Le constructeur automobile Stellantis et le spécialiste taiwanais de la sous-traitance électronique Foxconn ont annoncé dans la nuit de lundi à mardi avoir conclu leur accord créant leur coentreprise commune, Mobile Drive, spécialisée dans les cockpits intelligents. Cette annonce intervient après la signature du protocole d’accord entre les deux sociétés, le 18 mai, sur la création de cette coentreprise.
Le constructeur français de voitures à hydrogène Hopium vient de lever six millions d’euros dans le cadre d’un placement privé, soit 2,17% du capital social post-opération. Ce placement a donné lieu à l'émission de 272.728 actions nouvelles au prix unitaire de 22 euros. L’action, cotée sur Euronext Access, a clôturé lundi à 28,80 euros. Hopium capitalise 354 millions d’euros.
Moody’s a abaissé vendredi sa perspective pour l’ensemble des notes de crédit de Faurecia de stable à négative, tout en confirmant sa note de crédit de long terme «Ba2», après que l'équipementier automobile a conclu un accord sur l’acquisition de son concurrent allemand Hella. « Les notations de crédit de Faurecia devraient être confirmées prochainement par les trois agences de notation », avait assuré lundi Faurecia. Fitch a une note de crédit de long terme «BB+" pour Faurecia et celle de Standard & Poor’s se situe à «BB». Ces deux agences n’ont pas publié de mise à jour de leur évaluation de la qualité du crédit de l'équipementier automobile français depuis l’annonce de son projet de rachat d’Hella.
Mobilité électrique et électronique : en engageant 6,7 milliards d'euros pour le groupe allemand, l'équipementier français coche les deux principales cases du secteur.
L'équipementier automobile Faurecia s’envole lundi en Bourse, après avoir conclu un accord avec les actionnaires familiaux et le conseil d’administration de son concurrent allemand Hella, en vue de son rachat.
Ford a annoncé vendredi qu’il demanderait à l’Office américain des brevets d’annuler les marques déposées par son concurrent General Motors (GM) pour les termes ‘Cruise’ et ‘Supercruise’ afin de pouvoir utiliser le nom ‘Blue Cruise’ pour son nouveau système de conduite autonome. La bataille juridique entre les deux constructeurs automobiles américains porte sur la question de savoir si le mot ‘croisière’ peut être considéré comme un terme générique désignant une technologie permettant à un véhicule de prendre en charge une partie des tâches de conduite jusqu’à présent réalisées par un automobiliste humain.
Pour le troisième mois consécutif, les ventes de véhicules ont reculé en juillet de 11,9% à 1,86 million de véhicules en Chine, premier marché automobile au monde. Elles ont été pénalisées par les inondations, la pandémie de coronavirus et la pénurie mondiale de semi-conducteurs, selon des données publiées mercredi par l’Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM). Les ventes de véhicules dits à énergie nouvelle (NEV), un segment qui regroupe les véhicules électriques, les modèles hybrides rechargeables et les versions à hydrogène, ont néanmoins bondi de 164,4% à 271.000 unités. Le marché automobile chinois a enregistré une hausse de 19% de ses ventes de véhicules au cours des sept premiers mois de l’année.
Le constructeur automobile Renault et son homologue chinois Geely Holding Group ont annoncé lundi la signature d’un protocole d’accord visant à accélérer le plan stratégique ‘Renaulution’ du groupe français en Chine et en Corée du Sud. Ils entendent mettre en commun leurs ressources et leurs technologies «pour des projets qui mettront l’accent sur les véhicules hybrides à destination des marchés asiatiques en pleine croissance», ont expliqué les deux groupes qui lanceront conjointement des modèles de véhicules hybrides sous la marque Renault en Chine. En Corée du Sud, les deux constructeurs «étudieront la possibilité de localiser la production de véhicules sur la base des plateformes hybrides ‘Lynk&Co’, afin d’aider Renault Samsung Motors (RSM) à élargir sa gamme».
