Le spécialiste de l’investissement non coté Andera Partners a annoncé vendredi le premier closing à 450 millions d’euros de son fonds Andera MidCap 5, fonds successeur de Winch Capital 4, avec un objectif final de 600 millions d’euros. Il s’agit du cinquième véhicule de l’équipe Andera MidCap qui depuis 20 ans accompagne en fonds propres les dirigeants-actionnaires d’entreprises de croissance dans leurs stratégies de changement d’échelle et de transformation de leur organisation. L’équipe a pu compter sur la confiance renouvelée de partenaires historiques tels que Société Générale Assurances, BNP Paribas Cardif, Bpifrance, MACSF, CNP Assurances ou Ardian et a également attiré de nouveaux investisseurs français et internationaux. Les 15 sorties réalisées sur les fonds Winch Capital 3 et 4 ont généré un multiple de 3,3 fois en moyenne.
C’est au large de l’île de Sein que deux vieux loups de mer du capital-investissement ont trouvé l’inspiration pour baptiser leur nouvelle société à mission, Armen. Du nom du mythique phare d’Ar-Men (« la pierre », en breton – photo) qui, souvent au cœur des tempêtes, guide les marins de jour comme de nuit (trois éclats blancs toutes les 20 secondes). Gageons qu’Armen trouvera le chemin de la croissance avant les quatorze ans qu’aura duré la construction du phare. Comme ce dernier depuis plus d’un siècle, Armen se veut « partenaire de confiance » et « catalyseur de développement durable et responsable » pour les sociétés de gestion alternatives européennes au sein desquelles elle investira en minoritaire. A la barre, le président Dominique Gaillard et le directeur général Laurent Bénard. Le premier a, lors de précédents embarquements, présidé France Invest ou dirigé Ardian. Le second a dirigé Capza.
C’est le montant levé par Sonarsource, une société suisse de « clean code » créée à Annecy. En clair, la société aide les développeurs de logiciels à écrire du code de bonne qualité. Sa solution est utilisée par 80 sociétés du classement Fortune 100. Les nouveaux investisseurs, Advent International, General Catalyst et Permira Growth Opportunities s’ajoutent à Insight Partners et aux actionnaires fondateurs et valorisent la société 4,25 milliards d’euros. Sonarsource vise un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros dans les prochains mois, grâce à une accélération de ses ventes dans le monde.
L’ancien directeur général d’Ardian, Dominique Gaillard, et l’ancien DG de Capza, Laurent Bénard, ont annoncé lundi le lancement de leur structure, Armen. Elle investira dans des sociétés de gestion alternative européennes et les accompagnera dans leur croissance, au travers d’opérations appelées « GP Stake ». Ce mécanisme consiste à prendre des participations minoritaires dans le capital des sociétés de gestion alternative. Largement développée aux États-Unis depuis 2010, cette stratégie y est en pleine croissance et émerge rapidement en Europe.
Un an après son départ de Natixis, Jean Raby rejoint la société de private equity Astorg en tant que partner, en charge du développement.L’ancien directeur général de Natixis Investment Managers va coordonner les fonctions de relations investisseurs et de marketing de la boutique. Il va créer deux autres fonctions clés : la communication et le développement. Bien que basé à Paris, le dirigeant franco-canadien aura un périmètre mondial. Astorg a une présence à Londres, Francfort, Milan, Luxembourg et New York. Le gérant de private equity a connu un fort développement ces dernières années, avec des encours qui ont grimpé de 7 milliards début 2019 à 15 milliards d’euros actuellement.
Elon Musk est la cible d’une plainte déposée vendredi devant un tribunal du Delaware par un fonds de pension américain qui cherche à empêcher l’homme d’affaires de boucler rapidement le rachat du réseau social Twitter pour 44 milliards de dollars (41,6 millions d’euros). Le fonds de pension de la police de la ville d’Orlando estime qu’en vertu de la réglementation du Delaware, Elon Musk ne peut pas boucler le rachat de Twitter avant 2025 au plut tôt, à moins que des actionnaires représentant les deux-tiers des actions Twitter non détenues par le patron de Tesla n’approuvent l’opération. Elon Musk est un «actionnaire intéressé» après avoir acquis une participation de plus de 9% au capital de Twitter, ce qui exige un délai, peut-on lire dans la plainte. Twitter et son conseil d’administration sont également visés par cette procédure.
Le fonds souverain norvégien (NBIM), le plus important du monde avec près de 1.200 milliards d’euros d’actifs, s’attend à des conditions de marchés difficiles en raison de l'évolution de la situation géopolitique et de l’inflation, a déclaré mardi son directeur général. «Les conséquences géopolitiques de la guerre sont difficiles à prédire mais nous allons sans doute au-devant des plus importants changements depuis 30 ans», a dit Nicolai Tangen dans sa déclaration préliminaire écrite à l’occasion de son audition par la commission des Finances du parlement norvégien. Au premier trimestre 2022, Norges Bank IM, qui gère le fonds, a accusé une perte de valeur en raison des turbulences de marché. La valeur des actifs du NBIM a reculé de 683 milliards de couronnes norvégiennes (70,9 milliards d’euros) entre début janvier et fin mars 2022, soit un rendement de -4,9%.
