Contrairement aux fintech, qui fournissent des services régulés, les regtech sont considérées comme les auxiliaires d’acteurs régulés. A ce titre, elles ne sont pas soumises à un agrément ou une labellisation. L’Autorité des marchés financiers est attachée au principe de « neutralité technologique », le superviseur ne souhaitant pas se prononcer sur les choix technologiques des acteurs régulés. Cependant, il examine la conformité des contrats d’externalisation. « En cas de dysfonctionnement ou de non-conformité, l’entité régulée conserve la pleine responsabilité des manquements observés », explique Sylvestre Tandeau de Marsac, avocat associé, à l’occasion d’une conférence organisée par l’EIFR (European Institute of Financial Regulation). Cela pourrait évoluer dans le temps, certaines regtech ayant émis de souhait d’entrer dans une démarche de certification de leurs services. « La réflexion n’en est qu’à ses débuts », a conclu Sylvestre Tandeau de Marsac.