Réglementation. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé la création d’un groupe de travail sur la fin de vie des fonds de capital-investissement destinés aux particuliers. Les sociétés de gestion peuvent en effet rencontrer des difficultés à céder leurs différentes participations dans de bonnes conditions et dans les temps impartis. « Cette équation peut être complexe à respecter lorsque les fonds détiennent des participations dans des sociétés en difficulté ou pour lesquelles le cycle de création de valeur n’est pas achevé », indique l’AMF. Ainsi, sur 569 fonds ouverts aux investisseurs non professionnels (FIP, FCPI et FCPR) fin 2020, 253 avaient dépassé leur durée de vie, parfois de plusieurs années, soulevant de nombreuses questions de la part des épargnants. Cela pose « aussi des problématiques pour les sociétés de gestion, les encours devenant le plus souvent non contributifs alors même qu’ils nécessitent une mobilisation de moyens importante », souligne l’AMF, qui souhaite dès lors une adaptation du cadre réglementaire. Les propositions issues du groupe de travail sont attendues d’ici à l’été 2022.
Afflux. Dans un sondage réalisé par l’Ipem, l’événement européen du capital privé qui se tiendra en septembre prochain à Cannes, les sociétés de gestion (GP) interrogées anticipent un nombre particulièrement élevé de levées de fonds en 2022, dans un marché où l’exposition des investisseurs (LP) à la classe d’actifs ne devrait pas croître significativement. Ainsi, 67 % des GP prévoient de lancer de nouveaux fonds, dont 54 % cherchent à lever davantage que leurs fonds précédents, et 67 % s’attendent à une augmentation du nombre de GP en 2022. Parmi les points d’attention, 91 % des sondés placent les valorisations comme principal risque pour le secteur. L’inflation et la hausse des taux d’intérêt figurent aussi parmi les inquiétudes, devant le risque climatique. Malgré cela, 62 % des GP prévoient d’investir davantage qu’en 2021 et de réaliser plus de sorties. Près de trois quarts des GP évoquent par ailleurs l’ESG comme priorité pour 2022.
Le gérant new-yorkais a décroché la bagatelle de 20 milliards de dollars pour son véhicule de douzième génération. Ses actifs sous gestion atteignent 90 milliards.
Avec le rapprochement entre Suez et Veolia, le secteur de la gestion des déchets en France a enregistré une importante transformation. Depuis, plusieurs acteurs de plus petites tailles se sont lancés à la recherche de partenaires stratégiques ou financiers. C’est notamment le cas de la Saur, dont EQT – le principal actionnaire - a confié un mandat de cession à Rothschild & Co, ainsi que de Sepur. Selon une notification de l’Autorité de la concurrence, ce spécialiste de la collecte et du tri des déchets s’apprête à passer dans le giron de Cube Infrastructure Managers.
Le fonds souverain norvégien, le plus important au monde avec ses 1.300 milliards de dollars (1.153 milliards d’euros) d’actifs, va céder ses actifs russes à la suite de l’offensive militaire de la Russie contre l’Ukraine, a annoncé dimanche le Premier ministre, Jonas Gahr Stoere. Les actifs russes du fonds, composés d’actions dans 47 entreprises, d’obligations d’Etat, représentaient 25 milliards de couronnes norvégiennes (2,49 milliards d’euros) à la fin de l’année 2021, contre 30 milliards de couronnes un an auparavant, a précisé le gouvernement norvégien. La Norvège, qui n’appartient pas à l’Union européenne mais est membre de l’Otan, avait annoncé son intention de s’associer aux sanctions européennes visant Moscou.
Exclusif - Ardian, principal actionnaire de ce concurrent des laboratoires Biogroup et Cerba, prévoit de s'alléger cette année. Un dossier à plusieurs milliards.
Rapprochement. Capza et Axa renforcent leur partenariat. L’assureur français va accroître sa participation, de 46 % à un peu plus de 60 %, dans la structure fondée par Christophe Karvelis et s’engage à investir plus de 3,5 milliards d’euros dans les prochains véhicules du gérant. « Le renforcement de ce partenariat va nous permettre de déployer des fonds dans un marché en croissance et fortement concurrentiel et de nous accompagner dans un plan de développement ambitieux à l’international et sur de nouvelles stratégies », ont déclaré Benoit Choppin, Guillaume de Jongh et Maxence Radix, managing partners chez Capza. La société de gestion va par ailleurs racheter les parts détenues par Amiral Gestion dans Artemid, l’intégrant ainsi complètement.
Le spécialiste irlandais de matériaux de construction Kingspan, coté à Londres, vient de signer le rachat d’Ondura, la participation de Naxicap Partners incluant les sociétés Onduline, Alwitra Holding et CB, sur la base d’une valorisation de 550 millions d’euros. Le fonds tricolore avait acquis l’expert des solutions d’étanchéité des toitures et des bâtiments Onduline pour 220 millions d’euros, fin 2017. Sous l’ère Naxicap, plusieurs opérations de croissance externe ont été menées (Alwitra, CB…) et ont permis de rééquilibrer la géographie des revenus en faveur de l’Europe de l’Ouest. L’an dernier, Ondura a affiché 424 millions d’euros de chiffre d’affaires pour un Ebitda de 63 millions d’euros.
