La compagnie d’assurance Swiss Life France a acquis, par le biais de Swiss Life Asset Managers, Real Estate France pour le compte de l’un de ses fonds dédié, une résidence services seniors à Saint Mandé, dans le Val-de-Marne. Le groupe poursuit ainsi ses investissements dans le secteur des résidences de santé et seniors Europe, et s’inscrit dans une tendance qui semble particulièrement forte chez les investisseurs institutionnels, tels que la Caisse des Dépôts, la MACSF, ou encore l’ERAFP, à la recherche d’opportunités autres que l’immobilier. Proche du bois de Vincennes et sur la ligne 1 du métro, cette résidence de 117 lots sera exploitée par Réside Etudes Seniors sous la marque Palazzo. Elle sera livrée au 2ème trimestre 2021 et parmi les toutes premières à prétendre à une double labellisation. Ainsi, d’une part l’immeuble visera une labellisation HS2® (Haute Sécurité Santé), dont l’objectif est de favoriser tant le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie que de réduire le coût de la dépendance, et dont la mise en application a été confiée à l’APAVE. D’autre part, la deuxième labellisation ciblée est VISEHA (Vie senior & Habitat), un label spécifique aux résidences services seniors, certifié par l’AFNOR, qui dresse quant à lui pour la première fois des seuils en matière d’immobilier et de services. Pour cette acquisition, la société de gestion s’est appuyée sur l'étude KL Associés, les vendeurs étaient conseillés par l'étude Roche. AB.
Danone, via son fonds de capital-investissement Danone Manifesto Ventures, participe au troisième tour de table de 25 millions d’euros d’Agricool, société spécialisée dans l’agriculture urbaine. Ce tour de table s’ajoute aux 12 millions d’euros levés précédemment. Le fonds Large Venture de Bpifrance, Antoine Arnault via Marbeuf Capital, Solomon Hykes, ainsi qu’une dizaine d’autres business angels ont également pris part à cette levée de fonds, de même que les investisseurs historiques (daphni, XAnge, Henri Seydoux, Xavier Niel via Kima Ventures…). Les équipes d’Agricool ont développé une technologie permettant de produire localement, sainement et de manière plus productive des fruits et légumes dans un espace restreint et maîtrisé, celui des “Cooltainers” (containers maritimes recyclés et transformés en véritable fermes urbaines). «Avec cette levée de fonds, Agricool pourra asseoir son rôle dans le développement de cette nouvelle forme d’agriculture et se positionner comme un acteur clé sur le segment des fermes verticales, en France et au niveau mondial», indique l’entreprise dans un communiqué de presse. Elle prévoit de multiplier la production par 100 d’ici à 2021, d’abord à Paris, puis à l’international, en commençant par Dubaï où elle est installée depuis quelques mois à Sustainable City. AB.
Aviva n’en finit pas d’aider les jeunes pousses. L’assureur a annoncé ce jeudi le lancement de son nouveau fonds d’investissement, Aviva France Venture, d’une capacité de 100 millions d’euros afin de financer la croissance de start-up. La stratégie du fonds, qui sera géré par une dizaine de personnes et par un comité d’investissement, va se composer de deux volets : des investissement directs et indirects. Les premiers, de l’ordre de 1 à 5 millions d’euros, aideront les jeunes pousses françaises dont la stratégie est alignée avec les objectifs de croissance d’Aviva France. « Nous allons nous concentrer sur trois domaines : la performance commerciale, l’excellence opérationnelle et l’efficacité réglementaire. Ce sont des sociétés avec lesquelles nous construisons un partenariat de co-développement », précise à L’Agefi (maison-mère d’Instit Invest), Gilles Pavie Houdry, directeur stratégie, M&A et investissements innovants d’Aviva France. Le fonds regardera, notamment, les sociétés proposant des solutions d’intelligence artificielle comme un chatbot vocal, pour augmenter la qualité du service client au niveau des réclamations ou de la gestion de sinistres. « Nous allons privilégier les entreprises, relativement établies, qui ont déjà réalisé des levées de fond de série A, même s’il peut y avoir des exceptions », indique Gilles Pavie Houdry. Aviva France Ventures a, d’ailleurs, réalisé son premier investissement dans la start-up