L’indice semestriel IPD de la performance des OPCI, publié en partenariat avec ASPIM, fait ressortir un rendement global d'1,7 % au 30 juin. Cela donne un rendement global annuel de 4,2 %, soit 30 points de base au-dessous du plus bas rendement annuel enregistré jusqu’alors (en 2012). Toutefois, sur quatre ans, les fonds immobiliers français ont enregistré un rendement de 6,8 % par an. Contrairement au semestre précédent, la plus forte performance a été réalisée par les 25 véhicules dont le niveau d’endettement dépasse 50 %, à 2,3 % sur six mois. Malgré un taux de distribution de 3,7 %, le taux de rendement semestriel des 52 fonds ayant un niveau d’endettement inférieur à 50 % a perdu 120 points de base par rapport au 2e semestre 2013, pour atteindre 1,9 %. Les fonds qui n’ont pas recours à l’effet de levier ont connu pour leur part une forte baisse de leur taux de rendement. Ce dernier est tombé à 0,5 %. Cela a conduit à un rendement annuel de 2,6 % au 30 juin, nettement en dessous des fonds misant sur l’effet de levier (4,4 % pour les fonds dont le niveau d’endettement est inférieur à 50 % et 4,8 % pour ceux dont le niveau d’endettement est supérieur à 50 %). Les 25 OPCI spécialisés dans le commerce ont délivré pour leur part un taux de rendement de 5,5 % annuel, contre 9,5 % en décembre 2013. Les 31 fonds spécialisés dans le bureau ont maintenu quant à eux un rendement annuel de 3,9 % (contre 3,8 % au semestre précédent). Comparé aux autres classes d’actifs, les actions immobilières ont enregistré la plus forte performance : 19,8 %. Les obligations suivent ensuite à 8,1 % (contre 1,2 % en décembre dernier). IPD note que, sur les trois dernières années, les OPCI français restent positionnés au-dessus de l’inflation, mais sont encore distancés par les autres classes d’actifs. Olivier Mège, directeur exécutif de MSCI, précise : La valeur des actifs immobiliers détenus par ces fonds s'élève à 22 Md € à l’issue du 1er semestre. Les secteurs les plus importants de l’indice (ndlr : par valeur nette du capital) reste le bureau (45 %) et le commerce (23 %). Le poids de la logistique et des actifs industriels reste stable à 10 %, tandis que les hôtels poursuivent leur progression, atteignant 9 % de l'échantillon ».