Les salariés versent de moins en moins de cotisations sociales utiles, met en avant l’Institut de la Protection Sociale (IPS) dans une nouvelle analyse. Cette évolution met surtout en évidence une tendance lourde au sein des cotisations obligatoires. Alors qu’elles constituent un salaire différé au profit des salariés, les cotisations obligatoires sont devenues par touches successives un « impôt social ». Le lien entre les cotisations versées et les prestations obtenues s’avère de plus en plus faible. Cette évolution porte en germe un risque grave : la mise en cause du consentement des Français au paiement des cotisations obligatoires.Elleappelle à des changements importants dans le financement de la protection sociale obligatoire.La fin de la contrepartie d’un risque éventuel.Les cotisations sociales n’augmentent pas toujours la retraite et les prestations sociales des salariés, explique l’IPS dans la mesure où:- il existe des seuils de déclenchement de certaines prestations. Il faut avoir cotisé au moins un minimum pour en bénéficier, même si le revenu déclaré était inférieur ; -le nombre de prestations sont désormais plafonnées. Cela signifie qu’elles ne peuvent pas dépasser un certain montant, quel que soit le revenu déclaré.Mais, en raison des difficultés financières rencontrées par les régimes sociaux, un certain nombre de cotisations ont été déplafonnées, sans que pour autant la prestation soit elle aussi déplafonnée, avance l’IPS.Sur le strict plan du « retour sur investissement » pour chaque salarié, il ne sert alors à rien de payer une cotisation au-delà d’un certain salaire. En effet, la prestation ne pourra plus alors augmenter. Dans ce cas, on peut parler d’une véritable taxe sociale.Définition d’une cotisation sociale productive. Une cotisation est productive lorsque deux éléments la constituant sont réunis : -il existe une proportion entre le montant payé et la prestation espérée ;-il existe une cohérence entre les seuils de déclenchement et les limites maximales et minimales tant des cotisations que des prestations. Par opposition à une cotisation productive, peut être considérée comme une taxe sociale toute cotisation qui n’ouvre pas un droit particulier à une prestation ou qui permet l’obtention éventuelle de prestations sans lien – ou sans proportionnalité – avec le montant cotisé. Ainsi, pour certains risques, le versement de cotisations se présente clairement comme une taxe sociale.Le risque de rejet du modèle s’aggrave. Le poids excessif des cotisations obligatoires n’apportant aucune prestation à ceux qui les versent va commencer à poser un sérieux problème. Le principe de solidarité est parfaitement justifié en lui-même. Mais la confusion des différentes logiques rend le système social illisible pour les Français. Cela risque de susciter des phénomènes de rejets, particulièrement pour ceux dont les salaires dépassent le plafond annuel de Sécurité sociale (37.032 euros par an en 2013). Pour eux, l’efficacité du système est devenue trop faible. Le pourcentage des cotisations sociales versées en pure perte (c’est-à-dire non productives de droits) augmente au fur et à mesure que le salaire progresse : - jusqu’au plafond, la part des cotisations productives est largement prépondérante (près de 70 %) ;- entre le plafond (37.032 euros/an) et 4 fois cette somme (148.128 euros/ an), la part des taxes sociales l’emporte à plus de 61 % ;- entre 4 fois le plafond (148.128 euros /an) et 8 fois cette somme (296.256 euros/an), c’est près de 69 % des cotisations qui n’ont aucun impact sur les prestations ;- Au-delà de 8 fois le plafond, 100 % de ce qui est versé l’est en pure perte pour le salarié concerné.Dissocier solidarité universelle et revenus de remplacement. A la lumière de ces indications, l’Institut de la Protection Sociale (IPS) souhaite attirer l’attention des pouvoirs publics sur l’évolution progressive du système français de protection sociale vers un système d’assistance sociale dans lequel le lien entre les cotisations versées et les prestations obtenues s’avère de plus en plus faible. Il demande ainsi de dissocier le financement : - des régimes à solidarité universelle (santé et allocations familiales) ;- des régimes procurant un revenu de remplacement (indemnités journalières, invalidité, décès et retraite). Pour ces régimes, la proportionnalité commande un financement professionnel ou personnel obligatoirement en équilibre. Le législateur pourrait ici s’inspirer de l’autonomie laissée à certains régimes complémentaires obligatoires, comme ceux des TNS. Pour ces régimes, qui n’ont pas droit au déficit, les administrateurs doivent en équilibrer impérativement le financement, conclut l’IPS.