H4D, spécialisée dans la téléconsultation médicale. Le fonds fera aussi des investissements indirects, allant de 5 à 10 millions d’euros, dans des fonds spécialisés sur des thématiques innovantes, comme l’intelligence artificielle, en Europe et en Scandinavie en particulier. Aviva France Ventures a été créé à partir du petit fonds d’Aviva, Innov’ Now, dont la capacité a été augmentée, la stratégie redéfinie et le nom changé. Il vient renforcer un dispositif d’aide aux start-up qui existait déjà au sein du groupe. Le fonds Aviva Ventures de la maison-mère de l’assureur, lancé en 2015 possède ainsi une enveloppe de 100 millions de livres pour financer les jeunes pousses. « Aviva Ventures est un fonds britannique qui investit en direct à l’international. Dans l’écosystème français, il est important d’être aux plus près des entrepreneurs que l’on rencontre. C’est plus qu’une relation de financement et cela justifie qu’on ait des équipes en France qui s’occupent de soutenir et de développer l’innovation », explique Gilles Pavie Houdry. Daxia Rojas
Arkéa a annoncé ce 4 décembre un investissement de 30 millions d’euros d’Arkéa Capital Partenaire, sa filiale dédiée aux activités de capital-investissement long terme, dans le groupe Legris Industries. Cet investissement, réalisé aux côtés de l’actionnaire majoritaire, Pierre-Yves Legris, permettra à Legris Industries d’accélérer son développement, notamment par de nouvelles acquisitions, qui visent à doubler son chiffre d’affaires pour le porter à 500 M€ d’ici 2023. Pierre-Yves Legris et le management souhaitent également repositionner le siège social de Legris Industries - aujourd’hui à Bruxelles - en France, à Rennes (35), berceau historique du groupe. Fondé il y a 30 ans sur la base de l’entreprise industrielle familiale Legris, elle-même créée il y a plus de 150 ans, et spécialisée en vannes et robinetterie pour fluides industriels, le groupe Legris Industries a progressivement évolué vers un modèle de «développeur d’ETIs». Aujourd’hui, le groupe rassemble des PMI et des ETI de secteurs d’activités différents (expertise de l’extrusion bi-vis, ingénierie de la terre cuite, solutions d’alimentation électrique). AB.
Allianz a annoncé avoir acquis une participation de 50% d’un portefeuille de plateformes logistiques modernes de type core en Chine, implantées sur l’ensemble du territoire. Ce portefeuille a été développé par Vailog China et appartient à un fonds géré par Gaw Capital. La transaction a été menée par Allianz Real Estate, l’asset manager du groupe Allianz pour l’immobilier. Vailog China et Gaw Capital Partners continueront à codétenir les autres 50% du portefeuille ainsi qu'à assurer la gestion de ces actifs. Le portefeuille est constitué de cinq projets situés dans les hubs logistiques clés chinois : Shanghai, Jiaxing, Foshan, Wuhan et Shenyang. D’une superficie locative d’environ 375 000 mètres carrés, ces plateformes ont pour locataires des groupes tels que Vipshop, Carrefour, Miniso ou encore Alog. Allianz a mis en place des plates-formes d’investissement dédiés à l’immobilier logistique sur 4 principaux marchés en Asie-Pacifique : la Chine, l’Inde, le Japon et l’Australie.
L’Agence des Participations de l’Etat (APE) a choisi Degroof Petercam pour l'épauler dans la réflexion relative à la modification de l’organisation, de la gouvernance et de la forme juridique du groupe public ferroviaire et des entités qui le composent (à savoir la SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilité). Pour rappel, l’Assemblée nationale a voté le 9 avril dernier un amendement prévoyant le changement de l’entreprise publique au 1er janvier 2020. Elle devrait ainsi prendre la forme d’une société anonyme à capitaux publics, Une consultation a été lancée le 20 juin 2018 dans le cadre d’un appel d’offres ouvert. Elle portait sur 2 lots : - Lot nº 1 : recours à un conseil financier chargé d’assister et conseiller la personne publique dans le cadre de la mise en œuvre de la transformation du groupe public ferroviaire, - Lot nº 2 : recours à un conseil comptable et fiscal chargé d’assister et conseiller la personne publique dans le cadre de la mise en œuvre de la transformation du groupe public ferroviaire. Lire l’avis complet : ici.
