Il est temps que la Banque centrale européenne (BCE) réduise son vaste programme de rachats d’actifs, a déclaré vendredi Sabine Lautenschläger, membre du directoire de la banque centrale. «La croissance vigoureuse conjuguée à une politique monétaire accommodante nous ramèneront à un taux d’inflation conforme à notre objectif» d’un peu moins de 2%, a expliqué Sabine Lautenschläger lors du forum financier Eurofi à Tallinn. «Il y a peu de doute à ce sujet. Par conséquent, il est temps de prendre une décision dès maintenant sur la réduction de nos achats d’obligations au début de l’an prochain», a-t-elle ajouté.
Si la BoE a maintenu ses taux à une large majorité hier, son communiqué indique une réduction de sa politique accommodante au cours des prochains mois.
Le programme de rachats d’actifs de la Banque centrale européenne (BCE) a perdu sa justification avec la disparition de la menace d’une déflation dans la zone euro et l’institut de Francfort devrait réduire son soutien monétaire, a déclaré hier Jens Weidmann, président de la Bundesbank. Le caractère accommodant de la politique de la BCE doit être évalué au regard de la taille de son bilan, gonflé par plus de 2.000 milliards d’euros de rachats d’actifs, et non pas en fonction du montant mensuel de ces rachats, a plaidé Jens Weidmann.
Si la Banque nationale suisse (BNS) a laissé comme attendu ses taux inchangés ce matin à l’issue de sa réunion, elle a en revanche légèrement révisé dans son communiqué son appréciation sur le franc suisse «nettement surévalué». Dans son examen trimestriel de la situation économique et monétaire, elle constate que «le franc a faibli face à l’euro alors qu’il s’est apprécié par rapport au dollar des Etats-Unis» et que «cette évolution contribue dans une certaine mesure à réduire sa nette surévaluation», tout en ajoutant que «le franc se maintient à un niveau élevé, et la situation sur le marché des changes reste fragile».
Les responsables de la Banque d’Angleterre (BoE) ont estimé jeudi qu’une première hausse des taux d’intérêt depuis plus de dix ans serait probablement nécessaire «dans les prochains mois» si l'économie continue de croître et que les pressions inflationnistes continuent de se développer. Les membres du Comité de politique monétaire (MPC) ont voté par 7 contre 2 pour un maintien du taux d’intervention à un creux de 0,25% comme prévu, mais ils ont fait savoir que leur patience à l'égard d’une inflation supérieure à l’objectif fixé par la banque centrale atteignait ses limites et que tous pensaient que les taux pourraient augmenter plus rapidement que les marchés financiers ne l’escomptaient jusque là. La BoE a ajouté que la performance de l'économie était un peu meilleure que ce qu’elle pensait le mois dernier et que l’inflation dépasserait sans doute les 3% en octobre, soit un peu plus que la prévision précédente, après 2,9% en août.
...le vendredi 15 septembre. C’est un nouveau plus haut pour l’euro de plus de deux ans, dont l’appréciation de 14 % depuis janvier ne semble guère émouvoir Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE). Ce dernier a très légèrement revu à la baisse la prévision d’inflation pour 2018 et 2019 lors de la réunion du dernier Conseil des gouverneurs. La force de l’euro se justifie par une bonne conjoncture et la diminution de la prime de risque politique.
Tangage. A la surprise générale, les autorités chinoises ont décidé d’assouplir les contraintes sur le marché des changes en supprimant l’obligation faite il y a deux ans aux institutions financières chinoises de mettre en réserve 20 % du montant des opérations réalisées sur le marché des changes à terme. Une mesure touchant également les opérateurs étrangers sur le marché du yuan offshore (Hong Kong). Cela devrait favoriser les opérations de vente à terme sur la devise chinoise et donc sa dépréciation. Le yuan s’apprécie de 7,5 % depuis le début de l’année, effaçant son repli de 6,6 % en 2016. Sa hausse s’est accélérée au cours des deux dernières semaines, à un plus haut depuis 2015 de 6,43 yuans pour un dollar. Pour Pékin, cette décision se justifie par l’arrêt des fuites de capitaux, la stabilisation des réserves de change et la forte appréciation du yuan, reflet de la nette amélioration de la conjoncture. Question de point de vue. Car les analystes y voient surtout une mesure de sauvegarde face à des exportations moins dynamiques (+5,5 % en août sur un an, après 7,2 % en juillet et 6 % prévu par les économistes).