A l’occasion d’une conférence de presse, Gérard Quevillon, président du RSI, et Stéphane Seiller, directeur général, ont apporté un éclairage sur les propositions que le régime soumet aux pouvoirs publics.Indemnités journalières. Le régime souhaiterait instaurer un dispositif d’indemnités journalières pour les conjoints collaborateurs tout en rétablissant l’équité avec le régime des auto-entrepreneurs. A ce titre, il entend :- Instaurer un dispositif d’indemnités journalières pour les conjoints collaborateurs basé sur une cotisation forfaitaire (correspondant à la cotisation minimale classique, soit 103,69 euros en 2013) permettant de bénéficier d’une indemnité journalière à 20,29 euros. Cette proposition s’inscrit dans le cadre de la directive européenne sur l’égalité de traitement entre les hommes et les femmes. Par ailleurs, le RSI demande l’extension aux concubins du statut de conjoint collaborateur.- Rétablir l’équité en faisant évoluer le dispositif d’indemnités journalières des auto-entrepreneurs. En matière d’indemnités journalières, les auto-entrepreneurs bénéficient actuellement d’une prestation minimale de l’ordre de 20 euros par jour alors qu’ils cotisent en proportion de leur chiffre d’affaire déclaré. Dans une logique d’équité avec les autres chefs d’entreprise indépendants, le conseil d’administration du RSI s’est prononcé pour l’instauration d’un dispositif permettant une proportionnalité du montant de l’indemnité journalière au niveau des cotisations payées par les auto-entrepreneurs. Une économie de 12 millions d’euros est attendue pour un peu plus de 220 millions d’euros de prestations versés.Simplifier la gestion des cotisations provisionnelles. Le régime propose par ailleurs des évolutions des textes législatifs et réglementaires pour de nouvelles dispositions,dont l’ajustement de la cotisation provisionnelle de l’année N sur les revenus de l’année N-1. Cet ajustement pourrait s’établir dès réception de la déclaration des revenus de l’année N. Actuellement, les cotisations sociales des travailleurs indépendants au titre de l’année N sont appelées à titre provisionnel sur la base des revenus déclarés pour l’année N-2 avant de faire l’objet d’une régularisation définitive. A noter que cette mesure était déjà préconisée l’hiver dernier par l’Institut de la protection sociale dans son livre blanc intitulé «Amélioration et simplification de la protection sociale des chefs d’entreprise et des libéraux».Les responsables du RSI préconisent aussi la simplification de l’ouverture du droit aux prestations en espèces (indemnités journalières, invalidité). Les règles applicables actuellement sont complexes en gestion car elles ne permettent pas de gérer un processus fluide de passage de l’assuré de l’arrêt de travail à l’invalidité. Le RSI souhaite pouvoir les simplifier et invite le législateur à faire en sorte que :- la règle d’être à jour de ses cotisations et la règle de non-radiation ne soient examinées qu’au premier arrêt de travail ; - en cas de prolongations d’arrêt de travail ou d’entrée en invalidité intervenant dans la continuité de l’arrêt, ces règles soient supprimées ;- lorsque la personne entre directement en invalidité sans phase préalable d’indemnité journalière, ces deux règles soient vérifiées à la date d’entrée en invalidité (situation très faiblement fréquente).Cette simplification des règles en matière d’indemnités journalières permettra d’éviter l’encombrement des commissions de recours amiable et la consommation pas forcément justifié de crédits du fonds d’action sociale dédié aux cotisants en difficulté.La mise en œuvre des mesures pourrait intervenir au 1er janvier 2014 pour les indemnités journalières et pour l’invalidité, note le régime.Plus de six millions de personnes protégées. Le RSI a par ailleurs donné quelques chiffres : - Nombre de personnes protégées : 6,1 millions de chefs d’entreprise indépendants, artisans, industriels, commerçants, professionnels libéraux, et leurs familles.- Nombre de cotisants : 2,8 millions dont 36 % d’artisans, 41 % de commerçants, 23 % de professionnels libéraux, dont 48.000 conjoints collaborateurs. Effectifs en hausse : +3,4 % par rapport à 2011. Cela correspond à 9 % de la population active. Plus de un sur quatre sont auto-entrepreneurs, soit 840.000 personnes, en hausse de 15 %. - Nombre de retraités : 2 millions dont 44 % d’artisans et 56 % de commerçants (pour la retraite, le RSI couvre uniquement les artisans, industriels et commerçants).