Selon la presse allemande, la compagnie d’assurances allemande Gothaer Versicherung n’aurait pas renouvelé un mandat de plusieurs milliards d’euros avec Deka, la société de gestion des caisses d’épargne allemandes, en septembre dernier. Cela a eu un impact sur la collecte institutionnelle de Deka qui a chuté à seulement 1,1 milliard d’euros sur les neuf premiers mois de l’année contre 11,6 milliards d’euros un an plus tôt. La collecte nette totale ressort à 10,7 milliards d’euros en recul de 10 milliards d’euros. Du côté retail en revanche, la collecte nette a progressé de 5,5% à 9,6 milliards d’euros. Les actifs sous gestion ont progressé à 287,8 milliards d’euros contre 282,9 milliards d’euros à fin décembre 2017. EJ
Kempen Capital Management, la filiale de gestion d’actifs du groupe néerlandais Van Lanschot Kempen a obtenu un mandat de gestion fiduciaire du fonds de pension Stichting Pensioenfonds PostNL. L’institution hollandaise compte 95.000 membres et ses actifs investis sur les marchés s'élèvent à hauteur de 8,5 milliards d’euros. Kempen conseillera Stichting Pensioenfonds PostNL pour l’ensemble de ses actifs investis à partir du deuxième trimestre 2019. La transition a démarré à la fin du mois de septembre 2018. APV
Arkéa, via son fonds d’impact sociétal We Positive Invest, a participé à une levée de fonds réalisée par Phenix, entreprise spécialisée dans l’économie circulaire et dans la gestion intelligente des invendus et des déchets. Environmental Technologies Fund (ETF Partners), Sofiouest et Bpifrance, via le fonds Ville de Demain ont également participé à ce tour de table de 15 millions d’euros. Les capitaux levés permettront à Phenix d’accélérer son développement international, d’investir dans le développement de nouveaux services digitaux et d’étendre son activité vers la gestion d’autres flux de déchets. La structure affirme proposer des solutions technologiques innovantes pour réduire le gaspillage et son impact social et environnemental dévastateur. Elle travaille aujourd’hui avec plus de 950 associations référencées (Banques Alimentaires, Restos du Cœur, Secours Populaire, …) et 1000 clients dont les 5 plus grandes enseignes de la grande distribution en France, et développe son implantation en Espagne et au Portugal. En doublant son activité chaque année depuis 2014, Phenix représente désormais près de 5% de l’aide alimentaire en France, soit 100 000 repas redistribués et 50 tonnes de déchets sauvés de la poubelle quotidiennement. AB.
La Parisienne Assurances délègue l’essentiel de son portefeuille (110 millions d’euros en valeur comptable à fin 2017) à Candriam depuis le transfert en début d’année 2018 des activités de gestion directe d’ABN AMRO Investment Solutions (filiale de Neuflize OBC) qui travaillait avec l’assureur. La Parisienne Assurances pilote quant à elle en direct environ 20% de son portefeuille pour une poche d’actifs illiquides (dette privée, private equity). L’assureur a développé cette compétence en interne grâce à Nicolas Rincé, directeur financier car l’ancien gestionnaire, ABN AMRO IS, ne lui proposait pas d’offre sur ces classes d’actifs. L’assureur pourrait bientôt mandater Candriam ou une autre société pour la gestion de cette poche. Pour l’heure, Candriam dispose de deux mandats de gestion, un en obligataire et un sur les actions. La conservation des titres et la comptabilité des investissements réalisés via ces deux mandats est confiée à Caceis. La Parisienne Assurances alloue, à fin 2017, son portefeuille à 90% en obligations, 5% en supports monétaires et 5% en actions avec une duration moyenne cible de 3,5 ans et plafonnée à 5 ans. Une poche de liquidité est en attente de réinvestissement sur les mandats qui ne doit pas dépasser 5% des encours. La Parisienne Assurances exclut les dérivés, et de manière générale aucune opération à effet de levier, les obligations liées à l’assurance pour éviter le risque de concentration, les obligations subordonnées, les obligations perpétuelles, et les produits de titrisation. L’assureur évite également les obligations du Portugal, de l’Irlande, Italie, Grèce et Espagne. L’assureur n’investit que dans les obligations notées de AAA à BBB+ (avec un minimum de 65% jusqu’à 100%) et dans les obligations notées BBB et inférieures (avec une allocation maximum de 20%). TV
