Issue des travaux de la Chaire de Recherche de Lyxor dédiée aux « Solutions d’allocation du risque », la dernière publication de l’EDHEC-Risk Institute* met en évidence une nouvelle génération de stratégies de parité du risque (« risk parity ») qui tient compte de mesures de risque plus appropriées que la volatilité historique. Si la risk parity est devenue une méthode de gestion de plus en plus utilisée, cette approche présente néanmoins un défaut majeur, à savoir son manque de sensibilité explicite aux évolutions du marché. La nouvelle génération de risk parity (ou risk parity conditionnelle) mise en évidence dans les travaux de la Chaire de Recherche Lyxor est plus efficace car elle intègre une nouvelle dimension, le risque directionnel, ainsi que des données concernant le rendement prévu. Dans ces conditions, la risk parity constitue un modèle de gestion active solide et une alternative intéressante aux méthodes traditionnelles de gestion active pour les gestionnaires qui ne souhaitent pas concentrer leurs portefeuilles sur un petit nombre de positions agressives. Elles permettent également d'éviter la dépendance à la volatilité historique des rendements obligataires et à la surpondération des obligations dans un environnement de taux d’intérêt faibles. Cette nouvelle génération de stratégies risk parity est plus adaptée pour faire face au défi que représente la hausse des taux d’intérêt. Cette recherche a été soutenue par Lyxor dans le cadre de sa Chaire de trois ans à l’EDHEC-Risk Institute sur le thème des « Solutions d’allocation du risque ». Cette Chaire développe des points de vue académiques pouvant être utilisés pour concevoir des solutions d’investissement multi-actifs performantes, basées sur les besoins des investisseurs. L'étude « Towards Conditional Risk Parity - Improving Risk Budgeting Techniques in Changing Economic Environments » complète et développe le rapport de recherche de Lyxor intitulé « Introducing Expected Returns into Risk Parity Portfolios: A New Framework for Asset Allocation ». L'étude complète est en pièce jointe (en anglais)
Tous les indicateurs sont au vert ! Les actifs du Fonds de Garantie sont à un niveau historiquement haut, des tombées obligataires régulières lui permettent de profiter des opportunités de marché, les projets sont nombreux, tant en capital investissement qu'en infrastructures. C'est donc un directeur financier et de la prévision serein qui nous a reçu pour nous expliquer les détails de la gestion financière du Fonds de Garantie.
Pas d’Europe sans croissance Les résultats des élections européennes ont été bien accueillis par les marchés, en particulier ceux des pays périphériques. Pourtant, les eurosceptiques ont doublé leur nombre de sièges et se sont imposé en France, pays fondateur de l’Europe. Si la tendance se poursuit, les eurosceptiques pourraient être majoritaires en 2019... Quelles sont les implications politiques de ces résultats ? Lire la suite en pièce jointe
Pro BTP gère 4,6 milliards d'euros d'encours en épargne, dont 875 millions d'euros sous gestion de type investissement socialement responsable (ISR). Gilles Garnier, son directeur des investissements, nous détaille la stratégie de son institution en termes de diversification.
Des cashflows relativement résilients en phase de récession et un potentiel d'indexation à l'inflation sont des caractéristiques fondamentales des infrastructures non cotées. Celles-ci les rendent attrayantes aux yeux des institutionnels, en particulier ceux qui sont soumis à des contraintes de passif. Dans l'environnement actuel marqué par des taux d'intérêt très faibles, les allocations cibles pour cette classe d'actifs sont en progression.
Résumé Après avoir légèrement augmenté de la période allant de mars à septembre 2013, le risque des fonds monétaires a évolué différemment selon la catégorie de fonds : le risque poursuit sa légère augmentation de septembre 2013 à mars 2014 pour les fonds monétaires réguliers. En revanche, le risque a globalement baissé sur les fonds monétaires court terme. Les fonds « monétaires court terme » ont globalement réduit leur niveau de risque : leur note de risque moyenne est passée de 2,51 à 2,41. Dans la catégorie « monétaires réguliers » la majorité des fonds augmente légèrement leur niveau de risque. Ainsi on a une augmentation du risque global de 0,14. Les fonds monétaires réguliers ont une note moyenne qui passe de 3,21 à 3,33. Lire la suite en pièce jointe
Pierre Guillemin nous explique comment il a piloté les allocations, l'an passé, et quelle tendance il suit, cette année. Si les actions restent privilégiées, l'heure est plus à la sélection des titres qu'à la gestion passive. Néanmoins, il recourt aux ETF pour diversifier un peu plus ses portefeuilles.