Le spécialiste irlandais de matériaux de construction Kingspan, coté à Londres, fait ses emplettes dans l’Hexagone. Il vient de signer le rachat d’Ondura, la participation de Naxicap Partners incluant les sociétés Onduline, Alwitra Holding et CB, sur la base d’une valorisation de 550 millions d’euros. Le fonds tricolore avait acquis l’expert des solutions d’étanchéité des toitures et des bâtiments Onduline pour 220 millions d’euros, fin 2017. Un prix considéré comme relativement peu élevé en raison des déboires rencontrés par le groupe en Russie et en Turquie – deux marchés où Onduline réalisait plus de la moitié de son EBE. Astorg et Abénex, les deux précédents actionnaires, avaient ainsi peiné à revendre leur participation. Sous l’ère Naxicap, plusieurs opérations de croissance externe ont été menées (Alwitra, CB…) et ont permis de rééquilibrer la géographie des revenus en faveur de l’Europe de l’Ouest. L’an dernier, Ondura a affiché 424 millions d’euros de chiffre d’affaires pour un Ebitda de 63 millions d’euros.
En contrepartie, l’assureur s’est engagé à investir plus de 3,5 milliards d’euros dans les prochains fonds de ce gérant spécialisé en ‘private equity’ et en dette privée.
En contrepartie, l’assureur s’est engagé à investir plus de 3,5 milliards d’euros dans les prochains fonds de ce gérant spécialisé en private equity et en dette privée.
PAI Partners se retrouve pointé du doigt par un syndicat américain, the United Electrical, Radio and Machine Workers of America, et par une association, the Private Equity Stakeholder Project (PESP). Ces derniers attaquent le fonds d’investissement sur les pratiques sociales et environnementales de l’une de ses sociétés en portefeuille, l’embouteilleur Refresco (photo). En cause, « les traitements abusifs des superviseurs, la faiblesse des salaires, les avantages sociaux minimes, le harcèlement sexuel, les changements d’horaires constants », selon les accusateurs. Une lettre a ainsi été adressée au réseau d’investisseurs à l’initiative des PRI (Principles for Responsible Investment) afin de leur demander la radiation de PAI Partners, selon le site d’informations Investment & Pensions Europe. PAI Partners a répondu « avoir pleinement confiance dans la capacité des dirigeants de Refresco à répondre aux problèmes soulevés ».
Les ONG ont fort à faire pour veiller au grain des émissions carbone en attendant que les régulations soient opérantes. Après avoir épluché les portefeuilles des banques, il leur faudrait passer en revue l’activité des fonds de capital-investissement. Ces acteurs auraient acquis pour 60 milliards de dollars d’actifs d’exploitation en pétrole, gaz et charbon ces dernières années, selon The Economist. Loin de fermer leurs chantiers sous la pression ESG (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance), les compagnies pétrolières ont toutes les chances de trouver des clients pour les quelque 130 milliards de dollars d’actifs qu’elles s’apprêtent à vendre dans les prochaines années, selon le cabinet Wood Mackenzie. Blackstone, Carlyle et KKR figurent parmi les principaux clients ayant profité ces dernières années de la baisse des valorisations malgré les prix de l’énergie en hausse. Brookfield, en dette privée, n’a pas boudé son plaisir non plus, ayant racheté le portefeuille de dette en pétrole et gaz d’ABN Amro en Amérique du Nord. Concession toutefois au changement des temps, sinon du climat, les fonds acquéreurs ne se présentent plus avec un focus « Energie » mais s’affichent avec une étiquette « Croissance » ou « Opportuniste »…
La société de gestion américaine de capital-investissement Blackstone a annoncé ce mardi la recapitalisation du groupe de «logistique du dernier kilomètre» Mileway pour une valeur de 21 milliards d’euros, soit la plus importante opération immobilière privée jamais enregistrée dans la région. Blackstone et la direction de Mileway ont développé en six ans la plus importante plateforme logistique du dernier kilomètre en Europe, avec aujourd’hui 14,7 millions de m2 à travers 1.700 entrepôts dans 10 pays.
Saverglass fait preuve de générosité avec Carlyle, son propriétaire depuis 2017. Comme annoncé par L’Agefi en novembre, le fabricant de bouteilles en verre a refinancé sa dette avec l’aide des teneurs de livre Crédit Agricole CIB, Société Générale CIB, Barclays, RBC, CIC et Mediobanca. L’opération s’élève à 500 millions d’euros, dont 100 millions sont dédiés au versement d’un dividende. En parallèle, elle lui offre l’opportunité de rembourser une dette senior de 295 millions d’euros arrivant à échéance en 2023, ainsi que le solde d’un prêt garanti par l’Etat. L’an dernier, Carlyle avait mandaté Rothschild & Co pour céder sa participation majoritaire. L’appétit des acquéreurs s’était toutefois révélé limité et le fonds texan Lone Star n’est pas parvenu à séduire Carlyle.
