Le Fonds Stratégique de Participations (FSP), géré par le groupe Edmond de Rothschild, réalise son sixième investissement avec l’entrée au capital d’Elior Group spécialisé dans le métier de la restauration. Le FSP entend accompagner l'entreprise dans son développement et siéger à son conseil d’administration.
TwentyTwo Real Estate, groupe indépendant dédié à l’investissement immobilier en Europe a annoncé le lancement de la foncière résidentielle Powerhouse Habitat, réunissant les actionnaires institutionnels BNP Paribas Cardif, Société Générale Insurance et l’OPCI BNP Paribas Diversipierre. Le portefeuille de Powerhouse Habitat est composé d’environ 6 700 maisons individuelles d’une valeur supérieure à 1 milliard d’euros, réparties dans toute la France et principalement louées à EDF. La foncière résidentielle a l’ambition de jouer un rôle majeur et structurant sur le marché résidentiel français, au moyen d’une politique d’acquisitions de logements à loyers abordables dans le secteur libre. Ceux-ci seront principalement situés dans les régions françaises enregistrant de fortes croissances économiques et démographiques. Forte de cette ambition, Powerhouse Habitat vise un triplement de la taille de son portefeuille à horizon de 3 ans, pour atteindre un patrimoine d’actifs immobiliers de 3 milliards d’euros. Le portefeuille a été racheté par Powerhouse Habitat auprès de Massena Partners et Farallon Capital Management. TwentyTwo Real Estate, qui a réalisé la transaction, continuera d’assurer la gestion du portefeuille de la foncière à travers sa filiale Scaprim. «La création et le développement de Powerhouse Habitat s’inscrit dans notre stratégie de renforcement et de diversification de nos investissements dans le logement», a déclaré Nathalie Robin, directeur immobilier de BNP Paribas Cardif. Une volonté de diversification également partagée par son homologue de Société Générale Insurance, Yann Briand. BNP Paribas Cardif, Société Générale Insurance et l’OPCI BNP Paribas Diversipierre étaient conseillés par White&Case, Mazars, Cheuvreux et Fidal.
Le fonds NovESS, lancé en juin 2016 par la Caisse des Dépôts en partenariat avec un club de grands investisseurs institutionnels (BNP Paribas, BNP Paribas Cardif, CNP Assurances, Crédit Coopératif, l’Ircantec, la Mutuelle Territoriale, l’Union Mutualiste Retraite et l’ERAFP) a réalisé un quatrième investissement dans une entreprise de l’Economie Sociale et Solidaire. 500.000 euros ont été apportés dans l’entreprise solidaire ETIC Foncièrement Responsable Cette participation, qui s’inscrit dans un tour de table global de 800.000 euros, a été réalisée en capital et a vocation à soutenir les projets d’investissement de la société dans quatre métropoles françaises : Lyon (Les Halles de la Martinière), Grenoble (La COOP), Lille (La Loco) et Paris XXème quartier Saint-Blaise (Wikivillage). ETIC Foncièrement Responsable crée, finance et gère des espaces de travail partagés – bureaux & commerce – permettant aux associations, entreprises sociales et autres acteurs responsables, d’accéder à des locaux professionnels abordables, flexibles et de mutualiser équipements et services. Conçus dans des bâtiments à haute performance environnementale, ces espaces visent à favoriser le partage et l’entraide entre les locataires. ETIC Foncièrement Responsable les sélectionne rigoureusement en fonction de leur gouvernance, de l’impact positif de leur activité sur l’environnement et la société et de la viabilité de leur modèle économique. Ses locataires sont acteurs de la création et de la vie du centre. Par ailleurs, ses bâtiments, régulièrement primés par l’ADEME, recourent pour leur fonctionnement à des acteurs de l’économie sociale et solidaire, comme par exemple Enercoop qui fournit une électricité produite à 100% à partir d’énergies renouvelables. Le capital d’ETIC Foncièrement Responsable, qui se monte à 6,5 millions d’euros, compte plus de 150 actionnaires, qui sont des fonds d’investissement solidaires ou des particuliers. « En plus de la sécurité d’investissement procurée par les actifs immobiliers, nous avons été séduits par la performance à la fois environnementale et sociale du business model de la société ETIC Foncièrement Responsable, qui a été totalement conçu pour et par des acteurs de l’ESS » explique Patrick Savadoux, responsable de la gestion solidaire chez Mandarine Gestion, gestionnaire du fonds NovESS avec l’appui d’INCO, cité dans un communiqué.
