Après avoir accusé une lourde perte pour son exercice fiscal 2019-2020, de 5,7 milliards d’euros, le constructeur automobile japonais Nissan a dévoilé jeudi un plan de moyen terme devant lui permettre de redresser sa rentabilité en taillant dans sa production. Un plan qui répond à la nouvelle stratégie de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi dévoilée hier.
Chevron s’apprête à réduire ses effectifs mondiaux de 10% à 15% dans le cadre d’un plan de restructuration destiné à s’adapter aux nouvelles conditions de marché, a rapporté mercredi l’agence Reuters. Le plan de Chevron, qui compte 48.000 employés dans le monde, aboutirait à la suppression de 5.000 à 7.000 postes dans l’entreprise, selon l’agence de presse. Une porte-parole de Chevron a confirmé les suppressions de postes. Face à la baisse des cours du pétrole, Chevron a pris plusieurs mesures récemment, comme la baisse de 30% de ses investissements prévisionnels pour 2020. Le groupe avait déjà suspendu ses rachats d’actions pour préserver sa trésorerie.
Volkswagen cherche à renforcer ses liens avec ses partenaires en Chine, a déclaré ce matin le constructeur allemand en réponse à un article de presse selon lequel il s’apprête à conclure deux transactions dans les véhicules électriques dans le pays. «Nous allons explorer les options possibles avec toutes les parties concernées afin d’assurer notre succès à long terme en Chine», a affirmé le groupe sans être plus précis.
L’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a dévoilé mercredi sa nouvelle stratégie, tirant un trait sur la course aux volumes pour privilégier la rentabilité et la compétitivité, ce qui propulse l’action Renault de plus de 15% à la Bourse de Paris.
Emmanuel Macron a dévoilé mardi un plan de soutien de 8 milliards d’euros pour une filière cruciale pour l'économie. Sous conditions pour les constructeurs.
Le gouvernement a décidé de sortir les grands moyens pour voler au secours de la filière automobile, lourdement éprouvée par la crise économique provoquée par l'épidémie de coronavirus, à cause de laquelle les Français ont dû rester confinés chez eux durant deux mois, et les commerces - dont les concessions automobiles - ont été fermés. Le président Emmanuel Macron a souligné, dans un discours mardi après-midi, que l’automobile a connu une baisse d’activité sans précédent «hors temps de guerre»: «Nous serons à la fin juin, vraisemblablement, à environ 500.000 véhicules invendus par rapport à la saison précédente. C’est du jamais-vu pour ce secteur qui représente près de 16 % du chiffre d’affaires de notre industrie».
La justice allemande a condamné lundi Volkswagen à rembourser en partie un client ayant acheté une voiture équipée d’un moteur diesel truqué, près de cinq ans après l'éclatement du scandale dit du «Dieselgate». Le constructeur a expliqué qu’il proposera désormais des solutions à l’amiable pour solder «une grande partie des 60.000 procédures individuelles en cours». Cette décision intervient après la clôture le mois dernier d’un procès en nom collectif en Allemagne. Volkswagen déboursera à ce titre au moins 750 millions d’euros pour indemniser 235.000 clients en vertu de l’accord amiable conclu. Le constructeur a déjà déboursé plus de 30 milliards d’euros pour cette affaire, principalement aux Etats-Unis.
Renault pourrait annoncer jeudi soir, lors d’un comité social et économique (CSE), des suppressions d’emplois et des fermetures de sites dans le cadre de son plan d'économies de 2 milliards d’euros, a déclaré Fabien Gâche, représentant de la CGT chez Renault, dans une vidéo postée lundi sur Internet. Plusieurs sites du groupe seraient menacés par le plan d'économies. Les petits sites de Caudan, mais aussi de Choisy-le-Roi (recyclage mécanique) et de Dieppe (assemblage de l’Alpine) pourraient être fermés, tandis que l’usine de Flins (montage de la Zoé électrique et de la Nissan Micra) pourrait perdre la production de véhicules.
Renault pourrait annoncer jeudi soir, lors d’un Comité social et économique (CSE), des suppressions d’emplois et des fermetures de sites dans le cadre de son plan d'économies de 2 milliards d’euros, a déclaré Fabien Gâche, représentant de la CGT chez Renault, dans une vidéo postée lundi sur internet.
