La caisse de retraite complémentaire des pharmaciens (9,4 milliards d’euros sous gestion) fait appel au marché pour des prestations de calcul de l’engagement (provision mathématique et provision de gestion) et de détermination du résultat technique du régime de retraite par capitalisation. Le contrat est signé pour quatre ans pourra être reconduit chaque année jusqu’à quatre ans de plus. Date et heure limite de réception des plis : 12décembre2022 à 11HLire l’avis ici
Eiffel Investment Group et le Fonds européen d’investissement (FEI) ont annoncé pendant la COP27, le lancement d’Eiffel Transition Infrastructure, un fonds d’equity bridge dédié au financement des infrastructures d’énergie renouvelable. Le FEI investit 75 millions dans ce fonds dont l’objectif maximum de collecte s’élève à 500 millions d’euros. Plusieurs investisseurs institutionnels, comme AG2R La Mondiale, Abeille Assurances, Allianz et l’Auxiliaire, se sont également engagés à souscrire au véhicule. Le véhiculer d’Eiffel doit fournir aux développeurs d’énergie renouvelable des fonds propres ou quasi-fonds propres pour financer et accélérer la phase de développement de nouveaux actifs. Avec ce montant, le fonds ambitionne d’accélérer le déploiement de 7 gigawatts de nouvelles capacités d’énergies renouvelables et annoncera dans les prochaines semaines ses deux premières opérations avec Green Genius et Pacifico Energy Partners dans le photovoltaïque.
La banque allemande de développement KfW et le gouvernement fédéral montent un fonds consacré à l’hydrogène vert et au «Power-to-X» (PtX), soit la conversion d’électricité verte excédentaire pour d’autres usages. Les investisseurs recherchent un gestionnaire d’actifs pour le fonds «PtX-Fund». Les industriels et les partenaires publiques seront associées au fonds qui bénéficiera de garanties non remboursables. Le fonds espère attirer un important volume de capitaux. Le gouvernement prévoit d’apporter initialement 550 millions d’euros. D’autres fonds publics pourraient s’ajouter. Date limite de réception des candidatures: 15 décembre 2022 Lire l’avis
Le fonds souverain d’Arabie Saoudite,le Public Investment Fund (PIF), a annoncé la signature d’un protocole d’accord non contraignant avec la société de gestion américaine BlackRock. Ce protocole d’accord comprend la mise en place de la stratégie d’infrastructure de BlackRock dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) et l’exploration conjointe de projets d’infrastructures au Moyen-Orient avec la majorité des investissements concentrés en Arabie Saoudite.BlackRock entend établir une équipe dédiée aux investissements en infrastructure dans la capitale saoudienne Riyad afin de couvrir la région MENA. Les projets cibles portent sur un large éventail de secteursdont l’énergie, l’électricité, l’eau, l’environnement, les transports, les télécoms et les infrastructures sociales. Le PIF et BlackRock souhaitent attirer des investisseurs régionaux et internationaux pour leurs projets communs. Le fonds souverain d’Arabie Saoudite a récemment indiqué explorerla cotation d’un projet de développement de la Mecque.
Le groupe mutualiste lyonnais Relyens a choisi Eiffel Investment Group pour lui confier la gestion de son portefeuille de dette privée doté d’environ 120 millions d’encours et précédemment géré en interne. Le gérant a pour mission de poursuivre les investissements en optimisant le dispositif de sélection, le suivi des financements et la prise en compte de critères d’impact. «Les ressources, à la fois humaines et techniques, d’Eiffel vont nous permettre d’accéder à des nouvelles opportunités d’investissements, d’assurer un suivi plus fin de nos investissements, tout en maintenant une grande proximité avec les dirigeants, dans une démarche visant à positionner les critères environnementaux, sociétaux et de gouvernance au cœur de la stratégie de développement des entreprises que nous finançons», précise Sandrine Pernette, directrice des investissements chez Relyens. Le portefeuille qui comprend pour le moment 26 sociétés devrait à terme atteindre une taille cible de 150 millions d’euros
BNP Paribas Cardif, Spirica, Suravenir, Oradea Vie et Abeille Assurances apportent collectivement 80 millions d’euros au fonds «Pierre Impact». Le fonds immobilier à impact social positif est lancé par BNP Paribas Real Estate Investment Management (REIM) France associé à Cedrus & Partners et est disponible en unité de compte. Il est catégorisé SFDR9 au sens de la réglementation européenne sur la finance responsable et vise un taux de rendement interne de 4%. La société civile à capital variable sera constituée d’un patrimoine immobilier européen avec une exposition dominante au marché français. Elle investira majoritairement en immobilier résidentiel élargi, en privilégiant des logements plus accessibles et durables, répondant aux standards énergétiques actuels, en s’engageant dans l’amélioration de la performance énergétique des logements existants ainsi que dans des actifs immobiliers à enjeux sociétaux (écoles, crèches, établissements de santé…). Une poche, qui pourra atteindre 10 % de l’allocation du fonds, sera investie dans des foncières solidaires afin de lutter contre le mal logement en France. Les équipes de ces foncières solidaires déploieront les capitaux en achetant des logements pour reloger des personnes vulnérables et mettront en place les mesures d’accompagnements sociales pour les réinsérer. Solifap, la société d’investissements solidaires créée par la Fondation Abbé Pierre, sera le premier investissement de la poche solidaire.