La soirée de remise des prix du Grand Prix du Patrimoine Jeunes Diplômés s’est déroulée lundi 1er juillet au Concepts Store de BNP Paribas, place de l’Opéra. BNP Paribas Banque Privée, Cardif et la Compagnie des Conseils et Experts Financiers, membres du jury ont décerné cette année les récompenses à 3 étudiants – pour le Grand Prix du Conseil – et 3 équipes – pour le grand prix de l’ingénierie.
La Banque de France vient de publier une étude portant sur l’état des OPCVM sur la période 2008-2012. L’actif net des OPCVM français s’élève à 1.254 milliards d’euros à fin 2012, en progression de 65 milliards (+ 5 %) sur l’année. Il repasse ainsi légèrement au‑dessus de son niveau de fin 2008 (1.233 milliards). En matière de gestion collective, la France conserve la deuxième place au sein de la zone euro derrière le Luxembourg et devant l’Irlande. La position relative, au sein de la zone euro, des OPCVM monétaires français s’est renforcée en 2012, leur part du marché européen s’élevant à 40 %, contre 35 % l’année précédente. En revanche, la progression de l’encours des OPCVM non monétaires français (+ 6 %) est moindre que celle de leurs concurrents, notamment au Luxembourg, en Allemagne et en Irlande, pays qui ont concentré 80 % de la hausse des encours de la zone euro en 2012.
Afin de familiariser les épargnants avec l’Investissement Socialement Responsable (ISR), ses promoteurs, l’AFG (Association Française de la Gestion financière) et le FIR (Forum pour l’Investissement Responsable) annoncent dans un communiqué en date de ce jour qu’ils ont décidé d’en préciser la définition :
A la suite de l’ouverture d’une enquête en matière d’ententes et d’abus de position dominante en avril 2011, étendue à l’ISDA en mars 2013, la Commission européenne a informé plusieurs grandes banques d’investissement du monde de ses conclusions préliminaires selon lesquelles elles ont enfreint les règles européennes de concurrence relatives aux ententes en s’accordant, entre 2006 et 2009, pour empêcher la pénétration des marchés organisés dans le domaine des produits dérivés de crédit (Credit Default Swaps ou CDS).
Lors du congrès de la Chambre Syndicale des Courtiers d’assurances (CSCA) qui s’est tenu à Reims les 27 et 28 juin dernier, le président Dominique Size a confirmé que le principe de continuer la démarche d’unification avait été adopté en assemblée générale ordinaire. Les syndicats qui forment la fédération vont se fondre dans un syndicat unique mais devraient conserver une certaine autonomie régionale ou catégorielle, notamment en continuant de percevoir les cotisations.La décision d’unification est prévue pour la fin de l’année avec la mise en place d’un nouveau statut et d’un nouveau règlement intérieur. Un nouveau bureau sera aussi désigné au 1er janvier a complété Dominique Size.Plusieurs commissions– organisation, cotisations, communication et nouveaux adhérents et nouveaux services – ont été montées pour faire avancer le projet.Plus que jamais, la CSCA entend courtiser les très nombreuses TPE du courtage a souligné Dominique Size.
