La plus haute Cour pénale de Suisse, le Tribunal pénal fédéral, a condamné Credit Suisse à une amende de deux millions de francs suisses (environ deux millions d’euros). La Cour a relevé des défaillances de la banque dans le suivi des relations liées à une organisation criminelle mêlée à un trafic de drogue ainsi que dans la surveillance du respect des règles anti-blanchiment par la hiérarchie, le service juridique et le service compliance. Ces faits remontent aux années 2007 et 2008. La Cour a aussi prononcé la confiscation pour l’équivalent de plus de 12 millions de francs de fonds liés à l’organisation criminelle et déposés auprès de Credit Suisse. La banque a par ailleurs aussi été condamnée à verser une indemnité de 19 millions de francs pour les sommes qui n’ont pas pu être confisquées «en raison des défaillances internes de la banque ayant favorisé le blanchiment d’argent», précise le tribunal. Dans un communiqué distinct, Credit Suisse a déclaré avoir pris acte de ces décisions «pour certaines insuffisances organisationnelles historiques», mais qu’elle ferait appel. Cette condamnation intervient dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent issu d’un trafic de drogue par des ressortissants bulgares. Ceux-ci ont été condamnés à 36 mois d’emprisonnement, dont la moitié ferme.
La plus haute Cour pénale de Suisse, le Tribunal pénal fédéral, a condamné la banque Credit Suisse à une amende de deux millions de francs suisses (environ deux millions d’euros). La Cour a relevé des défaillances de la banque dans le suivi des relations liées à une organisation criminelle mêlée à un trafic de drogue ainsi que dans la surveillance du respect des règles anti-blanchiment par la hiérarchie, le service juridique et le service compliance. Ces faits remontent aux années 2007 et 2008.
Dans une interview au Financial Times, Robert Ophèle, le président de l’Autorité des marchés financiers en France (AMF) qui finit son mandat dans quelques semaines, estime que le plus dur reste à venir concernant l’introduction de règles sur la finance durable en Europe. «Les trois prochaines années seront un cauchemar» dit-il. Dans ce domaine, sa plus grande crainte était celle de la fragmentation réglementaire. En Europe, il existe des raisons de s’inquiéter avec la multiplication des labels pour les fonds durables. Cela est une manifestation d’une divergence grandissante des standards de finance durable entre les différents pays, qui pourrait menacer les flux transfrontières. «Il est clair que le passeport des fonds est menacé», dit-il. La réponse est de donner aux régulateurs européens le pouvoir de fixer des standards pour ces labels.
La présidente de France Assureurs veut mettre l’accent sur la prévention et l’acculturation aux risques alors que les assureurs font face à de nombreux défis.
Le hedge fund Citadel déménage son siège mondial à Miami depuis Chicago, devenant la dernière société d’investissement à déplacer des bureaux en Floride à la suite de la pandémie. La décision de déménager le siège social de Citadel, le fonds d’arbitrage, et de Citadel Securities, la société de trading, intervient alors que de nombreux employés ont demandé à quitter Chicago et à déménager à Miami, New York et d’autres bureaux à travers le monde, selon Reuters, qui cite un memo interne.
Richard Mattison, président de S&P Global Sustainable1, a accordé une interview à L'Agefi. Il revient sur la stratégie de l'agence de notation spécialisée dans l'ESG.
Le fonds de pension néerlandais Vervoer engage 300 millions de dollars (284,3 millions d’euros) dans le fonds ILX Fund I. Ce dernier est porté par la société de gestion néerlandaise ILX, qui se consacre aux Objectifs de développement durables (ODD) des Nations unies ainsi qu’à l’atténuation et l’adaptation climatique. Vervoer rejoint dans ce véhicule un autre fonds de pension des Pays-Bas, APG, qui y a investi 750 millions de dollars en janvier 2022. Le fonds a été sélectionné pour Vervoer par son gérant Achmea IM afin de garnir son portefeuille d’investissements à impact. Il intervient en co-financement auprès des banques multilatérales et bilatérales de développement, offrant ainsi un accès à de la dette sur les marchés émergents et en développement avec un biais ODD. ILX se concentre sur quatre thèmes: l’accès à l’énergie et à l’énergie renouvelable, l’industrie et les infrastructures durables, l’inclusion financière et la sécurité alimentaire.
Les statistiques de la banque centrale européenne montrent une érosion de 131 milliards d’euros entre le dernier trimestre de 2021 et le premier de 2022.
La réunion qui devait lancer les premiers travaux du Conseil national de la refondation (CNR), mercredi, structure incarnant la «nouvelle méthode» de dialogue du chef de l’Etat, a été reportée à une date ultérieure, indique Reuters, citant l’entourage d’Emmanuel Macron. Annoncée dans une interview accordée par le président à la presse régionale début juin, cette nouvelle instance doit rassembler des «forces politiques, économiques, sociales, associatives, des élus des territoires et des citoyens tirés au sort» pour discuter des réformes envisagées par le gouvernement. Le chef de l’Etat souhaite notamment y aborder la question de l’indépendance industrielle, militaire et alimentaire de la France, du plein-emploi, de la neutralité carbone, des services publics et de la réforme institutionnelle.
La réunion qui devait lancer les premiers travaux du Conseil national de la refondation (CNR), mercredi, structure incarnant la «nouvelle méthode» de dialogue du chef de l’Etat, a été reportée à une date ultérieure, indique Reuters, citant l’entourage d’Emmanuel Macron.
