Le groupe de protection sociale Klesia a décidé d’externaliser la gestion de ses prestations de contrats de santé afin de mieux consacrer ses ressources à de nouveaux outils de relation client, rapporte L’Argus de l’Assurance dans sa dernière édition.
A l’occasion d’une levée de fonds de 13 millions d'euros réalisée par Lydia, une fintech spécialisée dans les solutions de paiement mobile en France, CNP Assurances est entré au capital de cette dernière par le biais de son programme Open CNP de Corporate Venture.
Pour l’accompagner ponctuellement, le FRR souhaite sélectionner jusqu’à deux prestataires de services juridiques capables de fournir une assistance juridique sur tous les sujets liés au fonctionnement du FRR, marchés publics, marchés financiers. Le marché est passé selon une procédure adaptée et permettra de négocier les éléments de l’offre remise avec les candidats. Enfin, il sera conclu pour une durée de trois ans avec possible reconduction une fois pour une période d’une année. Les cabinets d’avocat intéressés ont jusqu’au lundi 5 mars 2018 , 12h00 heure de Paris, pour répondre au FRR dans les conditions spécifiées par le règlement de la consultation. L’ensemble des documents liés à cette procédure sont disponibles sur la plate-forme dédiée : http://marches.fondsdereserve.fr
Bpifrance et un pool d’investisseurs financiers mené par l'équipe Small Caps de Siparex entrent au capital du groupe Tecmaplast, société familiale spécialisée dans la plasturgie automobile, ferroviaire et industrielle, rapporte le site NewsManagers. Le groupe a décidé d’ouvrir son capital à des investisseurs financiers institutionnels, afin de consolider sa capacité de financement dans le cadre du fort développement de son activité. En outre, cela lui permet de faire sortir les actionnaires minoritaires tout en laissant la majorité du capital aux groupes familiaux de Patrick et Jean-Michel Manducher.
L’Ircantec a retenu l’offre d’I CARE ENVIRONNEMENT après son appel au marché pour une mission de conseil pour l'évaluation de l’exposition annuelle du portefeuille aux différents risques climatiques et écologiques, ainsi qu'à l'évaluation de l’alignement du portefeuille avec la trajectoire 2°c. Le marché a été attribué le 24 janvier 2018 après l'étude de cinq offres. Lire l’avis complet ici
Harmonie Mutuelle doit réaliser en début d’année 2018 une révision de sa politique de gestion des risques d’investissement. Elle intégrera les évolutions liées à la gouvernance, à la gestion tactique des placements financiers et à leur mode de gestion. La mutuelle étudie la possibilité d’aller vers l’immobilier de placement en étant assez peu présente sur ces produits. Par ailleurs, elle souhaiterait renforcer son impact dans le financement de l’économie réelle. Harmonie Mutuelle (dont la direction financière est située à Nantes et Vannes) est déjà investie par exemple dans un fonds régional de l’ouest, en private equity. Les encours de son portefeuille atteignent 2 milliards d’euros. 70% de ses encours sont détenus dans des valeurs mobilières de placement. Les obligations représentent près de 50% du portefeuille des actifs financiers, et les actions cotées, un peu plus de 10%. Près de 90% des obligations ont une notation comprise entre AA et BB. 10% des encours sont alloués à l’immobilier, essentiellement de l’immobilier d’exploitation. 17% des encours représentent des participations détenues par la mutuelle avec un poids important de Mutex SA. Harmonie Mutuelle consacre 100% de son portefeuille à l’ISR. Elle travaille avec des sociétés de gestion qui s’engagent à ce que 100 % des émetteurs privés détenus fassent l’objet d’une analyse extra-financière (interne et/ou externe), à méliorer la notation de la performance extra-financière et à introduire dans les portefeuilles des greens bonds.
L’Établissement de Retraite additionnelle de la Fonction publique (ERAFP) a sélectionné Ampère Gestion (filiale de CDC Habitat) comme gérant actif et a attribué deux mandats stand-by à La Française et Swiss Life REIM afin de se constituer un portefeuille d’actifs immobiliers résidentiels en France.
La CIPAV, caisse de retraite interprofessionnelle des professions libérales, a lancé un appel d'offre concernant des prestations d'accompagnement et de conseil à sa commission des placements.