Toyota et Honda, qui ont publié jeudi des résultats trimestriels nettement supérieurs aux attentes, ont fait preuve de prudence pour l’ensemble de l’exercice en raison d’une reprise de l’épidémie de Covid-19 et de la pénurie de composants électroniques. Toyota a maintenu sa prévision d’un résultat opérationnel de 2.500 milliards de yens (19,3 milliards d’euros) pour son exercice clos fin mars 2022, alors que les analystes attendaient 2.880 milliards. Sur les trois mois à fin juin, son résultat opérationnel de 997,5 milliards de yens a dépassé de près d’un tiers les estimations des analystes malgré des difficultés de production en Thaïlande. Honda a de son côté abaissé de 3% son objectif annuel de ventes à 4,85 millions de véhicules à cause des problèmes d’approvisionnement en semiconducteurs. Il a en revanche relevé de 18% à 780 milliards de yens sa prévision de résultat opérationnel après avoir dégagé un bénéfice de 243,2 milliards sur le trimestre écoulé, deux fois supérieur aux attentes, à comparer à une perte opérationnelle de 113,7 milliards subie entre avril et juin 2020.
Le constructeur automobile allemand a annoncé mardi un bénéfice après impôts de 4,79 milliards d’euros au deuxième trimestre 2021, à comparer à une perte de 212 millions un an plus tôt, tandis que son chiffre d’affaires a progressé de 43,1% à 28,6 milliards d’euros sur la période. La marge opérationnelle du segment automobile a atteint 15,8% entre avril et juin, contre une marge négative de 10,4% au deuxième trimestre 2020. Sur l’ensemble de l’exercice 2021, cette marge devrait se situer dans le haut de la fourchette de prévisions de 7% à 9% précédemment communiquée. BMW a néanmoins prévenu que la pénurie de composants et la hausse des prix des matières premières pèseraient probablement sur le second semestre.
Après le redressement du premier semestre, l’impact de la pénurie de puces et de la hausse des matières premières sera plus important d’ici à la fin de l’année.
La Maison Blanche a informé les constructeurs automobiles américains qu’elle souhaitait que ceux-ci soutiennent un objectif volontaire de ventes d’au moins 40% de véhicules électriques d’ici 2030, rapportait jeudi Reuters de sources proches du dossier. Ces discussions interviennent alors que l’administration du président Joe Biden, qui oeuvre pour réduire les émissions polluantes, devrait présenter en début de semaine prochaine de nouvelles normes environnementales pour les véhicules jusqu’en 2026. D’après les sources, l’objectif volontaire du secteur automobile pourrait s'élever à la mise sur le marché de 50% de véhicules électriques, mais elles ont souligné qu’aucun accord entre la Maison Blanche et les constructeurs n’avait été trouvé pour le moment.
Ford s’est montré mercredi plus optimiste pour l’exercice en cours, jugeant que les problèmes liés aux pénuries de semiconducteurs étaient en train de s’atténuer. Au deuxième trimestre, le constructeur automobile a engrangé un bénéfice de 600 millions de dollars (508 millions d’euros), soit 14 cents par action, à comparer avec un profit de 1,1 milliard de dollars, soit 28 cents par action un an plus tôt. Mais son bénéfice ajusté est ressorti à 13 cents par action, contre une perte de 3 cents attendue par le consensus. Le chiffre d’affaires a bondi de 38% à 26,8 milliards contre 23 milliards anticipés par les analystes.
Le groupe de location de voitures Europcar Mobility Group a confirmé mardi être en discussions avancées avec un consortium composé de Volkswagen, Attestor et Pon Holdings pour une opération sur son capital sous la forme d’une éventuelle offre publique d’achat à un prix de 50 centimes d’euro par action, contre un prix de 44 centimes précédemment proposé par le consortium qui s’était fait éconduire voici un mois. L’offre améliorée valoriserait la cible environ 2,5 milliards d’euros. «Il n’y a aucune certitude quant à l’issue de ces discussions et la société tiendra le marché informé rapidement», a souligné Europcar dans un court communiqué.
Michelin a relevé lundi ses objectifs pour l’année 2021 grâce à un rebond des volumes post-Covid au premier semestre et à des gains de parts de marché dans les pneus de grand diamètre. Malgré la persistance de la crise sanitaire et les perturbations observées dans la chaîne d’approvisionnement mondiale, le spécialiste du pneumatique vise désormais un résultat opérationnel des secteurs annuel supérieur à 2,8 milliards d’euros à parités constantes - contre un objectif précédent supérieur à 2,5 milliards. Il table aussi sur un cash-flow libre structurel supérieur à un milliard d’euros, et non plus d’environ un milliard.