La Maif aime la dette privée à impact. Après un mandat de 120 millions d’euros confié à Eiffel le mois dernier, elle vient d’annoncer le même montant pour Artemid, filiale de Capza. La société a gagné, après un appel d’offres de Maif, pour la gestion d’un mandat dédié de dette senior, à impact environnemental, d’un montant de 120 millions d’euros. « Nous sommes convaincus par le processus de sélection d’Artemid qui se traduit par un couple rendement / risque attractif et résilient et par leur proposition d’accompagnement des entreprises dans une démarche vertueuse. Nous avons aussi apprécié la proposition de rémunération de l’équipe d’investissement liée à la trajectoire de décarbonation du portefeuille. C’est une nouvelle étape dans notre politique de recherche constante d’un impact positif », déclare Carole Zacchéo, directrice des investissements et des placements du groupe Maif. Le fonds «evergreen» d’une durée de vie de 99 ans, est classifié Article 9 selon le règlement SFDR. Il cible des PME et ETI, «dotées d’une gouvernance de qualité et ayant la volonté et la capacité de contribuer à la neutralité carbone et plus généralement à l’amélioration de leur impact environnemental». Le fonds doit accompagner les dirigeants des entreprises à établir et à mettre en œuvre une véritable feuille de route de progrès selon chacun des axes ESG. Pour encourager les entreprises à poursuivre une trajectoire de décarbonation conforme aux Accords de Paris, la Maif et son gérant ont établi un système incitatif de bonus/malus pour la tarification des intérêts des financements accordés (« sustainability/decarbonation linked loans or bonds »). Les gérants pourront aussi bénéficier d’une prime sur leur commission en fonction de l’atteinte d’objectifs de décarbonation. Le fonds «Maif Dette à Impact Environnemental» a déjà apporté ses concours à deux entreprises, Constellation et Visiativ. L’accompagnement d’une troisième entreprise est en cours. Les équipes d’Artemid sont spécialisées dans les prêts seniors in fine à leviers modérés pour les ETI. Artemid compte une soixantaine d’entreprises financées et près d’un milliard d’actifs sous gestion.
