Bpifrance et Tikehau ont investi 150 millions d’euros dans la société GreenYellow, spécialiste des solutions de transition énergétique (photovoltaïque, efficacité énergétique, achat, pilotage des consommations et conseil en politique d'énergie) et filiale du groupe Casino. Les deux investisseurs détiendront ensemble 24% du capital aux côtés de Casino. « Accompagner le développement international d’un leader français comme GreenYellow, dont l'équipe de management a démontré au cours des dernières années son expertise transverse des problématiques énergétiques et sa capacité d’innovation et dont l’action vient favoriser la Transition Energétique et Ecologique est au cœur du mandat de Bpifrance », indique Sébastien Moynot, directeur du fonds ETI 2020 de Bpifrance. TV
A l'occasion d'un panel du Global Invest Forum organisé par L'Agefi le 12 octobre dernier, Olivier Héreil, directeur des investissements de BNP Paribas Cardif a annoncé un ralentissement de ses investissements sur les pays émergents.
Le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) souhaite se doter d’une expertise externe capable de collecter, fiabiliser, enrichir et homogénéiser les données provenant des inventaires des OPC d’actifs cotés qu’il détient. L’objectif pour le FRR est de mesurer l’exposition de son portefeuille par émetteurs/contreparties, par zone géographique, par devises étrangères, par notations de crédit et types d’instruments, selon les critères réglementaires ou prudentiels internes. Durée du marché ou délai d’exécution : 36 mois à compter de la notification du marché. Critères d’attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction des critères énoncés ci-dessous avec leur pondération. - capacité du candidat à exercer la prestation : 15 %; - adéquation de la prestation aux besoins du FRR: 55 %; - coûts de la prestation : 30 %. Date limite de réception des offres : 13 novembre 2018, à 12 heures. A lire ici
La mutuelle retraite Médicis qui dispose d’un portefeuille d’actifs de 3,1 milliards d’euros, a porté en 2018 ses engagements dans les infrastructures à un peu plus de 30 millions d’euros. A l’origine, Médicis avait investi 10 millions d’euros dans le fonds Swen Infra Multi select 3 au dernier trimestre 2017. Médicis avait choisi Swen Capital Partners pour « son engagement dans l’investissement responsable dans le non coté, impliqué dans plusieurs initiatives de place, mais aussi parce que leur gestion repose entièrement sur une politique d’investissement responsable ».
Ivanhoé Cambridge, la filiale immobilière de la Caisse de Dépôt et Placement du Québec, a acquis auprès de Bouygues Immobilier en Vefa un immeuble de bureaux, le « Hub 247 » de 9 000 m2 situé à Nanterre Cœur Université, au pied de la nouvelle gare des RER A et ligne L, entre Nanterre Université et la Défense. « Cette nouvelle opération s’inscrit parfaitement dans notre stratégie globale en France et ailleurs en Europe qui consiste à développer un portefeuille diversifié d’actifs porteurs et de qualité. La situation géographique privilégiée de ce projet au cœur d’un quartier mixte, sa conception architecturale ainsi que ses qualités environnementales, correspondent idéalement à nos critères d’investissement. », a indiqué Karim Habra, directeur général Europe chez Ivanhoé Cambridge. L’immeuble Green Office est conçu pour produire plus d’énergie qu’il n’en consomme. S’inscrivant dans un quartier neuf à énergie renouvelable, le bâtiment vise les certifications NF HQE Bâtiments Tertiaires « Passeport Exceptionnel », BREEAM Europe « niveau Excellent », et le label BEPOS-Effinergie.