Selon CFNews, Generali Real Estate, la branche immobilière de l’assureur italien, a acquis un immeuble d’une surface de 2.500 m2 au 146, boulevard Haussmann, dans le 8e arrondissement de Paris. Le montant n’a pas été dévoilé. Il a été conseillée par Catella Property. Generali Real Estate dispose de 7 milliards d’euros d’actifs en France, en grande majorité dans les bureaux. Spécialiste des restructurations complexes d’immeubles en centre-ville, Generali Real Estate développe également des opérations neuves dans des zones à fort potentiel. En mai 2016, il a ainsi annoncé le lancement de la construction de la tour Saint-Gobain à La Défense, qui va accueillir le siège social du groupe éponyme.
CNP Assurances prend le contrôle de deux assurtechs spécialisées dans le marketing digital et la distribution directe de solutions de santé individuelle et de prévoyance : iSalud en Espagne et Azimut en France.
Propriétaire d’un patrimoine immobilier de placement composé de 10 immeubles tertiaires développant une surface d’environ 32.705 m² et de 2 immeubles principalement d’habitation développant une surface d’environ 2.500 m², la Cipav souhaite confier à des prestataires des missions de recherche de locataires pour les surfaces vacantes de ses immeubles. Composé de deux lots d’une valeur totale de 200 000 euros, ce marché prévu pour une durée de 12 mois peut être reconduit 3 fois. Date d’ouverture des offres : le 23 février 2018 à 14:00.
La BEI, le FEI et le Crédit Agricole ont finalisé une première opération réalisée dans le cadre du Plan d'investissement européen (Plan Juncker). Au terme d'une titrisation synthétique réalisée par Crédit Agricole CIB, le groupe BEI met à disposition des PME et ETI françaises une enveloppe de 830 millions d'euros de financements à taux bonifié qui seront distribués sur 3 ans par les Caisses régionales de Crédit Agricole.
Lors du Comité Interministériel du Tourisme (CIT) présidé ce vendredi 19 janvier par le premier Ministre, le groupe Caisse des Dépôts s’est engagé à soutenir le secteur du tourisme en intensifiant ses investissements dédiés aux territoires et aux entreprises.
L’épargne salariale chez Veolia a permis de constituer un portefeuille de 400 millions d’euros d’encours. Après un appel d’offres lancé en 2012, le groupe a mis en place quatre fonds dédiés : un fonds actions (20 millions d’euros) totalement investi en ISR, un fonds monétaire (100 millions d’euros) également totalement investi en ISR, un fonds obligataire (30 millions d’euros) et un fonds diversifié (80 millions d’euros) composé de 62% d’obligations, 30% d’actions et 8% de fonds solidaire. Le reste des encours correspond à l’actionnariat salarié (70 à 80 millions d’euros). Natixis Interépargne est le teneur de compte et « gestionnaire de tête », chargé de l’allocation principale. Il gère aussi le fonds d’épargne solidaire. La poche actions est gérée à la fois par BNP Paribas Asset Management et Allianz Global Investors. La poche obligataire est gérée par Crédit Mutuel-CIC Asset Management et Axa IM. Le groupe fait appel au cabinet de conseil EPS pour l’accompagner dans ses démarches et choix d’investissement. Le conseil chargé de suivre l’épargne salariale et son allocation auprès des gestionnaires de fonds et composé majoritairement de représentants des salariés et de la direction, a récemment décidé de modifier l’allocation du fonds diversifié en diminuant la part des obligations de 70% à 62%, en faveur des actions portées à 30%. Le conseil souhaite également réduire la part du fonds monétaire. Il mène des actions de communication en interne dans ce sens.
Le gouvernement souhaite mobiliser en cinq ans 1 milliard d’euros de fonds publics et privés, pour notamment répondre aux besoins spécifiques de développement des entreprises de l'innovation sociale.
