L'économiste en chef de la BCE, Peter Praet, a estimé hier, lors d’une conférence de presse à Londres, que la politique monétaire de l’institution devra rester accommodante pendant encore longtemps. Face aux propos très optimistes concernant les perspectives d’inflation en zone euro tenus avant-hier par son président Mario Draghi, quant à un redressement «relativement vigoureux» de l’inflation sous-jacente, Peter Praet a ajouté observer «des progrès dans les (prix) sous-jacents, derrière le processus inflationniste. Mais il s’agit d’un processus long et soumis à des conditions monétaires accommodantes». Des propos qui ont fait retomber les spéculations sur la possibilité que la BCE relève plus rapidement qu’anticipé ses taux d’intérêt.
Lors d’une conférence à Londres qui se tenait ce matin, l'économiste en chef de la BCE, Peter Praet, a estimé que la politique monétaire de l’institution devra rester accommodante pendant encore longtemps. Faisant écho aux propos très optimistes concernant les perspectives d’inflation en zone euro tenus hier par son président Mario Draghi constatant un redressement «relativement vigoureux» de l’inflation sous-jacente, Peter Praet a ajouté qu’il «est clair que nous observons des progrès dans les (prix) sous-jacents, ce qui se passe derrière le processus inflationniste. Mais il s’agit d’un processus long et conditionné à des conditions monétaires accommodantes».
Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a évoqué hier devant le Parlement européen un rythme d’inflation et une hausse des salaires vigoureux, entraînant l’euro et les rendements de la dette européenne à la hausse. «L’inflation sous-jacente devrait encore augmenter au cours des mois à venir, le resserrement du marché de l’emploi exerçant une pression à la hausse sur les salaires», a dit Mario Draghi. Et la croissance des salaires dans la zone euro s’est accélérée pour atteindre 2,2% au deuxième trimestre contre 1,5% en 2017. La monnaie unique a repassé le seuil de 1,18 dollar pour atteindre son plus haut niveau depuis le 14 juin et le rendement du Bund allemand à dix ans, référence pour les marchés obligataires de la zone euro, est revenu au-dessus de 0,5%, au plus haut depuis juin.
Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a évoqué lundi devant le Parlement européen un rythme d’inflation et une hausse des salaires vigoureuses, entraînant l’euro et les rendements de la dette européenne à la hausse.
Réunis hier à l’ACPR, représentants de la BCE et banquiers ont mesuré le chemin à faire pour finaliser l’Union bancaire et relancer les fusions transfrontalières en Europe.
La Banque centrale européenne (BCE) doit se montrer plus claire sur le rythme auquel elle prévoit de relever ses taux d’intérêt lorsque le moment sera venu, a déclaré hier matin Benoît Coeuré, membre du directoire de l’institution lors d’une conférence à Berlin. «Si la situation économique le permettait, il pourrait être justifié pour le Conseil des gouverneurs d’aller au-delà du calendrier du relèvement (des taux) en clarifiant davantage le rythme auquel il prévoit de revenir sur le caractère accommodant de sa politique monétaire». Et d’ajouter qu'«une clarification accrue de notre fonction de réaction pourrait permettre aux intervenants de marché et au grand public de mieux anticiper l'évolution future probable des taux d’intérêt à court terme».
La Banque centrale européenne (BCE) doit se montrer plus claire sur le rythme auquel elle prévoit de relever ses taux d’intérêt lorsque le moment sera venu, a déclaré ce matin Benoît Coeuré, membre du directoire de l’institution lors d’une conférence à Berlin. «Si la situation économique le permettait, il pourrait être justifié pour le Conseil des gouverneurs d’aller au-delà du calendrier du relèvement (des taux) en clarifiant davantage le rythme auquel il prévoit de revenir sur le caractère accommodant de sa politique monétaire». Et d’ajouter qu'«une clarification accrue de notre fonction de réaction pourrait permettre aux intervenants de marché et au grand public de mieux anticiper l'évolution future probable des taux d’intérêt à court terme».
« L’utilisation intensive d’une monnaie se mérite ! », c’est la réponse assénée par Yves Mersch, membre du directoire de la Banque centrale européenne, aux banquiers européens quand ils se plaignent de la domination du dollar. Et de rappeler que, effectivement, les appels d’offres d’équipements européens se font en dollars compte tenu du coût des swaps plus favorable dans cette devise. De même en change, il faut passer par le dollar pour convertir de l’euro en yen, etc. A force de se focaliser sur les réserves de change, les autorités politiques et monétaires auraient oublié que la puissance d’une monnaie tient aussi à ses flux. Pourtant, les banques européennes ont été soumises aux paiements Sepa et ses schémas harmonisés. Si l’innovation, à partir de là, ne va pas plus vite, la raison tient en partie à la charge prudentielle alourdie qui pèse sur les banques et imposant d’inscrire toute dépense dans un budget préalable, rien de propice à la créativité…
Malgré la montée des tensions durant l’été, l’autorité devrait maintenir jeudi ses projections d’inflation et ne réviser celles sur la croissance que marginalement.
La croissance a encore marqué le pas au second trimestre, selon Eurostat, tandis que l'inflation poursuit son accélération du fait de la hausse des prix de l'énergie.
La banque centrale s’est bien gardée de secouer les marchés à sa réunion d'hier, en ne donnant aucune précision sur la montée des taux ni sur ses réinvestissements.