Pour mieux mesurer la prise en compte de critères ESG dans son portefeuille et réaliser un reporting plus précis, Allianz France est aidé depuis 2018 par le cabinet EcoAct pour mesurer son empreinte environnementale dans l’immobilier et par TruCost pour couvrir le portefeuille d’obligations souveraines, actions et infrastructures. L’assureur indique avoir pu mesurer la prise en compte de critères ESG pour 70% de son portefeuille soit 61 milliards d’euros (pour un encours total de 83,9 milliards d’euros). Pour certaines classes d’actifs comme le non-coté, encore pauvres en données, les mesures restent encore manquantes. TV
L’assureur mutualiste français MACSF et l’assureur luxembourgeois Foyer ont participé à la levée de fonds du groupe Bitfury, spécialisé dans la vente de matériel lié aux cryptomonnaies qui a permis de récolter 80 millions de dollars. L’entreprise a été valorisée à plus d’un milliard de dollars. Le fonds de capital-risque Korelya Capital (créé par de l’ex-ministre au numérique, Fleur Pellerin) a mené la levée de fonds et a pris une participation d’environ 20 millions. Parmi les autres investisseurs, on trouve le fonds Galaxy Digital de Mike Novogratz, spécialisé dans les cryptomonnaies, le conglomérat Dentsu, le fonds australien Macquarie, Daiwa, Lian group, le fonds européen Armat, le hedge fund suisse Jabre. « Ce placement privé va permettre d’amener notre gouvernance d’entreprise à un autre niveau, d’élargir les options de notre stratégie financière et va nous donner une position idéale pour notre prochaine phase de croissance à mesure que le marché devient mature», précise George Kikvadze, vice-président de Bitfury dans un communiqué. Fondé en 2011 et basé à Londres, Bitfury est le leader européen des puces et des installations informatiques dédiées au minage de cryptomonnaies.
En 2018, Harmonie Mutuelle a relevé ses objectifs de diversification de rendement de son portefeuille (2,2 milliards d’euros d’encours au total, en valeur de réalisation). La mutuelle rencontre un grand nombre de gérants et partage ses analyses avec les autres membres du groupe Vyv (MGEN, Istya, Harmonie Mutuelle), indique Aurélien Bon à Instit Invest, directeur financier. La diversification repose sur l’immobilier de placements dont l’allocation cible à 3 ans a été portée à 60 millions d’euros. Un montant déterminé en fonction des ventes en cours et à venir sur son portefeuille immobilier actuel, détenu en direct. En outre, Harmonie Mutuelle se donne davantage de moyens de participer au financement de l’économie réelle à travers une diversification des placements (fonds private equity, infrastructure, fond de dette, etc). Son allocation cible est en augmentation, avec une cible à 2% des actifs d’ici 3 à 5 ans. Ses investissements sont essentiellement portés sur des stratégies de fonds de capital-développement en France. Mais la mutuelle reste prudente sur les investissements actuels compte tenu des prix élevés. Par ailleurs, Harmonie Mutuelle comme les autres mutuelles du groupe doit apporter ses participations qu’elles jugent stratégiques dans Vyv Invest, la société d’investissement du groupe Vyv (MGEN, Istya, Harmonie Mutuelle). Harmonie Mutuelle sera actionnaire de la structure par l’apport de titres de participation stratégiques et de numéraire. Vyv Invest dispose également de fonds pour répondre au développement du groupe en proposant des services et produits au bénéfice des adhérents des membres du groupe. Vyv Invest prépare la dotation de son futur fonds dédié à l’innovation. Fin 2017, le groupe Vyv a déjà effectué une prise de participation majoritaire à hauteur de 61% dans MesDocteurs, start-up de téléconseil et téléconsultation médicale. Le groupe Vyv aurait également pris, en octobre 2018, une participation majoritaire dans la start-up française Weavility, spécialisée dans l’assistance médicale internationale. TV
Au terme d’un appel d’offres lancé au mois de juillet, la CNBF a sélectionné EY, parmi 7 dossiers étudiés, pour des services d’actuariat. Le marché est conclu pour une période de douze mois à compter de sa date de notification, soit le 4 novembre. Il fait ensuite l’objet d’une reconduction tacite pour des périodes de douze mois. Toutefois, la durée totale de l’accord-cadre ne pourra pas excéder quatre ans. La valeur totale du marché s’élève à 178 500 euros.