Marché public de services relatif à la mise en place et à la gestion de 3 instruments financiers dans le cadre du programme opérationnel FEDER 2014-2020 de la région de Bruxelles-capitale.
Alors que des premiers éléments sur le fonds pour l'innovation avaient été dévoilés par l'Etat en novembre dernier, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, a annoncé le 15 janvier les modalités précises de sa création.
A partir de cette année, la stratégie d’investissement de la CARMF mise en place il y a 20 ans, sera fortement impactée par le décret de placement des caisses de retraite des professions libérales. “Le texte considère qu’en cas de déficit, nous devons adosser strictement nos réserves à des actifs garantis et sûrs. Le problème est que les taux de rendement sont au plus bas, voire même négatifs en termes réels. Il y a par ailleurs des risques de perte en capital si les taux remontent”, déplore Henri Chaffiotte, directeur de la CARMF. Conformément aux exigences du décret, la CARMF va donc être obligée d’adosser immédiatement les dix prochaines années (de 2018 à 2027), ce qui représente des sommes considérables. “Les réserves que nous devrons adosser en 2018 s’élèvent à 2,92 milliards d’euros. Sur la moitié de nos réserves de retraite complémentaire, nous allons donc tomber à un rendement nul ou négatif.” Concrètement, l’application du décret fera passer la part obligataire de 36,3% à 50%, tandis que les actions passeront à 30% en attendant que l’institution puisse vendre ses actifs immobiliers. Le décret laisse toutefois un délai d’un an pour adapter les portefeuilles, avec des échéances moins strictes pour les actifs moins liquides tels que les immeubles par exemple (10 ans), le private equity et les comptes à terme (3 ans). La conséquence de cet adossement a par ailleurs été calculée par l’institution. Sur dix ans, cette dernière prévoit 1,8 milliard d’euros de manque à gagner sur ses réserves en cas d’application du décret, et 2,7 milliards d’euros à horizon 2037. Cela aboutirait en outre à l’épuisement de ses réserves en 2034, alors que la stratégie élaborée par la caisse permettait de conserver des réserves positives. “Avec l’application du décret, si nous voulons rester à l’équilibre, nous serons contraints d’augmenter fortement nos cotisations et de baisser les retraites alors que nous avions mis en place un système équilibré.”
La Caisse des dépôts a choisi Natixis SA pour la tenue de compte, la conservation de titres pour la clientèle de détail de la Caisse des dépôts et consignations, CDC Placement et DGFIP et des prestations liées à la réception et transmission d’ordres et à la tenue de compte. Natixis a été le seul à avoir répondu à l’appel d’offres conclu le 31 octobre 2017. Il sera chargé des prestations opérationnelles et informatiques liées à la réception, transmission d’ordres et des prestations administratives, opérationnelles et informatiques liées à la tenue de compte, conservation des titres financiers pour la clientèle de détail de la CDC et CDC Placement ainsi que de la DGFIP, et prestations liées à la consolidation de l’imprimé fiscal unique de la CDC (périmètre de tous les comptes clients et des comptes propres) et de la DGFIP (périmètre comptes clients et comptes propres, IFU des comptes à terme et des comptes de placement rémunérés). Lire l’avis complet ici
A l’occasion de la visite officielle du Président de la République en Chine, Bpifrance, China Development Bank et Cathay Capital renforcent leur coopération en créant le Sino French Midcap II. Ce nouveau fonds d’investissement a pour objectif de lever 1,2 milliard d’euros. Le premier closing et ses premiers investissements sont attendus d’ici juin 2018. Entreprises visées : les ETI disposant d’un fort potentiel de croissance, de création de valeur et de développement à l’international.
