La fintech italienne Scalapay, spécialisée dans le paiement fractionné, annonce aujourd’hui avoir réalisé un tour de table de 215 millions de dollars en equity, seulement six mois après avoir levé 155 millions de dollars. Parmi les nouveaux investisseurs, figurent notamment le géant chinois Tencent et Willoughby Capital. Ils rejoignent les investisseurs historiques dont Tiger Global, Gangwal, Moore Capital, Deimos et Fasanara Capital. En parallèle, la fintech annonce avoir levé 282 millions de dollars de dette.
La France est le nouvel Eldorado des investisseurs étrangers à la recherche de fintechs prometteuses. Mais voilà, si le marché hexagonal se rattrape après un démarrage lent, tâtillon même, ce n’est pas non plus la panacée. La dérive menace déjà. Ainsi, les valorisations mirobolantes atteintes ces dernières semaines par certaines fintechs seraient des « erreurs de jugement », selon les commentaires d’investisseurs restés à l’écart. Par exemple, les cas de Qonto – 4,4 milliards d’euros pour cette néobanque spécialiste des professionnels, qui a levé près de 500 millions – et Spendesk – plus d’un milliard après un tour de table de 100 millions d’euros pour cette société qui vend une solution de gestion des dépenses professionnelles aux PME… – font planer le doute sur la sortie heureuse de ces scénarios. Le gonflement des valorisations peut conduire, faute de solution en Europe, à alimenter le pipeline des IPO vers le Nasdaq, pendant que les financiers européens s’évertuent à soutenir les premiers pas des jeunes pousses… Ce ne serait pas la première fois.
Qui a remporté les enchères pour l’œuvre d’art de Mélania Trump, le NFT Head of State – et qui représente les chapeaux de l’ex-Première dame ? Vérification faite, il s’agit bien de Trump, Melania. La transaction s’est bien sûr effectuée en cryptomonnaies, dont les mouvements sont transparents : le portefeuille ayant créé le NFT a transféré les 200.000 dollars nécessaires à l’achat à un second portefeuille, qui les a transmis à un troisième, le vainqueur de la vente en ligne. Ce petit tour de « wash trading » est fréquent sur les achats de NFT, puisqu’il permet de gonfler artificiellement les prix – mais il ne s’agit pas d’une fraude, aucun texte de loi ne venant le préciser… La situation de Donald est-elle si désespérée ?
Brian Chesky, le chef d’AirBnB, sait rassurer les investisseurs. Ces derniers s’inquiètent en effet de la pérennité du modèle de la plateforme, car le stock de logements disponibles à la location est limité. Qu’ils dorment tranquilles (et chez eux) : « L’inflation va exercer une pression sur les familles du monde entier, qui seront à la recherche d’opportunités économiques pour passer cette période difficile. » En bref, la remontée des prix va pousser plus d’individus à louer leur chambre à coucher. Un vrai cercle vertueux : en poussant les prix de l’immobilier à la hausse, AirBnB pousse autant d’opportunistes qui s’ignorent à sauter le pas.
77 % des restaurateurs trouvent que les paiements par titres restaurant ne sont pas rentables pour eux. C’est un désaveu qui traverse le monde de la restauration d’après une étude Viavoice-Worklife : 80 % trouvent les commissions pratiquées par les émetteurs de ces titres prépayés trop élevées (3,5 % en moyenne), 61 % les trouvent également opaques. Et 77 % sont même prêts à n’accepter que des titres restaurant sans commission. C’est le positionnement de Worklife, nouvel entrant sur ce marché, qui ne facture pas de commission autre que les frais bancaires classiques liés aux cartes.
2,3 milliards d’euros C’est le prix auquel Worldline envisage de céder sa division Terminaux, Solutions & Services à Apollo. Les deux parties sont entrées en discussions exclusives alors que Worldline avait lancé une revue stratégique de cette activité il y a deux ans. Worldline estime qu’Apollo propose « une vision industrielle porteuse, un engagement à soutenir l’actuelle direction et une sensibilité réelle au contexte social français ». L’accord de cession prévoit également un renforcement du partenariat commercial avec Worldline pour les cinq prochaines années, une façon d’aligner les intérêts des deux parties, en plus des actions privilégiées dont la valeur pourrait atteindre 0,9 milliard d’euros.