Au début de l'été 2018, la Banque Postale a investi 15 à 20 millions d’euros dans trois fonds de stratégies de primes de risque alternatives (risk premia) auprès de trois fournisseurs distincts. « Nous avons étudié la vingtaine de produits existants sur le marché, qui proposent des facteurs très variés. Il faut regarder attentivement à la fois les ingrédients et leurs dosages dans ces produits. Les sociétés de gestion ont pu nous présenter jusqu'à 150 facteurs de riques. Nous avons donc choisi trois profils : risqué, moyen et défensif afin de mitiger le risque », indique François Marbeck, directeur du portefeuille de diversification de la Banque Postale, au cours du Global Invest Forum, jeudi 11 octobre. La Banque Postale se doit « d’attendre longtemps, environ 18 mois à 2 ans, pour observer la performance de ces produits ». Elle a pu constater une amplitude des performances +6 à -13 au cours des neuf premiers mois de l’année 2018 au sein de l’univers des fonds risk premia. Ces investissements ont été réalisés au sein de sa poche gestion alternative (fonds de fonds représentant 25% de ses encours totaux (800 millions d’euros). «Cela est aussi intéressant dans notre stratégie alternative car ce sont des produits peu chers», ajoute-t-il. TV
La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), deuxième plus gros fonds de pension canadien, surveille « avec une très forte attention » le projet de privatisation d’Aéroport de Paris, prévue dans la loi Pacte adoptée par l’Assemblée nationale, a indiqué Chantale Pelletier, responsable du développement et de la mise en œuvre de la stratégie d’investissement en infrastructures de la Caisse pour l’Europe, au cours du Global Invest Forum, jeudi 11 octobre. La Caisse est déjà présente en Europe, dans les infrastructures, à travers une participation de 13% dans l’aéroport d’Heathrow à Londres, mais aussi dans l’aéroport de Budapest, l’Eurostar, Keolis avec la SNCF, dans London Array, le plus grand parc d’éoliennes offshore en mer du Nord ou encore dans Fluxys, et enfin dans une entreprise de pipelines de gaz pour le Nord-Ouest de l’Europe basée en Belgique (participation de 20%). La Caisse est particulièrement intéressée par les investissements en infrastructure en Europe qui constitue déjà son deuxième marché (26,3% des encours infrastructures) derrière les États-Unis. Elle souhaite porter de 3 à 6 milliards d’euros ses investissements dans cette classe d’actifs en Europe. Au total, elle est investie à hauteur de 5,4% (10,75 milliards d’euros) dans l’infrastructure dans le monde pour un portefeuille de près de 200 milliards d’euros à fin 2017. La CDPQ gère ses placements en direct. « Cela nous permet d’avoir un impact sur l’investissement que nous réalisons, d’aller de l’avant. Nous sommes intéressés par la mobilité, les transports, les services aux collectivités ou encore les renouvelables, ce sont des marchés en pleine effervescence », souligne Chantale Pelletier en citant notamment les marchés français, allemand et scandinave. La Caisse investit en s’associant à des industriels qui lui apportent leurs savoir-faire. La CDPQ passe aussi quelques fois par des fonds infrastructures pour cibler des marchés plus petits ou de niche.
Yseulis qui permet aux TPE-PME et ETI de maîtriser leurs risques de change a reçu le soutien de la Banque Publique d’Investissement (BPI). La jeune fintech, dirigée par Sébastien Oum, spécialiste de la gestion du risque de change, bénéficiera de 100.000 euros qui seront mobilisés en matière de recherche et développement, pour améliorer cet outil qui vis à préserver les marges des entreprises et anticiper leurs flux de trésorerie devises. L’enveloppe doit permettre à la start-up de renforcer son équipe commerciale et technique. Mais aussi de développer Yseulis par l’intelligence artificielle, en lui intégrant tableaux de bord et analyses plus approfondis, ce qui permettra de remplacer les chiffriers excel et autres outils de business intelligence trop complexe à configurer.
CEA Investissement a participé à un tour de table de 24 millions d’euros réalisé par Isorg, société des capteurs d’images imprimés grand format. New Science Ventures (NSV), un fonds d’investissement américain, et Bpifrance, via son fonds Large Venture, ont également participé à l’opération, aux côtés de Financière Fonds Privés (FFP) et des investisseurs historiques Sofimac Innovation (fonds FPCI Emergence Innovation 1 et Limousin Participations) et Dynalim. La technologie de rupture d’Isorg consiste à convertir des substrats de plastique et de verre en surfaces intelligentes. Elle adresse de nombreux marchés en forte croissance, en particulier dans le domaine des dispositifs électroniques comme les smartphones, tablettes et ordinateurs, mais aussi dans la biométrie et l’imagerie médicale. Isorg est bien positionnée sur un marché en plein essor grâce à sa capacité à produire dans son usine de Limoges et à licencier sa technologie pour les marchés à très forts volumes. Les capitaux levés vont permettre de financer les dernières étapes de qualification de l’usine et finaliser les différentes applications en vue de leur commercialisation à grande échelle. AB.