La justice allemande a condamné aujourd’hui Volkswagen à rembourser en partie un client ayant acheté une voiture équipée d’un moteur diesel truqué, près de cinq ans après l'éclatement de ce scandale du Dieselgate. Le groupe automobile allemand a «trompé sciemment et systématiquement pendant plusieurs années» les autorités, «dans une optique de profitabilité», a expliqué Stephan Seiters, juge de la Cour fédérale allemande (BGH), la plus haute instance judiciaire du pays. Le constructeur a expliqué qu’il proposera désormais des solutions à l’amiable pour solder «une grande partie des 60.000 procédures individuelles en cours».
Le directeur général d’Aston Martin , Andy Palmer, va être remplacé par Tobias Moers, actuel PDG de Mercedes-AMG, dans le cadre d’une restructuration devant être annoncée mardi, selon le Financial Times. Interrogé par Reuters, le constructeur automobile britannique, a confirmé par courriel qu’il procédait un réexamen de son équipe de direction, sans évoquer le sort d’Andy Palmer. Le constructeur automobile né il y a 107 ans a annoncé la semaine dernière d’importantes pertes au premier trimestre en raison d’une baisse des ventes liée à la crise du coronavirus. En janvier, le milliardaire canadien Lawrence Stroll a acheté une participation d’environ 20% dans l’entreprise pour près de 263 millions de dollars.
Le constructeur automobile Nissan envisage de supprimer plus de 20.000 postes dans le monde, soit environ 15% de ses effectifs totaux, rapporte vendredi le média japonais Kyodo News, citant des sources proches du dossier. Ces suppressions de postes concerneraient l’Europe et les pays émergents, ajoute Kyodo News, et elles s’inscriraient dans le plan de restructuration du groupe.
Renault « joue sa survie », a déclaré le ministre de l’Economie Bruno Le Maire dans une interview mise en ligne jeudi soir sur le site du Figaro, ajoutant que le constructeur français, comme les autres acteurs du secteur automobile, doit prendre des engagements notamment sur le maintien en France de ses « activités technologiquement les plus avancées ». « Le groupe a demandé un prêt garanti par l’État de 5 milliards d’euros. Ce prêt, je ne l’ai pas encore signé », poursuit Bruno Le Maire. Le constructeur doit détailler fin mai un plan drastique d'économies de 2 milliards d’euros sur trois ans après avoir accusé l’an dernier sa première perte nette en dix ans. Selon Les Echos, il envisagerait de fermer trois sites en France et d’arrêter la production de véhicules à Flins.
L’usine Renault de Sandouville (Seine-Maritime), arrêtée depuis deux semaines sur décision de justice liée à la pandémie de coronavirus, rouvrira vendredi prochain, rapporte Reuters de source syndicale. Renault y avait suspendu la production le 7 mai dernier après une décision de justice critiquant les modalités de présentation des mesures sanitaires renforcées mises en place par le constructeur automobile. L’usine, qui employait l’an dernier environ 1.900 personnes, avait été le deuxième site français de Renault à reprendre une activité partielle fin avril.
Les ventes de voitures neuves en Europe ont chuté de 78,3% en avril, un recul sans précédent, en raison des mesures de confinement en vigueur dans de nombreux pays face à l'épidémie de coronavirus, montrent les chiffres publiés ce matin par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA). Il ne s’est vendu le mois dernier que 292.182 voitures dans l’Union européenne (UE), au Royaume-Uni et les pays de l’Association européenne de libre-échange, contre 1,345 million en avril 2019. Sur les quatre premiers mois de l’année, le marché européen accuse un repli de 39,1% avec 3,35 millions de véhicules vendus, soit 2,1 millions de moins que sur la période équivalente de l’an dernier.
Confronté à une baisse continue de ses bénéfices depuis trois ans, Nissan Motor entend réorganiser ses activités européennes, notamment en mettant l’accent sur les SUV et en tirant davantage profit de son partenariat avec Renault, selon Reuters. Cette nouvelle stratégie figure dans le plan de restructuration mondial que le constructeur japonais doit présenter le 28 mai. Ce projet pourrait aussi signifier la fermeture de l’usine de Nissan à Barcelone qui compte près de 3.000 emplois. L’alliance, qui a vendu quelque 11 millions de véhicules en 2018, a déjà décidé de mettre en commun les objectifs européens d'émissions polluantes dès 2020.
Confronté à une baisse continue de ses bénéfices depuis trois ans, Nissan Motor entend réorganiser ses activités européennes, notamment en y mettant l’accent sur les SUV et en tirant davantage profit de son partenariat avec Renault, ont déclaré plusieurs sources de Reuters.