AG2R La Mondiale procède à une sorte «d'échange» pour le moins original. Elle a ainsi annoncé l’acquisition auprès d’un organisme de protection sociale d’un immeuble de bureaux situé au 168, avenue Charles de Gaulle, à Neuilly-sur-Seine. Dans le même temps, elle cède, à cet organisme, l’immeuble de bureaux « Sixt’In », au 6-8 rue Duret, à Paris 16e. « En 2018, nous poursuivrons cette stratégie de développement patrimonial dans des immeubles tertiaires à création de valeur, en parallèle de l’acquisition d’actifs core bureaux et commerce dans Paris et en périphérie », indique Isabelle Clerc, directeur de l’immobilier de placement du groupe de protection sociale. Pour cette transaction, AG2R La Mondiale évoque une «opération rare sur le marché portant sur 2 ensembles immobiliers de premier plan». L’immeuble acquis par AG2R La Mondiale est situé au pied de la station de métro « Pont de Neuilly », à proximité de la Porte Maillot et de La Défense. Construit en 1973, d’une surface de 7.900 m², il sera totalement restructuré. Le projet est en cours de définition et visera des performances énergétiques et environnementales élevées, ainsi que l’obtention de certifications et de labellisations HQE et BREEAM. L’immeuble acquis par l’organisme de protection sociale est situé dans le quartier central des affaires de Paris entre l’avenue Foch et l’avenue de la Grande Armée, à proximité de la station de métro « Charles de Gaulle - Étoile » Il développe une surface de 6.330 m² et dispose de 46 places de parking. Cet actif a été totalement restructuré en 1998 avec la réunion de 2 bâtiments haussmanniens. En 2012, l’immeuble a fait l’objet d’un programme de rénovation lourde ayant pour objectif une remise à neuf complète dans une démarche HQE. L’immeuble dispose d’une double labellisation (HQE Excellent et BBC Effinergie rénovation) ainsi qu’une entière accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. Il est intégralement loué dans le cadre d’un bail ferme jusqu’en 2026 à un locataire unique. Pour cette transaction, AG2R La Mondiale était conseillé par Strategies and Corp et assistée par l'étude notariale Monassier et Burthe-Mique et l’assistant à maître d’ouvrage Lafi Management. L’organisme était quant à lui conseillé par Turnbull Associés, les avocats William Stemmer (TAJ) et Typhaine de Peyronnet et assisté par l'étude notariale Wargny & Katz.
La Caisse de dépôt et placement du Québec pourrait faire appel à 1 à 3 nouveaux gestionnaires en Europe, estimant que la conjoncture est plutôt positive pour la région. La Caisse travaille actuellement avec cinq gérants en Europe dont Ardian pour la France. « Contrairement à d’autres fonds de pension canadien, nous avons poursuivi une stratégie de relative concentration avec quelques gestionnaires externes de private equity seulement, parfois en fonction de critères de performance pure, et la plupart du temps pour avoir un accès à des marchés ou des thématiques précises. Dans tous les cas, nous cherchons à créer des partenariats de long terme avec des gestionnaires qui possèdent des expertises complémentaires à la nôtre », indique Stéphane Etroy, premier vice-président et chef des placements privés. Après la crise financière et l’arrivée de Michael Sabia, comme nouveau président et chef de la direction, la Caisse a privilégié une stratégie de gestion des actifs davantage en direct et a choisi de prioriser les investissements dans l’économie réelle.
Cityscoot qui met à disposition des Parisiens des scooters électriques en libre service, a réalisé une nouvelle levée de fonds de 40 millions d‘euros, après avoir obtenu 15 millions d’euros au cours de l’été 2016. Le groupe RATP, via sa filiale RATP Capital Innovation, avec InVenture Partners et les actionnaires historiques de Cityscoot, la Caisse de Dépôts et LeasePlan ont participé à l’opération. «L’objectif est de financer l’ouverture du service dans de nouvelles villes et d’amener la flotte à 5.000 scooters dès 2018", indique la start-up. La Caisse des Dépôts, est présente au capital de Cityscoot depuis octobre 2016 afin d’accompagner le déploiement de la société dans les métropoles et les territoires français et de contribuer à diminuer l’empreinte écologique du transport au cœur des villes. La Caisse des Dépôts poursuit à travers cet investissement son engagement en faveur du développement de services innovants de mobilité intelligente et durable.