En 1974, un fils reçoit de ses parents une donation en avancement d’hoirie – soit une donation en avancement de part successorale – portant sur un terrain sur lequel était édifiée une ferme. Après le décès des parents, des difficultés naissent entre le frère attributaire de la donation et sa sœur pour procéder au partage de la communauté des époux et de leurs successions.
Verspieren proposedorénavant aux courtiers et mandataires intermédiaires d’assurancesun contrat d’assurance responsabilité civile professionnelle (RCP)spécifiquement élaborés dans le respect de leurs obligationsréglementaires.
La dernière étude de Xerfi-Precepta «La banque et l’assurance face aux mass affluent – Comment satisfaire une clientèle coincée entre le mass market et la banque privée?» revient sur les différentes approches de conquête de la clientèle patrimoniale. Mass affluent, clientèle patrimoniale, cible haut de gamme, clients à fort potentiel, premium...les qualificatifs ne manquent pour définir ce segment de clientèle coincé entre le mass market et la banque privée. Les clients aisés ne constituent pas pour autant un marché en tant que tel.C’est ce qu’illustre la diversité des profils, des critères retenus (revenus, avoirs domiciliés, type de carte, encours de crédit, taux d’équipement produits, professions, etc.) ou encore des seuils d’intervention (150.000 euros en général mais seulement 20.000 euros d’actifs financiers pour l’offre Priority de BNP Paribas).Compte tenu de l’hétérogénéité de cette cible des clients aisés (chefs d’entreprise, cadres dirigeants, professions libérales, détenteurs de stock options...) mais aussi du manque d’homogénéité des approches des acteurs de la banque et de l’assurance, estimer la taille du «marché» s’avère délicat. Pour autant, le nombre de ménages dotés d’un patrimoine financier compris entre 50.000 et 1 million d’euros est suffisamment important en France pour intéresser un nombre croissant d’opérateurs et la concurrence s’est intensifiée sur ce segment de clientèle.Pour aller plus loin: www.xerfi.fr
A l’occasion du colloque 2013 de Fidroit qui s’est déroulé à Paris le jeudi 27 juin, son président Olivier Rozenfeld a annoncé la concrétisation d’un partenariat stratégique entre Fidroit et les Editions Francis Lefebvre. «Ce partenariat donnera une autre dimension au centre de valorisation patrimonialeque représente Fidroit auprès des CGPI» a déclaré Olivier Rozenfeld. Désormais une seule et même structure – Fidroit - sera à même de proposer aux conseillers un ensemble de services reformatés autour de ceux créés historiquement par Fidroit mais enrichis et complétés d’une sélection de services Editions Francis Lefebvre. Les professionnels devrait pouvoir constater prochainement la convergence de certains outils A l’inverse du côté des professions connexes et notamment des experts-comptables, ce sont les éditions Francis Lefebvre qui porteront un projet commun à aux deux entités. «La rentrée sera l’occasion d’annoncer plus précisément la nouvelle gamme créée mais également une seconde série d’innovations qui nous positionnera sur l’ensemble de la chaine des services», a précisé Olivier Rozenfeld.Les deux structures conserventleur totale indépendance.
Dans un communiqué du 28 juin dernier, l’EIOPA invite les autorités nationales compétentes à lui transmettre toutes les informations qui lui seront utiles pour dégager un état des lieux de la commercialisation de l’assurance emprunteur et proposer de nouvelles mesures de protection des consommateurs. En effet, si le régulateur européen de l’assurance reconnaît l’utilité économique de l’assurance emprunteur, il note également des cas de misseling dans plusieurs Etats de l’Union européenne. Gabriel Bernardino, président de l’EIOPA, pointe notamment du doigt le niveau élevé des commissions perçues par les distributeurs.