La Caisse des Dépôts et CM-CIC Innovation, filiale du groupe Crédit Mutuel-CM11, ont participé aux côtés d’Odyssée Venture à un tour de table de 12 M€ réalisé en série B par Universign, spécialiste français de la signature électronique, dont CM-CIC Innovation est déjà actionnaire historique. Universign qui connaît une croissance régulière de 40% par an depuis plusieurs années, entend poursuivre son développement en Europe, d’abord au Benelux, en Espagne, en Italie et en Allemagne. Une partie des fonds levés par l’entreprise contribueront de ce fait au renforcement de ses équipes : 120 postes seront à pourvoir d’ici à la fin 2019. Enfin, cette levée de fonds permettra à Unisign de soutenir son ambition de développement de son écosystème partenaires. AB.
Total, via son fonds dédié à l’investissement dans les start-ups de l'énergie Total Energy Ventures, a participé à un tour de table de 43 millions d’euros réalisé par tado°, spécialiste de la gestion intelligente du climat domestique. Parmi les autres investisseurs, figurent notamment Amazon, E.ON, Energy Innovation Capital ou encore la Banque européenne d’investissement. Ce nouvel investissement servira à renforcer la position de tado° avec les meilleurs produits de sa catégorie et à élargir son offre de services. Fondé à Munich en 2011, tado° a mis en place des thermostats intelligents pour le chauffage et la climatisation. Elle compte quelque 180 employés. Selon les chiffres de Research and Markets, le marché mondial des thermostats intelligents devrait atteindre une valeur de 6,8 milliards de dollars d’ici la fin de 2022, avec une croissance annuelle prévue de 54 % d’ici 2022.
Porté par sept grands assureurs français, le Fonds Stratégique de Participations (FSP), annonce une prise de participation de plus de 7% dans le capital de Neoen dans le cadre de son introduction en bourse.
Groupama Immobilier, filiale de Groupama, a cédé à Oxford Properties, la branche immobilière d’OMERS, fonds de pension des employés municipaux de l’Ontario (Canada), le bâtiment Window à la Défense, pour 477 millions d’euros. La « tour horizontale » de 7 étages (non-IGH), longue de 150 mètres, avec des plateaux qui s’étendent sur 4 500 m2 (deux fois la surface habituelle à La Défense), face au CNIT et à la Grande Arche, est déjà loué, en totalité, par RTE pour 12 ans fermes qui l’occupera à partir de janvier 2019. Groupama Immobilier est resté maître du chantier jusqu’à sa livraison et au démarrage du bail (développement, conduite des travaux, location et vente à terme). Groupama Immobilier a réalisé depuis 2015 des travaux de restructuration complète de l’ex-immeuble Elysée Défense devenu un objet architectural emblématique du quartier d’affaires. Dans cette transaction, Groupama Immobilier a été accompagné par l’étude notariale Wargny Katz (Marc Paturel, Violette Théret) et par les cabinets Allen & Overy (Jean-Dominique Casalta, Antoine Chatry) et Arsene Taxand (Franck Llinas). Groupama Immobilier poursuit le développement d’un autre projet à quelques centaines de mètres de Window : The Link, future tour IGH de 244 mètres, structurée en 2 ailes reliées par 30 passerelles végétalisées. Groupama a signé un protocole prévoyant la signature d’un bail de 12 ans avec Total qui installera son nouveau siège (120.000 m2) dans la tour en construction à la Défense et qui sera la plus haute tour du quartier. TV
Bpifrance et Tikehau ont investi 150 millions d’euros dans la société GreenYellow, spécialiste des solutions de transition énergétique (photovoltaïque, efficacité énergétique, achat, pilotage des consommations et conseil en politique d'énergie) et filiale du groupe Casino. Les deux investisseurs détiendront ensemble 24% du capital aux côtés de Casino. « Accompagner le développement international d’un leader français comme GreenYellow, dont l'équipe de management a démontré au cours des dernières années son expertise transverse des problématiques énergétiques et sa capacité d’innovation et dont l’action vient favoriser la Transition Energétique et Ecologique est au cœur du mandat de Bpifrance », indique Sébastien Moynot, directeur du fonds ETI 2020 de Bpifrance. TV
A l'occasion d'un panel du Global Invest Forum organisé par L'Agefi le 12 octobre dernier, Olivier Héreil, directeur des investissements de BNP Paribas Cardif a annoncé un ralentissement de ses investissements sur les pays émergents.