Parts Holding Europe s’apprête à rejoindre le groupe belge D’Ieteren pour 1,7 milliard d’euros. Quant à Alpha PE, il vient de lancer la vente de Feu Vert.
Saverglass fait preuve de générosité avec Carlyle, son propriétaire depuis 2017. Comme annoncé par L’Agefi en novembre, le fabricant de bouteilles en verre a refinancé sa dette avec l’aide des teneurs de livre Crédit Agricole CIB, Société Générale CIB, Barclays, RBC, CIC et Mediobanca.
Accompagné par Ardian depuis près d’un an, Inovie renforce sa présence sur le marché stratégique de l’Ile-de-France. Ce poids lourd de l’analyse médicale dans l’Hexagone a finalisé l’intégration du laboratoire Biofutur, dont le réseau est constitué de 60 sites employant 500 collaborateurs. Concurrent direct de Bioclinic, dont le processus de cession a été récemment révélé par L’Agefi, Biofutur affiche un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros. Des revenus notamment dopés par le développement de plus d’une dizaine de centres dédiés au dépistage Covid-19. Inovie représente aujourd’hui près de 20 % du marché en France et est également présent à l’international, avec des antennes au Maroc et au Liban. Le groupe, qui revendique plus de 70.000 patients quotidiens, a pleinement profité de la crise sanitaire. Selon nos informations, son Ebitda se situerait au-dessus des 300 millions d’euros. Il représenterait à lui seul près de 20 % de l’activité de biologie médicale privée en France.
Accompagné par EQT depuis près d’un an, Cerba Healthcare déroule sa stratégie de croissance externe. Le groupe de laboratoires d’analyses médicales a signé un accord en vue d’acquérir Yourlab, un réseau implanté dans l’Ouest de la France. Celui-ci se structure autour de six filiales et est composé de 49 sites répartis en Bretagne, en Val de Loire et en Normandie. Il emploie plus de 600 collaborateurs qui officient sous les enseignes Biolaris, Biomedilam, C+Bio, LBR, Orn Biomedia Cal et Tonnellerie. La participation d’EQT dispose de l’un des plus vastes réseaux de laboratoires de l’Hexagone, avec plus de 600 sites. L’opération est soumise à l’autorisation de l’Autorité de la concurrence.
Le premier actionnaire du télédiffuseur français, le canadien Brookfield, a mandaté deux banques d’affaires pour céder sa participation après la présidentielle.
Accompagné par EQT depuis près d’un an, Cerba Healthcare déroule sa stratégie de croissance externe. Le groupe de laboratoires d’analyses médicales a signé un accord en vue d’acquérir Yourlab, un réseau implanté dans l’Ouest de la France. Celui-ci se structure autour de six filiales et est composé de 49 sites répartis en Bretagne, en Val de Loire et en Normandie. Il emploie plus de 600 collaborateurs qui officient sous les enseignes Biolaris, Biomedilam, C+Bio, LBR, Orn Biomedia Cal et Tonnellerie. « Yourlab bénéficie […] d’une implantation tout à fait complémentaire de la nôtre dans l’Ouest de la France », a expliqué Catherine Courboillet, présidente de Cerba. La participation d’EQT dispose de l’un des plus vastes réseaux de laboratoires de l’Hexagone, avec plus de 600 sites. Ces derniers mois, un certain nombre d’opérations sont venues renforcer le maillage territorial de Cerballiance, notamment en Nouvelle Aquitaine, en Normandie, en région parisienne mais aussi en Nouvelle Calédonie. L’opération est soumise à l’autorisation de l’Autorité de la concurrence.
La fintech basée sur le «revenue-based financing» a levé 18 millions d’euros dans le cadre de sa série A. Une opération alimentée par XAnge, Otium Capital et Bpifrance. En parallèle, Silvr s’est vu confier 112 millions d’euros de capacité de financement par une multitude de fonds. Jusqu’à présent centré sur les acteurs du e-commerce et du SaaS, en raison de la récurrence de leurs revenus, la jeune pousse prête plusieurs millions d’euros à une dizaine d’entreprises chaque mois. Le tout en percevant des commissions fixes comprises entre 6 à 12 %. Elle compte désormais étendre son offre de prêt à d’autres domaines du numérique. Pour ce faire, elle ambitionne de quadrupler ses effectifs d’ici à la fin de l’année, pour atteindre une centaine de collaborateurs.
Le groupe spécialisé dans la gestion déléguée de services pour les collectivités locales aurait fait l’objet d’un mandat de cession attribué à Rothschild & Cie.