Digitaliser son offre et multiplier les modes de distribution, voilà l’ambition de la mutuelle qui mise sur ces interfaces pour toucher un nouveau public.
Le spécialiste français des paiements vend ses lecteurs de cartes bancaires au fonds américain Apollo. Une étape nécessaire à son redressement boursier.
L'assureur pourrait étudier l’opportunité d’ouvrir une agence virtuelle ou la mise en place de nouveaux services à des fins de prévention ou d’assistance.
La fintech tricolore Lydia bloque les comptes de dizaines de clients, avec à la clé des montants allant jusqu'à 100.000 euros, évoquant des doutes sur la provenance des fonds échangés, rapportait vendredi le Journal du Net. 101 clients ont rejoint un recours collectif contre la société, précise le site. Déjà à la manœuvre dans la class action contre OVH, c’est le cabinet Ziegler & Associés qui porte cette action. Spécialisée à l’origine dans les transferts d’argent instantanés entre particuliers, la licorne parisienne est désormais présente sur le marché des comptes courants, de l’épargne, des cartes de débit, du trading ou encore des cagnottes en ligne. En décembre 2021, elle annonçait avoir bouclé un tour de table de 103 millions de dollars, portant à 200 millions le total des fonds levés depuis sa création en 2013.
Circle, l’émetteur du stablecoin USD Coin, va entrer en Bourse via une fusion avec un special purpose acquisition company (Spac), le véhicule d’investissement coté Concord Acquisition. Tous deux ont bouclé leur accord de transaction, a annoncé Circle dans un communiqué jeudi. La société indique viser désormais une valorisation de 9 milliards de dollars (7,91 millliards d’euros), deux fois plus que les 4,5 milliards annoncés en juillet dernier. La fusion était censée se clôturer au quatrième trimestre 2021 mais Circle n’était visiblement pas satisfait de son accord financier initial. L’entreprise n’a pas attendu la date de résiliation du 3 avril 2022 pour l’abandonner et signer un nouvel accord.
Circle, l'émetteur du stablecoin USD Coin, va entrer en Bourse via une fusion avec un special purpose acquisition company (Spac), le véhicule d’investissement coté Concord Acquisition. Tous deux ont bouclé leur accord de transaction, a annoncé Circle dans un communiqué ce jeudi.
Haut. Le financement participatif augmente le rythme de la collecte avec une croissance de 84 % en 2021, pour 1,9 milliard d’euros. Le Baromètre Mazars-Financement Participatif France évalue à près de 5 milliards d’euros les financements réalisés depuis l’instauration de ce nouveau mode de financement dans l’Hexagone. Seul bémol, la collecte de dons baisse de 10 % à 196,8 millions d’euros. Mais les prêts-obligations, en revanche, sont multipliés par deux, dépassant 1,5 milliard d’euros, et l’investissement augmente de 73 % à 102,5 millions. Le Baromètre souligne que la diversification progressive des mécanismes de collecte (placements, privés, fonds d’investissement, souscriptions réservées…) contribue à cette tendance haussière. Et la constitution par certaines plateformes de fonds commun de placement à risques (FCPR) ou de fonds professionnels spécialisés pour accueillir de grands investisseurs illustre l’imbrication croissante entre crowdfunding et asset management.
C’est le montant de la nouvelle levée de fonds bouclée par le spécialiste français du paiement différé et fractionné, Alma. Il se répartit entre 115 millions d’euros en fonds propres et 95 millions d’euros de dettes. Outre ses investisseurs historiques (Cathay Innovation, Eurazeo, Bpifrance…), Alma accueille en plus Tencent, GR Capital et Roosh Ventures. Objectif : l’international. Déjà présente en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Belgique, la fintech veut conquérir les Pays-Bas, le Luxembourg, le Portugal, l’Irlande et l’Autriche. Alma compte 6.000 marchands parmi ses clients, dont les Galeries Lafayette, le Printemps ou Etam. Elle a traité un milliard d’euros de transactions en un an.
