La banque centrale argentine a relevé vendredi son taux d’intérêt de référence de 27,25% à 30,25% pour freiner la dévaluation du peso qui s’est par la suite stabilisé à 20,88 pour un dollar américain. L’institut d’émission explique dans un communiqué que «compte tenu de la dynamique du marché des changes», il a été décidé d’augmenter le taux «afin d’assurer le processus de désinflation ». Elle souligne être « prête à agir à nouveau si nécessaire».
La Banque du Japon (BoJ) a laissé comme prévu sa politique monétaire inchangée vendredi, tout en cessant de se fixer un calendrier pour atteindre son objectif d’une inflation à 2%, la banque centrale japonaise laissant ainsi entendre qu’elle n’est pas pressée de l’atteindre au vu d’une conjoncture favorable pour la troisième économie mondiale. La banque centrale a maintenu son objectif de taux à court terme à -0,1% et celui des rendements obligataires à 10 ans aux alentours de 0%. Cette décision a été votée par huit voix contre une.
La banque centrale suédoise, inquiète de la faiblesse de l’inflation, a reporté une nouvelle fois le relèvement de son taux d’intérêt directeur, qu’elle a maintenu hier à -0,5% comme attendu. La Riksbank maintient ses taux en territoire négatif depuis le début de 2015 et sa politique monétaire pose de plus en plus question au regard du dynamisme de la croissance, qui devrait atteindre 2,6% cette année. Le comité exécutif «estime que le taux commencera à être relevé vers la fin de l’année, ce qui est plus tard que ce qui était précédemment anticipé», lit-on dans le communiqué de politique monétaire de l’institution.
Elle estime que l'inflation globale devrait se maintenir autour de 1,5% pendant le reste de l'année et affiche une grande prudence dans l'orientation de sa politique monétaire.
La banque centrale suédoise, inquiète de la faiblesse de l’inflation, a reporté une nouvelle fois le relèvement de son taux d’intérêt directeur qu’elle a maintenu aujourd’hui à -0,5% comme attendu. La Riksbank maintient ses taux en territoire négatif depuis le début 2015 et sa politique monétaire pose de plus en plus question au regard du dynamisme de la croissance, qui devrait atteindre 2,6% cette année. Le comité exécutif «estime que le taux commencera à être relevé vers la fin de l’année, ce qui est plus tard que ce qui était précédemment anticipé», lit-on dans le communiqué de politique monétaire de l’institution.
La Banque d’Angleterre a annoncé hier la nomination de Victoria Cleland en tant que directrice exécutive en charge de la banque, des paiements et de la résilience financière. Andrew Hauser, qui occupait jusqu’à présent ce poste, prend pour sa part la responsabilité de la division des marchés, en remplacement de Chris Salmon, qui a démissionné le mois dernier. Avec Victoria Cleland, la BoE comptera cinq femmes dans son équipe dirigeante.
Le taux de rendement de l’obligation du Trésor américain à 10 ans a atteint mardi le seuil psychologique de 3%, du jamais vu depuis 2014, soit une hausse de 2,8 points de base, selon les données de Tradeweb. Le taux de l’emprunt d’Etat à 2 ans avançait de son côté de 2,6 points de base, à 2,5%, et celui du 30 ans progressait de 2,4 points de base, à 3,167%.
La Banque d’Angleterre a repris hier la supervision du taux Sonia, dont elle publiera un premier taux aujourd’hui à 9 heures, heure de Londres, basé sur une méthodologie révisée à partir des données des transactions effectuées la veille. Le taux Sonia réformé a été sélectionné par un groupe de travail public-privé pour remplacer à terme le taux Libor dans les contrats financiers. La nouvelle formule du taux Sonia permet de le baser sur des transactions recouvrant un volume quotidien moyen de 50 milliards de livres.
