Goldman Sachs Asset Management a annoncé, mardi, l’acquisition, pour un montant non dévoilé, de NextCapital, une fintech basée à Chicago, qui utilise des «robots-conseillers» pour fournir aux entreprises américaines des solutions destinées aux fonds de pension de leurs salariés. La transaction, qui devrait être bouclée au second semestre 2022, permettra à la filiale de la banque américaine de diversifier son activité en lui apportant un flux de revenus plus régulier que ceux qui proviennent du trading.
Apple et Google ont désactivé les cartes bancaires russes Mir sur leurs porte-monnaies numériques. Apple a supprimé la possibilité d’utiliser une carte Mir avec Apple Pay, a annoncé vendredi le Système national de cartes de paiements, ou NSPK selon son acronyme russe, un organisme de la banque central russe. Les banques russes Sberbank, Gazprombank et Tinkoff Bank, qui émettent toutes des cartes utilisant le système de paiement Mir, ont informé leurs clients vendredi sur les réseaux sociaux qu’ils n’auraient plus accès à Apple Pay. La filiale d’Alphabet, Google, a pour sa part suspendu son projet visant à permettre aux consommateurs russes d’utiliser leurs cartes Mir avec Google Pay. Ce projet avait été évoqué en octobre dernier dans le quotidien russe Izvestia. «Google Pay suspend ses services de paiement en Russie en raison d’une interruption des services de paiement indépendante de notre volonté», a déclaré une porte-parole de Google.
Une intégration européenne au milieu du gué, c’est ce que les acteurs des paiements ont présenté hier lors d’une conférence organisée par le France Payments Forum.
Pilier des échanges interbancaires, la coopérative devient un instrument de politique internationale, favorisant l’émergence de solutions alternatives.
Intervenant sur le sujet de la confiance numérique lors d’une conférence organisée par la Compagnie nationale des commissaires aux comptes, le journaliste Frédéric Filloux est revenu sur le fonctionnement de Facebook (Meta, désormais), décriant les travers fondamentaux de ce réseau social : « Facebook est la boîte la plus perverse au monde, il n’y a pas plus dangereux que cette entreprise au monde ! » Un cri du cœur pour cet observateur avisé des nouvelles technologies qui a rappelé que les algorithmes présidant à la diffusion des messages favorisent les plus outranciers aux dépens des interventions modérées ou raisonnables. Selon lui, le réseau social est irréformable dans la mesure où forcer Facebook à modérer davantage ses contenus reviendrait à briser son modèle économique. Frédéric Filloux se montre également sévère avec les médias traditionnels qui se sont largement trompés en croyant utiliser Facebook et les autres réseaux sociaux comme canal de distribution.
Digital. Le groupe de règlement-livraison rejoint le consortium Fnality, dédié à la construction d’un réseau distribué de systèmes de paiement utilisant des monnaies digitales de banques centrales (MDBC). Créé en 2019, Fnality compte 14 groupes bancaires internationaux à son capital, outre le Nasdaq. Et va lancer une première expérimentation en octobre prochain avec la Banque d’Angleterre pour créer une monnaie digitale reflétant la livre sterling et l’injecter dans les réseaux de paiement et règlement-livraison. L’objectif est ensuite d’étendre les expériences à d’autres banques centrales. Euroclear pourra se positionner sur l’euro et proposer ainsi cette monnaie digitale à ses clients réalisant des transactions en blockchain. Le spécialiste du post-marché a participé à une expérience concluante de « delivery versus payment » en blockchain avec la Banque de France l’an dernier.
La souveraineté économique est une notion à la mode en Europe. Encore faut-il pouvoir accorder les actes aux paroles. 2022 devait être l’année du décollage de l’European Payments Initiative (EPI), cet ambitieux projet visant à créer un système de paiement par carte (scheme) paneuropéen, susceptible de rivaliser avec les géants américains Visa et Mastercard. Mais l’Airbus du paiement ne parvient pas à allumer tous ses moteurs. Trois ans après que ce grand dessein a été rendu public, le nombre de ses promoteurs s’est réduit à 13 banques en raison de la défection récente des principaux réseaux de détail espagnols et allemands. La société en charge de l’EPI vient d’annoncer qu’elle remettait sur l’étagère son système de carte, pour se concentrer dans l’immédiat sur le paiement instantané et la création d’un porte-monnaie électronique.
La plateforme japonaise d’échange de cryptomonnaies Coincheck a annoncé, mardi, qu’elle entrerait en Bourse aux Etats-Unis en fusionnant avec la société d’investissement cotée Thunder Bridge Capital Partners IV, dans le cadre d’un accord de 1,25 milliard de dollars. L’accord assurerait une levée de 237 millions de dollars à la société combinée, à partir des liquidités détenues dans la fiducie de la special purpose acquisition company (Spac), en supposant qu’il n’y ait pas de rachats. Coincheck, basée à Tokyo, compte environ 1,5 million de clients. L’entité combinée, qui s’appellera Coincheck Group NV, sera cotée au Nasdaq sous le symbole CNCK. L’accord devrait être conclu au cours du second semestre.
La plateforme japonaise d'échange de cryptomonnaies Coincheck annoncé mardi qu’elle entrerait en Bourse aux États-Unis en fusionnant avec la société d’investissement cotée Thunder Bridge Capital Partners IV, dans le cadre d’un accord de 1,25 milliard de dollars.