Le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) souhaite se doter d’une expertise externe capable de collecter, fiabiliser, enrichir et homogénéiser les données provenant des inventaires des OPC d’actifs cotés qu’il détient. L’objectif pour le FRR est de mesurer l’exposition de son portefeuille par émetteurs/contreparties, par zone géographique, par devises étrangères, par notations de crédit et types d’instruments, selon les critères réglementaires ou prudentiels internes. Durée du marché ou délai d’exécution : 36 mois à compter de la notification du marché. Critères d’attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction des critères énoncés ci-dessous avec leur pondération. - capacité du candidat à exercer la prestation : 15 %; - adéquation de la prestation aux besoins du FRR: 55 %; - coûts de la prestation : 30 %. Date limite de réception des offres : 13 novembre 2018, à 12 heures. A lire ici
La mutuelle retraite Médicis qui dispose d’un portefeuille d’actifs de 3,1 milliards d’euros, a porté en 2018 ses engagements dans les infrastructures à un peu plus de 30 millions d’euros. A l’origine, Médicis avait investi 10 millions d’euros dans le fonds Swen Infra Multi select 3 au dernier trimestre 2017. Médicis avait choisi Swen Capital Partners pour « son engagement dans l’investissement responsable dans le non coté, impliqué dans plusieurs initiatives de place, mais aussi parce que leur gestion repose entièrement sur une politique d’investissement responsable ».
Ivanhoé Cambridge, la filiale immobilière de la Caisse de Dépôt et Placement du Québec, a acquis auprès de Bouygues Immobilier en Vefa un immeuble de bureaux, le « Hub 247 » de 9 000 m2 situé à Nanterre Cœur Université, au pied de la nouvelle gare des RER A et ligne L, entre Nanterre Université et la Défense. « Cette nouvelle opération s’inscrit parfaitement dans notre stratégie globale en France et ailleurs en Europe qui consiste à développer un portefeuille diversifié d’actifs porteurs et de qualité. La situation géographique privilégiée de ce projet au cœur d’un quartier mixte, sa conception architecturale ainsi que ses qualités environnementales, correspondent idéalement à nos critères d’investissement. », a indiqué Karim Habra, directeur général Europe chez Ivanhoé Cambridge. L’immeuble Green Office est conçu pour produire plus d’énergie qu’il n’en consomme. S’inscrivant dans un quartier neuf à énergie renouvelable, le bâtiment vise les certifications NF HQE Bâtiments Tertiaires « Passeport Exceptionnel », BREEAM Europe « niveau Excellent », et le label BEPOS-Effinergie.
Au début de l'été 2018, la Banque Postale a investi 15 à 20 millions d’euros dans trois fonds de stratégies de primes de risque alternatives (risk premia) auprès de trois fournisseurs distincts. « Nous avons étudié la vingtaine de produits existants sur le marché, qui proposent des facteurs très variés. Il faut regarder attentivement à la fois les ingrédients et leurs dosages dans ces produits. Les sociétés de gestion ont pu nous présenter jusqu'à 150 facteurs de riques. Nous avons donc choisi trois profils : risqué, moyen et défensif afin de mitiger le risque », indique François Marbeck, directeur du portefeuille de diversification de la Banque Postale, au cours du Global Invest Forum, jeudi 11 octobre. La Banque Postale se doit « d’attendre longtemps, environ 18 mois à 2 ans, pour observer la performance de ces produits ». Elle a pu constater une amplitude des performances +6 à -13 au cours des neuf premiers mois de l’année 2018 au sein de l’univers des fonds risk premia. Ces investissements ont été réalisés au sein de sa poche gestion alternative (fonds de fonds représentant 25% de ses encours totaux (800 millions d’euros). «Cela est aussi intéressant dans notre stratégie alternative car ce sont des produits peu chers», ajoute-t-il. TV
