La fondation Ethos, une organisation actionnariale en Suisse qui représente des fonds de pension, a appelé les actionnaires à voter contre la réélection du président du conseil d’administration de Credit Suisse, Urs Rohner, après le scandale d’espionnage d’anciens employés. L’organisation actionnariale, qui publiait mardi ses consignes de vote en amont de l’assemblée générale annuelle, recommande également de s’opposer aux rémunérations variables de l'équipe dirigeante, jugeant le bonus de l’ancien patron «excessif». En septembre, la banque avait été éclaboussée par des révélations dans les médias suisses dévoilant qu’Iqbal Khan avait été pisté par une société de détectives privés après l’annonce de son départ pour rejoindre la banque concurrente UBS.
Emirates NDB, la plus grande banque émiratie basée à Dubaï, a publié lundi un bénéfice net en baisse de 24% au premier trimestre 2020, après avoir inscrit de lourdes provisions pour faire face aux éventuels défauts de ses clients, durement touchés par la crise du coronavirus. Le bénéfice net de janvier à mars s'élève à 2,1 milliards de dirhams (526 millions d’euros), contre 687 millions d’euros à la même période il y a un an, selon un communiqué de la banque. La banque a mis de côté 641 millions d’euros pour faire face à la «détérioration potentielle» de la qualité des crédits en raison de la pandémie. Les actifs de la banque, qui a acquis la turque DenizBank l’an dernier, se sont accrus de 1% à 173,5 milliards d’euros.
Le superviseur des marchés financiers au Liechtenstein FMA a indiqué dans son rapport annuel 2019 que les encours des gestionnaires d’actifs dans la principauté avaient augmenté de 11,4% sur un an. Ils s'établissaient fin 2019 à 43,1 milliards de francs suisses (41Md€), dont 28,9 milliards (27,5Md€) étaient gérés pour le compte de clients basés au Liechtenstein. L’industrie de la gestion d’actifs locale employait 671 professionnels fin 2019, travaillant pour 106 entreprises et s’occupant de 9.738 clients. Quant au secteur des fonds au Liechtenstein, ses encours atteignaient 58,8 milliards de francs suisses (56Md€) fin 2019, en hausse de 17% sur un an. La FMA dénombrait la commercialisation de516 fondsdomiciliés dans le pays au 31 décembre 2019. De plus, 453 fonds étrangers étaient autorisés pour commercialisation au Liechtenstein ainsi que 1.673 compartiments de fonds à structure multiple (Sicav, Icav, etc).
Le gouvernement saoudien a vendu aux banques locales seulement une petite part des 7 milliards de dollars (6,44 milliards d’euros) de ventes d’obligations réalisées la semaine précédentes, ont indiqué trois sources à Reuters dimanche. Cela intervient dans un contexte de craintes de resserrement des liquidités, en raison de la baisse des prix du pétrole. L'émission d’obligations en trois parties est intervenue après que Ryad a relevé son plafond d’endettement à 50% de son produit intérieur brut (PIB) contre 30% précédemment, pour financer le déficit croissant provoqué par les prix du pétrole plus bas et par le retournement économique provoqué par l'épidémie. Le royaume a vendu mercredi dernier 2,5 milliards de dollars en obligations de 5 ans 1/2, 1,5 milliard en obligations de 10 ans 1/2, et 3 milliards en obligations de 40 ans.
Sous pression pour aider davantage les entreprises face au coronavirus, les banques au Royaume-Uni ont accordé pour 1,1 milliard de livres (1,3 milliard d’euros) de prêts d’urgence garantis par le gouvernement, selon des chiffres publiés mercredi. Au total, 6.020 prêts ont été consentis à des PME en difficulté depuis le lancement de ce plan d’aide par le gouvernement fin mars, a indiqué dans un communiqué UK Finance, le lobby financier britannique. Pour l’heure, seul un quart des demandes ont pu être satisfaites, puisque les établissements de crédit ont reçu à ce jour plus de 28.000 dossiers. Ce plan du gouvernement, baptisé Coronavirus Business Interruption Loan Scheme (CBIL), est ouvert aux entreprises avec un chiffre d’affaires maximum de 45 millions de livres.