Groupama qui dispose d’un portefeuille d’actifs de 80 milliards d’euros, est exposé dans l’immobilier à hauteur de 5 milliards d’euros, surtout en physique, à Paris, dans des bureaux et le résidentiel. Dans l’immobilier de bureau, Groupama a indiqué « avoir de très belles adresses mais dont les prestations ne sont pas toujours à la hauteur de celles-ci », a fait savoir Marie Lemarié, directeur des investissements chez Groupama au cours de la Journée Nationale des Investisseurs. Ce patrimoine nécessite « une forte rénovation du patrimoine », a-t-elle ajouté. Par exemple, le groupe a lancé en 2015 une rénovation lourde de la tour « Window » (38.500 m²) à la Défense, à Paris, au-dessus du centre commercial « Les Quatre Temps ». L’immeuble a déjà été vendu par Groupama au fonds de pension canadien Oxford Properties. L’immeuble de bureaux est déjà commercialisé. Il sera occupé par RTE pour 12 ans à partir de janvier 2019. En juillet 2017, Groupama a également signé un protocole prévoyant la signature d’un bail de 12 ans avec Total qui installera son nouveau siège (120.000 m2) dans la tour « Link », en construction à la Défense et qui sera la plus haute tour du quartier. Dans l’immobilier de bureaux, Groupama compte « profiter d’un environnement porteur » qui doit lui permettre dans les années à venir de diversifier la nature de son patrimoine. Dans le résidentiel, le groupe est dans une stratégie « de sortie progressive avec prise de plus-value ». Il s’appuie sur l’ expertise de Groupama Immobilier.
Lancée en 2017 sous forme de co-entreprise détenue par Amundi et le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), Supernova a levé quelque 125 millions d’euros. «Bpifrance nous a également apporté un soutien significatif, nous permettant de coupler les fonds publics et privés pour soutenir ces innovations de rupture», développe Christophe Gégout, administrateur général adjoint du CEA. Selon le dirigeant, l’innovation souffre toutefois d’un manque d’intérêt de la part des investisseurs. «Il y a beaucoup plus de projets pertinents que d’investisseurs pour les financer. Le capital-risque est insuffisant en France pour les innovations de rupture (hardware, numérique avancé, intelligence artificielle...), c’est-à-dire les innovations à fort contenu en recherche [...]. La France a donc besoin de davantage de co-investissements public-privé. Bien que l’innovation soit une entreprise de longue haleine, capitalistique et caractérisée par un taux de sinistralité élevé, nous avons su mobiliser des fonds. Notre-co-entreprise avec Amundi gère aujourd’hui 230 millions d’euros d’actifs. En rapprochant science et finance, nous souhaitons contribuer à créer des leaders mondiaux, comme le CEA l’a fait par le passé». L’institution est dans ce cadre entrée au capital de Sofradir, constructeur de capteurs infrarouges destinés au monde civil et de la défense, ou encore de Soitec, spécialiste de microélectronique en énergie pour la téléphonie mobile. «L’Etat peut gagner à positionner son portefeuille sur des entreprises à fort potentiel», a ajouté Christophe Gégout.
Dans l’immobilier, Malakoff Médéric a fortement augmenté son allocation pour atteindre désormais 8% des encours, a indiqué Anne Courrier, directeur partenariats stratégiques et investissements, lors de la Journée Nationale des Investisseurs. Considéré « comme un actif d’adossement, essentiel pour l’allocation », l’immobilier est réalisé pour l’essentiel en solo par Malakoff Médéric, sur le marché français. Mais la diversification dans des plateformes de logistique, ou des résidences pour seniors se réalise à travers des clubs deals ou des foncières. Malakoff Médéric a ainsi choisi de créer avec deux autres institutionnels une foncière pour acheter une chaine d’hôtels afin d’obtenir « une meilleure granularité, une partition du risque ». Le groupe détient déjà deux hôtels en direct. En outre, à l’étranger (Luxembourg, Pays-Bas, Allemagne, Belgique), le groupe se place « systématiquement en co-investissement avec un autre investisseur institutionnel qui nous ressemble », a précisé Anne Courrier. Malakoff Médéric s’est, par exemple, associé à la première caisse de retraite finlandaise. La taille du portefeuille d’actifs financiers de Malakoff Médéric atteint 22 milliards d’euros.