La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), deuxième plus gros fonds de pension canadien, surveille « avec une très forte attention » le projet de privatisation d’Aéroport de Paris, prévue dans la loi Pacte adoptée par l’Assemblée nationale, a indiqué Chantale Pelletier, responsable du développement et de la mise en œuvre de la stratégie d’investissement en infrastructures de la Caisse pour l’Europe, au cours du Global Invest Forum, jeudi 11 octobre. La Caisse est déjà présente en Europe, dans les infrastructures, à travers une participation de 13% dans l’aéroport d’Heathrow à Londres, mais aussi dans l’aéroport de Budapest, l’Eurostar, Keolis avec la SNCF, dans London Array, le plus grand parc d’éoliennes offshore en mer du Nord ou encore dans Fluxys, et enfin dans une entreprise de pipelines de gaz pour le Nord-Ouest de l’Europe basée en Belgique (participation de 20%). La Caisse est particulièrement intéressée par les investissements en infrastructure en Europe qui constitue déjà son deuxième marché (26,3% des encours infrastructures) derrière les États-Unis. Elle souhaite porter de 3 à 6 milliards d’euros ses investissements dans cette classe d’actifs en Europe. Au total, elle est investie à hauteur de 5,4% (10,75 milliards d’euros) dans l’infrastructure dans le monde pour un portefeuille de près de 200 milliards d’euros à fin 2017. La CDPQ gère ses placements en direct. « Cela nous permet d’avoir un impact sur l’investissement que nous réalisons, d’aller de l’avant. Nous sommes intéressés par la mobilité, les transports, les services aux collectivités ou encore les renouvelables, ce sont des marchés en pleine effervescence », souligne Chantale Pelletier en citant notamment les marchés français, allemand et scandinave. La Caisse investit en s’associant à des industriels qui lui apportent leurs savoir-faire. La CDPQ passe aussi quelques fois par des fonds infrastructures pour cibler des marchés plus petits ou de niche.
Yseulis qui permet aux TPE-PME et ETI de maîtriser leurs risques de change a reçu le soutien de la Banque Publique d’Investissement (BPI). La jeune fintech, dirigée par Sébastien Oum, spécialiste de la gestion du risque de change, bénéficiera de 100.000 euros qui seront mobilisés en matière de recherche et développement, pour améliorer cet outil qui vis à préserver les marges des entreprises et anticiper leurs flux de trésorerie devises. L’enveloppe doit permettre à la start-up de renforcer son équipe commerciale et technique. Mais aussi de développer Yseulis par l’intelligence artificielle, en lui intégrant tableaux de bord et analyses plus approfondis, ce qui permettra de remplacer les chiffriers excel et autres outils de business intelligence trop complexe à configurer.
CEA Investissement a participé à un tour de table de 24 millions d’euros réalisé par Isorg, société des capteurs d’images imprimés grand format. New Science Ventures (NSV), un fonds d’investissement américain, et Bpifrance, via son fonds Large Venture, ont également participé à l’opération, aux côtés de Financière Fonds Privés (FFP) et des investisseurs historiques Sofimac Innovation (fonds FPCI Emergence Innovation 1 et Limousin Participations) et Dynalim. La technologie de rupture d’Isorg consiste à convertir des substrats de plastique et de verre en surfaces intelligentes. Elle adresse de nombreux marchés en forte croissance, en particulier dans le domaine des dispositifs électroniques comme les smartphones, tablettes et ordinateurs, mais aussi dans la biométrie et l’imagerie médicale. Isorg est bien positionnée sur un marché en plein essor grâce à sa capacité à produire dans son usine de Limoges et à licencier sa technologie pour les marchés à très forts volumes. Les capitaux levés vont permettre de financer les dernières étapes de qualification de l’usine et finaliser les différentes applications en vue de leur commercialisation à grande échelle. AB.
Sham Innovation Santé, aux côtés d’Omnes et BNP Paribas, a participé à une levée de fonds de 5,2 millions d’euros réalisée par Antabio, société biopharmaceutique toulousaine spécialisée dans le développement de médicaments innovants pour traiter les infections résistantes aux antibiotiques. Cette levée de fonds d’Antabio est destinée à développer des innovations thérapeutiques pour diminuer le nombre de patients souffrants d’infections mortelles résistantes à tous les antibiotiques disponibles aujourd’hui sur le marché. «Par cet engagement, Sham entend participer au développement de projets innovants et montrer son engagement sur le long terme dans le secteur de la santé», indique la société d’assurance mutuelle dans un communiqué. Pour rappel, Sham Innovation Santé est une société de capital risque conseillée par Turenne Capital créée en 2014 et dédiée à l’investissement et la gestion des participations au capital d’entreprises de santé de Sham. AB.
