Dans le cadre de son allocation stratégique définie, le groupe Coface a renforcé son exposition aux actions et aux actifs immobiliers non cotés européens tout en réduisant son exposition à la dette souveraine des principaux émetteurs. «Tous ces investissements ont été réalisés dans un cadre de risque strictement défini. En effet, la qualité des émetteurs, la sensibilité des émissions, la dispersion des positions par émetteur et zone géographiques sont encadrées par des règles strictes définies dans les différents mandats de gestion confiés aux sociétés de gestion partenaires du groupe», souligne Coface dans son rapport SFCR pour l’année 2017. Dans le détail, la poche immobilier du groupe est passée de 138 millions d’euros en 2016 à 250 millions d’euros en 2017, les actions cotées, de 113 à 192 millions, tandis que les obligations ont subi un léger recul et passent ainsi de 1,8 milliard d’euros à 1,78 en 2017. Au total, la valeur de marché du portefeuille a augmenté en 2017 pour s'établir à 2,76 milliards en 2017 contre 2,63 milliards d’euros en 2016. Une augmentation due, toujours selon le groupe, "à un rendement positif du portefeuille d’investissement et à l’amélioration de l’environnement économique».
La Banque Neuflize OBC, filiale française du groupe ABN Amro, et La Financière de l’Echiquier ont annoncé, ce 3 mai, la signature d’un partenariat exclusif au service de leur clientèle privée. « Dans un contexte de plus en plus exigeant, Neuflize OBC souhaite renforcer son modèle de services dédié aux familles, entreprises et entrepreneurs et recentrer son activité auprès d’une clientèle amenée à détenir des actifs financiers supérieurs à 500.000 euros », explique la banque privée dans un communiqué. Dans ce cadre, La Financière de l’Echiquier a été retenue « pour la qualité de son conseil et de ses services en gestion privée pour accueillir les clients Neuflize OBC n’entrant plus dans son modèle », ajoute-t-elle.
Selon le site Business Immo, Groupama Immobilier a signé, le 28 mars 2018, l’acte de vente portant sur un ensemble immobilier composé d’un entrepôt de 20.000 m² et d’un immeuble de bureaux de 7.000 m² situé à Morangis (91) au profit du groupe Trouillet, carrossier et constructeur de véhicules industriels. Construit dans les années 1970, cet entrepôt s’éleve sur 5 niveaux, et abritait jusqu’en juillet 2017 les archives papier ainsi qu’un centre de dématérialisation/numérisation des documents de Groupama. Dans cette opération, Groupama Immobilier a été conseillé par l’étude ADDH & Associés.
35 nouvelles institutions catholiques, dont Caritas Internationalis, trois grandes banques catholiques (avec un bilan cumulé d’environ 7,5 milliards d’euros) et le Secours Catholique se désengagent des énergies fossiles. En France, pour le Secours Catholique, il s’agit d’un désinvestissement total d’environ 10 millions d’euros. Au sein de l'Église catholique, on compte désormais 95 institutions qui se désinvestissent des énergies fossiles. Ce mouvement de désengagement est coordonné par le Mouvement Catholique Mondial pour le Climat (MCMC), et répond à l’appel du Pape François dans son encyclique «Laudato Si» pour protéger notre «maison commune».
Generali va liquider tous ses investissements dans les entreprises liées au secteur du charbon d’ici six à 12 mois, a promis le président de l’assureur italien lors de l’assemblée générale du groupe. Dans un document rendu public dans la matinée, Generali a annoncé que son conseil d’administration avait approuvé en février la vente des participations dans le secteur du charbon. Des militants de Greenpeace ont déployé une grande banderole sur un bâtiment à Trieste où se déroule cette AG. On peut y lire «Assez d’assurer le charbon et le changement climatique». Pour rappel, l’exposition de l’assureur italien dans le secteur du charbon équivaut à 2 milliards d’euros. Generali cédera ainsi des investissements en actions et éliminera progressivement les investissements obligataires en les portant à échéance ou en envisageant la possibilité de les céder avant. Il n’autorisera d’exceptions que dans les pays où la production d'énergie électrique et de chauffage reste dépendante du charbon, sans alternative à moyen terme. Ces exceptions représentent actuellement une part marginale des investissements (équivalant à 0,02 % du compte général).
