L’immobilier n’est pas épargné depuis quelque temps. Sur le front fiscal, les initiatives récentes l’ont ciblé en bouc émissaire. Si la résidence principale demeure un havre de paix, la loi de Finances rectificative pour 2011 a fortement ébranlé les propriétaires de demeures secondaires, visés à partir du 1er février 2012 par une augmentation du taux d’imposition des plus-values immobilières et par le passage de 15 à 30ans du délai conditionnant l’exonération totale d’impôt, le tout cumulé à la modification de la progressivité de l’abattement. Le projet de loi de Finances pour 2012 vise quant à lui un recentrage du dispositif Scellier, réservé aux logements neufs basse consommation, et divers régimes d’investissements sont menacés du rabot fiscal. Pendant ce temps, les taux de crédit ont grimpé et, de ce fait, les conditions de marché se tendent. Mais ce dernier tient du silex et dans la conjoncture mirobolante que l’on connaît, les prix des logements ont poursuivi leur hausse sur un an. Des signes de ralentissement existent ici et là en cette rentrée, nombreux sont les particuliers qui hissent le drapeau blanc et des intermédiaires disent se faire courtiser par certains promoteurs, rien n’y fait: envers et contre tout, l’immobilier fait de la résistance. Que la sagesse soit avec lui, sa meilleure assurance étant, notre dossier en atteste, que les Français l’adorent !
En détenant 60% de leur patrimoine brut en immobilier, les Français soulèvent la question du bien-fondé de leurs décisions d’allocation d’actifs. Sont-ils sages ou déraisonnables? Délicat de trancher lorsque rentre en ligne de compte dans la propriété immobilière une multitude de paramètres difficilement mesurables tels que l’aversion au risque ou les anticipations. Juger le comportement des ménages est d’autant plus complexe qu’une allocation d’actifs demande des ajustements de portefeuille réguliers, mais pas nécessairement importants, alors que l’immobilier, par ses caractéristiques bien à lui -indivisible, peu liquide, coûteux-, ne peut entraîner qu’un choix binaire: on possède ou non un bien.
Dans un article publié en 2010 dans la revue Réflexions Immobilières, Pierre Schoeffler, senior avisor à l’IEIF, a comparé l’allocation optimale théorique des ménages à celle effectivement constatée chez les Français sur une période de 18 ans. La démonstration conclut qu’avec un patrimoine moyen sur la période 1991 à 2008 constitué à hauteur de 55% d’immobilier, de 21% d’instruments monétaires, de 18% d’obligations et de titres de créances et de 6% d’actions, soit un portefeuille d’actifs risqués, hors instruments monétaires, réparti à 70% en immobilier, à 22% en obligations et à 8% d’actions, les ménages se sont comportés, en moyenne, de manière optimale.
Représentant 60 % du patrimoine brut des ménages français, l’immobilier ne doit pas être exclu des réflexions d’allocation, d’autant que les particuliers, fortunés ou non, ne jurent que par cet actif - Si sa contribution à la diversification d’un portefeuille n’est plus à démontrer, sa place n’en demeure pas moins complexe à analyser au regard de ses spécificités d’actif peu liquide et indivisible.
«Sans surprise, l’idée selon laquelle l’immobilier est une valeur refuge est d’autant plus vraie chez les personnes à hauts revenus (52% contre 39% pour l’ensemble de l’échantillon)», relève une enquête récente commandée par le réseau de franchises immobilières Orpi auprès de l’institut de sondage Ipsos.
«Un portefeuille constitué d’un actif sans risque et d’une combinaison optimale d’actifs risqués est optimal au regard du degré d’aversion au risque de l’investisseur», rappelle Pierre Schoeffler, senior avisor à l’IEIF. Autrement dit, puisqu’il existe autant de compositions optimales de portefeuilles que d’attitudes face au risque, il convient de connaître l’aversion au risque des ménages pour juger de l’optimalité de la composition d’un patrimoine. Si une partie de l’équation peut être résolue mathématiquement (connaissant la rentabilité et le risque de chaque actif ainsi que leur corrélation, la combinaison optimale d’actifs risqués peut être facilement calculée sur des données historiques), le degré d’aversion au risque, traduit par le pourcentage d’actifs sans risque à conserver dans le patrimoine, reste une donnée subjective difficilement mesurable. Déduire sa valeur en observant l’allocation des ménages suppose que chaque individu détient le portefeuille qui lui correspond, ne fait aucune erreur d’appréciation et ne tient compte d’aucun autre paramètre extrinsèque au modèle théorique (les aléas chômage ou maladie par exemple) pour opérer ses choix.
- Dans le cadre de la loi de Finances rectificative pour 2011, un amendement proposé par deux parlementaires a été adopté selon lequel, en cas de démembrement de la clause bénéficiaire d’un contrat d’assurance vie, l’abattement fiscal de 152.500euros est réparti entre l’usufruitier et le nu-propriétaire dans les mêmes proportions.
Dans le cadre de l’examen prochain à l’Assemblée nationale du projet de loi de Finances pour 2012, un amendement apporte un assouplissement à la réforme de la taxation des plus-values immobilières en exonérant de la plus-value la première cession d’une résidence secondaire ou locative lorsque le cédant n’est pas propriétaire de sa résidence principale depuis plus de deux ans et à condition que la cession soit réalisée au moins cinq ans après l’acquisition du logement.
