Les multiples de valorisation de Standard Chartered sont déprimés et les prévisions du consensus pourraient augmenter, indique Jefferies, qui relève sa recommandation sur la banque britannique de «sous-performance» à «acheter». Jefferies estime que StanChart constitue une «opportunité d’investissement ‘bottom-up’», étant donné que ses activités sur les marchés financiers devraient continuer de bénéficier de la volatilité, que la direction maîtrise les coûts, qu’aucune restructuration perturbatrice n’est prévue mais que l’action de la banque a été davantage sanctionnée que celles de ses homologues. L’intermédiaire financier relève également son objectif de cours à 575 pence, contre 438 pence auparavant.
Le groupe bancaire allemand Commerzbank a annoncé mardi qu’il allait lancer un programme d'émission portant sur des capitaux Tier 1 supplémentaires afin d'émettre progressivement des obligations subordonnées à la valeur nominale totale de 3 milliards d’euros. Ce programme «nous permettra d’optimiser encore notre structure de capitaux et aussi de répondre aux nouvelles opportunités qui se présentent à nous dans le contexte de la crise du coronavirus et aux nouvelles exigences réglementaires», a indiqué la directrice financière de Commerzbank, Bettina Orlopp. La banque allemande a ajouté qu’une décision concernant la première émission dans le cadre du programme serait prise ultérieurement.
Deutsche Bank a dit vendredi qu’elle avait demandé à davantage de ses cadres dirigeants de renoncer à un mois de salaire fixe, dans le cadre d’un effort pour réduire les coûts, alors que la principale banque allemande est confrontée à l’impact économique du Covid-19. «Alors que nos plans de restructuration progressent, le conseil d’administration et le comité de gestion du Groupe ont décidé de donner l’exemple, et ont offert à un groupe réduit de cadre dirigeants l’occasion de participer à cette initiative», a indiqué Jörg Eigendorf, un porte-parole de la banque, dans un communiqué par courriel. Il s’agit dun’ mesure basée sur le volontariat. Le communiqué ne prcise pas combien de salariés vont subir des coupes dans leurs salaires.
Le Credit Suisse, deuxième banque de Suisse, estime que 10 à 20% de ses heures de travail seront effectuées à domicile après la crise du coronavirus, indique son directeur général Thomas Gottstein dans une interview au journal Neue Zurcher Zeitung publiée samedi. La pandémie de Covid-19 a donné un coup d’accélérateur aux transactions en ligne, réduisant encore l’importance des agences traditionnelles, dont le nombre «va donc continuer à diminuer». Il y a «beaucoup» à apprendre des néobanques qui utilisent les smartphones pour fournir des services, ajoute-t-il. Plus de 90% des employés de Credit Suisse ont travaillé de chez eux pendant la crise. Thomas Gottstein a pris la direction du Credit Suisse en février après l'éviction de Tidjane Thiam à la suite d’un scandale d’espionnage.
La banque privée suisse Julius Baer a annoncé une profitabilité en hausse à fin avril, avec une marge brute sur encours à 95 points de base (pb) sur les quatre premiers mois de l’année. Le coefficient d’exploitation (ratio des charges sur revenus) a chuté de 71% sur l’ensemble de 2019 à 64% au premier quadrimestre 2020, sous l’effet d’un plan de réduction de coûts mis en place l’an dernier. La marge avant impôt ajustée a ainsi grimpé de 22% l’an dernier à 35% à fin avril. Les encours sous gestion de Julius Baer s’établissent à 392 milliards de francs suisses (368 milliards de francs suisses) à fin avril, en recul de 8% par rapport à fin 2019.
La Société Générale va «travailler dur» pour que le marché change progressivement sa perspective sur la trajectoire financière de la banque, a déclaré mardi son PDG, Frédéric Oudéa. «Notre priorité est d’apporter trimestre après trimestre de bonnes réponses en matière d’adaptation de nos métiers au nouveau contexte créé par la crise», a-t-il dit lors de l’assemblée générale annuelle des actionnaires de la banque.
La banque privée suisse Julius Baer gagnait 7% à l’ouverture de la Bourse de Zurich ce matin, après avoir annoncé une profitabilité en hausse à fin avril. La marge brute sur encours a atteint 95 points de base (pb) sur les quatre premiers mois de l’année, la forte volatilité des marchés financiers ayant contrebalancé la légère baisse des revenus d’intérêt et la hausse modérée des pertes sur crédits.