Le groupe Swiss Life a annoncé un investissement à hauteur de 10 millions d’euros dans l’application mobile de gestion patrimoniale LaFinBox. En 2015, l’assureur avait déjà investi quelque 2 millions d’euros dans la Fintech. Ce nouvel investissement permettra de poursuivre le développement des services proposés par LaFinBox avec l’intégration des biens immobiliers, l’enrichissement du diagnostic financier ou encore le conseil automatisé (coach patrimonial, robo-advisor,...) auxquels pourront s’ajouter les recommandations de conseillers financiers. LaFinBox fournira ainsi du conseil à haute valeur ajoutée directement au client, aussi bien à travers l’application que dans le cadre de la relation avec un conseiller physique. «Swiss Life renforce son investissement dans LaFinBox car nous sommes convaincus que ce type de service est devenu indispensable, précise Eric Le Baron, directeur général de SwissLife Assurance et Patrimoine. Demain, tout établissement financier devra le fournir à ses clients, mais aussi à ses conseillers».
Pour la première fois, l’Ircantec a investi dans un fonds qui combine à la fois une dimension solidaire et une ambition environnementale : le fonds EnRciT. Lancé le 29 janvier dernier, il a pour vocation de soutenir les projets d’énergies renouvelables portés par les citoyens et les collectivités locales.
Proparco, filiale de l'Agence française de développement (AFD) dédiée au secteur privé, a pris une participation de 3 millions de dollars dans Jumo, une start-up qui propose aux personnes non ou sous- bancarisées d'accéder à des services financiers grâce à leur téléphone portable.
La Carpimko a lancé un appel d’offres portant sur une expertise, une assistance et un conseil dans la gestion des actifs financiers. La consultation porte sur 3 lots : Lot n°1 - Rapport de gestion financière : La mission consistera à la rédaction du document annuel de gestion financière. Lot n°2 - Conseil et assistance : Le prestataire sélectionné devra dans ce cadre avoir un rôle actif permanent. Lot nº: 3 - Appels d’offres : Il s’agira cette fois d'épauler la Carpimko dans la gestion des appels d’offres. Chacun des marchés est conclu pour une période de 12 mois à compter de sa date de notification. Il fait ensuite l’objet d’une reconduction tacite pour des périodes de 12 mois. Toutefois, la durée totale ne pourra pas excéder 4 ans. Date limite de réception des offres ou des demandes de participation : le 07/05/2018 à16:00 Pour consulter l’avis complet, cliquer ici.
L’Union Mutualiste Retraite (UMR), conseillée par La Française Real Estate Partners, a racheté au groupe Idec Invest l’immeuble du 43-47 avenue de la Grande Armée à Paris 16ème. L’immeuble, construit dans les années 70, a été totalement rénové en 2017. Il offre des plateaux moyens de plus de 350 m² et dispose d’un grand hall d’accueil et d’un jardin privatif d’environ 600 m². L’immeuble est loué en intégralité à BDO, un cabinet d’audit, d’expertise comptable et de conseil, dans le cadre d’un bail de 9 ans fermes. « Cet immeuble offre un cadre exceptionnel, un vrai havre de tranquillité permettant à notre locataire de travailler dans le calme et au milieu d’espaces verts en plein centre de Paris. Cette nouvelle acquisition pour le compte de l’UMR permet de renforcer notre partenariat avec cet institutionnel français » précise Patrice Genre, président de La Française Real Estate Partners. Pour cette opération, l’acquéreur était conseillé par l’étude Flusin sur les aspects notariaux, Ashurst sur le juridique et fiscal, Nox sur les audits techniques, Sinteo sur les aspects énergétiques, et Burgeap sur les aspects environnementaux. Le groupe Idec Invest était conseillé par l’étude Bonnart, Adler, Lavisse & Maître et le cabinet King Spalding (Aurélia De Viry).