Scottish Widows, société du groupe Lloyds, a annoncé avoir sélectionné BlackRock pour gérer 30 milliards de livres en stratégies indicielles. Cela s’inscrit dans le cadre du mandat de 109 milliards de livres de Lloyds Banking Group remis en jeu cette année après la rupture du contrat avec Standard Life Aberdeen. La gestion des actifs débutera une fois la conclusion de la procédure d’arbitrage en cours avec SLA ou bien lors de l’expiration du contrat. « Lloyds Banking Group reste confiant dans son droit à mettre un terme aux accords de gestion d’actifs actuels et anticipe une conclusion de la procédure d’arbitrage en début d’année prochaine », indique un communiqué. Lors d’un entretien à NewsManagers publié lundi, Martin Gilbert, le co-CEO d’Aberdeen Standard Investments déclarait : « nous comprenons qu’un client souhaite mettre fin à un contrat, mais dans ce cas précis, ils font jouer une clause qui était prévue en cas de rachat d’Aberdeen AM par une banque. La procédure d’arbitrage devra donc établir si Standard Life est un concurrent réel pour Lloyds Bank ». En plus de mandat de 30 milliards de livres, le groupe va nouer un partenariat stratégique avec BlackRock, incluant une coopération dans les classes d’actifs alternatives, la gestion des risques et les investissements technologiques. Scottish Widows précise enfin qu’il est en train de finaliser les accords pour la gestion des 80 milliards de livres qui restent, sans en dire davantage. Mercredi, le gestionnaire d’actifs britannique Schroders a confirmé être en discussions avec Lloyds Banking Group « en vue de coopérer étroitement dans certains domaines du secteur de la gestion de fortune », selon un communiqué publié à la Bourse de Londres.
Le consortium d’investisseurs composé de l’Erafp, l’Ircantec, CDC Habitat, Swiss Life et Vonovia, représenté par Ampere Gestion (filiale de CDC Habitat) et Swiss Life Asset Managers - Real Estate France, a acquis 4.000 logements de la SNCF pour 1,4 milliard d’euros. Dans cette optique, la SNCF a créé la foncière Vesta qui reprend une partie des activités de la filiale ICF Novedis de la SNCF, spécialiste du logement libre et intermédiaire et qui détient au total 9.500 logements. Dans cette nouvelle foncière ont été transférés 135 immeubles soit 4.000 logements du secteur privé. Le capital de la foncière a été ouvert aux investisseurs à 80%. La gestion du patrimoine reste confiée à ICF Novedis, qui conserve 20% de Foncière Vesta. Au total, la SNCF dispose d’un patrimoine immobilier d’environ 100.000 logements dont 92.000 logements sociaux. L’accord sera formellement conclu dans les prochains jours, la réalisation de la transaction restant soumise à l’approbation de la commission européenne. L’ensemble des partenaires se réuniront le 16 octobre 2018 pour la signature officielle de l’accord. La cession effective des actions devrait être réalisée d’ici la fin de l’année 2018. Catherine Vialonga, directrice adjointe de l’ERAFP, se félicite que le régime soit le premier investisseur de ce consortium : «Cet accord est une réponse à la volonté de notre conseil d’administration de poursuivre, dans un cadre d’investissement socialement responsable, le développement de notre diversification dans l’immobilier et, à terme, du logement des agents de la Fonction publique», a-t-elle déclaré par voie de communiqué. Le groupe SNCF a été conseillé par HSBC, le département Capital Markets de JLL, le cabinet d’avocats De Pardieu Brocas Maffei et Cheuvreux Notaires, dans le cadre de la cession. Le consortium a été conseillé par les banques BNP Paribas et Lazard. Les cabinets d’avocats Arsene Taxand, Franklin, Gide Loyrette Nouel, Paul Hastings, Taylor Wessing et Weil Gotshal & Manges et les Etudes Prud’homme & Baum, KL Associés et Les Notaires du Trocadéro interviennent dans cette transaction.