Les députés ont ainsi adopté l’action de groupe dans le champ de la consommation et de la concurrence. L’assemblée a également voté en faveur de la résiliation infra-annuelle des contrats d’assurance multirisque habitation, responsabilité civile automobile et pour les assurances affinitaires, au terme d’une première année d’engagement. Cette mesure va permettre de rétablir l’égalité entre assurés et assureurs, dans la mesure où les professionnels pouvaient déjà mettre fin au contrat à tout moment.Afin de lutter contre le surendettement des ménages, un Registre national des crédits aux particuliers (RNCP) va être créé. Recensant les crédits à la consommation contractés par une personne, «il responsabilisera les prêteurs et permettra d’éviter le «crédit de trop» qui conduit chaque année au dépôt de plus de 200.000 dossiers de surendettement» indique le communiqué de presse du ministère de l'économie. A ce RNCP s’ajoutent d’autres mesures qui permettront de lutter efficacement contre le surendettement:le renforcement de l’encadrement de la distribution de crédit renouvelable, la réduction de la durée des plans conventionnels de rétablissement pour les ménages surendettés, la réduction du délai d’extinction des lignes dormantes, ou encore la suppression des hypothèques rechargeables pour les particuliers.
Comme il l’avait évoqué le 3 avril dernier, le rapporteur de la commission des Finances de l’Assemblée nationale a rappelé le 27 juin les pistes de réflexion en cours. Il serait question de mettre à contribution les contrats d’assurance-vie, en particulier des plus importants. Il a fait valoir que, «ces contrats bénéficient en effet d’une ligne de fuite de notre système d’imposition, qui crée une distorsion dans l’allocation optimale de l’épargne».
RiskDesign sort deux nouveaux logiciels, RiskMeasure et RiskEngine dédiés au conseil en investissement. RiskMeasure effectue une analyse des performances des produits financiers. D’après le communiqué, «il ne contente pas d’effectuer une évaluation des rendements moyens et des volatilités calculées à partir des données historiques». Deux procédés sont mis en avant, à savoir le développement d’un modèle «non gaussien» qui tient compte d’une analyse des «queues de distribution», situations dans lesquelles les rendements sont exceptionnellement bas ou élevés. Par ailleurs, RiskMeasure serait un outil «permettant de prédire les rendements des produits financiers sur des périodes allant d’une semaine à 5 ans».
Dans le cadre de l’examen du projet de lutte portant sur la lutte contre la fraude fiscale, un amendement adopté vise à accroître les sanctions en cas de non respect par les banques de leurs obligations de déclaration des comptes bancaires dans le fichier FICOBA.
L’association Pro Cultura organisait le 20 juin un colloque « Fiscalité et Œuvres d’art » - Les intervenants y ont dressé un tour d’horizon des différents enjeux de la fiscalité des œuvres d’art.
Près d’une trentaine de professionnels soutenus par Skandia publient un ouvrage sur les expertises des cabinets indépendants - Un outil de communication à destination du marché visant à décrire l’éventail de leur domaine de compétences.
Cette année, les experts du département des Inventaires ont eu le plaisir de découvrir la collection Hollander qui rassemble près de 600tableaux, dessins, meubles et objets d’art de l’Antiquité à nos jours. Fruit de la passion de Jacques et Galila Hollander, qui l’ont construit durant près d’un demi-siècle, cet ensemble est estimé de 4 à 6 millions d’euros et sera adjugé le 16 octobre 2013 à Paris. Ce véritable cabinet de curiosités a nécessité de faire appel aux compétences de plus de 30 spécialistes, tant le champ artistique couvert par cette collection hors du commun est vaste !