La Banque Postale se renforce dans le crowdfunding. Après avoir racheté en juin 2017 la plateforme KissKissBankBank, elle est entrée au capital de la start-up Goodeed, plateforme digitale de dons de particuliers pour les ONG et associations solidaires financés par le visionnage de publicités. Plus précisément, KissKissBankBank a pris une participation majoritaire dans la start-up Goodeed qui devient une de ses filiales. Le montant de l’opération n’est pas connu. Goodeed permet à des particuliers de soutenir gratuitement les projets d’associations en visionnant des publicités. La startup indique que 12 millions de dons gratuits ont été réalisés par la communauté Goodeed et financés par les budgets publicitaires qui ont déjà permis de financer une centaine de projets de 60 associations bénéficiaires.
L’Agence France-Développement (AFD) souhaite attribuer un accord-cadre, pour le démarrage opérationnel de l’activité de suivi des prêts souverains et subventions. La mission demandée se décompose en quatre grandes parties qui seront amenées à se chevaucher dans le temps, à savoir : Suivi des engagements particuliers ; Ateliers - Capitalisation - Modes opératoires - Procédures ; Préparation du démarrage du suivi ; Démarrage progressif du suivi du portefeuille souverain. La fin du marché est prévue pour le 31/03/2019, avec aucune reconduction possible. Date limite de réception des offres ou des demandes de participation : le 24/04/2018 à 12:00
En tant qu'établissement public, la Caisse des dépôts a l’obligation de valoriser et de provisionner ses passifs sociaux conformément aux textes comptables en vigueur tant sous référentiel français (recommandation du CNC nº 2003-r 01) pour ses comptes sociaux, qu’en normes IFRS (IAS 19r) pour sa contribution dans les comptes consolidés du groupe CDC, de façon à élaborer ses états financiers tant au plan social qu’au plan consolidé. La CDC souhaite recourir à un prestataire disposant de compétences actuarielles, selon un planning prédéfini pour évaluer ses régimes à prestations définies (actuels et le cas échéant futurs) s’agissant de calculs complexes d’actuariat afin de sécuriser les engagements sociaux de la CDC. De plus, la CDC souhaite que le prestataire retenu offre une prestation de conseil sur le choix des hypothèses actuarielles ainsi que sur les évolutions normatives (nouvelles directives, choix entre 2 méthodes de comptabilisation...). Cet accord-cadre se décompose comme suit : - prestation nº 1 : évaluation actuarielle des passifs sociaux à prestations définies liés aux accords collectifs RH, - prestation nº 2 : évaluation actuarielle des passifs sociaux à prestations définies liés au CET, - prestation nº 3 : évaluation actuarielle de l’action sociale: CDC mutuelle. Date limite de réception des offres ou des demandes de participation : le 23/04/2018 à 11:30. Pour lire l’avis complet : cliquez ici.