La consultation a pour objet de fournir à l’ACOSS (Agence centrale des organismes de sécurité sociale) des prestations d’assistance et de conseil en matière de trésorerie, dans le cadre des missions confiées à la direction financière. Elle est décomposée en 2 lots distincts. Lot n°1 - Prestation de conseil et d’expertise en matière de trésorerie : Cette prestation a pour objet d’assurer une assistance dans la réalisation d'études et expertises de nature diverse en matière de trésorerie pour la sphère sociale. Elle couvrira les dimensions suivantes dans le domaine de la trésorerie : gestion des flux financiers, systèmes de trésorerie/moyens de paiements, financement – placement. Le marché pourra être reconduit trois fois pour la même durée d’un an sans que sa durée totale puisse excéder 48 mois (soit 4 ans). La reconduction est tacite. Le titulaire ne peut refuser cette reconduction. Lot n°2 - Prestation d’assistance et d’accompagnement opérationnel d’une activité stratégique en matière de trésorerie : Cette prestation d’assistance et d’accompagnement opérationnel d’une activité stratégique en matière de trésorerie consiste à accompagner les équipes dans le pilotage opérationnel dans de nouvelles missions stratégiques, notamment en vue d’améliorer d’une façon continue les processus de trésorerie. Le titulaire n’aura pas pour mission de se substituer aux collaborateurs, mais leur apportera son expertise et sa méthodologie acquises à l’occasion de missions similaires. Le prestataire appuiera les équipes dans la définition et l'élaboration des travaux de nature stratégique grâce à une méthodologie adaptée (priorisation des travaux, modalités d’interaction avec les différents interlocuteurs…). Le marché, d’une valeur de 1 230 000 million d’euros, pourra être reconduit trois fois pour la même durée d’un an sans que sa durée totale puisse excéder 48 mois (soit 4 ans). La reconduction est tacite. Date limite de réception des offres : le 05/02/2018 à 16:00.
L’Erafp, l’établissement du régime de retraite additionnelle de la fonction publique, monte d’un cran dans l’immobilier. L’institution a été autorisée à accroître de 10 à 12,5 % la part de ses investissements en immobilier. Un appel d’offres, toujours en cours d’attribution au 27 novembre 2017, a été lancé pour constituer un portefeuille d’actifs immobiliers résidentiels en France, dont une part substantielle sera investie dans le logement intermédiaire. De même, l’établissement a commencé à investir dans les actifs non cotés. En 2016, il a attribué deux mandats, un sur les infrastructures et un sur le capital investissement. Les gérants sélectionnés commencent à déployer le capital. L’Erafp a également augmenté ses investissements dans les actions dans la limite de ses contraintes réglementaires.
La Caisse des Dépôts se dit ouverte à des plateformes d’investissement pour financer des infrastructures greenfield et à prendre des risques de développement dans des classes d’actifs qu’elle compte créer. Lors de la Journée Nationale des Investisseurs Instit Invest qui s’est tenu le 30 novembre, Pierre Aubouin, directeur du département Infrastructures et Transport de la Caisse des Dépôts, a cité la création d’un marché de location et de portage sous forme de services de batteries pour les bus électriques. Ce qui représente un « mur d’investissement potentiel pour les collectivités de 7 à 10 milliards d’euros dont la moitié pour les batteries », a-t-il affirmé. Pour participer au développement de ce marché, la Caisse des Dépôt a l’intention de créer un véhicule d’investissement.