Mobilier ancien, tableaux, porcelaines ou même vin : à l’instar d'un bien immobilier, les objets et œuvres d'art constituent un patrimoine - Sa valeur fluctue, il faut l'assurer, le partager équitablement entre des héritiers... Et donc, avant toute chose, le faire estimer par des spécialistes des inventaires.
Parmi les deux chefs-d’œuvre découverts l’année dernière dans l’armoire d’une maison de Province, Le festin des dieux (voir photo ci-dessus) a été réalisé en 1602 par Hans Rottenhammer et Jan Brueghel l’ancien. Estimé entre 600.000et 1million d’euros, il s’est envolé à plus de 1,2million et a constitué un record mondial pour Rottenhammer. L’œuvre sur cuivre a pu être commanditée par RodolpheII de Prague ou un autre important mécène, comme en témoigne la perfection de l’exécution, mais son sujet un peu grivois avait conduit ses propriétairesà ne pas l’exposer aux regards,avant de complètement l’oublier.
IOBSP ou Intermédiaires bancaires en opérations de banque et services de paiement: voici le terme qui désigne l’ensemble des professionnels de l’intermédiation bancaire. Courtiers en crédits immobiliers, intermédiaires du regroupement (ou du rachat) des crédits, courtiers ou mandataires de banques en crédits à la consommation, intermédiaires en services de paiement… sont autant de professionnels aujourd’hui réglementés depuis la loi de Régulation bancaire de 2010. Ces derniers doivent, depuis le 1er janvier 2013, s’immatriculer à l’Orias et respecter un certain nombre d’obligations à géométrie variable selon la catégorie d’intermédiaire choisie. Cette nouvelle réglementation a suscité et suscite encore de nombreuses interrogations dans la mesure où elle réclame que les intermédiaires revoient leurs pratiques, sur un plan structurel ou dans la gestion de la relation clientèle.
Jusqu’au 14 juin dernier, il était possible de minorer l’imposition ISF en recourant à l’assurance vie grâce au plafonnement. Depuis la sanction du Conseil constitutionnel en décembre dernier qui a écarté les revenus non réalisés de ce calcul, la Place a convenu que les intérêts engendrés par les fonds en euros des contrats se retrouvaient exclus du dispositif. Mais voilà que Bercy vient de préciser dans le Bofip, la documentation fiscale publiée en ligne, que ces revenus, en ce qu’ils sont acquis au contrat, doivent être inclus dans le plafonnement de l’ISF 2013. Les conseils fiscaux s’indignent de l’initiative prise par l’administration fiscale trois jours avant la date limite de dépôt des déclarations.
Riche semaine pour l’Autorité de contrôle prudentiel qui vient de prononcer un avertissement et un blâme, respectivement à l’encontre de la société de courtage en assurances Arca Patrimoine et d’UBS France. 150.000 euros de sanction pécuniaire pour «le petit» et 10 millions d’euros pour «le gros». Il est vrai que les faits reprochés ne sont pas tout-à-fait les mêmes. D’un côté, les commissaires contrôleurs ont relevé des manquements aux obligations d’informations et de conseil, de l’autre, ils ont constaté la lenteur avec laquelle la banque a mis en place des procédures pour contrôler ses activités transfrontalières. Ces sanctions interviennent dans un environnement de suspicion généralisée dans lequel la transparence des patrimoines comme des rémunérations est parée de toutes les vertus et où la frontière entre optimisation et fraude fiscale a de plus en plus de mal à être cernée par nos concitoyens – la levée de boucliers des avocats au sujet du projet de loi contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière en est un exemple. Elles doivent être prises au sérieux par les conseillers en gestion de patrimoine. Plus que jamais, une communication sur la richesse de leur métier et de leurs expertises est nécessaire en direction de leurs clients, de leurs partenaires, de leurs prescripteurs, sans oublier le régulateur.