La CIPAV, la caisse de retraite des professions libérales, lance un appel d’offres en vue de former ses administrateurs aux questions actuarielles, financières et réglementaires. Tous les trois ans, la Cipav renouvelle la moitié de son conseil d’administration. Ce sont ainsi 26 administrateurs, titulaires et suppléants, qui sont élus pour six ans afin de définir la stratégie de la caisse et de représenter les intérêts des adhérents selon leur collège d’appartenance (aménagement de l’espace, du bâti et du cadre de vie, professions de conseil, interprofessionnel ou prestataires). Le décret no2017-887 du 9 mai 2017 relatif à l’organisation financière de certains régimes de Sécurité sociale institue une obligation de formation des administrateurs sur les questions actuarielles, financières et réglementaires en matière de placement et de pilotage des régimes, durant les six premiers mois de leur mandat est inscrite à l’article R. 623-4 de ce décret. La formation porte notamment sur les catégories d’actifs que l’organisme est autorisé à détenir. Pour répondre à ces évolutions réglementaires, la Cipav recherche des prestataires de formation professionnelle agréés spécialisés pour son conseil d’administration renouvelé partiellement lors des élections du 15 décembre 2017. Les prestations attendues sont les suivantes : l’ingénierie de formation l’animation des sessions de formation auprès des administrateurs : formation actuarielle cette prestation s’adresse à l’ensemble des administrateurs membres du Conseil d’administration et constitue une obligation règlementaire. formation financière cette prestation se décompose de la manière suivante : un programme de formation destiné aux administrateurs Titulaires et Suppléants de la Cipav. Cette prestation constitue une obligation réglementaire. des programmes de formation complémentaires à la demande s’adressant aux administrateurs membres de la commission des placements au cours de leur mandat sur des thématiques spécifiques. Les formations se déroulent uniquement en intra-entreprises. Le marché est prévu pour 24 mois à compter de la notification du marché. Date limite de réception des offres : 12 avril 2018, à 12 heures. Lire l’avis complet ici
Le fonds Ambition Amorçage Angels (F3A) de Bpifrance, de 50 Partners Capital et de Business Angels, finance pour 800.000 euros la société Seald, spécialiste français des communications chiffrées. Grâce à cette levée de fonds, Seald entend accélérer son développement technologique et commercial sur le marché français. Sa vision : œuvrer à construire un Internet plus sûr en renforçant la sécurité des emails et des documents des entreprises contre les cyber menaces. « Notre vocation est de garder la R&D en France et de nous développer à l’international à moyen terme, notamment aux Etats-Unis où le projet a vu le jour dans le cadre du partenariat entre l’École Polytechnique et l’université de Berkeley en Californie. Pour cela, nous bénéficions également du programme d’accélération cross-border de The Refiners», déclare Timothée Rebours, co-fondateur de la start-up. Cette dernière vise pour la fin de l’année 2018, quelques centaines de milliers d’utilisateurs, une dizaine de grands comptes déployés et le recrutement de 6 personnes à des postes techniques et de business développement.
La Caisse des dépôts recherche des conseils et expertises financières et techniques dans l'investissement et la gestion des participations pour le secteur de l'économie mixte.
Lancé par la Caisse des Dépôts en partenariat avec un club de grands investisseurs institutionnels, le fonds NovESS, dédié à l’économie sociale et solidaire, annonce ses 5ème et 6ème prises de participation dans des sociétés de l’économie sociale et solidaire : 400 000 euros dans la Conciergerie Solidaire et 500 000 euros dans VAE Les 2 rives.
La BEI a lancé un appel d’offres en procédure restreinte afin de conclure des accords-cadres avec des prestataires de services dans les secteurs de l’environnement, du climat et du domaine social dans les pays où elle exerce des activités, afin d’apporter un soutien aux projets de la Banque (notamment les diligences environnementales et sociales, y compris les actions liées à l’égalité des sexes, aux droits de l’homme et au climat). Ce marché est divisé en deux lots : Lot n°1 - Environnement et droits sociaux : Ce lot porte sur des travaux concernant des généralités sur l’environnement ; la biodiversité et les services écosystémique ; des généralités en matière sociale (y compris la réinstallation forcée, les droits et intérêts des populations vulnérables, les normes du travail, la médecine du travail et la santé communautaire, la sécurité et la sûreté) ; les droits de l’homme ; l'égalité des sexes ; la sensibilité aux conflits ; et l’implication des parties prenantes. Lot nº: 2 - Action pour le climat : Il s’agira cette fois de travailler sur le financement de la lutte contre les changements climatiques à fort impact ; l’identification du risque climatique et le financement des mesures d’adaptation ; l’intégration du climat ; et l'évaluation du risque climatique. D’une valeur de 4 millions d’euros chacun, les marchés sont prévus pour une durée de 48 mois non-reconductible. Date limite de réception des offres ou des demandes de participation : le 26/03/2018 à 23:59 L’avis complet est disponible : ici.