Pour favoriser une convergence durable de l’inflation vers son objectif dans la zone euro, la Banque centrale européenne doit garder la « main ferme » dans la conduite de sa politique monétaire ultra-accommodante malgré des perspectives de croissance positives, a une nouvelle fois plaidé hier Peter Praet, le chef économiste de la BCE. « Le scénario de base pour l’inflation à venir reste essentiellement dépendant de conditions de financement très souples qui, dans une large mesure, dépendent de la position actuellement accommodante de la politique monétaire », a déclaré celui-ci.
La réunion de demain devrait se solder par un statu quo. Mais à 2,9% en août, l'inflation britannique s'éloigne de l'objectif de la BoE et dépasse ses prévisions.
L’inflation en Grande-Bretagne est revenue en août sur ses plus hauts niveaux depuis 4 ans enregistrés au mois de mai dernier, à 2,9%, alors que le consensus anticipait un niveau inférieur de 2,7%, selon les chiffres publiés ce matin par l’Office national de la statistique (ONS). L’inflation sous-jacente a également progressé de 0,3 point le mois dernier pour atteindre 2,7% et ainsi s'éloigner un peu plus de l’objectif de 2% poursuivi par la Banque d’Angleterre (BoE). Cette poussée d’inflation plus forte que prévue, liée notamment à la hausse des prix importés du fait de la chute de la livre sterling, relance ainsi les anticipations d’une possible hausse de taux avant la réunion du Comité de politique monétaire de la BoE qui se tiendra jeudi. Elle a entraîné une hausse de la devise britannique de 0,7% face au dollar et face à l’euro ce matin.
Il est trop tôt pour prévoir quand la Réserve fédérale devrait relever à nouveaux ses taux directeurs dans le cadre du resserrement de sa politique monétaire, en raison des « contre-courants » à l’oeuvre dans l'économie et sur les marchés financiers, a dit vendredi le président de la Fed de New York. William Dudley a ajouté qu’une croissance économique supérieure à la tendance de long terme et des conditions financières « très faciles » suggèrent qu’un relèvement des taux est nécessaire mais que l’inflation tombée « plus encore en-dessous de notre objectif que nous ne l’anticipions » laisse penser qu’il est préférable d’attendre.
La banque centrale de Suède (Riksbank) a sans surprise maintenu hier son taux directeur à un niveau de -0,50% et a également laissé son programme de rachats d’actifs inchangé. Elle a en outre réaffirmé qu’elle ne devrait pas relever ses taux d’intérêt avant la mi-2018. «Les signaux économiques internationaux sont bons mais l’inflation mondiale reste modérée. Par rapport à la prévision de juillet, il existe désormais des anticipations de politique monétaire légèrement plus expansionnistes dans de nombreux pays qui sont importants pour la Suède», explique la Riksbank. Pourtant, la croissance de l'économie suédoise atteint 3% par an, l’inflation a rejoint son objectif après avoir l’avoir dépassé pendant des années et l’endettement des ménages augmente.
La Banque centrale européenne a maintenu inchangés, jeudi, ses principaux taux d'intérêt et se dit prête à accroître ses achats d'actifs si les conditions financières l’exigeaient
La banque centrale de Suède (Riksbank) a maintenu ce matin son taux directeur à un niveau de -0,50%, et a également laissé son programme de rachats d’actifs inchangé, des décisions largement attendues par le consensus. Elle a en outre réaffirmé qu’elle ne devrait pas relever ses taux d’intérêt avant la mi-2018. «Les signaux économiques internationaux sont bons mais l’inflation mondiale reste modérée. Par rapport à la prévision de juillet, il existe désormais des anticipations de politique monétaire légèrement plus expansionnistes dans de nombreux pays qui sont importants pour la Suède», explique la Riksbank dans son communiqué.
Réconciliation. Après le rejet et la suspicion, c’est désormais un réel intérêt ; les banques centrales se mettent peu à peu à envisager de créer leur propre cryptomonnaie. La Russie et l’Inde y réfléchissent sérieusement, le Royaume-Uni a étudié la question, l’Estonie pourrait bien se jeter dans l’aventure plus vite encore en émettant l’estcoin. Une idée dans la continuité du lancement de son programme d’e-résidence qui permet à n’importe qui dans le monde de créer une entreprise en Estonie et d’accéder à divers services numériques. En dématérialisant sa monnaie, elle irait jusqu’au bout de la digitalisation.
L'autorité a pris les marchés par surprise hier en relevant ses taux pour la deuxième fois en 2 mois et envoyé le dollar local à un plus haut depuis mai 2015.