Un particulier décède en 2005 laissant comme héritier son fils unique. Il avait souscrit en 1989 deux contrats d’assurance vie dont la bénéficiaire était sa belle-sœur. Aux termes d’un testament du 22 décembre 2007, il a institué cette dernière légataire universelle de la quotité disponible. Estimant que les primes versées étaient manifestement excessives, le fils unique assigne sa tante afin de voir ordonner que ces primes soient rapportées à la succession et que la part revenant à celle-ci soit réduite.
Mirabaud France a reçu de l’Autorité de Contrôle Prudentiel (ACP) l’agrément d’entreprise d’investissement avec continuité de l’activité de gestion de portefeuille, de réception/transmission d’ordres et de conseil en investissement jusqu’alors exercés par Mirabaud Gestion. Mirabaud France élargit ainsi son éventail de services en proposant à ses clients la possibilité de lui confier la tenue de leurs comptes et la conservation.
Un particulier décède en 2005 laissant comme héritier son fils unique. Il avait souscrit en 1989 deux contrats d’assurance vie dont la bénéficiaire était sa belle-sœur. Aux termes d’un testament du 22 décembre 2007, il a institué cette dernière légataire universelle de la quotité disponible. Estimant que les primes versées étaient manifestement excessives, le fils unique assigne sa tante afin de voir ordonner que ces primes soient rapportées à la succession et que la part revenant à celle-ci soit réduite.
Un notaire est chargé du règlement de la succession d’un défunt. Celui-ci avait institué une personne comme légataire universelle et bénéficiaire de deux contrats d’assurance vie. Afin d’obtenir le paiement de ses émoluments, le notaire assigne la légataire.
Dans le cadre de la discussion, sur le point de s’engager à l’Assemblé nationale, sur le projet de loi de Finances pour 2012, le président de la Commission des Finances a déposé un amendement visant à allonger la durée des contrats d’assurance vie qui ouvre droit au bénéfice du taux réduit de prélèvement forfaitaire.
Mirabaud France a reçu de l’Autorité de Contrôle Prudentiel (ACP) l’agrément d’entreprise d’investissement avec continuité de l’activité de gestion de portefeuille, de réception/transmission d’ordres et de conseil en investissement jusqu’alors exercés par Mirabaud Gestion. Mirabaud France élargit ainsi son éventail de services en proposant à ses clients la possibilité de lui confier la tenue de leurs comptes et la conservation de leurs avoirs.
Le ministère de la justice vient de publier un arrêté qui propose un modèle de relevé d’actualisation de la déclaration d’affectation du patrimoine qui correspond aux obligations comptables annuelles des entrepreneurs relevant de la micro-entreprise et ayant opté pour le régime de l’entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL) par l’affectation d’un patrimoine à leur activité professionnelle.
Par un arrêté du 3 octobre dernier, le Ministère de l’économie vient préciser les modalités de remise des informations clés pour toutes les unités de comptes constituée d’OPCVM.
Delon l’Insee, en septembre 2011, l’indice des prix à la consommation (IPC) baisse de 0,1%, après une hausse de 0,5% en août. Sur un an, il augmente de 2,2%. Hors tabac, l’indice baisse également de 0,1% en septembre 2011 (+2,2% sur un an). Corrigé des variations saisonnières (CVS), l’IPC croît de 0,1% (+2,3% sur un an).
La société de courtage d’assurance lance le contrat retraite internet «mes-placements Madelin». Ce produit veut se distinguer par ses frais réduits: 0 % de frais d’entrée, 0,6% de frais de gestion annuels et 0 % frais d’arbitrages. Les frais d’adhésion à l’association, le Cercle des épargnants, s’élèvent à 30 euros. Le montant de souscription minimum est de 1.000 euros puis de 300 euros par versements complémentaires. Dans le cadre deversements libres programmés, la souscription initiale est de 300 euros et est suivie de versements de 50 euros minimum par mois, trimestre, semestre ou par an.
Natixis Assurances Partenaires offre la possibilité de mixer deux modes de gestion financière, au sein de son contrat Astriade Patrimoine : la gestion sous mandat collective et la gestion libre. Le client peut ainsi confier une partie de la gestion de son contrat Astriade Patrimoine à un gérant et gérer librement l’autre partie, en investissant sur des unités de compte ou sur le fonds en euro.
Le nouveau contrat, SwissLife Prévoyance Salariés, permet de proposer des garanties à la carte pouvant être souscrites indépendamment les unes des autres. Les garanties proposées s’articulent autour d’indemnités journalières (y compris indemnités journalières mi-temps thérapeutiques) qui présentent de nombreuses franchises et périodes d’indemnisation possibles, et d’une rente invalidité. Elles comprennent également une exonération des cotisations en cas d’incapacité de travail de plus de 90 jours.
La Commission européenne a annoncé qu’elle publierait ses propositions de modifications de la directive relative aux marchés d’instruments financiers (MIF) le 20 octobre prochain. Ce sera également à cette même date que sera présentée la directive sur les abus de marché.