La Cour des comptes européenne avait lancé en novembre dernier un appel d’offres pour attribuer un contrat relatif à une étude portant sur la vérification des calculs annuels effectués par la direction générale de la Commission européenne chargée des statistiques (Eurostat) sur le montant du passif de l’Union européenne en matière de retraites et d’autres prestations à verser aux employés pour 2017 et 2018. Parmi les cinq offres qu’elle a reçues, la Cour des comptes européenne a sélectionné le cabinet de conseil en actuariat Nexyan. Les services requis par la cour sont subdivisés en 5 tâches, allant de la définition de la méthodologie utilisée pour le recalcul du passif à la production de recommandations au vu des résultats obtenus.
Uniprévoyance dispose d’un portefeuille de valeurs mobilières de placements d’environ 100 millions d’euros dont 80% sont gérés par Axa IM dans une poche obligataire, sécuritaire. Le reste des encours correspond à une poche dynamique gérée en direct et constituée de fonds actions, diversification et SCPI. Cette poche de moyen-long terme a vocation à rester stable mais l’institution de prévoyance réfléchit à ajouter un fonds obligataire à taux variables pour se préparer à une éventuelle remontée des taux. L’institution évalue les OPC en partie sur leur notation Morningstar, privilégie la qualité des émetteurs et des produits labelisés ISR.
Allianz Real Estate, dont les actifs sous gestion ont atteint 56 milliards d’euros fin 2017 (dont 8,9 milliards d’euros de nouveaux investissements) va continuer d’investir dans l’immobilier. rapporte Business Immo. «L’immobilier reste une classe d’actifs très attractive pour le groupe Allianz», a souligné François Trausch, directeur général d’Allianz Real Estate. Nous continuons à diversifier et à développer notre portefeuille à l’international, non seulement sur nos marchés historiques en Europe et aux États-Unis, mais également en renforçant notre présence en Asie avec des investissements importants réalisés en Inde et en Chine. Nous nous fixons pour objectif d’atteindre 75 milliards d’euros d’actifs sous gestion d’ici à la fin 2020.» Les nouveaux investissements en equity réalisés en 2017 par Allianz Real Estate ont considérablement pesé, et se sont élevés à 5,2 milliards d’euros, dont la moitié en investissements directs et l’autre moitié en investissements indirects via des fonds et des joint-ventures. «Les joint-ventures sont un élément essentiel de notre stratégie d’investissement et 2017 nous a permis de renforcer nos liens avec un certain nombre de partenaires. Cette approche nous permet d’accroître notre exposition à de nouveaux segments de marchés et à des secteurs à forte croissance tels que la logistique et les résidences étudiantes», a ajouté Olivier Téran, directeur des investissements d’Allianz Real Estate. La filiale du groupe Allianz a développé son portefeuille à travers de nouvelles stratégies d’investissement, notamment en investissant pour la première fois en Inde et en tirant profit de ses investissements en dette et en equity au Royaume-Uni. «Nous allons poursuivre sur cette voie en 2018 en augmentant notre exposition au segment Value Add en direct et en indirect», indique Olivier Téran.