Sham Innovation Santé, aux côtés d’Omnes et BNP Paribas, a participé à une levée de fonds de 5,2 millions d’euros réalisée par Antabio, société biopharmaceutique toulousaine spécialisée dans le développement de médicaments innovants pour traiter les infections résistantes aux antibiotiques. Cette levée de fonds d’Antabio est destinée à développer des innovations thérapeutiques pour diminuer le nombre de patients souffrants d’infections mortelles résistantes à tous les antibiotiques disponibles aujourd’hui sur le marché. «Par cet engagement, Sham entend participer au développement de projets innovants et montrer son engagement sur le long terme dans le secteur de la santé», indique la société d’assurance mutuelle dans un communiqué. Pour rappel, Sham Innovation Santé est une société de capital risque conseillée par Turenne Capital créée en 2014 et dédiée à l’investissement et la gestion des participations au capital d’entreprises de santé de Sham. AB.
Scottish Widows, société du groupe Lloyds, a annoncé avoir sélectionné BlackRock pour gérer 30 milliards de livres en stratégies indicielles. Cela s’inscrit dans le cadre du mandat de 109 milliards de livres de Lloyds Banking Group remis en jeu cette année après la rupture du contrat avec Standard Life Aberdeen. La gestion des actifs débutera une fois la conclusion de la procédure d’arbitrage en cours avec SLA ou bien lors de l’expiration du contrat. « Lloyds Banking Group reste confiant dans son droit à mettre un terme aux accords de gestion d’actifs actuels et anticipe une conclusion de la procédure d’arbitrage en début d’année prochaine », indique un communiqué. Lors d’un entretien à NewsManagers publié lundi, Martin Gilbert, le co-CEO d’Aberdeen Standard Investments déclarait : « nous comprenons qu’un client souhaite mettre fin à un contrat, mais dans ce cas précis, ils font jouer une clause qui était prévue en cas de rachat d’Aberdeen AM par une banque. La procédure d’arbitrage devra donc établir si Standard Life est un concurrent réel pour Lloyds Bank ». En plus de mandat de 30 milliards de livres, le groupe va nouer un partenariat stratégique avec BlackRock, incluant une coopération dans les classes d’actifs alternatives, la gestion des risques et les investissements technologiques. Scottish Widows précise enfin qu’il est en train de finaliser les accords pour la gestion des 80 milliards de livres qui restent, sans en dire davantage. Mercredi, le gestionnaire d’actifs britannique Schroders a confirmé être en discussions avec Lloyds Banking Group « en vue de coopérer étroitement dans certains domaines du secteur de la gestion de fortune », selon un communiqué publié à la Bourse de Londres.
Le consortium d’investisseurs composé de l’Erafp, l’Ircantec, CDC Habitat, Swiss Life et Vonovia, représenté par Ampere Gestion (filiale de CDC Habitat) et Swiss Life Asset Managers - Real Estate France, a acquis 4.000 logements de la SNCF pour 1,4 milliard d’euros. Dans cette optique, la SNCF a créé la foncière Vesta qui reprend une partie des activités de la filiale ICF Novedis de la SNCF, spécialiste du logement libre et intermédiaire et qui détient au total 9.500 logements. Dans cette nouvelle foncière ont été transférés 135 immeubles soit 4.000 logements du secteur privé. Le capital de la foncière a été ouvert aux investisseurs à 80%. La gestion du patrimoine reste confiée à ICF Novedis, qui conserve 20% de Foncière Vesta. Au total, la SNCF dispose d’un patrimoine immobilier d’environ 100.000 logements dont 92.000 logements sociaux. L’accord sera formellement conclu dans les prochains jours, la réalisation de la transaction restant soumise à l’approbation de la commission européenne. L’ensemble des partenaires se réuniront le 16 octobre 2018 pour la signature officielle de l’accord. La cession effective des actions devrait être réalisée d’ici la fin de l’année 2018. Catherine Vialonga, directrice adjointe de l’ERAFP, se félicite que le régime soit le premier investisseur de ce consortium : «Cet accord est une réponse à la volonté de notre conseil d’administration de poursuivre, dans un cadre d’investissement socialement responsable, le développement de notre diversification dans l’immobilier et, à terme, du logement des agents de la Fonction publique», a-t-elle déclaré par voie de communiqué. Le groupe SNCF a été conseillé par HSBC, le département Capital Markets de JLL, le cabinet d’avocats De Pardieu Brocas Maffei et Cheuvreux Notaires, dans le cadre de la cession. Le consortium a été conseillé par les banques BNP Paribas et Lazard. Les cabinets d’avocats Arsene Taxand, Franklin, Gide Loyrette Nouel, Paul Hastings, Taylor Wessing et Weil Gotshal & Manges et les Etudes Prud’homme & Baum, KL Associés et Les Notaires du Trocadéro interviennent dans cette transaction.