En charge des relations clientèles ETF & indiciel, France & Luxembourg chez Amundi, Emmanuel Monet évoque les dernières évolutions sur le marché des ETF, marquées notamment par le retour des investisseurs sur le risque actions. Selon lui, ce mouvement s'accompagne également du besoin de se couvrir encore plus face aux risques et de se placer sur des produits liquides.
Méthodologie Le classement annuel de la gestion déléguée institutionnelle en France établi par bfinance porte sur les encours de gestion délégués par les institutionnels français dans le cadre de mandats de gestion ou d’investissements dans des fonds ouverts comme fermés. Tous les chiffres présentés dans les classements qui suivent font référence aux encours gérés au 31 décembre 2013 et sont exprimés en millions d’euros. Les 48 répondants à l’enquête ont communiqué sur le volume de leurs encours globaux, en précisant la ventilation de ces encours entre les classes d’actifs « actions », « obligations » et « monétaire ». Lire la suite en pièce jointe
Moins d’inégalités pour plus de croissance, hors France Les observateurs de l'économie semblent résignés devant une croissance qui s’annonce molle pour plusieurs années et un endettement des Etats qui restera asphyxiant. La machine économique apparaît à bout de souffle alors que le savoir n’a jamais été aussi accessible, que les échanges sont plus faciles que jamais et que la richesse mondiale, qui a plus que doublé depuis l’an 2000, est au plus haut historique. Ce dernier point est le plus troublant puisqu’il met en exergue un problème de transmission dans la machine, le carburant étant plus que disponible... D’où provient ce problème de transmission ? Comment y remédier ? Lire la suite en pièce jointe
Les niveaux de rémunération proposés par les banques continuent d’alimenter l’intérêt des entreprises pour les comptes à terme Le montant global des liquidités disponibles détenues par les 36 sociétés non financières du CAC 40 se maintient relativement stable depuis 4 ans, ressortant à 159 milliards d’euros à fin 2013, en retrait de 3 % sur un an. Ces liquidités sont investies à 82 % sur des supports de placement respectant les critères de sécurité définis par la norme IAS 7, un préalable indispensable pour qu’elles soient comptabilisées au bilan en tant que « trésorerie et équivalent trésorerie » et ainsi retranchées de facto par les prêteurs et les agences de notation dans le calcul de l’endettement net. Aux côtés des dépôts bancaires et disponibilités en compte courant, les entreprises placent leur cash sur des «équivalents de trésorerie» qui sont le plus souvent des OPCVM monétaires, des titres de créances négociables détenus en direct (billet de trésorerie, certificat de dépôt, billet à moyen terme négociable), des comptes à terme bancaires ou des placements en pension livrée. Dynamisation limitée La baisse des taux d’intérêt qui se poursuit depuis plusieurs années confronte les entreprises à une hausse des coûts de portage de leur dette, dans la mesure où les taux d’emprunt subissent une inertie à la baisse plus importante que le rendement des placements, dont les maturités sont relativement plus courtes et les rythmes de renouvellement plus fréquents. Pour limiter l’envolée de ces coûts de portage, les entreprises sont incitées à dynamiser leur stratégie de placement. Ainsi, la part des supports «dynamiques», dans le sens où ils ne réunissent pas l’ensemble des critères d’IAS 7, a augmenté de deux points de pourcentage en 2013 pour atteindre 18 %. Ces placements, qui offrent des perspectives de rendement plus importantes du fait de maturités plus longues et/ou de niveaux de risque plus élevés, peuvent être des fonds non monétaires, des produits structurés, des obligations souveraines et d’entreprises détenues en direct ou encore des actions de sociétés cotées ou non. À titre de comparaison, les grands groupes allemands se révèlent moins averses au risque dans la gestion de leurs liquidités, les supports dynamiques représentant 28 % des 129 milliards d’euros détenus par les 25 sociétés non financières du DAX30. À l’inverse, les trésoriers italiens affichent une plus grande prudence, avec seulement 4 % des 70 milliards d’euros que se partagent les 32 entreprises du FTSE MIB comptabilisé hors du poste trésorerie et équivalent trésorerie. Lire la suite : cliquez ici
Alors que les indicateurs économiques confirment les prévisions très consensuelles des marchés, ceux-ci restent touchés par quelques éléments exogènes, le dernier en date étant le conflit ukrainien.
Le cabinet de conseil en stratégie et en management, Facts & Figures (F&F) a publié sa cinquième édition de son baromètre 2014 sur l'épargne-vie individuelle. Il en ressort que le marché de l'épargne-vie individuelle apparaît aujourd’hui comme étant relativement figé. F&F souligne le manque de prises d’initiatives de la part des opérateurs et confirme que les prémices d’une profonde transformation à venir du marché sont là.