Natixis (groupe BPCE) a annoncé dans un communiqué, lundi, cesser de financer les projets dédiés, et les entreprises dont l’activité repose à plus de 25% «dans l’exploration et la production de pétrole et de gaz de schiste». En outre, elle met en place un calendrier de sortie totale du charbon thermique avec une échéance à 2030 pour les pays de l’UE et de l’OCDE, et à 2040 pour le reste du monde. Elle annonce aussi décider de ne plus soutenir les entreprises qui développent de nouvelles capacités de centrales à charbon ou de mines de charbon thermique. En 2017, Natixis avait décidé de cesser les financements de projets dédiés et les financements d’entreprises actives dans les sables bitumineux et les pétroles lourds.
Des experts et professionnels reconnus dans le monde de la gestion privée et la gestion d'actifs ont crée CEWAM, Philippe Loiseau, managing partner de Cantordust et l'un d'entre eux, explique la raison d'être de ce cercle
JPMorgan devient la banque de Coinbase et Gemini, selon le Wall Street Journal. Les deux plateformes, fondées en 2012 pour Coinbase et en 2014 pour Gemini, auraient en effet obtenu des comptes clients auprès de la banque. C’est la première fois que la banque américaine accepte de traiter avec des sociétés liées aux crypto-actifs. Le groupe bancaire fournirait des services de gestion de trésorerie aux deux bourses de cryptoactifs, et traiterait également les transactions en dollars pour leurs clients basés aux États-Unis. Ces transactions seront traitées par l’intermédiaire du réseau Automated Clearing House (ACH) de la banque américaine.
Le groupe Rothschild & Co annonce mardi un chiffre d’affaires au premier trimestre 2020 de 416,4 millions d’euros, en baisse de -6% par rapport au trois premiers mois de 2019, où il était de 443,9 millions d’euros. Dans le Conseil financier, les revenus ont baissé de 8% à 269,1 millions d’euros. La Banque privée et gestion d’actifs a enregistré des revenus records pour un premier trimestre, en hausse de 10% à 130,8 millions d’euros. La collecte nette s’est élevée à 600 millions d’euros, représentant une collecte nette de 1,3 milliard d’euros pour la Banque privée et une décollecte de 700 millions d’euros pour la gestion d’actifs.
JPMorgan devient la banque de Coinbase et Gemini, selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier. Ils auraient en effet obtenu des comptes clients auprès de la banque. C’est la première fois que la banque américaine accepte de traiter avec des sociétés liées aux crypto-actifs. Les entreprises liées aux cryptomonnaies ont toujours eu le plus grand mal à obtenir un compte bancaire auprès d’une banque traditionnelle.
La première banque allemande Deutsche Bank a annoncé lundi l'émission d’une obligation destinée à lui rapporter près d’un milliard d’euros, selon l’AFP, de manière à gonfler son matelas de fonds propres. L'émission de cette obligation entrant en catégorie «Tier 2» du capital, qui désigne les fonds propres complémentaires, n’est pas quantifiée dans le communiqué qui l’annonce, la banque dit viser «un volume de référence». Deutsche Bank a affirmé fin avril s’attendre à une année 2020 à nouveau difficile après cinq années de pertes d’affilée. La banque a dû abandonner son objectif de pouvoir afficher à tout moment un ratio de fonds propres prudentiels (CET1) d’au moins 12,5%.
BNP Paribas a annoncé lundi qu’elle élargissait à l’ensemble des pays membres de l’OCDE son objectif de rompre d’ici 2030 toute relation avec des clients utilisant du charbon pour produire de l'électricité. «BNP Paribas n’acceptera plus aucun nouveau client dont la part de chiffre d’affaires liée au charbon est supérieure à 25%», indique la banque. Elle précise que la mise en oeuvre de cette politique conduira rapidement à une réduction de moitié environ du nombre de ses entreprises clientes recourant au charbon pour une part de leur production en électricité.
La banque néerlandaise ING a publié vendredi un bénéfice net en baisse de 40,1% pour le premier trimestre de l’année, à 670 millions d’euros, des résultats reflétant la «volatilité des marchés» due à la pandémie. Le chiffre d’affaires s’est établi à 4,51 milliards d’euros, en légère baisse de 1,4% en glissement annuel, a indiqué le groupe dans un communiqué. Cette baisse est toutefois en-deçà de celle prévue par les analystes, qui tablaient sur un bénéfice net de 411 millions d’euros pour la période. Suivant la recommandation de la Banque centrale européenne (BCE), ING a annoncé fin mars suspendre le paiement de dividendes jusqu’au 1er octobre au moins. La banque emploie environ 53.000 personnes dans plus de 40 pays.