La direction générale des Finances du Parlement européen a lancé un appel d’offres pour l’étude actuarielle des provisions du régime de retraite des anciens membres du Parlement européen élu en France (lot 1), des membres élus en Italie (lot 2), le régime de pension complémentaire (lot 3) et le régime de pension d’invalidité et de survie (lot 4) pour les députés au Parlement européen. Le marché est prévu pour 60 mois, et pourra être renouvelé deux fois. Date limite de réception des offres : 09/02/2018 à 17:30 Lire l’avis complet ici
Crédit Agricole, Danone, Firmenich, Hermès, Michelin, SAP, Schneider Electric et Voyageurs du Monde ont annoncé début décembre la création du deuxième fonds Carbone Livelihoods. Elles souhaitent entraîner d’autres investisseurs pour concrétiser l’objectif de 100 millions d’euros dès 2018. Ce nouveau fonds d’investissement à impact, avec un objectif de 100 millions d’euros d’investissement, vise à améliorer les conditions de vie de plus de 2 millions de personnes et à éviter l’émission de 25 millions de tonnes de CO2 sur 20 ans. Les projets du nouveau fonds Carbone Livelihoods seront initiés dès l’année prochaine. Ils porteront sur la restauration des écosystèmes, l’agroforesterie et l’énergie, principalement dans les pays émergents en Afrique, Asie et Amérique du Sud. Les entreprises qui investissent dans ce nouveau fonds sont engagées depuis 2011 dans le premier Fonds Carbone Livelihoods. Elles veulent aujourd’hui accroître le nombre et la taille des projets qui contribuent à lutter contre le changement climatique en restaurant les écosystèmes qui fournissent des ressources vitales à des populations parmi les plus vulnérables. De plus, ces projets permettent aux entreprises de compenser de manière volontaire leurs émissions de CO2, en complément de leurs efforts pour réduire l’empreinte carbone de leur activité. Elles sont motivées par les résultats obtenus par le premier Fonds Carbone Livelihoods : 1 million de bénéficiaires parmi les communautés les plus défavorisées de pays en développement ; 130 millions d’arbres plantés, soit une surface équivalente à 5 fois la superficie de Paris ; 120 000 familles équipées de foyers de cuisson améliorés qui réduisent la déforestation et préservent la santé des femmes ; 10 millions de tonnes de CO2 séquestrées ou évitées à terme (les projets durent entre 10 et 20 ans). Un aperçu de ces projets est disponible en p. 4. « Le modèle d’investissement développé par le Fonds Livelihoods a montré qu’il est possible de réussir des projets à grande échelle qui relient des mondes en apparence éloignés : de grandes entreprises engagées contre le changement climatique et des communautés pauvres confrontées aux effets de ce changement. Les résultats obtenus depuis 2011 nous encouragent à aller plus loin en nous appuyant sur ce qui a fait le succès de Livelihoods. Le nouveau fonds offre une plateforme intéressante aux investisseurs qui souhaitent avoir un réel impact sur le climat », souligne Bernard Giraud, président et cofondateur de Livelihoods. Les Fonds Carbone Livelihoods reposent sur un modèle économique original où les investisseurs mutualisent les risques d’investissement et financent des projets à grande échelle. Ils ne reçoivent pas de dividendes financiers mais des crédits carbone à haute valeur sociale et environnementale certifiés par les meilleurs standards internationaux*. Le retour sur investissement est de ce fait basé sur des impacts sociaux et climatiques mesurables. Le succès des projets des Fonds Livelihoods repose sur la coopération entre investisseurs privés, acteurs de la société civile et institutions publiques. Les projets financés par le fonds sont conçus avec des ONG qui ont la responsabilité de les mettre en œuvre en faisant des populations bénéficiaires les premiers acteurs du changement. Les crédits carbone générés par les projets Livelihoods sont certifiés par le Gold Standard (créé par WWF) ou le VCS (Verified Carbon Standard). La certification garantit que les effets climatiques d’un projet sont mesurés avec la plus grande rigueur, selon des méthodes reconnues internationalement, et que le projet contribue à améliorer le quotidien des bénéficiaires. L’un des principes clé de cette certification est l’«additionnalité» : montrer que les effets climatiques du projet sont bien dus aux actions mises en œuvre et n’auraient jamais eu lieu sans elles. En savoir plus sur la certification des crédits carbone. Créé en 2011, le premier Fonds Carbone Livelihoods a investi 40 millions d’euros dans des projets de restauration de mangroves, d’agroforesterie et d’énergie rurale. Le Fonds Livelihoods pour l’Agriculture Familiale, lancé en 2015, vise quant à lui à permettre aux entreprises de rendre leurs chaînes d’approvisionnement plus durables tout en améliorant les conditions de vie des fermiers et en promouvant des pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement. Ce fonds, qui va investir 120m€ sur 10 ans, travaille sur des matières premières stratégiques pour ses investisseurs : lait, cacao, vanille, noix de coco, sucre de canne, préservation des bassins versants… A ce jour, 12 entreprises ont investi dans les Fonds Livelihoods : Crédit Agricole SA, Danone, Firmenich, Hermès, Groupe Caisse des Dépôts, La Poste, Mars Inc., Michelin, SAP, Schneider Electric, Veolia et Voyageurs du Monde. Les Fonds Livelihoods sont soutenus par : l’Agence Française de Développement (AFD), le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), la Banque Interaméricaine de Développement (BID), la Convention Ramsar et le Centre Mondial d’Agroforesterie (ICRAF).