La plateforme de trading FTX poursuit sa croissance folle avec l’ouverture d’un nouveau siège, cette fois en Australie, a annoncé son CEO, Sam Bankman-Fried, lors d’une prise de parole à la Blockchain Week 2022 en Australie. Le géant des services de trading de crypto-actifs a obtenu une licence de la part des régulateurs locaux pour émettre des produits dérivés de gré à gré (OTC), ce qui inclut notamment les options ; les contrats à terme (futures) ; les CFD ; ainsi que les tokens à effet de levier.
Clearbank a levé 175 millions de livres sterling (208 millions d’euros) auprès d’un seul investisseur, la société de capital-investissement Apax Partners, rapporte le site Techcrunch. La startup – fondée en 2015 et lancée en 2017 – ne divulgue pas sa valorisation, mais le PDG Charles McManus a déclaré que la société avait auparavant levé 195 millions de livres sterling auprès d’investisseurs, dont l’homme d’affaires canadien John Risley et les sociétés de capital-investissement PPF Group et Norther Private Capital. La fintech britannique a bâti des services financiers basés sur le cloud permettant aux banques et autres clients de déduire en temps réel les transactions de paiement et autres services financiers. ClearBank compte actuellement 200 clients - de grandes institutions financières, des entreprises britanniques comme Tide et Oaknorth, et Coinbase.
Après une levée de fonds de 450 millions de dollars, la société américaine spécialisée dans la blockchain a doublé sa valorisation à 7 milliards de dollars.
JPMorgan Chase a annoncé mardi qu’il achèterait Global Shares, une société fintech irlandaise dont le logiciel aide les entreprises à gérer les plans d’actionnariat des employés. L’accord, dont les termes n’ont pas été divulgués, devait être conclu au second semestre de cette année. Fondée en 2005, Global Shares gère près de 200 milliards de dollars d’actifs et sa plateforme basée sur le cloud (informatique dématérialisée) est utilisée par plus de 600 clients. La banque américaine prévoit d’intégrer la société dans ses activités de gestion d’actifs et de patrimoine, selon un communiqué. Global Shares conservera son siège social à Cork, en Irlande.
La plateforme d'échanges de cryptomonnaies Binance a obtenu une licence de la banque centrale de Bahreïn, a-t-elle annoncé dans un communiqué. Elle peut désormais opérer sur les territoires des Etats du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), s’offrant ainsi une position de choix au Moyen-Orient. Elle vient ainsi d’obtenir la première licence de fournisseur de services de crypto-actifs délivrée par la banque centrale du Royaume de Bahreïn. Cette la licence vaut non seulement pour Bahreïn, mais également pour Dubaï et tous les membres du Conseil de Coopération du Golfe. «Elle permettra à Binance de fournir du trading de crypto-actifs, des services de garde et de gestion de portefeuille aux clients, sous la supervision des régulateurs de Bahreïn», indique son PDG, Changpeng Zhao, cité dans le communiqué. La plateforme avait déjà annoncé, en fin d’année dernière, ouvrir un hub de cryptomonnaies à Dubaï.
JPMorgan Chase a annoncé mardi qu’il achèterait Global Shares, une société fintech irlandaise dont le logiciel aide les entreprises à gérer les plans d’actionnariat des employés. L’accord, dont les termes n’ont pas été divulgués, devait être conclu au second semestre de cette année.
La plateforme d'échanges de cryptomonnaies Binance a obtenu une licence de la banque centrale de Bahreïn, a-t-elle annoncé dans un communiqué. Elle peut désormais opérer sur les territoires des Etats du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), s’offrant ainsi une position de choix au Moyen-Orient.
La commission du Parlement européen a voté la réglementation MiCa, qui encadre les cryptoactifs, mais sans interdire le système de minage à la base du bitcoin.
La banque centrale indienne (la Reserve Bank of India, RBI), a interdit à la fintech Paytm d’accepter de nouveaux clients. La RBI a pris cette décision en vertu de « préoccupations importantes » concernant le système informatique de la fintech, sur lequel un audit complet a été demandé. Le cours de Paytm a chuté de plus de 10% lundi après cette annonce. Il a abandonné près de 65% depuis son introduction en Bourse en novembre 2021. A l’époque, la société était valorisée 20 milliards de dollars, mais avait perdu 40% de sa valeur dès ses premiers jours de cotation. Paytm avait comme ambition de devenir une petite banque financière, un segment créé par la RBI dans le but d’apporter des services bancaires de base aux particuliers mal desservis du pays.
Le suspense était à son comble depuis plusieurs jours. Et le verdict est tombé. La Commission des affaires économiques et monétaires (Econ) du Parlement européen vient de voter contre l’interdiction du système de « preuve de travail », aussi appelé proof of work, au grand soulagement de l'écosystème des cryptomonnaies en Europe. Plus précisément, 23 députés ont voté pour une interdiction de ce système, 30 contre et 6 se sont abstenus. Les membres du Parti populaire européen (PPE), du groupe Renew (libéral) et du parti conservateur l’ECR ont voté contre, tandis qu’une minorité de députés de Verts et de la gauche européens ont voté pour le texte.
La Commission des affaires économiques et monétaires (Econ) du Parlement européen votera aujourd’hui sur le projet final de la réglementation Markets in crypto-assets ou MiCA, qui vise à encadrer les cryptoactifs. Les résultats du vote seront connus en fin de journée. Jeudi dernier, l’issue du vote semblait être connue d’avance, avec la suppression d’un point de blocage concernant le minage de crypto-monnaies.