Les directeurs généraux de plusieurs grandes banques britanniques ont déclaré qu’ils renonceraient à leur bonus cette année et ont promis des dons pour aider à lutter contre la pandémie de coronavirus. HSBC, Barclays, Lloyds Banking Group, Royal Bank of Scotland et Standard Chartered ont précisé que leurs directeurs généraux renonceraient aux bonus cette année. La Banque d’Angleterre a annoncé la semaine dernière qu’elle attendait des banques qu’elles ne versent pas de bonus en numéraire à leurs cadres supérieurs pendant la crise.
Credit Suisse a relevé jeudi sa recommandation sur BNP Paribas et la Société Générale, de neutre à surperformance pour la première et de sous-performance à neutre pour la seconde. Les objectifs de cours sont en revanche abaissés, à 40 euros pour BNP Paribas, au lieu de 50 euros auparavant, et à 19 euros pour la Société Générale (contre 27 euros). En raison de la hausse du coût du risque lié à la pandémie de Covid-19, l’intermédiaire financier a réduit ses prévisions de bénéfice par action des banques françaises de 40%, 18% et 10% en moyenne pour 2020, 2021 et 2022 respectivement.
Les directeurs généraux de plusieurs grandes banques britanniques ont déclaré qu’ils renonceraient à leur bonus cette année et ont promis des dons pour aider à lutter contre la pandémie de coronavirus. HSBC, Barclays, Lloyds Banking Group, Royal Bank of Scotland et Standard Chartered ont précisé que leurs directeurs généraux renonceraient aux bonus cette année.
La Réserve fédérale (Fed) a annoncé mercredi qu’elle levait temporairement l’interdiction faite à Wells Fargo d’augmenter le montant de ses actifs, afin d’encourager la banque à octroyer davantage de prêts aux petites entreprises affectées par la crise du coronavirus. La Fed a indiqué dans un communiqué qu’elle «modifi[ait] temporairement et de façon encadrée la limitation du bilan de Wells Fargo afin que la banque puisse apporter un soutien supplémentaire aux petites entreprises». La banque centrale américaine a interdit en 2018 à Wells Fargo de faire croître son bilan au-delà d’un certain montant d’actifs, dans le cadre de sanctions infligées à la suite du scandale des ouvertures de comptes fictifs.
La Banque Postale a bouclé le rachat des 35% de participation de Groupama dans La Banque Postale Assurances IARD, sa filiale d’assurance dommages, pour en devenir l’unique actionnaire, selon un communiqué publié mardi. Créée fin 2009, cette filiale, qui compte plus de 500 employés, commercialise des produits et services d’assurance dommages à destination des clients particuliers de La Banque Postale. Annoncée en décembre 2019, cette opération permet à La Banque Postale de contrôler totalement sa filiale d’assurance dommages, détentrice d’un portefeuille de 1,8 million de contrats. Elle s’inscrit dans la stratégie de développement du groupe bancaire public devenu début mars un bancassureur de dimension européenne avec l’obtention de 62,1% du capital de CNP Assurances, l’un des premiers assureurs de personnes de France présent également à l’international.
La banque britannique Barclays et la banque espagnole Banco Sabadell ont indiqué mardi que leurs dirigeants allaient diminuer leurs salaires, rejoignant en cela une partie des banques européennes, dans une contribution pour combattre le nouveau coronavirus. Barclays a indiqué que son directeur Jes Staley, son président Nigel Higgins et son directeur financier Tushar Morzaria vont donner un tiers de leur salaire fixe correspondant aux prochains six mois de paie à un nouveau fonds de 100 millions de livres sterling créé par la banque. Sabadell et sa filiale britannique TSB ont dit que leurs dirigeants allaient abandoner leurs bonus pour l’année 2020, afin de mieux rémunérer les jeunes salariés qui aident les clients confrontés au virus.
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La banque américaine Wells Fargo dit qu’elle a plus de demandes qu’elle ne peut gérer pour le programme de soutien gouvernemental aux PME, selon le Financial Times, faisant monter la pression sur les régulateurs pour être libérée du plafond sur les actifs qui lui est imposé, depuis le scandale des faux comptes clients, il y a deux ans. Elle a indiqué dimanche soir qu’elle ne pouvait prêter que 10 milliards de dollars aux entreprises demandant de l’aide dans le cadre du programme de soutien à 350 milliards de dollars. Fargo, qui a un bilan comptable de 1.600 milliards de dollars et 9% de parts du marché des crédits américains, n’apportera que 3% des prêts dans ce programme supervisé par la Small Business Administration.
