Le programme de rachats d’obligations de 2.600 milliards d’euros de la Banque centrale européenne (BCE) est conforme au droit européen, a déclaré mardi la Cour européenne de justice, rejetant ainsi une plainte d’eurosceptiques allemands.
A deux jours de la réunion très attendue de son Conseil des gouverneurs, une enquête menée par Reuters auprès des économistes montre que la Banque centrale européenne (BCE) reste bien partie pour relever son taux des dépôts, actuellement de -0,4%, au troisième trimestre 2019. 31 sur 48 des économistes interrogés s’attendent moins à une orientation haussière des taux de la BCE. Alors que les derniers chiffres ont confirmé le net ralentissement de l’activité en zone euro, et que la chute des prix du pétrole a fait reculer les anticipations d’inflation, l’enquête Reuters montre que la probabilité d’une récession l’an prochain, tout en restant faible, a augmenté à 20% contre 15% le mois dernier.
A trois jours de la réunion très attendue de son Conseil des gouverneurs, une enquête menée par Reuters auprès des économistes montre que la Banque centrale européenne (BCE) reste bien partie pour relever son taux des dépôts, actuellement de -0,4%, au troisième trimestre 2019, mais que cette perspective est moins nette qu’il y a un mois en raison de la montée progressive du risque de récession. Près des deux tiers des économistes interrogés, soit 31 sur 48, ont indiqué que leur conviction quant à l’orientation haussière des taux de la BCE l’an prochain n'était plus aussi affirmée qu’il y a un mois, et ils ne sont que trois à être plus convaincus, tandis que les 14 restants restent dans le même état d’esprit.
La dynamique de croissance a ralenti dans la zone euro et les vents contraires deviennent de plus en plus sensibles, a confirmé ce matin Peter Praet, l'économiste en chef de la BCE. «Des facteurs liés au protectionnisme, à la volatilité des marchés financiers et aux vulnérabilités des marchés émergents créent des vents de face qui sont de plus en plus perceptibles (...) Les résultats des enquêtes sur l’activité des entreprises et les indicateurs de sentiment dans la zone euro montrent un fléchissement par rapport à leurs plus hauts mais ils restent en territoire positif et se situent toujours au-dessus de leurs moyennes historiques dans la plupart des secteurs et pays», a-t-il dit lors d’une conférence. Peter Praet a ajouté que le demande intérieure restait soutenue par les conditions de financement favorables et par la baisse récente des prix du pétrole.
Les investisseurs ont encore revu à la baisse les anticipations d’une hausse de taux de la Banque centrale européenne (BCE) l’an prochain et un indicateur très suivi des anticipations d’inflation est tombé à son plus bas niveau depuis un an après la publication d’indicateurs économiques inférieurs aux attentes.
La Banque centrale européenne doit mener à bien le nettoyage du secteur bancaire de la zone euro si celui-ci veut survivre à la prochaine crise financière, a déclaré mardi Andrea Enria, candidat proposé par la BCE à la présidence du Mécanisme de supervision unique (MSU). Le président de l’Autorité bancaire européenne s’exprimait devant la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, qui a ensuite voté à la majorité pour sa nomination à la tête du MSU. Il lui reste encore à obtenir le soutien du Parlement dans son ensemble et du Conseil européen pour être confirmé à son nouveau poste et succéder à la Française Danièle Nouy, dont le mandat de cinq ans prend fin le 31 décembre. Le MSU supervise les 118 plus grands établissements bancaires de la zone euro, un secteur qui pèse 21.000 milliards d’euros.
C’est officiel : la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé cet après-midi par communiqué avoir nommé Andrea Enria à la tête du Mécanisme de supervision unique (MSU), l’organe de supervision des banques de la zone euro. Il a été sélectionné dans une short list de candidats compilée par le Conseil des gouverneurs le 26 septembre. Il succèdera le 1er janvier prochain à la Française Danièle Nouy, pour un mandat de cinq ans non renouvelable. Cette dernière a contribué à installer le MSU, dont elle fut la première dirigeante, et qui supervise les 118 plus grands établissements bancaires de la zone euro.
Le sujet ne devrait pas être abordé à la réunion ce jeudi, mais le marché pourrait bientôt commencer à ajuster ses anticipations dans un contexte de hausse des risques.
L’inflation de base dans la zone euro s’accélérera progressivement au cours des années à venir, a déclaré vendredi Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), atténuant ainsi le ton de ses commentaires sur le sujet après avoir évoqué récemment une hausse «relativement vigoureuse». Ainsi, «les informations qui nous parviennent continuent de conforter notre confiance dans le fait que la convergence durable de l’inflation vers des niveaux inférieurs à, mais proches de 2%, aura bien lieu et se maintiendra même après un démantèlement graduel de nos achats nets d’actifs», a-t-il indiqué en marge de l’assemblée générale du Fonds monétaire international (FMI).
L’inflation de base dans la zone euro s’accélérera progressivement au cours des années à venir, a déclaré vendredi Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), atténuant ainsi légèrement le ton de ses commentaires sur le sujet après avoir évoqué récemment une hausse «relativement vigoureuse».
Les minutes de sa dernière réunion révèlent des doutes sur le maintien de l'écart important entre le niveau de l'inflation sous-jacente et les prévisions de la BCE.
La zone euro ne présente pas de risque de bulle financière à ce stade, mais les pays doivent agir localement pour crever les poches d’excès, car les taux d’intérêt ultra-bas peuvent mettre en péril la stabilité, a estimé hier Peter Praet, le chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE). «Dans ce contexte, il est essentiel d’activer des instruments macroprudentiels où cela est nécessaire afin d’assurer une résilience, de contenir les comportements procycliques, et d’empêcher l'émergence de déséquilibres financiers». Les taux directeurs de la BCE sont maintenus en territoire négatif depuis des années, et la banque centrale prévoit de ne les relever que très progressivement, son mandat premier étant la stabilité des prix et non celle des marchés financiers.
La Banque centrale européenne (BCE) a présélectionné l’Irlandaise Sharon Donnery, l’Italien Andrea Enria et le Français Robert Ophèle, actuel président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), pour la succession de Danièle Nouy à la tête de l’organe chargé de superviser les principales banques de la zone euro, annonçait Reuters hier soir, citant une source proche du processus de décision. La BCE doit désormais consulter le Parlement européen (PE) avant d'écarter deux des trois candidatures encore en lice pour la présidence du Mécanisme de supervision unique (MSU). Le candidat restant devra ensuite obtenir l’aval du Parlement et des chefs d’Etat et de gouvernement pour pouvoir succéder à Danièle Nouy au début de l’an prochain. Le MSU est chargé de la supervision de 118 des plus grandes banques de la zone euro.