Le FEI (Fonds européen d’investissement) a conclu des accords-cadres multiples relatifs à la prestation de services de conseil financier en vue de soutenir le FEI dans différents domaines opérationnels et d’activités. Les services seront principalement fournis en anglais dans les bureaux du FEI à Luxembourg. Parmi les 23 offres reçues, 15 ont été retenues, pour un marché de 5 000 000 euros. Il s’agit de celles de Moody’s Analytics Knowledge Services Ltd (Londres), BDO Wirtschaftsprüfungsgesellschaft (Hambourg), Accenture Consulting (Luxembourg), Wavestone (Paris), Credit Spectrum Corp. (Bormes les Mimosas), Oliver Wyman (Bruxelles), Duff and Phelps (Luxembourg et Londres), McKinsey & Cie (Luxembourg), Deloitte Tax & Consulting **(Luxembourg), **Price Waterhouse Coopers EU Services (Bruxelles), Finalyse (Bruxelles), Ernst & Young Business Advisory Services (Luxembourg), Sesch GmbH (Francfort), D-Fine (Francfort), ZEB.rolfes.Schierenbeck (Münster).
Allianz diversifie l’allocation de son portefeuille dans les actifs réels, précisément dans les dettes privées et les actifs non cotés, tout en réduisant légèrement ses investissements dans les produits de taux cotés et les obligations corporate. A ce titre, Allianz France, tout comme le Groupe Allianz a notamment renforcé ses investissements dans les énergies renouvelables. Pour sa poche actions, l’assureur, soumis au régime de Solvabilité 2, conserve un niveau stable et restreint, inférieur à 7% du portefeuille. Mais des arbitrages peuvent être réalisés, notamment en faveur des fonds thématiques, et des fonds utilisant des critères ESG (environnement, social et gouvernance) afin de répondre à l’article 173 de la loi sur la transition énergétique.
La caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens (CAVP) « parvient à trouver des business vertueux, associant à la fois performance financière et performance sociale et environnementale », a estimé Jean-Bernard Ott, responsable allocation et politique ESG lors d’un panel de la Journée Nationale des Investisseurs, organisée le 30 novembre par Instit Invest. La caisse a ainsi investi aux côtés d’autres investisseurs institutionnels, de la Banque européenne d’investissement et de la Caisse des Dépôts dans le fonds de dépollution des sols de Brownfields, investisseur immobilier spécialisé dans la reconversion de friches industrielles. Le fonds de capital-investissement levé par Brownfields (109 millions d’euros) est dédié à la dépollution et au redéveloppement de friches industrielles. Brownfields réalise depuis 2006 l’acquisition, en l’état et sans conditions suspensives d’urbanisme, de sites en cessation d’activité, prenant directement en charge la responsabilité et le financement de leur réhabilitation, et permettant leur redéveloppement à usage d’activité ou d’habitation, sans délai.
Le Russian Direct Investment Fund (RDIF) et CDC International Capital, la filiale de la Caisse des dépôts dédiée aux partenariats avec les fonds souverains étrangers, envisagent d’investir conjointement dans la société française Olmix, spécialisée dans les biotechnologies, selon un communiqué du fonds souverain russe. Les investissements pourraient s'élever à 15 millions d’euros et Olmix utiliserait ce montant pour développer ses installations de production à Saint-Petersbourg. La transaction marquerait une nouvelle étape dans la coopération entre CDC IC et le RDIF qui sont convenus de rechercher et financer des projets de petites et moyennes entreprises en Russie et en France. Les investissements dans chaque projet ne dépasseront pas la barre des 20 millions d’euros, précise le communiqué.