«A la MACSF notre portefeuille est principalement composé d’obligations comme toutes les compagnies d’assurance», a indiqué à Option Finance, Eric Dubos, directeur financier de l’institution. Et d’ajouter : «en ce qui concerne ces dernières, l’allocations d’actifs et la gestion sont essentiellement conditionnés par l’environnement comptable et réglementaire. A la MACSF, nous disposons d’un ratio de solvabilité élevé qui est de plus de 300 % pour le groupe et de 200 % pour l’assurance vie qui nous permet de gérer de manière assez dynamique». Sur ces actifs, la MACSF a fait le choix d’avoir une duration courte de ses portefeuilles, grâce à sa confortable marge de solvabilité. Si les taux montent, l’institution se veut donc moins exposée, tout en étant en capacité de revenir sur les marchés et d’acheter des titres obligataires rapidement. «Actuellement, nous sommes prudent sur les marchés obligataires et nous attendons que les taux et les spread remontent pour revenir sur les marchés», a ainsi expliqué Eric Dubos. Avec un portefeuille obligataire intégrant moins de 20 % d’emprunts d’Etat, le reste est investi dans le crédit avec une partie sur des notations high yield et sur des titres non notés. «Cela nous distingue des autres compagnies d’assurance. Nous couvrons partiellement notre portefeuille obligataire avec des taux variables et des titres indexés sur l’inflation, poursuit le directeur financier. Nous disposons aussi de convertibles nous permettant de diversifier les portefeuilles, bien que nous ayons réduit progressivement notre allocation.» Enfin, la MACSF est également investie sur de la dette émergente et sur des obligations financières «car si les taux augmentent, cela avantagera les établissements bancaires». A ce titre, l’institution a sélectionné des OPCVM d’obligations financières subordonnées émises par des compagnies d’assurance et bancaires. Plus généralement, dans ce contexte de taux courts, elle a fait le choix de diversifier ses portefeuilles au détriment de la classe obligataire taux fixe classique. «Ainsi, nous avons augmenté nos allocations dans le capital investissement, les infrastructures et dans l’immobilier», conclut le responsable.
Par le biais de son fonds d’investissement corporate Allianz X, le groupe Allianz a investi 30 millions de dollars (25 millions d’euros) dans la fintech américaine C2FO. Cet investissement a été réalisé dans le cadre d’une levée de fonds de 100 millions de dollars. A travers sa plateforme technologique collaborative, C2FO permet aux fournisseurs des entreprises de demander un paiement accéléré des factures contre une remise. Par conséquent, les fournisseurs pourront obtenir leur argent plus rapidement et les acheteurs feront des économies. «Le modèle d’affaires de C2FO, qui consiste à fournir aux entreprises un accès au financement du fonds de roulement à la demande et en temps réel, est une solution unique pour un aspect clé du financement des entreprises», a ainsi déclaré Nazim Cetin, PDG d’Allianz X. Parallèlement à cet investissement, Allianz prévoit une coopération entre C2FO et Euler Hermes, son propre assureur-crédit.
Le fonds souverain norvégien a publié ce 28 février son rapport annuel qui précise notamment la liste des gestionnaires externes qui prennent en charge des allocations actions spécifiques pour le compte du fonds, écrit NewsManagers (groupe Agefi).
Le Fonds Stratégique de Participations (FSP) a annoncé apporter la totalité de sa participation dans Zodiac Aerospace à l’offre publique d’échange initiée par Safran le 7 décembre 2017. «Il apporte ainsi son soutien à une opération emblématique qui, en permettant le rapprochement de Zodiac Aerospace et de Safran, donnera naissance à un leader mondial des équipements aéronautiques», développe le FSP dans un communiqué. Avec le FSP, six grands assureurs français se sont engagés en 2015 aux côtés de Zodiac Aerospace, leader mondial des équipements et des systèmes aéronautiques et l’un des fleurons industriels français. Géré par le groupe Edmond de Rothschild, le FSP accompagne les entreprises sélectionnées pour leur solidité financière, leur capacité d’innovation et leur potentiel de développement dans la mise en œuvre d’une stratégie de long terme. Cet accompagnement se concrétise, pour chaque investissement réalisé, par une représentation du FSP au conseil d’administration ou de surveillance de l’entreprise concernée. Le FSP a ainsi vocation à participer à la gouvernance de Safran via une société commune créée en partenariat avec FFP, autre actionnaire institutionnel de référence de Zodiac Aerospace avant le rapprochement avec Safran. Cette société, dénommée F&P, sera proposée aux fonctions d’administrateur à la prochaine assemblée générale annuelle des actionnaires de Safran le 25 mai 2018 ; le FSP et FFP agiront de concert vis-à-vis de Safran par l’effet de cette société commune. Elle sera représentée par Monsieur Robert Peugeot. L’entrée du FSP au capital de Safran est soutenue par BNP Paribas Cardif, CNP Assurances, Crédit Agricole Assurances, Sogecap (Société Générale Insurance), Groupama, et Natixis Assurances. Depuis son lancement en 2013, le FSP a investi environ 1,7 milliard d’euros dans le capital de sociétés françaises leader dans leur domaine d’activité et est actuellement actionnaire et participe ou participera à la gouvernance de six sociétés : Arkema, SEB, Safran, Eutelsat Communications, Tikehau Capital et Elior Group.