La probabilité accordée par les marchés monétaires britanniques de voir la Banque d’Angleterre (BoE) relever ses taux directeurs de 25 points de base (pb) supplémentaires à la prochaine réunion de son Conseil des gouverneurs (MPC) qui se tiendra le 10 mai prochain a chuté de 86% à 49% vendredi, en réaction aux propos prudents de son gouverneur Mark Carney tenus la veille sur la chaine BBC. L’introduction d’une incertitude sur l’issue de la prochaine décision de l’autorité britannique, alors qu’elle semblait jusqu’ici être certaine, s’est également traduite par une chute du rendement du Gilt britannique à 10 ans de 8 pb à un niveau de 1,47%.
La probabilité accordée par les marchés monétaires britanniques de voir la Banque d’Angleterre (BoE) relever ses taux directeurs de 25 points de base (pb) supplémentaires à la prochaine réunion de son Conseil des gouverneurs (MPC) qui se tiendra le 10 mai prochain a chuté de 86% à 53% ce matin, en réaction aux propos prudents de son gouverneur Mark Carney hier soir sur la chaine BBC. L’introduction d’une incertitude sur l’issue de la prochaine décision de l’autorité britannique, alors qu’elle semblait jusqu’ici être certaine, s’est également traduite par une chute du rendement du Gilt britannique à 10 ans de 7 pb ce matin à un niveau de 1,48%, et de la livre sterling de 1,5% face au dollar et de 0,5% face à l’euro. La baisse des chiffres d’inflation et celle plus forte que prévue des ventes de détails publiés cette semaine avaient déjà jeté un froid sur les perspectives de resserrement monétaire au Royaume-Uni.
Le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE), a tempéré hier les anticipations de hausse des taux en mai lors de la réunion du comité de politique monétaire de la banque centrale, affirmant «qu’il y aura d’autres réunions dans le courant de l’année». Les propos de Mark Carney, qui a mis en avant des indicateurs économiques «mitigés» au Royaume-Uni, ont fait reculer la livre sterling à son plus bas niveau depuis le 9 avril contre le dollar. Il a indiqué toutefois qu’un resserrement cette année était «probable». Les économistes sont quasi- unanimes à anticiper une nouvelle hausse, d’un quart de point, du taux de base de la BoE à 0,75% en mai, selon une enquête Reuters publiée mercredi.
« Priorité des banques centrales : concevoir des stress tests carbone pour les banques et les assurances, une sorte de “vidéo des risques” » François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France
La Banque du Canada a comme attendu maintenu ses taux d’intérêt inchangés hier mais en faisant état de progrès sur le front des salaires et de l’inflation qui, selon elle, pourront justifier des taux d’intérêt plus élevés avec le temps. La banque centrale, qui a relevé ses taux directeurs à trois reprises depuis juillet 2017, s’inquiétait ces derniers mois de la faiblesse de l’inflation et de la croissance salariale.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait devoir revoir sa trajectoire de normalisation progressive de la politique monétaire si les risques liés au protectionnisme, aux taux de change ou aux fluctuations des marchés finissent par peser sur l’inflation, a estimé hier François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France. «Nous devons être attentifs à un possible scénario de risques cumulés, dont la probabilité a récemment augmenté : un effet de rétroaction négatif dû aux menaces protectionnistes, aux mouvements défavorables des taux de change et à d’abruptes corrections sur les marchés financiers», a-t-il dit lors d’une conférence à New York.
ICE (Intercontinental Exchange) ne compte pas rater le train du Sonia. L’administrateur du Libor, que le taux Sonia administré par la Banque d’Angleterre est voué à remplacer, va lancer ses propres contrats à terme d’horizon trois mois le 1er juin. Il affrontera sur ce marché le LSE, qui doit lancer son propre contrat le 30 avril. La version réformée du taux Sonia doit commencer à être publiée le 23 avril par la Banque d’Angleterre.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait devoir revoir sa trajectoire de normalisation progressive de la politique monétaire si les risques croissants liés au protectionnisme, aux taux de change ou aux fluctuations des marchés finissent par peser sur l’inflation, a estimé mercredi François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France.