Total Energy Ventures a participé à un tour de table en série B de 18 millions d’euros réalisé par Cosmo Tech. D’autres fonds ont participé à cette levée, parmi lesquels Sofimac Innovation, Aster, Cemag Invest, Crédit Agricole Créattion et BNP Paris Développement. Fondé par Hugues de Bantel and Michel Morvan, Cosmo Tech développe des logiciels SaaS couplant l’expertise humaine et l’analyse des données, concept baptisé Intelligence «Augmentée» par la société. Cosmo Tech s’adresse principalement aux secteurs de l’énergie, des transports et de la mobilité, mais sa solution s’adapte à tous secteurs. La société revendique une vingtaine de clients dont les français RTE, Alstom et Nexans. Grâce à cette levée de fonds, la société entend recruter des effectifs pour développer de nouveaux outils et renforcer sa place sur le marché. AB.
La mutuelle retraite Médicis qui dispose d’un portefeuille d’actifs de 3,1 milliards d’euros, souhaite pouvoir mettre en place des critères ESG dans tous ses fonds dédiés. Pour la mutuelle, l’idée serait d’intégrer des critères ESG lors des renouvellements de mandats ou des changements de stratégies de gestion au sein de ses fonds dédiés, pour arriver finalement à une gestion très largement ISR. Médicis délègue l’essentiel de sa gestion financière à des gestionnaires d’actifs tiers et l’analyse extra-financière ne concerne actuellement que ses mandats de gestion obligataires, soit 50 % de ses actifs. En outre, Médicis commence à envisager la possibilité d’appliquer un ou plusieurs critères d’exclusion à l’ensemble de sa gestion dédiée. Enfin, un groupe de travail sera organisé avec la gouvernance élue afin de faire ressortir plus clairement les points d’engagement sur lesquels la mutuelle souhaite plus particulièrement s’investir.
Dans le cadre d’un mandat porté par la Banque des Territoires (groupe CDC), BNP Paribas, BNP Paribas Cardif, CNP Assurances, le Crédit Coopératif, l’Ircantec, la Mutuelle Nationale Territoriale, l’Union Mutualiste Retraite et l’ERAFP, le fonds NovESS, dont la gestion a été déléguée à Mandarine, a effectué durant l’été cinq prises de participation pour un montant total de 4,5 millions d’euros. UCPA Sport Loisirs, association du groupe UCPA qui cherche à financer le développement de nouveaux investissements sur des projets de concessions publiques et d’opérations privés d’équipements, a ainsi reçu 2,5 millions d’euros en titres associatifs. Kelbongoo, une société spécialisée dans la vente en circuits-courts de produits fermiers de petits producteurs locaux issus de l’agriculture biologique ou paysanne, a quant à elle bénéficié d’un investissement de NovESS à hauteur de 500 000 euros en actions et en obligations convertibles. Le fonds NovESS a par ailleurs pris une participation de 300 000 euros en titres participatifs dans Illusion & macadam, une société coopérative d’intérêt collectif créée en 2011. Veyret Techniques Découpe (VTD), une société coopérative et participative spécialisée dans la fabrication, la commercialisation et le négoce d’outillages, a pour sa part reçu 1 million d’euros en titres participatifs, tandis que Learn Enjoy, une société de conception et distribution d’applications éducatives, a bénéficié d’un investissement de 250.000 euros en actions pour soutenir le développement de l’initiative. Lancé en juin 2016, le fonds d’investissement NovESS a pour vocation d’accompagner les acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire dans leur croissance économique. Ses investissements ciblent d’une part des organisations porteuses de projets d’envergure dans leur changement d’échelle, avec des investissements compris entre 1 et 5 millions d’euros ; et d’autre part, des structures innovantes en phase d’accélération avec des investissements compris entre 100 et 500 000 euros. AB.
