Il est trop tôt pour commencer à retirer le vaste dispositif de relance de la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré lundi son président, Mario Draghi, adoptant un ton prudent au cours de sa dernière intervention publique avant la réunion de juin de la BCE. Pendant un discours devant la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen, Mario Draghi a indiqué que la reprise économique dans la zone euro se renforçait et se généralisait, mais il a souligné que l’inflation de base, c’est-à-dire hors énergie et produits alimentaires, restait trop faible.
Les responsables de la Réserve fédérale américaine ont convenu que celle-ci devait s’abstenir de relever les taux d’intérêt tant qu’il n’aura pas été clair que le ralentissement économique récent n'était que momentané, indique le compte rendu de la réunion du comité politique monétaire (FOMC) des 2 et 3 mai. La quasi-totalité des membres du comité était également d’accord pour commencer à alléger le bilan de la Fed dès cette année, montre ce document publié mercredi soir. Le FOMC a estimé qu’il pourrait mettre un terme aux réinvestissements des titres rachetés arrivant à échéance en instaurant un plafond, bas au départ, pour les réinvestissements, lequel serait relevé tous les trois mois. Ce compte rendu soulève quelques doutes sur les anticipations de Wall Street, qui voit une hausse des taux lors de la réunion des 13 et 14 juin. Les banquiers centraux soulignent cependant que leur hypothèse de base reste celle d’un retour à une croissance américaine plus soutenue.
Dans un rapport publié vendredi, la Banque centrale européenne (BCE) a appellé les banques de la zone euro à procéder à davantage de fusions transfrontalières et a prévenu que l’absence d’intégration dans les marchés financiers de la région concentrait les risques et pénalisait la capacité de l’institution européenne à mener sa politique monétaire.
La Banque centrale du Mexique (Banxico) a relevé hier soir son principal taux directeur de 25 points de base à 6,75%. Il s’agit du taux le plus élevé depuis mars 2009 lorsque celui-ci avait également été porté à 6,75%, à un moment où l'économie mexicaine était malmenée par les effets de la crise financière américaine. Cette sixième hausse d’affilée fait suite à une inflation ayant atteint 5,8% en avril, un niveau près de deux fois supérieur à l’objectif officiel de 3% de la banque centrale.
La remontée progressive des taux d’intérêts grignote petit à petit le pouvoir d’achat immobilier des français. Illustration avec le traditionnel classement du courtier Meilleurtaux.com sur les villes qui proposent les plus grandes surfaces dans les grandes villes pour un budget oscillant autour de 200.000 euros (graphique). Saint-Etienne arrive en tête mais il est désormais possible de s’acheter un 159m2, soit 4 de moins qu’il y a un mois. Le Mans arrive à la deuxième place (110 contre 112), le Havre ne bouge pas (109) et Nîmes perd 3 mètres carrés à la quatrième place (100). On se consolera toutefois sur ces villes en rappelant qu’avec le même budget il est désormais possible de se payer un 23 mètres carrés à Paris, soit 1 mètre carré de moins qu’il y a un mois...
Il serait très étonnant que la Réserve fédérale relève encore ses taux directeurs plus de deux fois cette année et elle pourrait même se limiter à une seule hausse supplémentaire si les perspectives de l’inflation se dégradaient, a déclaré vendredi Charles Evans, président de la Réserve fédérale de Chicago. Il a en outre estimé que l’institut d'émission pourrait dénouer progressivement son bilan pour le ramener à la normale sur une période de trois à quatre ans, en commençant dès cette année. Le bilan, qui atteint 4.500 milliards de dollars (4.120 milliards d’euros) actuellement, pourrait être réduit mois par mois jusqu'à atteindre un montant qui resterait vraisemblablement supérieur à 800 milliards de dollars.
Il serait très étonnant que la Réserve fédérale relève encore ses taux directeurs plus de deux fois cette année et elle pourrait même se limiter à une seule hausse supplémentaire si les perspectives de l’inflation se dégradaient, a déclaré aujourd’hui Charles Evans, le président de la Réserve fédérale de Chicago. Il a en outre estimé que l’institut d'émission pourrait dénouer progressivement son bilan pour le ramener à la normale sur une période de trois à quatre ans, en commençant dès cette année. Le bilan, qui atteint 4.500 milliards de dollars (4.120 milliards d’euros) actuellement, pourrait être réduit mois par mois jusqu'à atteindre un montant qui resterait vraisemblablement supérieur à 800 milliards de dollars.