L’UMR réfléchit actuellement à l’opportunité de diversifier ses investissements en private equity en investissant dans des projets de dépollution de terrain (de sites industriels). L’institution qui a mis en place une politique d’investissement responsable fin 2014, souhaite une prise en compte croissante des enjeux ESG dans son portefeuille. L’UMR gère aujourd’hui environ 10 milliards d’euros en valeur de marché, investis à 64% en fixed income, 17% en actions, 10% en immobilier, 4% en gestion alternative (hedge funds), 3% en private equity et 2% en infrastructures. L’institution nantaise envisage de revenir cette année de manière tactique sur les actions européennes mais aussi, dans une moindre mesure, sur les obligations convertibles et la dette émergente. Ces projets d’investissement ne devraient pas la conduire à élargir le nombre de ses partenaires de gestion. Ces dernières années, l’institution a presque doublé le nombre des sociétés de gestion avec lesquelles elles travaillent, faisant désormais appel à plus de 50 asset managers, résultat de son intérêt pour la dette privée non cotée depuis 2012. Philippe Rey, directeur des investissements de l’UMR, dévoilera d’ailleurs sa stratégie en matière de dette immobilière le 29 mars prochain lors de la matinée de débats organisée dans le cadre des Clubs Dates Invest à Nantes (Hôtel La Rosière d’Artois).
La mutuelle Garance a dû revoir à la baisse ses objectifs d’allocation dans l’immobilier et l’infrastructure (OPCI, FPCI). Après avoir fixé une cible de 5% d’encours pour chacune des deux poches, la mutuelle cible désormais 3%. Garance a des difficultés à trouver des fonds et des actifs à un prix raisonnable. Par ailleurs, elle mène des due diligences exigeantes, notamment en raison des contraintes ESG qu’elle s’est fixées. Pour l’immobilier, les biens doivent être certifiés ou labélisés pour leur qualité énergétique pour plus de 50% des montants investis et ils doivent poursuivre une finalité pour plus de 50% des montants investis. L’immobilier représente actuellement 2,5% des encours avec une présence dans les résidences seniors, dans l’immobilier de bureaux et les résidences étudiantes. La mutuelle cherche à diversifier ce portefeuille immobilier. Les fonds immobiliers ont été souscrits chez A Plus Finance, Swiss Life REIM et La Française REM. Pour les infrastructures, 50% des montants investis doivent être dédiés aux énergies renouvelables. Les encours actuels s'élèvent à 1% du portefeuille pour une cible de 3%. La mutuelle est présente dans deux fonds infrastructure gérés par Mirova et le fonds LDN (Land Degradation Neutrality) pour la préservation de la dégradation des terres, géré également par Mirova et la CNULCD (Nations-Unies). Le portefeuille total de Garance s’élève à 4,2 milliards d’euros au 31 décembre 2017. Mis en transparence, il se structure principalement d’obligations à 71,2% (dont 60% de titres vifs) avec une allocation cible de 78%. La deuxième poche est constituée d’actions à hauteur de 16,3% du portefeuille à fin 2017 pour une allocation cible de 16%.