Aviva France et la Maif lancent le fonds Prêtons Ensemble II avec Eiffel Investment group. Lancé en 2016 par Aviva France, AG2R LA MONDIALE, MGEN et Klesia, le premier fonds Prêtons Ensemble a déjà investi plus de 75 millions d’euros pour constituer un portefeuille de prêts à l’économie réelle en France et en Europe. Environ 10000 prêts ont été accordés à des PME à travers vingt-cinq plateformes de prêts en ligne opérant dans dix pays européens. 100 millions d’euros avaient été apportés dans le premier fonds. L’objectif de ce deuxième fonds est de porter la capacité d’intervention sur les plateformes de digital lending à 400 millions d’euros d’ici à 2019. « Le soutien à l’activité économique est au cœur de notre ambition stratégique, c’est pourquoi nous restons particulièrement attentifs aux évolutions rapides des modes de financement qui s’opèrent, dans le souci d’offrir à nos assurés de nouvelles opportunités d’investissement attractives économiquement et utiles socialement », a commenté Patrick Dixneuf, directeur général d’Aviva France dans un communiqué. Pour Sophie Elkrief, directrice des investissements de la MAIF, « le fonds Prêtons Ensemble II s’inscrit parfaitement dans son objectif de financement des PME, avec une approche innovante et utile socialement.»
Le Fonds Stratégique de Participations (FSP), géré par le groupe Edmond de Rothschild, réalise son sixième investissement avec l’entrée au capital d’Elior Group spécialisé dans le métier de la restauration. Le FSP entend accompagner l'entreprise dans son développement et siéger à son conseil d’administration.
TwentyTwo Real Estate, groupe indépendant dédié à l’investissement immobilier en Europe a annoncé le lancement de la foncière résidentielle Powerhouse Habitat, réunissant les actionnaires institutionnels BNP Paribas Cardif, Société Générale Insurance et l’OPCI BNP Paribas Diversipierre. Le portefeuille de Powerhouse Habitat est composé d’environ 6 700 maisons individuelles d’une valeur supérieure à 1 milliard d’euros, réparties dans toute la France et principalement louées à EDF. La foncière résidentielle a l’ambition de jouer un rôle majeur et structurant sur le marché résidentiel français, au moyen d’une politique d’acquisitions de logements à loyers abordables dans le secteur libre. Ceux-ci seront principalement situés dans les régions françaises enregistrant de fortes croissances économiques et démographiques. Forte de cette ambition, Powerhouse Habitat vise un triplement de la taille de son portefeuille à horizon de 3 ans, pour atteindre un patrimoine d’actifs immobiliers de 3 milliards d’euros. Le portefeuille a été racheté par Powerhouse Habitat auprès de Massena Partners et Farallon Capital Management. TwentyTwo Real Estate, qui a réalisé la transaction, continuera d’assurer la gestion du portefeuille de la foncière à travers sa filiale Scaprim. «La création et le développement de Powerhouse Habitat s’inscrit dans notre stratégie de renforcement et de diversification de nos investissements dans le logement», a déclaré Nathalie Robin, directeur immobilier de BNP Paribas Cardif. Une volonté de diversification également partagée par son homologue de Société Générale Insurance, Yann Briand. BNP Paribas Cardif, Société Générale Insurance et l’OPCI BNP Paribas Diversipierre étaient conseillés par White&Case, Mazars, Cheuvreux et Fidal.