Fitch Ratings a annoncé avoir placé sous surveillance avec implications négatives les notes de crédit de BNP Paribas et de la Société Générale, en citant l’impact attendu de la crise actuelle sur leurs résultats. La perspective du Crédit Agricole a par ailleurs été révisée de «stable» à «négative». Les établissements dont la perspective est négative conservent une certaine marge de manoeuvre pour sortir de cette crise sans modification de leur note de crédit, a déclaré l’agence de notation dans un communiqué. En revanche, une note sous surveillance avec implications négatives «indique que nous nous attendons à une pression à court terme sur les notes», poursuit le communiqué.
Les actionnaires de HSBC à Hong Kong envisagent de demander une assemblée générale extraordinaire avec la direction, et à éventuellement engager des poursuites contre la suppression par la banque du paiement de dividendes. Ils ont créée une page Facebook dédiée, qui comptait plus de 3.00 membres dimanche, relève Reuters. HSBC et d’autres banques britanniques ont annoncé mercredi dernier la suspension du paiement de dividendes, après des pressions du régulateur financier britannique, pour qu’ils préservent leur capital, en anticipation face aux pertes attendues avec la crise économique qui découle de la pandémie. HSBC compte de nombreux petits actionnaires à Hong Kong qui ont bénéficié de paiements de dividendes stables.
Les banques américaines seront probablement autorisées à verser un dividende à leurs actionnaires, selon le Wall Street Journal, malgré l’accumulation de mauvaises créances que devrait provoquer l'épidémie de coronavirus en affaiblissant un grand nombre d’entreprises. La Réserve fédérale (Fed) ne devrait pas emboîter le pas à la Banque centrale européenne (BCE) et à la Banque d’Angleterre, qui ont demandé aux institutions européennes de s’abstenir de distribuer un dividende. La présidente de la Fed de Cleveland, Loretta Mester, a déclaré qu’elle préférait attendre les résultats des prochains tests de résistance bancaires («stress tests») en juin avant de se prononcer sur ce sujet. Les dividendes représentent une part limitée de la rémunération des actionnaires aux Etats-Unis, environ 25% du total, rachats d’actions compris, contre 75% en Europe.
Les banques du Koweït peuvent continuer de distribuer des dividendes pour l’année 2019, et il est trop tôt pour leur demander de suspendre les dividendes pour 2020, a indiqué le gouverneur de la banque centrale du pays, dimanche, à Al Arabiya TV. Mohammad al-Hashel a indiqué que le ratio de solvabilité moyen des banques était au-dessus de 18%. Le ratio minimum a été réduit à 10,5%, a-t-il précisé.
BNP Paribas renonce à son tour à son dividende 2019, suite aux recommandations émises par la Banque centrale européenne (BCE) vendredi dernier. La banque cotée française, qui disait jusqu'à présent «étudier» cette recommandation, a indiqué dans un communiqué jeudi soir que son conseil d’administration «a décidé de proposer de ne pas procéder au versement d’un dividende initialement prévu au titre de l’exercice financier 2019 en raison de la crise sanitaire en cours». BNP Paribas avait prévu de proposer un dividende de 3,10 euros par action au titre de l’exercice 2019. En outre, la totalité du montant du dividende sera reversée au compte de réserves. Le conseil d’administration «pourrait convoquer une assemblée générale après le 1er octobre 2020 (...) pour procéder à une distribution aux actionnaires prélevée sur les réserves». Elle précise aussi que son assemblée générale se tiendra bien le 19 mai comme prévu, «sans la présence physique des actionnaires».
Mauvaise journée en Bourse mercredi pour les banques françaises. Celles qui ont annoncé mardi qu’elles ne verseraient pas de dividende au titre de l’exercice 2019 pour se mettre en conformité avec les demandes de la Banque centrale européenne (BCE) ont chuté en Bourse, telles la Société Générale, en baisse de 9,5% à 13,88 euros en clôture à la Bourse de Paris, et Natixis, en baisse de 13,3% à 2,572 euros. Rothschild & Co clôturait en baisse de 4,22%, à 17,72 euros. Crédit Agricole SA, qui a annoncé une inflexion mercredi soir, a clôturé en baisse de 5,17% à 6,34 euros. BNP Paribas, encore en réflexion sur ses dividendes, était en baisse de 5,96% à 25,87 euros mercredi soir.