Depuis 2012, le groupe AG2R La Mondiale a mené une politique soutenue d’investissement dans l’immobilier et les actions pour accompagner la croissance de ses encours. Le groupe de protection sociale menait un programme d’achat net de 200 à 300 millions d’euros par an dans l’immobilier et de 150 à 200 millions d’euros par an dans les actions. Mais pour 2018, il compte marquer une pause compte tenu de la forte baisse de la collecte sur les fonds euros. « Le groupe compte stabiliser l’allocation de l’immobilier et des actions et ne prévoit pas de nouveaux achats nets dans ces actifs », a indiqué Jean-Louis Charles, directeur des investissements et du financement, mardi 5 décembre, au cours d’un point presse. « La politique de gestion d’actifs reste sécuritaire et sera marquée par la mobilisation des expertises non pas sur l’investissements de cash flows plus faibles qu’auparavant mais sur l’optimisation et des arbitrages dans le portefeuille sur la partie taux et immobilière », a renchéri David Simon, membre du comité exécutif en charge des finances, des investissements et des risques. Le groupe détient 5% d’encours dans l’immobilier et 10% dans les actions. Si AG2R La Mondiale compte stabiliser ces allocations, il reste confiant dans leur potentiel de hausse. « La valorisation des actions françaises reste 30% inférieure aux niveaux d’avant-crise. Les actions françaises se payent aujourd’hui 30 fois leurs bénéfices contre 20 fois en 2009. Pour un investisseur à long terme, capable d’absorber la volatilité en fonds propres, cela fait sens de continuer à fabriquer un portefeuille actions, les prix étant raisonnables », analyse Philippe Brossard, chef économiste et directeur de l’ISR. Il porte un raisonnement comparable sur l’immobilier où « le taux de rendement brut apparent de 3% pour les bureaux à Paris est encore très généreux par rapport aux taux d’intérêt des emprunts d’Etat hors inflation portés à -0,8% », ajoute-t-il. En dehors des actifs de diversification, AG2R La Mondiale reste très sécuritaire. Le portefeuille du groupe (120 milliards d’euros d’encours dont les unités de compte) est essentiellement composé d’obligations : 27% d’obligations d’Etat, 23% d’obligations financières et 23% d’obligations non financières. « Le fondement de la stratégie d’investissement est de fonder un socle très solide et résistant dans l’obligataire », a exposé Clément Simard, directeur gestion de taux et trésorerie. Les investissements obligataires sont investment grade : 54% du portefeuille est noté de AAA à AA- et 79% jusqu’à A-. « Les actifs high yield ne sont pas inscrits dans la politique de risque, les primes de risque nous paraissent d’ailleurs basses », a souligné Clément Simard.
Face à la raréfaction des placements à court terme à taux positifs, l’Epic SNCF fait face à une problématique de placement de la trésorerie disponible. « Avant nous faisions de l’OPCVM monétaire et s’est posé à nous la question d’optimisation des placements », a affirmé Virgile Sebahoun, responsable Financement et Trésorerie de la SNCF, lors des Rencontres BFR cash et performance financière organisée le 3 octobre par Option Finance. L’institution a souhaité diversifier les supports sur lesquels elle place sa trésorerie disponible. Elle s’est faite accompagner dans cette démarche par Pandat Finance, courtier indépendant en placements et en financements. L’Epic SNCF a choisi la mise en place de comptes à terme. « Certaines banques ont besoin d’attirer du cash pour complaire à leurs ratios prudentiels et elles sont prêtes à rémunérer ce cash au-delà des taux de marché. Avec une liquidité à 32 jours, cette solution offre une sérénité à un mois sur nos placements », a détaillé Virgile Sebahoun. Par ailleurs, l’Epic SNCH a pu bénéficier de contreparties très bien notées en faisant appel à des banques régionales, ce qui a permis de limiter les risques.
Le STIF (Syndicat des Transports d’Ile de France) recherche un prestataire pour la notation financière et suivi de la notation. Le titulaire devra effectuer : la notation court terme et long terme de l’acheteur en tant qu'émetteur sur le marché obligataire ainsi que le suivi de cette notation, la notation du programme de titres à court terme (programme de titres négociables à court terme) ainsi que le suivi de cette notation, la notation du programme de titres à long et moyen terme (programme EMTN) ainsi que le suivi de cette notation, la notation des émissions obligataires à la demande de l’acheteur. Le marché est conclu pour une durée initiale de 1 an à compter de sa date de notification au titulaire. Il peut être reconduit 3 fois pour des nouvelles périodes de 1 an. La durée globale du marché n’excédera pas 4 ans. Date limite de remise des plis : le 04/01/2018 à 14:00