Et de trois. Le fonds de place Emergence va annoncer ce matin la sélection d’un fonds d’Oddo BHF AM pour y investir un ticket de 20 millions d’euros. L’heureux élu est le fonds Oddo BHF Artificial Intelligence lancé en 2018 et troisième fonds tech sponsorisé par le compartiment «techs for good» créé en cet été par la Sicav Emergence. Cette dernière rassemble 16 investisseurs institutionnels français autour de cinq compartiments d’investissement. Pour les deux premiers financements de «techs for good», elle avait choisi un fonds tech de Financière Arbevel et un d’Edmond de Rothschild AM. «Mettre un ticket de 20 millions d’euros c’est relativement restreint par rapport à l’encours du fonds Oddo BHF Artificial Intelligence de 200 millions d’euros. Mais cela va nous permettre de revenir au contact de la clientèle institutionnelle et de se rappeler à leur bon souvenir avec la date limite des engagements sur l’initiative Tibi qui se rapproche», explique Florent Guy Ducrot, responsable des ventes sur l’Europe francophone d’Oddo BHF AM Tech for goods veut en effet s’inscrire dans les préconisations du rapport de l'économiste Philippe Tibi, à l’initiative du Trésor, qui invite à financer les entreprises technologiques disruptives à travers des fonds. Pour rappel, 21 investisseurs institutionnels se sont engagés à dépenser 6 milliards d’euros d’ici la fin de cette année, pour moitié vers des fonds tech d’entreprises non cotées, et pour moitié vers des fonds tech d’entreprises cotées en Bourse. Mais l’univers des fonds tech en France reste encore assez restreint, et en particulier celui sur les entreprises cotées - à l’image des sociétés tech cotées - avec une trentaine de fonds qui ont été labellisés en 2020 par l’initiative Tibi. Ces fonds peuvent investir à l'étranger (aucun seuil minimum n’est fixé pour la France), mais doivent avoir des équipes de gestion et d’analyse principalement en France. Parmi ces fonds, Emergence a été intéressé par la thématique intelligence artificielle d’Oddo BHF AM, à la fois dans le process de gestion pour identifier des titres, que dans l’univers d’investissement qui sélectionne des entreprises de tous secteurs mais dont la croissance est liée à l’intelligence artificielle. «Il s’agissait du premier fonds d’une nouvelle gamme globale thématique pour Oddo BHF AM», rappelle Catherine Adibi, responsable marketing et communication d’Oddo BHF AM. Elargissement du plan Tibi «Les 16 institutionnels qui sont regroupés au sein d’Emergence n’ont pas forcément tous abondé au compartiment techs for good. Il s’agit d’un soutien libre», précise Bertrand du Guerny, directeur général d’Emergence. Ces institutionnels, en outre, ne sont pas forcément les mêmes que ceux qui se sont engagés dans l’initiative Tibi. Mais tous les protagonistes veulent croire en une accélération des investissements dans les fonds tech d’ici la fin de l’année, non seulement dans le cadre de l’initiative Tibi et du soutien de Paris Europlace pour «techs for good», mais aussi en raison de l’effondrement des valeurs tech qui représente selon eux un bon point d’entrée dans le secteur. Selon Emergence, l’initiative Tibi pourrait aussi encourager des sociétés de gestion étrangères à lancer des fonds tech avec des équipes installées en France dans la mesure où elles savent que les institutionnels se sont engagés à investir dans le secteur. Le tout dans un contexte où, selon certaines sources, le Trésor réfléchit à l'élargissement du plan Tibi à de nouveaux investisseurs institutionnels et à une deuxième phase qui pourrait atteindre de nouveau les 6 milliards. Du côté d’Emergence, « la taille cible de ‘techs for good’ est de plus de 300 millions d’euros sur 2023», indique Philippe Paquet, directeur général de New Alpha, le gérant délégataire du compartiment. A son lancement, le fonds a été doté de 100 millions d’euros pour investir dans cinq véhicules. New Alpha se réserve la possibilité d’investir les deux derniers tickets de 20 millions dans des fonds non labellisés Tibi, mais qui pourraient être «amenés» à la labellisation ultérieurement. Une banque privée pourrait aussi participer à la levée de fonds supplémentaire l’an prochain.
Brunel Pension Partnership, l’un des groupements de fonds de pension locaux du Royaume-Uni, investit pour le compte de huit de ses dis fonds partenaires dans le fonds «Orchard Street Social and Environmental Impact Partnership». Brunel se place comme investisseur «clé de voute» dans la collecte du fonds immobilier, qui annonce un premier point d’étape à 90 millions de livres (103 millions d’euros) sur un total espéré de 400 millions. Le gérant Orchard Street annonce lier 30% de ses frais de performance aux objectifs d’impact du fonds. Le fonds va cibler des opportunités d’investissement à valeur ajoutée au Royaume-Uni avec le potentiel de créer des impacts sociaux et environnementaux mesurables. Il va en particulier s’intéresser à la décarbonation de bâtiments existants, à l’investissement dans des communautés locales en réponse à des besoins spécifiques et à rendre des bâtiments plus sains pour ceux qui y vivent et y travaillent, par exemple en améliorant la qualité de l’air, en donnant accès à des espaces verts ou de remise en forme.