Mirova veut être un acteur de la transition énergétique dans les émergents. L’affilié de Natixis Investment Managers dédiée à la finance à impact va acquérir 100 % de SunFunder, une société de gestion de dette privée qui finance des projets liés aux énergies renouvelables en Afrique et en Asie. Créée il y a dix ans sous la forme d’une plateforme de financement participatif, SunFunder avait pour principal objectif de proposer des solutions de financement pour le secteur énergétique solaire décentralisé en Afrique «afin d’avoir un impact à la croisée des chemins entre changement climatique et inégalités», selon la boutique. Depuis, la société a lancé une série de véhicules de financement mixte - mêlant capitaux publics et privés -, et a financé plus de 165 millions de dollars d’investissements dans 58 entreprises déployant des énergies propres, principalement en Afrique et en Asie. Avec cette petite opération, dont le prix est resté confidentiel, Mirova n’est clairement pas dans une course à la taille d’actifs, mais dans l’acquisition d’une expertise pointue. Elle fait même d’une pierre deux coups en se renforçant à la fois dans les actifs réels et dans les marchés émergents. Mirova gère pour mémoire 27 milliards d’euros d’encours, dont 2,2 milliards d’euros en infrastructures de transition énergétique et 500 millions d’euros en capital naturel. SunFunder doit d’ailleurs devenir le noyau dur de l’activité dans les émergents de Mirova, qui va y intégrer son bureau de Singapour créé en 2021, ainsi que ses activités en Amérique latine issues d’une première acquisition, celle d’Althelia il y a quatre ans. Cette plateforme réunira les 38 collaborateurs de SunFunder, qui rejoindront tous Mirova, répartis entre Londres, Paris et Nairobi. «Nous aurons une capacité d’action sur trois continents, ce qui est assez unique dans le paysage de sociétés de gestion de notre taille», se félicite Philippe Zaouati, directeur général de Mirova, dans une interview à NewsManagers. La marque sera par ailleurs conservée, a assuré Philippe Zaouati. Lancement d’un fonds de 500 millions de dollars SunFunder trouve de son côté avec Mirova les moyens d’accélérer son développement en touchant une base de clients bien plus large. «Nous avions l’ambition d’accroître notre impact mais nous avions conscience que nous ne pouvions pas passer l’étape suivante tout seul», a raconté Audrey Desiderato, co-fondatrice de SunFunder. Une volonté qui s’inscrit dans un contexte plus global. «Il y a une grande transition écologique qui s’opère dans les émergents et on a besoin d’accélérer cette transition avec l’aide des énergies renouvelables», souligne-t-elle. Le rapprochement devrait rapidement porter ses premiers fruits, puisque Mirova et SunFunder a commencé à lever un fonds de financement en dettes de l’énergie solaire doté d’une capacité d’investissement de 500 millions de dollars. Ce fonds ciblera environ 70 projets répartis en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Il doit réunir investisseurs publics (à hauteur de 20-30 %) et investisseurs privés de type compagnies d’assurance, fonds de pension, institutions privées partout dans le monde. Le premier closing pourrait avoir lieu d’ici à la fin de cette année. «Les besoins en investissement étant en très forte croissance et les tickets moyens d’investissement devenant de plus en plus gros, nous devons proposer un véhicule de financement en dette qui permette un véritable passage à l’échelle des solutions d’impact jusqu’alors déployées par SunFunder », commente Philippe Zaouati. «Pour s’attaquer en profondeur aux défis posés par la lutte contre le réchauffement climatique et la réduction des inégalités sociales, avoir une empreinte locale dans les pays émergents est indispensable», conclut-il.
L’indice imaginé par Axylia calcule les «vrais» résultats des entreprises une fois déduits les coûts qu’elles occasionnent à l’environnement à cause de leurs émissions de CO2.
Sandro Pierri a pris la direction générale de BNP Paribas Asset Management il y a un an. Il donne sa première interview en France aux lecteurs de L’Agefi/NewsManagers.
La société de gestion Candriam, propriété du groupe américain New York Life Investment Management, poursuit la simplification de ses structures d’un point de vue juridique. Selon un document consulté par NewsManagers, les succursales belge et française - Candriam Belgium et Candriam France - vont être toutes deux absorbées par leuractionnaire unique et société mère Candriam Luxembourg en date du 1er juillet 2022. Cette opération intervient dans le cadre d’un projet baptisé Candriam Super Management Company Conversion Project. « En vertu de la fusion, Candriam Belgium et Candriam France cesseront d’exister et tous les actifs et passifs, y compris tous les droits et obligations contractuels ou autres envers des tiers, de Candriam Belgium et Candriam France seront transférés à Candriam Luxembourg par voie de succession universelle », indique le document. En outre, Candriam Luxembourg sera renommé Candriam à compter du 1er juillet. Les conditions de la gestion de portefeuille resteront inchangées. Les fonds continueront d'être gérésdirectement par Candriam et/ou par une ou plusieurs de ses succursales (belge, française ou britannique). Les succursales italienne, néerlandaise, espagnole, allemande, britannique, suisse ainsi que la branche américaine et le bureau de représentation au Moyen-Orient de Candriam, basé aux Emirats Arabes Unis, ont déjà été absorbées par Candriam Luxembourg. Structure légale de Candriam à compter du 1er juillet 2022