Le fonds NovESS, lancé en juin 2016 par la Caisse des Dépôts en partenariat avec un club de grands investisseurs institutionnels (BNP Paribas, BNP Paribas Cardif, CNP Assurances, Crédit Coopératif, l’Ircantec, la Mutuelle Territoriale, l’Union Mutualiste Retraite et l’ERAFP) a réalisé un quatrième investissement dans une entreprise de l’Economie Sociale et Solidaire. 500.000 euros ont été apportés dans l’entreprise solidaire ETIC Foncièrement Responsable Cette participation, qui s’inscrit dans un tour de table global de 800.000 euros, a été réalisée en capital et a vocation à soutenir les projets d’investissement de la société dans quatre métropoles françaises : Lyon (Les Halles de la Martinière), Grenoble (La COOP), Lille (La Loco) et Paris XXème quartier Saint-Blaise (Wikivillage). ETIC Foncièrement Responsable crée, finance et gère des espaces de travail partagés – bureaux & commerce – permettant aux associations, entreprises sociales et autres acteurs responsables, d’accéder à des locaux professionnels abordables, flexibles et de mutualiser équipements et services. Conçus dans des bâtiments à haute performance environnementale, ces espaces visent à favoriser le partage et l’entraide entre les locataires. ETIC Foncièrement Responsable les sélectionne rigoureusement en fonction de leur gouvernance, de l’impact positif de leur activité sur l’environnement et la société et de la viabilité de leur modèle économique. Ses locataires sont acteurs de la création et de la vie du centre. Par ailleurs, ses bâtiments, régulièrement primés par l’ADEME, recourent pour leur fonctionnement à des acteurs de l’économie sociale et solidaire, comme par exemple Enercoop qui fournit une électricité produite à 100% à partir d’énergies renouvelables. Le capital d’ETIC Foncièrement Responsable, qui se monte à 6,5 millions d’euros, compte plus de 150 actionnaires, qui sont des fonds d’investissement solidaires ou des particuliers. « En plus de la sécurité d’investissement procurée par les actifs immobiliers, nous avons été séduits par la performance à la fois environnementale et sociale du business model de la société ETIC Foncièrement Responsable, qui a été totalement conçu pour et par des acteurs de l’ESS » explique Patrick Savadoux, responsable de la gestion solidaire chez Mandarine Gestion, gestionnaire du fonds NovESS avec l’appui d’INCO, cité dans un communiqué.
Selon CFNews, Generali Real Estate, la branche immobilière de l’assureur italien, a acquis un immeuble d’une surface de 2.500 m2 au 146, boulevard Haussmann, dans le 8e arrondissement de Paris. Le montant n’a pas été dévoilé. Il a été conseillée par Catella Property. Generali Real Estate dispose de 7 milliards d’euros d’actifs en France, en grande majorité dans les bureaux. Spécialiste des restructurations complexes d’immeubles en centre-ville, Generali Real Estate développe également des opérations neuves dans des zones à fort potentiel. En mai 2016, il a ainsi annoncé le lancement de la construction de la tour Saint-Gobain à La Défense, qui va accueillir le siège social du groupe éponyme.
CNP Assurances prend le contrôle de deux assurtechs spécialisées dans le marketing digital et la distribution directe de solutions de santé individuelle et de prévoyance : iSalud en Espagne et Azimut en France.
Propriétaire d’un patrimoine immobilier de placement composé de 10 immeubles tertiaires développant une surface d’environ 32.705 m² et de 2 immeubles principalement d’habitation développant une surface d’environ 2.500 m², la Cipav souhaite confier à des prestataires des missions de recherche de locataires pour les surfaces vacantes de ses immeubles. Composé de deux lots d’une valeur totale de 200 000 euros, ce marché prévu pour une durée de 12 mois peut être reconduit 3 fois. Date d’ouverture des offres : le 23 février 2018 à 14:00.
La BEI, le FEI et le Crédit Agricole ont finalisé une première opération réalisée dans le cadre du Plan d'investissement européen (Plan Juncker). Au terme d'une titrisation synthétique réalisée par Crédit Agricole CIB, le groupe BEI met à disposition des PME et ETI françaises une enveloppe de 830 millions d'euros de financements à taux bonifié qui seront distribués sur 3 ans par les Caisses régionales de Crédit Agricole.
Lors du Comité Interministériel du Tourisme (CIT) présidé ce vendredi 19 janvier par le premier Ministre, le groupe Caisse des Dépôts s’est engagé à soutenir le secteur du tourisme en intensifiant ses investissements dédiés aux territoires et aux entreprises.
L’épargne salariale chez Veolia a permis de constituer un portefeuille de 400 millions d’euros d’encours. Après un appel d’offres lancé en 2012, le groupe a mis en place quatre fonds dédiés : un fonds actions (20 millions d’euros) totalement investi en ISR, un fonds monétaire (100 millions d’euros) également totalement investi en ISR, un fonds obligataire (30 millions d’euros) et un fonds diversifié (80 millions d’euros) composé de 62% d’obligations, 30% d’actions et 8% de fonds solidaire. Le reste des encours correspond à l’actionnariat salarié (70 à 80 millions d’euros). Natixis Interépargne est le teneur de compte et « gestionnaire de tête », chargé de l’allocation principale. Il gère aussi le fonds d’épargne solidaire. La poche actions est gérée à la fois par BNP Paribas Asset Management et Allianz Global Investors. La poche obligataire est gérée par Crédit Mutuel-CIC Asset Management et Axa IM. Le groupe fait appel au cabinet de conseil EPS pour l’accompagner dans ses démarches et choix d’investissement. Le conseil chargé de suivre l’épargne salariale et son allocation auprès des gestionnaires de fonds et composé majoritairement de représentants des salariés et de la direction, a récemment décidé de modifier l’allocation du fonds diversifié en diminuant la part des obligations de 70% à 62%, en faveur des actions portées à 30%. Le conseil souhaite également réduire la part du fonds monétaire. Il mène des actions de communication en interne dans ce sens.