Le fonds de pension néerlandais ABP, représenté par son entité d’investissement APG, annonce une coentreprise avec le gérant immobilier CapitaLand Investment Limited (CLI). Les deux associés la dotent de 570 millions de dollars (575 millions d’euros) pour démarrer, avec 90% de l’apport provenant d’APG. A terme, la coentreprise pourrait cumuler 1,14 milliard de dollars avec la même proportion entre les investisseurs. Les deux partenaires ciblent des entreprises de garde-meuble et de stockage en libre-service en Asie. Une première cible a été identifiée, il s’agit d’Extra Space Asia qui dispose de 70 installations réparties dans six grandes villes asiatiques. «Cette classe d’actifs s’intègre parfaitement au thème de l’urbanisation qui fait partie de nos convictions d’investissement depuis de nombreuses années et est un principe clé de nos aspirations dans les performances environnementales», commente Graeme Torre, qui dirige l’investissement immobilier d’APG en Asie.
Le plus grand fonds de pension de Taïwan a sélectionné six gestionnaires d’actifs étrangers pour gérer un mandat de fonds obligataire d’une valeur de 3 milliards de dollars. Le Bureau of Labour Funds (BLF) a choisi T. Rowe Price, Wellington Management, PGIM, Ninety One UK, Loomis, Sayles & Company et Pacific Investment Management, chacun se voyant attribuer 500 millions de dollars pour gérer une stratégie obligataire à rendement total, a-t-il indiqué dans un communiqué. Le BLF est l’un des plus grands investisseurs d’Asie avec 5,56 trillions de TWD (173 milliards de dollars) d’actifs dans le cadre d’un régime de retraite public obligatoire. Le fonds de pension a enregistré une perte de 9,87 % au cours des neuf premiers mois de l’année.
La société de gestion alternative Wafra a levé 1,5 milliard de dollars pour son quatrième fonds, Constellation Generation IV, relaie Reuters. La firme, propriété du fonds souverain koweïtien, va se servir de ce fonds pour prendre des parts minoritaires dans des sociétés de gestion alternatives dont les encours sous gestion n’excèdent pas 3 milliards de dollars, selon Daniel Adamson, managing director de Wafra cité par Reuters. L’argent a été levé auprès d’un consortium d’investisseurs institutionnels internationaux réunis dans une joint venture baptisée Capital Constellation, qu’a rejoint Mubadala Capital, filiale du fonds souverain émirati Mubadala Investment Company. Quelque 3 milliards de dollars ont déjà été levés dans les trois précédents fonds de Wafra destinés à investir au capital de gérants alternatifs.Wafra gère 32 milliards de dollars d’encours.
La fondation Imas, dont la mission est de faire fructifier les avoirs liés à Ikea, a alloué 175 millions de dollars (174,8 millions d’euros) au fonds Qblue Global Sustainable Leaders Fund. Le fonds est classifié article 9 au sens du règlement européen SFDR (sustainable finance disclosure) et est géré par le danois Qblue Balanced. La fondation est accompagnée d’autres investisseurs tels que le singapourien Singlife with Aviva ou le bancassureur suédois Dalarnas Försäkringsbolag. Avec l’apport d’Imas, la collecte atteint environ 350 millions de dollars. Le fonds a pour but d’investir dans des entreprises mondiales qui contribuent positivement aux critères sociaux et environnementaux. Il utilise un procédé d’investissement systématique fondé sur les données avec un biais important envers la durabilité pour sélectionner des entreprises mondiales championnes de la durabilité dans leur domaine. Qblue Balanced a été fondé en 2018 par Bjarne Graven Larsen, un ancien directeur des investissements du fonds de pension canadien Ontario Teachers’. Il a précédemment occupé le même poste au sein du fonds de pension danois ATP.
Mubadala a signé un partenariat stratégique avec KKRpour du co-investissement en dette privée dans la région Asie Pacifique. Le partenariat a pour but de déployer au moins 1 milliard de dollars dans des solutions de crédit aux entreprises. Mubadala va investir aux côtés de fonds déjà existants de KKR, comme le récemment levé KKR Asia Credit Opportunities Fund. «S’étendre dans la région Asie-Pacifique est un des piliers de notre stratégie alors que ce marché présente des opportunités d’investissement uniques dans la dette, stimulées par sa croissance rapide et une forte demande pour du crédit non bancaire», précise Omar Eraiqaat, qui codirige l’investissement en dette chez Mubadala.