Le fonds souverain norvégien (NBIM), le plus important du monde avec près de 1.200 milliards d’euros d’actifs, s’attend à des conditions de marchés difficiles en raison de l'évolution de la situation géopolitique et de l’inflation, a déclaré mardi son directeur général.
Trop haut. Pour 91 % des fonds de capital-investissement, les multiples de valorisation dans les opérations d’acquisition se révèlent surévalués, selon l’étude annuelle menée par Roland Berger, qui a interrogé quelque 1.700 acteurs du secteur à travers l’Europe. Ce pourcentage s’élevait à 82 % un an plus tôt. La part des fonds jugeant les actifs correctement valorisés a reculé en un an, de 17 % à 8 %. Les fonds sont pourtant 40 % à anticiper une poursuite de la hausse des multiples cette année, 38 % misant sur une légère augmentation et 2 % prévoyant une forte progression. Cette tendance ne devrait pas pour autant freiner l’activité, 63 % du panel projetant un accroissement des opérations. Cette augmentation s’annonce à deux chiffres pour 11 % des experts interrogés, 52 % misant sur une hausse de moins de 10 % en 2022.
Déjà actionnaire de référence d'Elsan, le fonds veut racheter l'australien Ramsay, premier acteur des soins privés en France au travers de sa filiale Ramsay Santé.
L’enchère organisée par Rothschild & Co a échoué et les actionnaires de Sommet Education tentent de trouver un compromis avec le groupe d’enseignement Galileo.
Son premier fonds dédié au financement des entreprises de ce secteur, Tilt Capital Fund 1, vient de réaliser un premier closing à 145 millions d’euros.
Né du métier de la propreté il y a près de soixante ans, GSF est devenu l’un des principaux groupes français de son secteur, avec un chiffre d’affaires de près de 1,1 milliard d’euros et plus de 41.000 collaborateurs (1,9 milliard d’euros de revenus pour son concurrent Onet). Pour se donner les moyens de continuer à croître, l’ETI détenue par Jean Louis Noisiez a discrètement communiqué sur l’entrée en négociation exclusive avec TowerBrook Capital Partners. Le fonds d’origine britannique, conseillé par Rothschild & Co, va devenir l’actionnaire minoritaire de GSF, en échange d’un investissement qui avoisinerait près de 200 millions d’euros. La famille Noisiez, qui a travaillé avec BNP Paribas dans cette opération, continuera de participer aux organes de gouvernance du groupe mais sera plus aux commandes opérationnelles. «Cette nouvelle association avec TowerBrook s’opérera dans une logique de continuité forte du modèle, de la stratégie et de la gestion de GSF. Elle permettra à GSF d’accélérer sa croissance, de continuer à développer ses activités et diversifier son offre de services», a expliqué le groupe. La transaction, soumise à l’approbation des autorités de la concurrence, devrait être bouclée avant l’été.
Né du métier de la propreté il y a près de 60 ans, GSF est aujourd’hui l’un des principaux groupes français de son secteur, avec un chiffre d’affaires de près de 1,1 milliard d’euros et plus de 41.000 collaborateurs (1,9 milliard d’euros de revenus pour son concurrent Onet). Une envergure importante pour un groupe 100 % familial, qui entend toutefois se donner les moyens de continuer à croître. Pour ce faire, l’ETI détenue par Jean Louis Noisiez et qui permet à ce dernier de figurer à la 287ème place des plus grandes fortunes de France du classement Challenges, a discrètement communiqué sur l’entrée en négociation exclusive avec TowerBrook Capital Partners.
La vente du groupe de formation L’Ecole Française est bouclée. Ce spécialiste de la formation continue a cédé la majorité de son capital à Eduservices, un leader français de l’éducation supérieure privée pour l’emploi contrôlé par la famille Grassaud (et soutenu par Capza, Parquest et Amundi Private Equity Funds). La banque d’affaires Alantra avait reçu un mandat de cession des dirigeants-fondateurs Thibault Viguier et Guillaume Caillot, comme l’avait mentionné Challenges il y a un an. Le magazine précisait alors que L’Ecole Française affichait près de 4 millions d’euros d’Ebitda par mois… soit plus de 40 millions d’euros par an. En réalité, le chiffre annuel a été considérablement revu à la baisse et serait inférieur à 10 millions d’euros. Conséquence : la valorisation de l’entreprise se situerait sous la barre des 100 millions d’euros, contre 500 millions annoncé un an plus tôt.
Exclusif – Le géant suisse de l’agroalimentaire prévoit de réunir le comité social et économique de sa filiale demain pour évoquer le projet du repreneur.
Le groupe de private equity Andera Partners a annoncé vendredi la cession de sa participation minoritaire au capital d’Atland SAS, la holding de contrôle du groupe Atland, l’un des principaux opérateurs immobiliers français. Andera Partners avait investi en 2014 dans le cadre d’une opération primaire, aux côtés des deux dirigeants fondateurs Georges Rocchietta et Lionel Védie de la Heslière. La sortie d’Andera Partners se fait dans le cadre d’une réorganisation capitalistique qui permet à Georges Rocchietta de se reluer et de devenir ainsi l’actionnaire majoritaire du groupe, et à plusieurs cadres clés d’accéder au capital du groupe via plusieurs plans successifs d’intéressement.
D’origine britannique mais très actif sur le continent, le fonds d’investissement privilégierait une cotation à Amsterdam. Une option vécue comme un camouflet à Londres.