La Mutuelle du Ministère de la Justice (MMJ) dispose d’un portefeuille de 85 millions d’euros à fin 2017. Elle a confié la gestion de ses actifs en 2009-2010 à deux sociétés. D’une part, OFI AM dispose d’un mandat de gestion de 21,5 millions d’euros répartis en actions (25%) et obligations (75%). D’autre part, CM-CIC Asset Management, la société de gestion d’actifs du groupe Crédit Mutuel-CIC, a un mandat de gestion de 18 millions d’euros répartis en actions (35%) et en obligations (63%). La mutuelle détient également de l’immobilier d’exploitation représentant 17 millions d’euros, des participations pour 4,2 millions d’euros et des dépôts pour 6,4 millions d’euros. Mais depuis 2017, la mutuelle a rejoint la Société de groupe assurantiel de protection sociale (Sgaps) d’AG2R La Mondiale qui met progressivement à sa disposition des moyens humains, techniques et financiers, ce qui pourrait également faire évoluer les mandats de gestion d’actifs.
Le groupe Covéa, via Covéa Immobilier, en charge de la gestion du patrimoine immobilier de l’ensemble du groupe, a fait l’acquisition d’un immeuble «emblématique» au 14 Boulevard Haussmann, Paris 9ème, d’une surface globale de 26.500 m², pour plus de 400 millions d’euros selon nos informations. Totalement restructuré et rénové en 2003, cet actif constitué par cinq immeubles regroupés est principalement occupé par le Groupe Le Figaro. Il appartenait jusqu'à présent au fonds souverain du Qatar. «Covéa confirme ainsi sa politique d’investissement en direct dans l’immobilier au cœur du Quartier Central des Affaires parisien», commente un communiqué. BNP Paribas Real Estate, les Etudes Notariales Cheuvreux, Wargny Katz et Clifford Chance sont intervenus dans le cadre de cette opération en tant que conseils des acheteurs et vendeurs. TV
Dans le cadre de la gestion financière de ses fonds de retraite, la Cipav (caisse interprofessionnelle des professions libérales) souhaite bénéficier d’une gestion administrative et comptable centralisée et être accompagnée dans son processus de suivi de gestion et de conservation de ses actifs. Une gestion administrative et comptable centralisée implique un prestataire unique exerçant les fonctions de dépositaire / conservateur et comptable / valorisateur / transparisation pour l’ensemble des fonds de la caisse. La gestion administrative et comptable centralisée fournie comprend: la conservation des parts et des titres et la tenue des comptes de chaque fonds, la gestion comptable et la valorisation de chaque fonds, le contrôle dépositaire et le contrôle des directives d’investissement de la CIPAV, la transparisation et l’enrichissement au niveau 2. Afin de réaliser le suivi et le contrôle des risques de ces fonds, les prestations intègrent également l’alimentation de l’outil de gestion des titres internes à la Cipav. D’une valeur de 6,5 millions d’euros, le marché est prévu pour une durée de 48 mois. Au terme de la durée de 4 ans, l’accord-cadre pourra être expressément reconduit une fois pour une durée d'1 an. Cette durée est justifiée par la lourdeur de la procédure et les risques opérationnels induits par le changement de prestataire, laquelle n’est pas compatible avec un marché d’une durée courte ainsi que par la nature des missions qui concernent l’ensemble des actifs de la Cipav. Date limite de réception des offres ou des demandes de participation : le 30/10/2018 à 12:00. Consulter l’avis complet : ici.
Scor a renouvelé en 2017 les contrats avec ses fournisseurs de données carbone, climat et ESG pour assurer la comparabilité des informations avec l’exercice précédent. Ces contrats lui permettent d’intégrer des critères ESG dans son portefeuille, Scor Investment Partners a conservé la prestation de South Pole à travers sa division Investment Climate Data (rachetée par ISS, « Institutional Shareholder Services » en 2017) pour calculer l’empreinte carbone des actifs du groupe et oekom research pour évaluer les critères extra-financiers. Les notations sont utilisées par la société de gestion lors des décisions d’investissement et par Scor dans le suivi a posteriori de l’adéquation du positionnement du portefeuille avec la stratégie d’investissement définie par le groupe. Le réassureur se dit « confronté à la difficulté d’homogénéisation des approches et des standards qui ne permettent pas une analyse fine des enjeux ESG des portefeuilles ». Scor indique observer « le mouvement en cours de consolidation des fournisseurs de données » et participe au débat public (Sustainable Finance Technical Expert Group de la Commission Européenne) pour faire avancer la compréhension des différentes métriques. TV
Engie et le groupe Maltem ont créé Blockchain Studio, dans le but de démocratiser les usages de la technologie Blockchain et de la rendre accessible au plus grand nombre, notamment aux entreprises. Une première levée de fonds de 1,9 million d’euros a été sécurisée en amorçage auprès d’Engie New Business. Blockchain Studio édite une suite de logiciels qui accélère et industrialise la mise en œuvre de projets Blockchain. Un premier outil imaginé par Engie en 2017 permet le développement de «smart contracts» en les rendant accessibles à des utilisateurs n’ayant aucune connaissance technique. Un deuxième outil gère la mise en place d’infrastructures Blockchain accessibles sur le cloud ou directement sur le serveur de l’entreprise. La société est composée de 10 personnes et prévoit un effectif de 25 employés d’ici fin 2019. Le plan prévoit un développement sur le marché asiatique dès le début de l’année 2019 avec l’ouverture d’un bureau à Singapour puis un déploiement dans le sud de l’Europe dès la fin du 1er Semestre 2019. AB.