L’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (Erafp) annonce avoir sélectionné Amundi pour lui confier un mandat allant jusqu’à 300 millions d’euros. Le gérant aura pour objectif de maximiser la performance du portefeuille par la mise en œuvre d’une gestion indicielle visant à répliquer un indice «Paris-aligned benchmark» (PAB, aligné sur les objectifs de l’Accord de Paris pour le climat) d’actions de moyennes et grandes capitalisations en zone euro au démarrage et, le cas échéant, un indice de moyennes et grandes capitalisations en zone monde pays développés. La durée du marché sera de quatre ans, renouvelable deux fois un an, portant la durée maximale du marché à 6 ans. L’Erafp a également retenu BNP Paribas AM et Ossiam pour des mandats dits «stand-by» qu’il pourra activer si nécessaire.
La Maif a choisi de confier à Eiffel Investment Group la gestion d’un fonds dédié de dette privée avec pour objectif de générer, mesurer et suivre l’impact tangible des investissements de ce fonds. Doté de 120 millions d’euros, le fonds «Maif Dette à impact» est à capitaux permanents et va financer des entreprises françaises et européennes s’engageant en faveur de la transition écologique et inclusive. Le véhicule est classifié article 9 au sens de la réglementation européenne sur la finance durable (SFDR) et labellisé Luxflag ESG. La commission de gestion est indexée à la hausse et à la baisse sur les objectifs d’impact du fonds, et côté emprunteurs, des covenants d’impact (engagements contractuels) feront varier le coût de la dette. «En inventant les «covenants d’impact» qui placent les critères extra-financiers au même plan que les critères financiers, Eiffel Investment Group a établi un nouveau standard en matière de dette à impact et c’est ce qui nous a convaincus d’avancer ensemble dans le lancement de ce fonds », a déclaré Carole Zacchéo, directrice des investissements et des placements du groupe Maif.
Un des fonds souverains d’Abou Dabi, ADQ, a investi 125 millions de dollars (127 millions d’euros) dans le fonds inaugural lancé par Aliph Capital, qui se présente comme le premier gérant de private equity du Moyen-Orient dirigé par des femmes. L’engagement d’ADQ couvre la moitié des 250 millions de dollars espérés par les fondatrices qui ont pour stratégie de cibler des entreprises régionales de taille petite ou moyenne. Aliph vise à constituer un portefeuille de 10 à 12 lignes pour ce fonds.
Le Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR) lance un appel d’offres restreint visant à sélectionner des prestataires de service d’investissement, afin d’assurer la gestion financière de mandats de gestion active responsable, investis en actions de petites et moyennes capitalisations européennes. A titre purement indicatif, le FRR estime que le montant global des fonds donnés en gestion pourrait être fixé à 450 millions d’euros. Le FRR entend par gestion active responsable, la prise en compte des enjeux ESG par les candidats dans leurs processus d’analyse et de gestion, tout en intégrant la politique d’exclusions (armes prohibées, tabac, et charbon), de vote et d’engagement du FRR. En outre, le FRR poursuivant sa démarche de réduction des émissions de son portefeuille fixée en conformité avec la Net Zero Asset Owner Alliance dont il est membre depuis 2019, il est attendu des candidats une décarbonation des portefeuilles de l’ordre de 75% par rapport au niveau de l’indice de référence à la date du transfert (apports) des titres et des espèces. Le marché porte sur la sélection au maximum de cinq gestionnaires. En 2019, le FRR avait retenu JP Morgan AM, AXA IM, BNP Paribas AM et Fil Gestion pour un mandat portant sur une gestion actions active et responsable de petites capitalisations européennes. Les sociétés de gestion intéressées ont jusqu’au 28 novembre 2022, 12h00 heure de Paris, pour répondre ici.
Les engagements de la Maif et du Fonds européen d’investissement portent à 82 millions d’euros la collecte du fonds de dette senior F2E géré par Sienna Private Credit. F2E propose des solutions de financement aux PME et aux acteurs industriels de la transition énergétique. Il cible l’accompagnement de projets dans les domaines de la performance énergétique, l’autoconsommation, le stockage,la mobilité décarbonéeou encore desprojets de production d’hydrogène vert. Le fonds F2E est un fonds à impact classé article 9 au sens du règlement européen SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation). Il devrait également être labellisé Greenfin. La dimension d’impact du fonds est acquise dans le cadre des discussions bilatérales avec les entreprises financées, selon un communiqué. Elle répond aux critères promus par Finance for Tomorrow et repose notamment sur une mesure précise au ligne à ligne des tonnes de carbone évitées grâce à la mise en place des investissements objets des financements.