Les établissements financiers français avaient assuré dès le début de la crise qu’ils ne solliciteraient pas d’aides de l’Etat. La bascule des arrêts-maladie pour garde d’enfants en chômage partiel, depuis le 1er mai, n’a pas remis en cause cet engagement, selon Les Echos. Considérées comme des opérateurs d’importance vitale, les banques ne sont pas censées recourir au chômage partiel. La publication des résultats trimestriels a été l’occasion pour elles de réaffirmer cette position, tels le Groupe BPCE et Société Générale, ainsi que la Fédération bancaire française (FBF).
Le bénéfice net d’Intesa Sanpaolo a augmenté de 9,6% au premier trimestre. La banque italienne a dégagé un bénéfice net de 1,15 milliard d’euros sur la période, contre 1,05 milliard d’euros un an plus tôt. Le produit net bancaire a augmenté de 12%, à 4,88 milliards d’euros contre 4,37 milliards d’euros au premier trimestre de 2019. La banque a enregistré environ 300 millions d’euros de provisions en lien avec la pandémie. Le consensus FactSet tablait sur un bénéfice net de 811 millions d’euros et sur un produit net bancaire de 4,19 milliards d’euros. Intesa Sanpaolo prévoit un bénéfice net d’au moins 3 milliards d’euros en 2020 et de 3,5 milliards d’euros en 2021.
Royal Bank of Scotland a dépassé les prévisions au premier trimestre grâce à des revenus corrects et des coûts d’exploitation plus faibles que prévu, indique Goodbody. Le bénéfice d’exploitation avant impôts de la banque britannique a diminué quasiment de moitié, la pandémie de coronavirus ayant provoqué une forte augmentation des dépréciations. RBS reste sur la bonne voie concernant un certain nombre d’initiatives annoncées lors de la publication de ses résultats de 2019, ajoute la société de courtage irlandaise. Le titre clôturait vendredi en hausse de 2,46%, à 1,13 livre sterling.
Valeur refuge. La banque privée Meeschaert a rouvert le bal de ses prétendants, dont l’organisation a, selon LCD S&P et L’Agefi, été confiée par mandat de cession à Transaction & Cie. En 2016, la procédure menée par Edmond de Rothschild Corporate Finance n’avait pas abouti, faute de consensus sur l’acquéreur et d’offre atteignant la valorisation escomptée, voisine de 150 millions d’euros. Cette fois, selon un proche de la société, « des ‘family offices’, d’importants CGP soutenus par des fonds, des banques européennes et non européennes tournent autour de l’actif qui n’a aucune réelle exposition au Covid-19 ». Meeschaert afficherait un résultat brut d’exploitation de 7 à 8 millions pour un encours géré et supervisé supérieur à 6 milliards.
Le groupe Société générale SA a annoncé mercredi soir dans un communiqué qu’il publierait ses résultats du premier trimestre jeudi matin avant l’ouverture des marchés, soit six jours avant la date initialement prévue du 6 mai. Il n’a pas fourni d’explication sur ce nouveau calendrier.
HSBC, Santander et UBS portent à plus de 6 milliards d'euros les provisions passées en Europe pour faire face à la remontée des défaillances des emprunteurs.
Bank of Nova Scotia (Scotiabank) a indiqué à ses salariés mardi qu’elle allait fermer en 2021 son activité dédiée aux métaux, fermant le rideau sur un des noms les plus vénérables dans le trading de métaux précieux, selon Reuters, qui cite deux sources proches. Scotiabank était depuis des années la plus grande banque au monde dans l’industrie des métaux précieux physiques, depuis sa création en 1984 par le gérant londonien d’or Mocatta Bullion, qui l’a revendue en 1997. Alors qu’elle comptait auparavant une centaine de bureaux de Londres à New York et en Inde, la banque a réduit ses activités en 2018 après une revue stratégique et une tentative infructueuse de trouver un acquéreur. Elle reste une des cinq banques qui régit le commerce de l’or.
UBS a annoncé mardi une hausse de 40% de son bénéfice net au premier trimestre, à 1,595 milliard de dollars (1,474 milliard d’euros), légèrement au-delà de sa prévision initiale à 1,5 milliard de dollars.
Lors d'une première tentative de cession en 2016, ses actionnaires en attendaient une valorisation avoisinant 150 millions d’euros, mais aucune des offres n’avait atteint ce niveau.