de l'économie de la zone euro au deuxième trimestre et montrent une reprise de la croissance mondiale, a indiqué la BCE dans son bulletin économique publié ce matin. L’inflation restera près de son niveau actuel dans les mois à venir et bien qu’il n’y ait pas encore de remontée convaincante des prix, il y a des signes précurseurs de pressions inflationnistes dans la chaîne de production et de fixation des prix. «Des conditions de financement très favorables et des taux d’intérêt bas continuent à favoriser la reprise des investissements dans un contexte de hausse des bénéfices et de baisse des besoins de désendettement», ajoute l’institut de Francfort.
La possibilité de voir les taux baisser a été retirée du communiqué et les risques pesant sur la croissance jugés «équilibrés» pour la première fois depuis 2011.
La Banque centrale européenne (BCE) a abandonné jeudi toute référence à d'éventuelles baisses de taux face à l’amélioration des perspectives économiques dans la zone euro, même si la faiblesse persistante de l’inflation l’a amenée à maintenir en l'état sa politique monétaire ultra-accommodante. Le statu quo sur les taux et les rachats d’actifs était largement anticipé et c’est davantage sur la tonalité de son discours que la BCE était attendue ce jeudi.
Son président Mario Draghi a expliqué les changements de prévision d'inflation par les perspectives d'évolution du prix de l'énergie. Il a dévoilé des ajustements à la hausse des prévisions de croissance économique.
Le PIB de la zone euro a été révisé en hausse de 0,1 point au premier trimestre 2017 par rapport au quatrième trimestre 2016, a dévoilé Eurostat jeudi, évoluant à son rythme le plus soutenu en un an. Le chiffre de croissance est passé de 0,5 à 0,6% par rapport à une première estimation. D’une année sur l’autre, le PIB a également été revu à la hausse de 0,2 point à 1,9% contre 1,7%.
Avec une économie de la zone euro en voie de normalisation et un risque déflationniste évacué, l'institution pourrait amorcer une première étape en juin.
En mai la hausse des prix en zone euro a atteint 1,4%, loin de la progression de 1,9% le mois précédent. L'inflation sous-jacente se replie quant à elle à 0,9% contre 1,2%.
La Banque centrale européenne (BCE) a averti mercredi qu’une hausse rapide des rendements obligataires pourrait représenter un risque pour la stabilité financière de la zone euro. La banque centrale a également indiqué que la faiblesse des taux d’intérêt continuait de peser sur la capacité des banques de l’union monétaire à dégager des bénéfices. La BCE publie deux fois par an son rapport de stabilité financière, dans lequel elle signale les risques potentiels pour le système financier de la zone euro.
La Banque centrale européenne (BCE) a publié lundi 15 mai un guide précisant les critères et procédures permettant de déterminer l’aptitude des administrateurs des banques. Il s’intéresse à la fois aux questions de compétence et d’honorabilité.
La Banque centrale européenne (BCE) ne peut encore crier victoire pour ce qui est d’avoir fait remonter l’inflation dans la zone euro même s’il semble que la reprise économique y prenne de l’ampleur, a déclaré hier son président Mario Draghi. «Les pressions inflationnistes sous-jacentes restent contenues et doivent encore faire la preuve d’une tendance haussière convaincante», a-t-il dit lors d’une audition devant le parlement néerlandais. Draghi a également déclaré que la BCE ne comptait pas modifier les règles de son programme d’achats d’obligations pour éviter une quelconque pénurie de dette souveraine de certains pays sur le marché, même si certains membres de l’institution recommandent de le faire.
La reprise économique s’accélère dans la zone euro et les incertitudes politiques se dissipent, ce qui pourrait créer les conditions nécessaires pour que la Banque centrale européenne (BCE) envisage un retrait de son vaste dispositif de relance, a déclaré hier Yves Mersch, membre du directoire de la BCE. «Si l'économie de la zone euro se redresse et que l’inflation poursuit sa trajectoire vers l’objectif de la BCE de façon durable, un débat sur la normalisation de la politique monétaire se justifiera à l’avenir», a déclaré Yves Mersch. «Les risques pour les perspectives de croissance sont en train de s'équilibrer», a-t-il ajouté.
La Banque centrale européenne doit avoir en juin une discussion sur sa stratégie en 2018 et sur l’abandon de sa politique monétaire ultra-accommodante, a déclaré Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la BCE. «A la réunion du mois de juin, il nous faudra discuter de la stratégie future, de la stratégie pour le début d’année 2018», a-t-il indiqué dans le journal Die Presse. Et d’ajouter qu'«il est évident que le programme (de rachats d’actifs) a été et est une réussite. Mais d’un autre côté, il est évident que cela ne doit pas devenir un dispositif permanent (...) C’est le défi auquel nous sommes confrontés (...). Plus un programme tel que celui-là dure longtemps, plus il faut réfléchir aux conséquences». La prochaine réunion de politique monétaire de la BCE a lieu le 8 juin. La plupart des économistes s’attendent à une évolution de son discours à cette occasion, avec peut-être la suppression de la référence à son biais en faveur d’un assouplissement de sa politique. Aucune modification de la politique en tant que telle n’est en revanche attendue avant septembre au plus tôt.