La cour d’appel de Paris a confirmé vendredi le caractère exécutoire de la condamnation de Cetelem, la principale filiale crédit de BNP Paribas en février, dans l’affaire des prêts Helvet Immo, imposant à la banque de verser immédiatement 120 millions d’euros aux emprunteurs. La cour d’appel a débouté BNP Personal Finance, qui avait demandé l’arrêt de l’exécution provisoire des très importants dommages et intérêts prononcés par le tribunal le 26 février, selon une ordonnance citée par l’AFP. Cette filiale, connue en France sous la marque Cetelem, avait été condamnée à payer 187.500 euros - l’amende maximale - et à d'énormes dommages et intérêts, pour avoir dissimulé les risques induits par ses prêts en francs suisses, au détriment de plus de 4.600 emprunteurs. BNP Paribas Personal Finance, filiale à 100% de la première banque française, a été reconnue «coupable de pratique commerciale trompeuse» et de «recel» de ce délit pour la commercialisation, en 2008 et 2009, de prêts à haut risque, libellés en francs suisses mais remboursables en euros. La banque, qui réfute toute pratique illégale, a fait appel. Elle doit être rejugée dans les mois qui viennent.