Le gouvernement souhaite mobiliser en cinq ans 1 milliard d’euros de fonds publics et privés, pour notamment répondre aux besoins spécifiques de développement des entreprises de l'innovation sociale.
Marché public de services relatif à la mise en place et à la gestion de 3 instruments financiers dans le cadre du programme opérationnel FEDER 2014-2020 de la région de Bruxelles-capitale.
Alors que des premiers éléments sur le fonds pour l'innovation avaient été dévoilés par l'Etat en novembre dernier, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, a annoncé le 15 janvier les modalités précises de sa création.
A partir de cette année, la stratégie d’investissement de la CARMF mise en place il y a 20 ans, sera fortement impactée par le décret de placement des caisses de retraite des professions libérales. “Le texte considère qu’en cas de déficit, nous devons adosser strictement nos réserves à des actifs garantis et sûrs. Le problème est que les taux de rendement sont au plus bas, voire même négatifs en termes réels. Il y a par ailleurs des risques de perte en capital si les taux remontent”, déplore Henri Chaffiotte, directeur de la CARMF. Conformément aux exigences du décret, la CARMF va donc être obligée d’adosser immédiatement les dix prochaines années (de 2018 à 2027), ce qui représente des sommes considérables. “Les réserves que nous devrons adosser en 2018 s’élèvent à 2,92 milliards d’euros. Sur la moitié de nos réserves de retraite complémentaire, nous allons donc tomber à un rendement nul ou négatif.” Concrètement, l’application du décret fera passer la part obligataire de 36,3% à 50%, tandis que les actions passeront à 30% en attendant que l’institution puisse vendre ses actifs immobiliers. Le décret laisse toutefois un délai d’un an pour adapter les portefeuilles, avec des échéances moins strictes pour les actifs moins liquides tels que les immeubles par exemple (10 ans), le private equity et les comptes à terme (3 ans). La conséquence de cet adossement a par ailleurs été calculée par l’institution. Sur dix ans, cette dernière prévoit 1,8 milliard d’euros de manque à gagner sur ses réserves en cas d’application du décret, et 2,7 milliards d’euros à horizon 2037. Cela aboutirait en outre à l’épuisement de ses réserves en 2034, alors que la stratégie élaborée par la caisse permettait de conserver des réserves positives. “Avec l’application du décret, si nous voulons rester à l’équilibre, nous serons contraints d’augmenter fortement nos cotisations et de baisser les retraites alors que nous avions mis en place un système équilibré.”
La Caisse des dépôts a choisi Natixis SA pour la tenue de compte, la conservation de titres pour la clientèle de détail de la Caisse des dépôts et consignations, CDC Placement et DGFIP et des prestations liées à la réception et transmission d’ordres et à la tenue de compte. Natixis a été le seul à avoir répondu à l’appel d’offres conclu le 31 octobre 2017. Il sera chargé des prestations opérationnelles et informatiques liées à la réception, transmission d’ordres et des prestations administratives, opérationnelles et informatiques liées à la tenue de compte, conservation des titres financiers pour la clientèle de détail de la CDC et CDC Placement ainsi que de la DGFIP, et prestations liées à la consolidation de l’imprimé fiscal unique de la CDC (périmètre de tous les comptes clients et des comptes propres) et de la DGFIP (périmètre comptes clients et comptes propres, IFU des comptes à terme et des comptes de placement rémunérés). Lire l’avis complet ici
A l’occasion de la visite officielle du Président de la République en Chine, Bpifrance, China Development Bank et Cathay Capital renforcent leur coopération en créant le Sino French Midcap II. Ce nouveau fonds d’investissement a pour objectif de lever 1,2 milliard d’euros. Le premier closing et ses premiers investissements sont attendus d’ici juin 2018. Entreprises visées : les ETI disposant d’un fort potentiel de croissance, de création de valeur et de développement à l’international.
