La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé hier avoir durci sa réglementation afin d’empêcher les banques d’apporter des formes plus risquées de collatéraux en garantie lorsqu’elles empruntent après des banques centrales de la zone euro. «L’Eurosystème exclut les fonds d’investissement en tant qu'émetteurs et garants pour la collatéralisation (apport de garanties, ndlr) des opérations de crédit de l’Eurosystème, prenant en compte leurs risques spécifiques liés à des modifications potentielles de portefeuilles d’actifs», écrit la BCE. Par ailleurs, «l’Eurosystème exclut les titres adossés à des prêts hypothécaires (commercial mortgage-backed securities ou CMBS) en tant de collatéraux éligibles, en raison de leur nature relativement complexe», ajoute la banque centrale.
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé ce jeudi avoir durci sa réglementation afin d’empêcher les banques d’apporter des formes plus risquées de collatéraux en garantie lorsqu’elles empruntent après des banques centrales de la zone euro.
L’augmentation salariale de 4,3% obtenue par le syndicat IG Metall en Allemagne est «pleinement en ligne» avec les projections d’inflation de la Banque centrale européenne (BCE), a affirmé ce matin son chef économiste Peter Praet. L’accord salarial conclu dans la métallurgie pourrait inspirer d’autres secteurs de l'économie allemande, ce qui a amené des spéculations sur un possible relèvement des prévisions d’inflation de la BCE et, partant, un arrêt plus rapide de ses mesures de soutien monétaire. Les hausses de salaires sont «pleinement en ligne avec notre scénario de base pour l’inflation», a assuré Peter Praet lors d’une séance de questions-réponses sur Twitter.
Le groupe de travail formé au sein du Comité européen sur le risque systémique (ESRB), une division de la Banque centrale européenne (BCE), a publié hier le résultat de ses travaux sur la création d’actifs sûrs de la zone euro. Le groupe de travail, dirigé par Philip Lane, le président de la Banque centrale irlandaise, s’est penché sur la possibilité de créer de nouveaux titres à partir d’une titrisation d’obligations souveraines d’Etats de la zone euro, une perspective qui doit permettre de contrer la dépendance des banques aux obligations de leurs gouvernements. La création de ces nouveaux titres est toutefois loin de faire l’unanimité, avec de fortes réticences notamment en Allemagne.
La réunion de la BCE hier a alimenté le rebond de la monnaie unique, tempéré dans la soirée par les déclarations de Donald Trump à Davos sur le dollar fort.
La BCE a laissé ses taux directeurs et ses indications prospectives inchangés jeudi, résistant aux appels à mettre fin aux achats d’actifs dans un contexte d’inflation faible et d’envolée de l’euro. «La récente volatilité sur le marché des changes est une source d’incertitude qui demande à être examinée au regard de ses possibles implications sur les perspectives pour la stabilité des prix», a déclaré le banquier central. Toutefois, «il est trop tôt pour dire si ces mouvements auront un impact sur l’inflation», a-t-il ajouté au cours de la conférence de presse tenue à l’issue de la réunion du conseil des gouverneurs.
La Banque centrale européenne (BCE) finalisera d’ici la fin du premier trimestre ses nouvelles règles sur les futures créances douteuses mais elle pourrait en reporter la mise en œuvre, a déclaré ce matin Danièle Nouy, responsable de la supervision bancaire au sein de la BCE. «L’annexe sera finalisée durant le premier trimestre de cette année», a-t-elle déclaré lors d’un discours devant des banquiers à Francfort. «Nous avons examiné tous les commentaires et les avis juridiques que nous avons reçus et nous allons amender l’annexe en conséquence, a-t-elle ajouté. Entre autres choses, nous pourrions déplacer la date d’entrée en vigueur (...).»
L’appréciation de la devise risque de peser sur l’inflation, mais le rebond des cours du pétrole offre un soutien de poids à la hausse des prix en zone euro.
La Banque centrale européenne (BCE) ne renoncera probablement pas à son engagement de poursuivre ses achats d’actifs lors de sa réunion de politique monétaire de la semaine prochaine, les membres du Conseil des gouverneurs souhaitant davantage de temps pour analyser les perspectives de l'économie et de l’euro, rapporte ce mardi Reuters, citant trois sources au fait des préparatifs. Un changement de communication apparaît plus probable à la réunion de mars, quand les membres du Conseil des gouverneurs disposeront de prévisions économiques actualisées.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait modifier ses indications prospectives début 2018 pour mieux refléter la vigueur économique de la zone euro, selon les minutes de la réunion de décembre de la BCE publiées jeudi. Les rendements des emprunts d’Etat de la zone euro sont repartis à la hausse avec l’euro après la publication du compte rendu. Une telle modification, si elle entrait effectivement en vigueur dans les semaines ou les mois à venir, serait perçue comme une nouvelle étape vers le resserrement de la politique monétaire et donc vers une hausse des taux d’intérêt.
L'Agefi Actifs retrace une année sur les marchés financiers riche en événements. Politique des Banques centrales, croissance économique généralisée, baisse du risque politique... En 2017, les bonnes nouvelles l'ont finalement emporté sur les craintes.
Pour sa dernière réunion de l’année, l'institution ne devrait rien faire demain pour éviter de casser la baisse des rendements et la stabilisation de l’euro depuis le mois d’octobre.