L’Agence des participations de l'État a cédé 10.410.000 actions Safran (soit 2,35% du capital) hier. Cette opération rapportera à l'État environ 1,24 milliard d’euros. Le produit de cession de ces titres servira à alimenter le fonds pour l’innovation et l’industrie dédié au financement des innovations de rupture. Au terme de ce placement, l'État restera le premier actionnaire de Safran, avec 10,81% du capital et environ 17,67% des droits de vote. Conformément aux dispositions réglementaires relatives à la gouvernance et aux opérations sur le capital des sociétés à participation publique, 1.156.667 actions supplémentaires (soit 0,26 % du capital) seront ultérieurement proposées aux salariés et anciens salariés du groupe. RR.
Selon News Assurances Pro, le groupe Vyv a pris une participation majoritaire dans la start-up française Weavility, spécialisée dans l’assistance médicale internationale. Pour rappel, le groupe Vyv a créé au début de l’année la société Vyv Invest, avec pour actionnaires les mutuelles affiliées et l’UMG du groupe (MGEN, Istya et Harmonie).La société a notamment créé un fonds pour les investissements en innovation du groupe. Preuve de son appétit pour les entreprises innovantes, Harmonie Mutuelle a d’ailleurs investi l’an dernier dans la start-up de télémédecine MesDocteurs, dont les services sont proposés aux adhérents.
La Fédération Nationale André Maginot (FNAM) doit réaliser des arbitrages d’ici à début octobre pour liquider certains placements obligataires et renforcer sa poche immobilière. L’association s’est concentrée sur une stratégie d’immobilier papier à partir de 2015. Son portefeuille est désormais composé à 19% de SCPI et d’OPCI. Sa poche obligataire et de contrats de capitalisation représente 38% des encours. Une poche est dédiée au taux crédit soit 16,50% des encours. L’institution détient également des prêts diversifiés représentant environ 5,5% de ses placements, une poche actions composée de fonds européens et français (2,7%) et des fonds conservateurs longs (5,84%). Enfin ses liquidités s'élèvent à 12,5% du portefeuille. La FNAM s’appuie sur l’expertise d’Hexagone Finance, mais elle a décidé de gérer en direct son portefeuille qui atteint 20 millions d’euros.
Le groupe Arkéa, le fonds Breizh Up et le Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine ont participé à une levée de fonds réalisée par la startup rennaise Newcy, afin de l’aider à poursuivre son déploiement. Newcy souhaite implanter une solution clef en main de gobelet réutilisable dans toutes les grandes villes de France, après un premier test réussi à Rennes. Cette levée de fonds de 1 M€ va lui permettre de réaliser les investissements nécessaires à son développement pour couvrir l’ensemble du territoire français d’ici 2020. Créée en 2016, la startup rennaise a développé un service de gobelets réutilisables pour la pause-café. Newcy remplace ainsi les gobelets jetables par des gobelets réutilisables -et personnalisables- directement dans les distributeurs automatiques, les fontaines à eau, les cafétérias… Le cœur de cible de Newcy est l’entreprise. Dans un contexte de pressions réglementaires liées à l’entrée en vigueur de la loi de transition énergétique, qui prévoit l’interdiction de la vaisselle plastique jetable d’ici 2020, le concept de Newcy a déjà séduit plusieurs entreprises dans le cadre de leur démarche de responsabilité sociétale (Orange, SNCF, Crédit Agricole, JLL, Suez, Rennes School of Business…). La startup estime le nombre de gobelets jetables épargnés à plus de 424.000 depuis mai 2017. AB.