Le fonds de pension britannique de Lewisham apporte du capital de démarrage au fonds «AMX Emerging Markets ESG Plus» du gérant nordique Storebrand AM. Le fonds de pension fait partie du groupement des fonds de pension locaux britanniques. Cet engagement suit celui réalisé antérieurement dans un autre fonds de la gamme ESG Plus du gérant, portant le total confié à ce dernier à 330 millions de livres (379 millions d’euros). Le fonds dédié aux marchés émergents a pour but d’aider ses investisseurs à réduire leur exposition aux énergies fossiles à la fois dans les marchés développés et émergents, ainsi de les faire bénéficier de son allocation à des entreprises développant des solutions climatiques.
Plusieurs institutionnels ont participé à la levée finale du fonds de private equity à impact climatique de Lightrock. La société de gestion anglaise a levé 860 millions d’euros, notamment auprès des fonds de pension AP1 (Suède) et NGS Super (Australie), des fondations Grantham Foundation (USA) et Bay Trust (Nouvelle-Zélande), de l’assureur autrichien Uniqa, du fonds de fonds Golding Capital Partners, et de LGT Group. Le véhicule va placer des tickets de 10 à 40 millions d’euros dans des entreprises en phase de croissance dédiées aux solutions net-zéro en Europe et en Amérique du Nord.
Le fonds de pension néerlandais PGB Pensioenfonds vient de retenir abrdn pour un mandat de 200 millions d’euros en co-investissements dans le private equity. Ce véhicule investira dans des petites et moyennes entreprises européennes, avec un objectif de création de valeur via des améliorations opérationnelles ainsi que l’intégration de critères ESG. Il est classifié «Article 8» sous le nouveau règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). A travers ce partenariat, PGB Pensioendiensten, le gérant fiduciaire de PGB Pensioenfonds, et abrdn souhaitent également s’intéresser aux Objectifs de Développement Durable (ODD). Les acteurs ont consacré au moins 25% du portefeuille aux entreprises contribuant à la réalisation des ODD, défini par SDI AOP Taxonomy. Pour PGB et abrdn, il ne s’agit pas d’une première coopération. Ils se sont déjà alliés en 2019 pour un mandat de fonds de fonds de 500 millions d’euros sur le même segment. «Ce nouveau programme supplémentaire de co-investissement est une extension logique de cette relation», a précisé l’institutionnel dans un communiqué de presse. PGB Pensioenfonds comptait 30 milliards d’euros d’actifs au 30 juin 2022. La société de gestion écossaise abrdn gérait pour sa part 508,4 milliards de livres sterling d’encours.
L’assureur américain Resolution Life a conclu un partenariat dit «stratégique» avec Blackstone. Le gérant va d’une part investir 500 millions de dollars au capital de l’assureur, et de l’autre gagne des mandats de gestion en dette privée, immobilier et financement garantis par des actifs. Ces mandats devraient représenter 25 milliards de dollars la première année, et atteindre 60 milliards sur les 6 prochaines années. Blackstone crée donc un véhicule d’investissement à capitaux perpétuels pour entrer au capital de l’assureur et porter son volume à 3 milliards d’euros auprès notamment des actionnaires existants. Le plus gros actionnaire historique est l’assureur Nippon Life, qui soutient le partenariat. Resolution Life restera par ailleurs une société de droit bermudien. Blackstone vient avec cette opération grossir les rangs des fonds de private equity qui investissent au capital d’assureurs, qui en retour leur confient des mandats de gestion portant sur des actifs non cotés: Apollo et Athora, KKR et Global Atlantic Financial Group, Cinven et Viridium (en Allemagne). Ces assureurs, souvent localisés aux Bermudes, n’ont pas les mêmes contraintes réglementaires que les européens par exemple, et peuvent plus aisément investir dans des actifs illiquides pour stimuler le rendement. Les fonds incitent ensuite leurs participations à mener une politique de rachat de portefeuilles de passifs auprès d’autres compagnies d’assurances ou de fonds de pension pour gagner en surface. Blackstone quant à lui avait fait l’an dernier avec le géant de l’assurance AIG, une opération assez similaire à celle réalisée aujourd’hui avec Resolution Life. Le potentiel d’encours du portefeuille était alors de plus de 90 milliards de dollars.