La Banque d’Angleterre (BoE) a sans surprise laissé ses conditions monétaires inchangées à la réunion de son Comité de politique monétaire (MPC) qui s’est tenu ce matin. Elle n’a révisé que très marginalement ses prévisions de croissance, à 1,9%, 1,7% et 1,8% pour cette année, 2018 et 2019, tout en prévoyant que l’inflation atteigne 3% en fin d’année et dépasse son objectif jusqu'à mi-2020. Si elle reste plus encline à relever son taux qu'à l’abaisser, les minutes de la réunion de mai indiquent que «la politique monétaire pourrait devoir être resserrée sur la période couverte par les prévisions dans une mesure un peu plus importante que la trajectoire de redressement très progressif suggérée par la courbe de taux du marché».
La Réserve fédérale n’a pas besoin de poursuivre sa politique de hausse de taux à un rythme soutenu, a estimé hier James Bullard, le président de la Fed de St. Louis, tandis que son homologue de la Fed de Cleveland, Loretta Mester, plaidait pour une poursuite du relèvement des taux. La demande toujours forte pour les actifs sûrs et la faible croissance de l’offre de travail aux Etats-Unis maintiendront les taux d’intérêt à un bas niveau dans un avenir prévisible, ce qui signifie que la Fed n’a pas besoin de continuer les hausses de taux à un rythme soutenu comme elle le prévoit, estime James Bullard. «Le taux directeur est à un niveau à peu près approprié», a-t-il dit. De son côté, Loretta Mester considère qu’avec des risques «globalement équilibrés», la Fed ne devrait pas reporter de nouveaux durcissements monétaires jusqu'à ce que ces deux mandats -le plein emploi et une inflation de 2% en rythme annuel- soient pleinement réalisés. Elle a aussi réaffirmé qu’elle était en faveur d’un début de réduction du bilan de la Fed avant la fin de cette année.
La baisse de taux de 50 points de base concédée par l’autorité russe sera suivie d’un pilotage monétaire au cas par cas, défini à chaque réunion en fonction de du contexte.
Toujours contrainte par l’emballement du marché immobilier et la faiblesse de l’emploi, la banque centrale australienne semble attendre un soutien de la politique fiscale.
Environ 90% de l’excédent de liquidités injecté par la Banque centrale européenne (BCE) pour soutenir l’activité économique dans la zone euro ont profité à cinq des plus riches pays de la région, montre une étude de la banque centrale publiée aujourd’hui: Allemagne (60%), France (20%), Pays-Bas, Luxembourg et Finlande. «Il semble qu’après la crise financière, une augmentation généralisée de l’aversion au risque et des limites plus prudentes en matière de risque interne au sein des banques continuent de plafonner les flux de liquidités transfrontaliers et la redistribution interbancaire des liquidités au sein de la zone euro», résument les auteurs de l'étude. Ils expliquent aussi cette concentration par le fait que les banques les plus saines attirent davantage de déposants et que de nouvelles règles freinent les prêts interbancaires.
Les politiques monétaires trop souples favorisent le risque d’une nouvelle crise financière mondiale, a déclaré Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, lors d’une conférence parrainée par le G20 à Berlin. Il a appelé à un resserrement en bon ordre des stratégies des banques centrales concernées. Les taux d’intérêt historiquement bas de la BCE et son programme d’achats de titres sur les marchés ont contribué à soutenir le crédit, la consommation et la construction dans la zone euro. Mais «des politiques monétaires ultra souples dans de nombreuses régions ne sont pas utiles, a déclaré Wolfgang Schäuble. Elles encouragent des prises de risques indues, la complaisance politique, de mauvais calculs en matière de capitaux et des bulles au niveau des entreprises».
Environ 90% de l’excédent de liquidités injecté par la Banque centrale européenne (BCE) pour soutenir l’activité économique dans la zone euro ont profité à cinq des plus riches pays de la région, montre une étude de la banque centrale publiée aujourd’hui: Allemagne (60%), France (20%), Pays-Bas, Luxembourg et Finlande. Elle cite l’aversion au risque parmi les raisons expliquant cette tendance, alors que dans d’autres pays, des banques dépendent encore de la BCE pour se fournir en liquidités.
Les politiques monétaires trop souples en vigueur dans certaines régions favorisent le risque d’une nouvelle crise financière mondiale, a déclaré Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, lors d’une conférence parrainée par le G20 à Berlin. Il a appelé à un resserrement en bon ordre des stratégies des banques centrales concernées.