Pour Nawal Robinet, directrice générale déléguée de Forward Finance, la finance doit être au service de l'économie réelle et en tant que consultant en gestion d'actifs, elle estime qu'elle doit aider les investisseurs institutionnels à domestiquer la sphère financière pour obtenir de leurs placements des résultats satisfaisants par rapport à leur objet social. Nawal Robinet nous donne ses préconisations dans le contexte actuel.
La BCE enfin libre de reflater l'économie Un événement majeur du mois de mars a retenu notre attention et a justifié un changement de nos scénarii 2014, décrits dans le Décryptage de la lettre de mois de novembre. Il s’agit en réalité d’une révolution à l'échelle de la zone Euro dont les premiers bourgeons ont fleuri avec l’arrivée du printemps. La déclaration de Jens Weidmann, représentant de l’Allemagne au directoire de la BCE, affirmant qu’il n'était « pas exclu » que l’institut d'émission lance un « quantitative easing » pour aider les économies de la zone Euro est en soi une révolution. C’est forcément le résultat d’un long travail de lobbying des partenaires de l’Allemagne pour la convaincre de la nécessité de jouer collectif. Cela change la donne pour longtemps car il entérine un changement de cap dans le rôle de l’Allemagne au sein de l’Union. Lire la suite en pièce jointe
La géopolitique fait à nouveau irruption dans les salles de marché. L’annexion de la Crimée par la Russie au mépris des traités post-guerre froide marque le retour de l’Europe à une logique de confrontation Est-Ouest. Le mythe de l’immuabilité des frontières européennes d’après-1945 est tombé. Les conséquences sont lourdes et les marchés cherchent, à tâtons, à donner un prix à ce nouveau paradigme. Face à la timidité du premier train de sanctions américaines et européennes, les investisseurs ont conclu que la donne macroéconomique avait finalement peu changé. Mais les conséquences à long terme de sanctions plus ambitieuses (type embargo iranien) auront de larges répercussions sur des marchés clés comme l’énergie, les métaux de base (nickel, aluminium) et des industries capitales pour l’Europe telles que l’armement, l’agroalimentaire et la banque commerciale.
Le Conservateur gère aujourd'hui plus de 6,5 milliards d'euros à travers ses contrats d'assurance-vie et ses tontines. Le portefeuille d'actifs des fonds en euros se caractérise par une poche importante (69%) réservée aux obligations privées. Gilles Ulrich, directeur général du groupe, nous détaille la stratégie d'investissement mise en place dans ses différents portefeuilles.
Venu du monde de la gestion alternative, Philippe Canovas, le fondateur de Philinx, a la caractéristique d'adopter une vision non seulement business mais également organisationnelle. Selon lui, si l'immobilier est un sous-jacent historique pour les institutionnels, son mode de gestion serait en pleine évolution. Une mutation qui passe en grande partie par la ré-ingénierie financière de l'immobilier patrimonial et le développement de la gestion indirecte.
Dans une nouvelle publication intitulée «Improved Risk Reporting with Factor-Based Diversification Measures», EDHEC-Risk Institute encourage les investisseurs institutionnels à mieux apprécier le degré de diversification de leurs portefeuilles. Cette recherche a été menée avec le soutien de CACEIS dans le cadre de la chaire d’EDHEC-Risk Institute intitulée «New Frontiers in Risk Assessment and Performance Reporting.» Avant la crise financière, les portefeuilles des fonds de pension souffraient d’une diversification insuffisante, avec une concentration sur un nombre réduit de catégories et classes d’actifs. Depuis la crise de 2007, on peut observer une réelle tendance de diversification des investissements, mais cela ne signifie pas pour autant que cette diversification soit efficace. Cette étude a été menée sur les 1000 fonds de pension américains les plus importants, au 30 septembre 2002, 30 septembre 2007 et 30 septembre 2012. Cette recherche présente de nouveaux indicateurs de diversification basés sur le concept d’allocation de facteurs de risques plutôt que sur celui d’allocation d’actifs. Les auteurs souhaitent déterminer le rapport entre l’apparence de diversification (le nombre effectif de classes ou de constituants, ou «??? effective number of constituents ???» (ENC)) et la réalité de la diversification (le nombre effectif de paris ou «???effective number of bets???» (ENB)), qui mesure le nombre réel de paris risqués indépendants pris par les investisseurs. L’ENB permet une analyse plus fine de l'évaluation du rapport risques/performance. Investir dans de nombreuses classes ou catégories d’actifs sans tenir compte de la corrélation des risques peut en effet se révéler contre-productif, dans un premier temps au niveau de la diversification et dans un second temps sur le plan de la performance. L'étude est en pièce jointe