Le Fonds de dotation du Louvre est le premier investisseur du nouveau fonds de partage Alter Equity 3P II qui vise à préserver le patrimoine naturel et bâti français. Le Fonds de dotation du Louvre apporte 3 millions d’euros. La première part versera les 5 premiers pourcents de rendement à ses souscripteurs, en l’occurrence Le Fonds de dotation du Louvre, premier investisseur. La rentabilité additionnelle, au-delà de ce rendement de 5%, sera destinée au patrimoine naturel et bâti en France. L’équipe de gestion d’Alter Equity contribuera également à ces projets en y dédiant une partie de sa rémunération («carried interest»). Les bénéficiaires du partage de performance seront des projets valorisant le patrimoine bâti et naturel en France, comprenant des actions de restauration (châteaux, lieux remarquables, églises, etc.) et de préservation de l’environnement (littoral, biodiversité, etc.). Ces projets seront essentiellement choisis en zone rurale, s’ils sont ouverts à la visite et s’ils bénéficient, lorsque cela est applicable, d’une protection garantissant leur intérêt patrimonial et leur pérennité En plus de ce partage de performance, le fonds Alter Equity 3P II choisit des sous-jacents respectant des critères RSE. Le fonds cherche à réunir 60 millions d’euros pour investir des montants de 1 à 10 millions d’euros dans des entreprises françaises dont l’activité répond à un enjeu social ou environnemental majeur et ayant en principe atteint un chiffre d’affaires d’au moins 800.000 euros. Il conditionnera en outre ses investissements à la mise en œuvre par les entreprises d’un plan d’action en termes de RSE, appelé Business Plan Extra-Financier. Un rendement financier d’au moins 10% net est visé, sachant que la société de gestion estime que le rendement de son premier fonds excédera cet objectif. Après cet investissement dans Alter Equity 3P II, la poche d’impact investing représentera 3% du portefeuille global du Fonds de dotation du Louvre soit plus de 7 millions d’euros. Le Fonds de dotation a initié une démarche d’«impact investing» (investissement à impact») depuis décembre 2016, avec l’objectif d’agir dans les domaines de l’éducation, du patrimoine, des métiers d’art et du tourisme culturel. Pour le Fonds de dotation du Louvre, il s’agit de la troisième opération dans un fonds ISR - impact investing. TV
La consultation menée par EDF vise à sélectionner un prestataire pour contribuer à réaliser un calcul ponctuel du risque Climat du portefeuille de titres cotés (soit 10 milliards d’euros d’actions et 4 milliards d’euros d’obligations) pour contribuer à la réflexion stratégique. Toutefois, la société ne préjuge pas de la récurrence d’un telle analyse et n’engage par conséquent pas le donneur d’ordre ni le répondant sur des analyses futures. «Il existe aujourd’hui de nombreuses méthodologies plus ou moins adaptées à chaque secteur ou industrie. Par conséquent, la proposition devra justifier du choix proposé, en montrer les avantages mais aussi les limites», insiste EDF. Les nomenclatures habituelles devront être utilisées: industries (3 niveaux de classification GICS), zone géographique en 5 régions (Amérique du Nord, Europe, Japon, Pacifique ex-Japon, Emergents) scope 1, 2, 3 (pour le risque de transition) Pour le risque de transition, la métrique devra intégrer, si possible, les paramètres Impact (cout de la transition), Probabilité (secteur à faible ou fort enjeu climat), Contrôle (maturité des technologies). La source des données, leur processus de collecte et de vérification devront être précisés dans la réponse à cette consultation. Le livrable consistera en une réponse écrite et un fichier Excel (modèle fourni par EDF) recensant tous les émetteurs du portefeuille et indiquant pour chacun : Son niveau de Risque Climat vu sous l’angle des différentes métriques proposées. Sa contribution au Risque vue sous l’angle des différentes métriques proposées. Des champs devront être fournis pour permettre l’agrégation et le tri selon les critères suivants : Nature (Actions, Obligations) Zone géographique Actions Valeur des métriques proposées Contribution à l’exposition globale sur les différentes métriques proposées Les réponses devront être adressées à l’adresse suivante bernard.descreux@edf.fr, au plus tard le 15 octobre 2018 à 8:00.