Facebook ne s’attendait sans doute pas à une telle réaction. Après avoir déploré la politique de protection de données de l’Union européenne, le groupe a prévenu : si le transfert de données personnelles aux Etats-Unis devenait impossible, Meta quitterait l’Europe. Menace ou promesse ? La commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, ne s’est pas prononcée, se contentant de remarquer que la suppression d’Instagram lui donnerait 20 minutes de temps libre par jour. Et de conclure « qu’en politique, il ne faut jamais brandir la menace de son départ ». Au risque, comme Meta s’y expose, d’être pris au sérieux.
De nouvelles règles sont nécessaires de toute urgence pour donner aux banques la certitude de gérer les cryptoactifs pour le compte de gros clients qui souhaitent entrer sur ce marché, a déclaré, mardi, Debbie Toennies, responsable des affaires réglementaires de la banque de financement et d’investissement JPMorgan Chase, citée par Reuters. Le secteur des crypto-actifs est actuellement peu réglementé : il n’existe aujourd’hui aucune règle sur mesure sur le montant de capital que les banques devraient mettre de côté pour couvrir les activités du secteur. Cela laisse les banques internationales dans les limbes. Les grandes institutions comme les fonds spéculatifs et les fonds d’investissement s’intéressent de plus en plus aux cryptomonnaies et se tournent vers les banques pour agir comme intermédiaires.
Une filiale de la société de prêts de cryptomonnaies BlockFi a accepté de payer 100 millions de dollars (88,5 millions d’euros) à la Securities and Exchange Commission (SEC) et à 32 Etats fédérés. Elle réglera les frais liés à un produit de prêt de cryptomonnaies de détail qu’elle a offert à près de 600.000 investisseurs, a déclaré le gendarme boursier américain lundi. L’amende inclut 50 millions de dollars pour les régulateurs et 50 millions de dollars pour la SEC, la plus grosse amende jamais infligée par les autorités à un émetteur de cryptoactifs, a-t-il déclaré. BlockFi Lending, la filiale, a enfreint les règles en proposant un produit de prêt avec intérêt sans s’inscrire auprès de la SEC, a indiqué l’agence. BlockFi, qui n’a ni admis ni nié les conclusions de la SEC, a accepté de se conformer en proposant un produit alternatif qui sera enregistré auprès de l’autorité.
Le gendarme français des données personnelles a publié une note sur son site ce lundi, où il rappelle les enjeux du projet d’euro numérique en matière de protection de la vie privée. La Commission nationale informatique et libertés (Cnil) appelle aussi à un débat démocratique à ce sujet. La Banque centrale européenne (BCE) mène actuellement des expériences internes avec l’euro numérique et prévoit de commencer à travailler sur un prototype fin 2023. La Commission européenne a l’intention de proposer un projet de loi pour un euro numérique début 2023. La Cnil rappelle que les utilisateurs doivent avoir la liberté de choisir leur moyen de paiement, pour conserver, notamment, la maîtrise de la quantité de données collectées lors d’un paiement. Elle souligne aussi qu’il n’est pas certain que l’anonymat des paiements – soit «l’absence de traçage des achats effectués et de risque pour la vie privée» – sera garanti par l’euro numérique, contrairement aux espèces. Notamment parce que «les conditions d’émission et de distribution en ligne de l’euro numérique apparaissent difficilement compatibles, d’un point de vue technologique, avec un anonymat total dans l’usage».
Le gendarme français des données personnelles a publié une note sur son site ce lundi, où il rappelle les enjeux du projet d’euro numérique en matière de protection de la vie privée. La commission nationale Informatique et libertés (Cnil) appelle aussi à un débat démocratique à ce sujet.
Une filiale de la société de prêts de cryptomonnaies BlockFi a accepté de payer 100 millions de dollars (88,5 millions d’euros) à la Securities and Exchange Commission (SEC) et à 32 Etats fédérés. Elle règlera les frais liés à un produit de prêt de cryptomonnaies de détail qu’elle a offert à près de 600.000 investisseurs, a déclaré le gendarme boursier américain lundi.
Affirm a plongé de près de 21%, à 46,55 dollars l’action, en clôture vendredi. La fintech spécialisée dans les solutions de paiement a accusé une perte plus importante que prévu au dernier trimestre 2021 malgré des revenus qui ont bondi de 77% sur la période.