La Société générale a annoncé mercredi ne pas recourir au dispositif de chômage partiel ainsi qu’aux mécanismes de report de charges sociales et fiscales en France mis en place par le gouvernement pour soutenir les entreprises confrontées à la crise du coronavirus. Le groupe bancaire s’est aussi engagé à garantir les salaires de ses 140.000 collaborateurs partout dans le monde pendant la durée de la crise. Il va également lancer un programme de solidarité au niveau mondial avec une enveloppe financière qui pourra atteindre 50 millions d’euros. Mardi, la banque a annoncé l’annulation du versement du dividende prévu au titre de l’exercice 2019 et la suspension de ses objectifs financiers pour 2020.
Le conseil d’administration de Crédit Agricole S.A. a décidé de proposer à l’assemblée générale du 13 mai prochain l’affectation à un compte de réserves de l’intégralité du résultat de l’année 2019. Cette mesure aura pour effet d’améliorer les rations CET1 du groupe Crédit Agricole d’environ 20 points de base et de Crédit Agricole S.A. d’environ 60 pb. Au cours du deuxième semestre 2020, le conseil proposera des orientations en matière de distribution aux actionnaires, indique le communiqué diffusé mercredi. Ces orientations «pourraient consister dans le paiement d’un acompte sur dividende sur les résultats 2020 ou en une distribution exceptionnelle prélevée sur les réserves».
L’ancien dirigeant de la banque privée Edmond de Rothschild (Europe), Marc Ambroisien, s’est vu interdire l’exercice de toute responsabilité dans le secteur financier pour 10 ans. Il avait vu son nom apparaître dans des transactions dans le cadre du scandale de corruption lié au fonds souverain malaisien 1MDB.
La banque italienne Intesa Sanpaolo a décidé de suspendre le paiement de son dividende pour 2019 à la suite des recommandations faites par la Banque centrale européenne(BCE) et poursuivra son projet d’acquérir UBI Banca. La banque a annoncé mardi que le paiement du dividende proposé pour 2019, de 19,2 centimes d’euro par action, serait suspendu et que la totalité de son bénéfice net de 2019 serait affectée aux réserves. Une résolution sera soumise aux actionnaires au cours de l’assemblée générale prévue le 27 avril. Cette annonce intervient après des décisions similaires d’autres banques européennes, dont sa compatriote UniCredit. Intesa a également déclaré qu’elle poursuivrait son projet d’acquérir UBI Banca. L’augmentation de capital liée à cette offre d’achat sera également à l’ordre du jour de l’assemblée générale du mois d’avril.
Mardi soir, les banques britanniques Barclays et Lloyds ont annoncé, dans des communiqués distincts, qu’elles renonçaient à verser des dividendes au titre de l’exercice 2019. Barclays dit répondre ainsi à une demande du régulateur financier britannique, le Prudential Regulation Authority, et la volonté de «protéger ses capitaux propres». Son conseil d’administration annule aussi le versement de dividendes de 6 pence par action ordinaire pour l’année 2019, qui devait être versé le 3 avril 2020.
La banque italienne Intesa Sanpaolo a décidé de suspendre le paiement de son dividende pour 2019 à la suite des recommandations faites par la Banque centrale européenne(BCE) et poursuivra son projet d’acquérir UBI Banca.
Standard Chartered a indiqué à ses salariés lundi qu’elle gelait tous les recrutements internes et externes pour les deux prochains mois, et qu’elle allait probablement couper les bonus pour l’année 2020. Le groupe bancaire concentré sur l’Afrique et l’Asie subit de plein fouet la crise liée à la pandémie du coronavirus. La banque figurant au FTSE 100 bank va aussi redéfinir ses investissement discrétionnaires pour l’instant, selon un memo cité par Reuters. Les bonus chez StanChart étaient de 1,3 milliard de livres sterling en 2019, et de 1,2 milliard l’année précdente.
La banque britannique Barclays s’est engagée lundi à la neutralité carbone d’ici 2050 et à financer seulement des projets conformes aux accords de Paris sur la lutte contre le réchauffement climatique. Barclays explique dans un communiqué qu’elle va demander aux actionnaires de voter en faveur de ces engagements lors d’une résolution soumise par la banque lors de l’assemblée générale le 7 mai. Elle promet que cette initiative concernera à terme l’ensemble de ses prêts, mais qu’elle commencera par le secteur de l'énergie, considéré comme particulièrement polluant. Elle assure qu’elle dévoilera des objectifs précis et montrera à partir de 2021 comment ils sont respectés. La banque était sous pression de certains actionnaires, avec l’ONG ShareAction, qui poussent pour que Barclays arrête de financer les énergies fossiles compte tenu de l’urgence climatique.