Estimant se trouver «dans un environnement économique complexe», la Vaudoise Assurances a renforcé en 2018 sa politique d’allocation d’actifs principalement axée sur les revenus fixes et l’immobilier. L’institution suisse a réduit son allocation en actions (qui passe de 7% à fin 2017 à 5% fin juin 2018), tout en la sécurisant contre une baisse importante des marchés. «De même, le niveau de protection sur les devises reste élevé, même si le dollar s’est renforcé cette année», indique le groupe à l’occasion de la présentation de ses résultats semestriels. Lors des six premiers mois de l’exercice 2018, le volume des placements a augmenté de CHF 51,8 millions pour s'établir à CHF 7,44 milliards. Le rendement des placements non annualisé de l’institution s’élève à 1,4% en 2018. Il est donc identique à celui du premier semestre 2017. En valeur de marché, la performance des placements est en baisse de 0,2% sur ce premier semestre 2018 contre une croissance de 1,0% une année auparavant. «Cette évolution s’explique principalement par la légère remontée des taux d’intérêt et un marché des actions légèrement négatif», explique la Vaudoise Assurances, ajoutant poursuivre une stratégie basée sur des catégories de placement assurant un revenu régulier. Au 30.06.18, les placements de l’assureur étaient constitués à 49% d’obligations et autres titres à revenus fixes, 22% d’immobilier, 9% de prêts hypothécaires, 5% d’actions, 5% d’actifs alternatifs, 3% d’autres titres à taux variables. AB.
Allianz a fait l’acquisition, avec comme partenaire le fonds Asia Macro Trends Fund III (AAMTF III) d’Alpha Investment Partners, de Bay Valley C6, un immeuble de bureaux de catégorie A situé dans le parc d’affaires du Bay Valley à Shanghai, pour un montant d’environ 90 millions de dollars. Alpha Investment Partners est le gestionnaire privé de Keppel Capital Holdings Pte. Ltd. La transaction a été menée par Allianz Real Estate, l’asset manager du groupe Allianz pour l’immobilier, qui gère près de 60 milliards d’euros d’actifs dans le monde pour le compte des différentes compagnies d’assurance du groupe. L’assureur détiendra 41,5% de l’equity investi et le fonds AAMTF III avec l’un de ses co-investisseurs les 58,5% restants. Allianz figure également parmi les investisseurs du fonds AAMTF III.
Conçu pour prendre la suite du plan Juncker, le programme InvestEU vise à mobiliser 650 milliards d’euros d’investissements. Il constitue une simplification majeure du système de financement européen, puisqu’il rassemble les 14 instruments antérieurement proposés par l’UE en un seul. «Cela entraînera une plus grande efficacité et moins de bureaucratie», a commenté le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis à l’occasion d’une réunion du Conseil «Affaires économiques et financières» (Ecofin) à Vienne. «Notre discussion du jour a porté sur la manière de porter l’aide publique à l’investissement à un niveau plus ambitieux grâce à InvestEU», a ajouté le responsable. Les États membres ont ainsi confirmé que la BEI devait rester le partenaire privilégié mais non exclusif de la mise en œuvre d’InvestEU. Les institutions nationales de promotion, comme Bpifrance ou l’Agence France Locale, doivent également jouer un rôle important dans la mise en œuvre. «Nous sommes déterminés à les aider à renforcer leurs capacités en cas de besoin et attendons des institutions plus grandes et plus expérimentées qu’elles soutiennent cet effort. Nous pensons qu’une telle approche favoriserait les investissements dans des projets plus petits, soutiendrait l’innovation et contribuerait à l'équilibre géographique», a précisé Valdis Dombrovskis. AB.
April vient d’injecter 2 millions d’euros dans Simplis, une assurtech que le courtier grossiste avait contribué à lancer en 2016 dans le cadre d’un partenariat noué avec Auto-Entrepreneur.fr, spécialisé dans l’information et l’accompagnement des auto-entrepreneurs. La start-up propose une solution d’assurance en responsabilité civile professionnelle dédiée aux microentrepreneurs. Cette levée de fonds permettra à l’assurtech de proposer de nouvelles solutions pour l’ensemble des indépendants en couverture professionnelle et couverture personnelle. «Ainsi, sont en cours de développement pour la rentrée : une assurance décennale dédiée aux indépendants du BTP et une mutuelle, pour que ces professionnels bénéficient enfin d’une protection complète et adaptées à leurs situations», indique Simplis dans un communiqué de presse. AB.