La Banque Européenne d’Investissement (BEI) et de la Caisse des Dépôts annoncent avoir apporté chacun 40 millions d’euros, dans le cadre d’une levée de fonds opérée par Brownfields, spécialisé dans la dépollution et le redéveloppement de friches. Une dizaine d’investisseurs institutionnels et Brownfields apportent de leur côté 85 millions d’euros pour porter le montant total souscrit à ce jour à 165 millions d’euros. A terme, Brownfields vise, au-delà de ce premier closing, une levée de fonds de 250 millions d’euros à terme avec un objectif de 40 à 50 projets financés d’ici 5 ans. Le cadre plus large du Plan Juncker... Pour la BEI, ce nouveau financement s’inscrit dans le cadre du Plan d’investissement pour l’Europe appelé plus communément Plan Juncker, dont l’objectif est de renforcer l’investissement en attirant notamment d’autres investisseurs sur des opérations à caractère plus risqué."Avec cette nouvelle participation dans le Fonds Brownfields, nous sommes très heureux de financer des opérations respectueuses de l’environnement, innovantes et socialement responsables qui créent de l’activité économique et donc de l’emploi au cœur des villes comme ici à Sevran», a notamment indiqué Ambroise Fayolle, voce-président de la BEI. Depuis le début de la mise en œuvre du Plan Juncker en France en 2015, ce sont ainsi 115 opérations qui ont été approuvées pour un montant global de 9 milliards d’euros, lesquels devraient mobiliser 40,5 milliards d’euros d’investissements supplémentaires. ...Et du développement durable Avec cet investissement de 40 millions d’euros dans le fonds Brownfields 3, la Caisse des Dépôts confirme pour sa part son action en faveur des territoires et son implication dans le développement durable. La dépollution et le redéveloppement de friches industrielles ou tertiaires contribue au renforcement de l’attractivité, en favorisant l'émergence d’une offre immobilière renouvelée, et en facilitant la production de foncier à un coût acceptable et sans effort budgétaire pour la collectivité. Nombre d’interventions de Brownfields bénéficieront au Grand Paris au même titre que l’Appel à projets «Inventons la Métropole du Grand Paris» soutenu par la Caisse des Dépôts et le Programme d’Investissements d’Avenir. «Après le succès de Brownfields 2, la Caisse des Dépôts a décidé de renouveler sa confiance en Brownfields en s’engageant dans ce nouveau fonds qui permettra d’accélérer la dépollution de sites urbains et d’engager des actions de requalification, indique Gabrielle Gauthey, directrice des investissements et du développement local à la CDC. La libération de foncier à un coût abordable constitue un levier pour la construction de logements, notamment sociaux, ce qui constitue une priorité pour la Caisse des Dépôts.»
Dans le cadre de sa nouvelle stratégie Climat, Generali prévoit d’augmenter la part des entreprises vertes dans son actif général et de se départir progressivement des entreprises dont les activités sont liées au charbon. En matière de souscription, la gamme de produits ayant une orientation environnementale sera élargie, en conservant un niveau minimum d'exposition au secteur du charbon.
La MGEN, la Matmut et Inter Invest créent le fonds de dotation #ArtSansExclusion dont l’objet d’intérêt général est de soutenir les artistes en situation d’exclusion - du fait de leur handicap mental, psychique, de leur trop grand isolement ou situation de précarité-, à travers la constitution d’une collection d’art brut et d’art actuel. Cette collection comprend des créateurs inconnus et aussi des artistes déjà présents dans les grandes collections publiques ou privées : Musée d’art moderne, contemporain et d’art brut de Lille-Villeneuve d’Ascq (LaM), Collection d’art brut de Lausanne…. Cette collection #ArtSansExclusion a été élaborée par un comité composé d’experts du monde de l’art et des membres du fonds de dotation. Elle a pour vocation de circuler en France et à l’étranger, mise à disposition des institutions culturelles, des collectivités territoriales, des mutuelles ou du monde de l’entreprise. L’objectif est de faire progresser la réflexion sur les liens entre création, handicap et précarité. Mais aussi de contribuer au débat critique actuel autour des mutations et jeux d’influences qui se nouent entre le champ de l’art brut et celui de l’art actuel. Le fonds de dotation #ArtSansExclusion entend aussi apporter son soutien à toutes formes d’actions qui pourront contribuer à ce même objet dans le champ culturel, artistique aussi bien que médico-social. L’associationEgArt,mandatéeparlefondsdedotation,estopérateurdirectdeceprojet