Le tribunal de l’Union européenne a annulé aujourd’hui des décisions de la Banque centrale européenne (BCE) qui refusait aux banques françaises d’exclure, de leur ratio de levier, l'épargne réglementée centralisée à la Caisse des dépôts (CDC). Les arrêts rendus par la cour de Luxembourg concernent La Banque Postale, BPCE, le Crédit Mutuel, la Société Générale, le Crédit Agricole et BNP Paribas.
Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau plaide pour un plafonnement «à un niveau bas» des frais bancaires appliqués à «l’offre spécifique», formule destinée aux publics en difficulté financière, dans un entretien publié hier par le journal Ouest-France. Sur 3,6 millions de personnes en situation de fragilité financière, seuls 10% bénéficient de l’offre spécifique, qui permet de bénéficier de services de base pour trois euros par mois, a rappelé le gouverneur, jugeant cette proportion «trop faible». Selon M. Villeroy de Galhau, «un plafonnement global, suffisamment bas, est une exigence», car «si on plafonne une catégorie particulière d’acte bancaire ou d’incident, d’autres frais réapparaissent, qui eux ne sont pas plafonnés».
La Caisse des Dépôts (CDC) et son homologue allemande KfW ont annoncé hier avoir signé un protocole d’accord visant à poursuivre et consolider leur partenariat. «Les deux institutions développeront des approches mutualisées pour favoriser des investissements dans des projets d’intérêt conjoint, qu’il s’agisse de transition énergétique et écologique, de transition numérique notamment», a annoncé la CDC dans un communiqué. Les deux établissements, qui partagent leur bureau de représentation à Bruxelles, développeront aussi des approches communes en matière d'études et de recherches.
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé hier qu’elle donnerait aux banques de la zone euro un délai supplémentaire pour constituer leurs réserves en regard de leurs créances douteuses si leur montant est particulièrement élevé. Le Mécanisme de surveillance unique (MSU) de la BCE adoptera une démarche combinant à la fois des étalons de référence et les caractéristiques particulières à chaque établissement. Le MSU évaluera les besoins en réserves de chaque banque et les délais pour les constituer en regard des établissements comparables, tout en prenant en compte le ratio de créances douteuses de la banque concernée, ainsi que ses principales caractéristiques financières, explique la BCE. Le but de la manœuvre est «à moyen terme» d’assurer une couverture identique tant pour le stock de créances douteuses existantes que pour les futurs prêts non performants (NPL), que les banques doivent couvrir dans un délai de deux ans s’ils ne sont pas assortis d’une garantie.
Laurent Mignon, président du directoire du Groupe BPCE, prendra le 1er septembre prochain pour un an la présidence tournante de la Fédération bancaire française(FBF). Il succédera à Jean-Laurent Bonnafé, le directeur général de BNP Paribas. Frédéric Oudéa, directeur général de Société Générale, devient vice-président de la FBF tandis que Nicolas Théry, président de la confédération nationale du Crédit mutuel, reste trésorier. La FBF, créée en 2001, représente les 347 banques françaises et étrangères qui exercent leur activité en France.
Les créances douteuses nettes des banques italiennes sont tombées en mai sous les 50 milliards d’euros, pour la première fois depuis mars 2012, au total de 49,27 milliards d’euros, a annoncé la Banque d’Italie hier. Les dépôts auprès des banques italiennes ont eux augmenté de 5,7% en mai, en glissement annuel, après une hausse de 4,3% en avril, un signe positif pour le secteur en dépit des turbulences politiques.
Laurent Mignon, président du directoire du Groupe BPCE, prendra le 1er septembre prochain pour un an la présidence tournante de la Fédération bancaire française(FBF). Il succèdera à Jean-Laurent Bonnafé, le directeur général de BNP Paribas.
Les créances douteuses nettes des banques italiennes sont tombées en mai sous les 50 milliards d’euros, pour la première fois depuis mars 2012, au total de 49,27 milliards d’euros, a annoncé la Banque d’Italie mardi.
Commerzbank a enterré son projet de développement d’un gestionnaire de fortune maison, rapporte le site spécialisé Finanz-Szene. Les clients de la banque allemande sont désormais invités à consulter Cominvest, l’offre de conseil automatisé de sa filiale de banque en ligne Comdirect. Une décision inattendue selon le site spécialisé qui rappelle que le développement d’un robot-conseiller avait été présenté à l’automne 2016 comme une pierre angulaire du plan stratégique Commerzbank 4.0. Environ un an plus tard, un responsable de la banque avait encore insisté sur l’importance de la composante digitale dans l’offre de gestion d’actifs de la banque, alors encore manifestement déterminée à proposer une offre mixte propre avec conseil automatisé et conseil physique.
Le gouvernement envisage d’ajouter à son plan pauvreté des dispositions sur le plafonnement des frais bancaires pour les ménages les plus modestes, a déclaré hier le ministre français de l’Economie. Le gouvernement a reporté à la rentrée la présentation de ses mesures de lutte contre la pauvreté, initialement prévue début juillet. «Je préfère qu’on prenne quelques semaines de plus et qu’il (le plan) soit meilleur», a déclaré Bruno Le Maire à l’occasion des rencontres économiques d’Aix en Provence. Il a précisé que le gouvernement allait notamment ajouter des dispositions sur le plafonnement des frais bancaires. «J’ai besoin d’encore un peu de temps pour discuter avec les banques, les associations», a dit le ministre.
JPMorgan a démenti vendredi être intéressé par une prise de participation dans Deutsche Bank, une intention que lui prêtait le magazine allemand Wirtschaftswoche. «Nous démentons cette histoire, ce n’est pas vrai», a déclaré un porte-parole de la banque américaine. Deutsche Bank susciterait l’intérêt de JPMorgan et d’Industrial and Commercial Bank of China (ICBC), a rapporté vendredi le magazine. Après avoir grimpé de plus de 5% en matinée, l’action Deutsche Bank a clôturé en hausse de 2,5% à Francfort.
JPMorgan a démenti ce matin être intéressé par une prise de participation dans Deutsche Bank, une intention que lui prête le magazine allemand Wirtschaftswoche. «Nous démentons cette histoire, ce n’est pas vrai», a déclaré un porte-parole de la banque américaine.
Éthique. Sigma Ratings se lance avec une offre de notation inédite mesurant la conduite éthique en affaires. Destinées aux banques, investisseurs et régulateurs, ses analyses portent sur les risques d’implication d’une contrepartie dans le terrorisme, le blanchiment et autre crime organisé. Ces questions ont tendance à prendre le pas sur le risque de crédit, or elles sont couvertes via des due diligences bilatérales. Selon le Financial Times, Sigma Ratings se propose, en recourant à l’intelligence artificielle, de mutualiser analyses et résultats : le focus portera d’abord sur les correspondants bancaires locaux des pays émergents et un premier lot de 500 notations d’intégrité portant sur des groupes financiers implantés dans 16 de ces pays va être publié sous peu. La start-up a levé 2,4 millions de dollars, avec Barclays au tour de table.