Le fonds de dotation du Louvre, investi à hauteur de 10% dans les actions non cotées (2% de private equity à impact, 8% d’actions infrastructures) et 3% dans de la dette privée, se positionne sur les actifs illiquides. Il a récemment décidé d’investir 9 millions d’euros en private equity, dans le fonds Andera MidCap 5. Dix millions d’euros ont été placés dans un fonds LBO MidCap Europe chez Waterland. «Nous réfléchissons à intégrer un troisième fonds de private equity pour 10 millions d’euros ou deux fonds pour 5 millions chacun. Nous pourrions nous tourner vers un fonds tech avec une approche venture », envisage Philippe Gaboriau, directeur du fonds de dotation du Louvre. Le déploiement dans les actifs illiquides s’est également traduit par l’investissement dans deux fonds de tranches Equity de Collateralized Loan Obligations (CLO) chez Axa IM et un autre gérant international. Dix millions d’euros ont été apportés dans le fonds mezzanine Eurazéo Coporate Relance. Enfin, le Louvre pourrait ajouter un nouveau fonds d’infrastructures à son portefeuille. Il en compte déjà trois, depuis six ans, détenu chez Brookfield AM, Antin Infrastructure Partners, et Stafford Capital Partners.
La Caisse d’allocation vieillesse des agents généraux et des mandataires non-salariés de l’assurance et de capitalisation (Cavamac) lance la sélection de trois gérants actions internationales, dont un dit «stand-by» pour une poche totale estimée à 172 millions d’euros. Les gérants retenus auront chacun à piloter un fonds dédié de 86 millions d’euros. Sous réserve de changement de la réglementation applicable, les gestionnaires auront pour objectif d’obtenir, via une gestion active, une performance supérieure à celle de son indice de référence MSCI World Index libellé en Euro. En 2016, la Cavamac avait retenu Allianz GI et Robeco, avec Natixis AM est en position de «stand-by». Les fonds étaient alors dotés de 55 millions d’euros chacun. Les candidatures sont attendues jusqu’au 3 novembre 2022 à 15 heures. Lire l’avis ici.
Le fonds a attiré des industriels comme TotalEnergies ou Air Liquide mais aussi de nombreux investisseurs financiers, d’Axa au Crédit Agricole en passant par Allianz, la Société Générale et Amundi.
Le fonds de pension britannique Smart Pension pour les professionnels va intégrer un fonds de biodiversité d’Axa IM dénommé AXA WF ACT Biodiversity Fund. Ce véhicule investit dans des entreprises qui portent des solutions pour combattre des enjeux de la biodiversité. Il se concentre sur quatre domaines: les matières durables, la préservation des terrains et des animaux, les écosystèmes marines, et le recyclage. La stratégie phare «growth» de Smart Pension a déjà alloué 70% de ses actifs au sein des fonds durables afin de réaliser leur objectif de zéro émission d’ici 2040. Le fonds de pension britannique vise à réduire les émissions de sa stratégie par défaut de 50% d’ici 2025. Le fonds de pension Smart Pension comptait 2 milliards de livres d’encours sous gestion.
L’Union Mutualiste Retraite (UMR), spécialisée dans l'épargne retraite, a signé un accord de partenariat stratégique dans les métiers de l’épargne-retraite et de l’assurance-vie avec Fund Channel, la plateforme de distribution de fonds B to B d’Amundi. Avec cet accord, l’UMR aura accès aux 600 gérants d’actifs disponibles sur la plateforme de Fund Channel pour lui permettre de diversifier son offre de solutions d’investissement d’épargne retraite. Créée en 2002, l’UMR gère 11,5 milliards d’euros d’encours (en valeur de marché) pour le compte de ses 374.436 adhérents. Elle a développé une gamme de PER (Plan d’épargne retraite) dans le prolongement de la Loi Pacte, proposant de nombreuses unités de comptes (UC).
A l’issue d’un appel d’offres, l’Erafp, le fonds de pension de retraite additionnelle de la fonction publique, a sélectionné, le 28 septembre, Proxinvest comme agence de conseil en vote aux assemblées générales, pour trois ans. Il devra l’assister dans l’analyse des résolutions soumises au vote des actionnaires par les entreprises dont il détient des actions à travers ses mandats de gestion. L’agence l’aidera à mettre à jour la politique de vote de l’Erafp pour les sociétés cotées françaises et décliner sa politique de vote aux marchés hors France. L’agence réalisera aussi une analyse des assemblées générales.