Groupama qui dispose d’un portefeuille d’actifs de 80 milliards d’euros, est exposé dans l’immobilier à hauteur de 5 milliards d’euros, surtout en physique, à Paris, dans des bureaux et le résidentiel. Dans l’immobilier de bureau, Groupama a indiqué « avoir de très belles adresses mais dont les prestations ne sont pas toujours à la hauteur de celles-ci », a fait savoir Marie Lemarié, directeur des investissements chez Groupama au cours de la Journée Nationale des Investisseurs. Ce patrimoine nécessite « une forte rénovation du patrimoine », a-t-elle ajouté. Par exemple, le groupe a lancé en 2015 une rénovation lourde de la tour « Window » (38.500 m²) à la Défense, à Paris, au-dessus du centre commercial « Les Quatre Temps ». L’immeuble a déjà été vendu par Groupama au fonds de pension canadien Oxford Properties. L’immeuble de bureaux est déjà commercialisé. Il sera occupé par RTE pour 12 ans à partir de janvier 2019. En juillet 2017, Groupama a également signé un protocole prévoyant la signature d’un bail de 12 ans avec Total qui installera son nouveau siège (120.000 m2) dans la tour « Link », en construction à la Défense et qui sera la plus haute tour du quartier. Dans l’immobilier de bureaux, Groupama compte « profiter d’un environnement porteur » qui doit lui permettre dans les années à venir de diversifier la nature de son patrimoine. Dans le résidentiel, le groupe est dans une stratégie « de sortie progressive avec prise de plus-value ». Il s’appuie sur l’ expertise de Groupama Immobilier.
Lancée en 2017 sous forme de co-entreprise détenue par Amundi et le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), Supernova a levé quelque 125 millions d’euros. «Bpifrance nous a également apporté un soutien significatif, nous permettant de coupler les fonds publics et privés pour soutenir ces innovations de rupture», développe Christophe Gégout, administrateur général adjoint du CEA. Selon le dirigeant, l’innovation souffre toutefois d’un manque d’intérêt de la part des investisseurs. «Il y a beaucoup plus de projets pertinents que d’investisseurs pour les financer. Le capital-risque est insuffisant en France pour les innovations de rupture (hardware, numérique avancé, intelligence artificielle...), c’est-à-dire les innovations à fort contenu en recherche [...]. La France a donc besoin de davantage de co-investissements public-privé. Bien que l’innovation soit une entreprise de longue haleine, capitalistique et caractérisée par un taux de sinistralité élevé, nous avons su mobiliser des fonds. Notre-co-entreprise avec Amundi gère aujourd’hui 230 millions d’euros d’actifs. En rapprochant science et finance, nous souhaitons contribuer à créer des leaders mondiaux, comme le CEA l’a fait par le passé». L’institution est dans ce cadre entrée au capital de Sofradir, constructeur de capteurs infrarouges destinés au monde civil et de la défense, ou encore de Soitec, spécialiste de microélectronique en énergie pour la téléphonie mobile. «L’Etat peut gagner à positionner son portefeuille sur des entreprises à fort potentiel», a ajouté Christophe Gégout.
Dans l’immobilier, Malakoff Médéric a fortement augmenté son allocation pour atteindre désormais 8% des encours, a indiqué Anne Courrier, directeur partenariats stratégiques et investissements, lors de la Journée Nationale des Investisseurs. Considéré « comme un actif d’adossement, essentiel pour l’allocation », l’immobilier est réalisé pour l’essentiel en solo par Malakoff Médéric, sur le marché français. Mais la diversification dans des plateformes de logistique, ou des résidences pour seniors se réalise à travers des clubs deals ou des foncières. Malakoff Médéric a ainsi choisi de créer avec deux autres institutionnels une foncière pour acheter une chaine d’hôtels afin d’obtenir « une meilleure granularité, une partition du risque ». Le groupe détient déjà deux hôtels en direct. En outre, à l’étranger (Luxembourg, Pays-Bas, Allemagne, Belgique), le groupe se place « systématiquement en co-investissement avec un autre investisseur institutionnel qui nous ressemble », a précisé Anne Courrier. Malakoff Médéric s’est, par exemple, associé à la première caisse de retraite finlandaise. La taille du portefeuille d’actifs financiers de Malakoff Médéric atteint 22 milliards d’euros.