Le groupe d'habillement a brisé ses covenants à fin mai, mais compte sur l'embellie des ventes observée depuis pour éviter une restructuration de dette
Le groupe d’habillement a cassé ses covenants sur 2,8 milliards d’euros de dette à fin mai, mais connaît de meilleures ventes depuis juin. Un nouveau bilan avec les créanciers sera fait fin août, mois de clôture des comptes annuels. Pour l’heure, Vivarte et son actionnaire Charterhouse écartent toute restructuration de dette ou changement de stratégie.
Le portail internet a abaissé hier soir son objectif annuel de chiffre d’affaires en publiant une baisse au deuxième trimestre (1,07 contre 1,08 milliard de dollars il y a un an, en net, c’est-à-dire hors commissions versées aux sites partenaires). Le bénéfice ajusté s’est pourtant révélé bien meilleur qu’attendu (à 35 cents par action contre 30).
Le groupe hôtelier a indiqué s’attendre à des niveaux d’activité satisfaisants cet été dans la majorité de ses marchés clés. Au deuxième trimestre, le chiffre d’affaires a affiché une progression organique de 3,3% à 1,47 milliard d’euros. L’annonce du nouveau PDG devrait intervenir au plus tôt le 28 août lors de la publication des résultats semestriels.
Glencore Xstrata a officiellement lancé hier le processus de vente de sa mine de cuivre de Las Bambas au Pérou, d’une valeur estimée à au moins cinq milliards de dollars, conformément à une demande de la Chine. La cession de Las Bambas était une condition posée par les autorités chinoises en échange de leur feu vert à la fusion de Glencore et de Xstrata en début d’année. Plusieurs groupes chinois pourraient être intéressés comme Chinalco ou MMG.
Fimalac a annoncé avoir acquis 98% du capital du groupe Allociné auprès du fonds américain Tiger Global Management pour un prix de 66,9 millions d’euros. Fimalac avait précisé que le nouvel ensemble constitué de Webedia, Terrafemina et Allociné, deviendrait le quatrième groupe média digital français et le leader sur la thématique du divertissement.
Le sidérurgiste allemand est parvenu à un accord avec le groupe brésilien CSN (Companhia Siderurgica Nacionalhas) pour lui céder une participation majoritaire dans sa filiale brésilienne CSA, rapporte un journal local. CSN aura environ les deux tiers de CSA et ThyssenKrupp conservera une participation modeste, précise O Estado de Sao Paulo.
L’opérateur télécoms envisage selon Reuters la vente de ses actifs en République Dominicaine, une opération qui pourrait atteindre 900 millions d’euros et qui s’inscrit dans une stratégie de retrait des marchés non stratégiques pour rembourser la dette. Orange discuterait actuellement avec plusieurs banques et devrait choisir dans les prochains jours un conseiller financier pour l’aider dans cette transaction. Un porte-parole s’est refusé à tout commentaire.
La croissance organique du numéro un mondial des cosmétiques a légèrement ralenti au deuxième trimestre, sous l’effet d’un tassement de sa dynamique dans les produits de luxe et en Amérique du Nord. Les ventes de L’Oréal ont atteint 5,81 milliards d’euros, en hausse de 4,2% en données publiées, et de 5,2% à périmètre et taux de change comparables contre 5,5% sur la période précédente. La croissance interne s’est notamment stabilisée à 1,7% en Europe continentale. Le PDG Jean-Paul Agon a tout de même tenu à souligner que la croissance du groupe reste supérieure à celle du marché mondial des cosmétiques, ramenée entre 3,5 et 4%. L’Oréal, qui table sur d’importants lancements au second semestre, anticipe aussi un quatrième trimestre 2013 plus dynamique que le troisième et ambitionne de «nettement surperformer le marché» cette année, selon son dirigeant. «Bien qu’inférieurs aux attentes, les chiffres sont assez solides», soulignent les analystes de Sanford Bernstein.
Le groupe minier poursuit ses projets d’augmentation de production de minerai de fer d’au moins 10%, à 265 millions de tonnes, malgré une baisse de 9,1% des importations chinoises en juin, à un plus bas de quatre mois. Rio Tinto a annoncé qu’il continuait son expansion en Australie afin de porter sa capacité de production annuelle à 290 millions de tonnes d’ici fin septembre.
Reuters croit savoir que la biotech, qui a annoncé sa mise en vente fin juin et dont la capitalisation avoisine désormais 9,5 milliards de dollars, devrait recevoir cette semaine des premières offres de rachat. L’une d’elles pourraient émaner d’Amgen, auteur le mois dernier d’une offre de 8,7 milliards rejetée par la cible. Pfizer ou Bristol-Myers Squibb pourraient désormais également se lancer dans la course.
Des sources concordantes avancent que le groupe de distribution textile détenu depuis 2007 par Charterhouse Capital Partners aurait rompu des covenants sur des prêts de 2,8 (selon Bloomberg) à 3,4 (selon Reuters) milliards d’euros. Vivarte en aurait informé lundi ses créanciers obligataires, laissant quinze jours à Charterhouse pour se décider, pourquoi pas pour une injection de capital de 10 à 15 millions. Le fonds, qui n’a pas souhaité commenter, pourrait tout autant choisir de laisser Vivarte déposer le bilan. Un banquier cité par Reuters assure que Vivarte dispose encore de beaucoup d’atouts et que le groupe est bien loin d’engager un échange de dette contre actions. Charterhouse aurait déjà renégocié en 2012 les conditions des prêts, obtenant notamment l’allongement de deux ans des maturités.
CS annonce que le projet d’augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription (DPS) au prix de 1,36 euro par titre a été approuvé par l’assemblée extraordinaire du 15 juillet. Par ailleurs, l’ensemble du conseil d’administration a été renouvelé, ce qui correspondait à une condition pour que Yazid Sabeg garantisse l’augmentation de capital. Il faut encore que ce dernier obtienne une dérogation à l’obligation de déposer une OPA.
Le groupe a annoncé mardi se mettre à l’abri de ses créanciers pour engager une restructuration accélérée. «L’objectif du directoire est de restructurer Loewe en coopération avec des partenaires stratégiques», a déclaré Loewe hier. Détenu à 28% par le japonais Sharp, Loewe est confronté à la concurrence de fabricants asiatiques comme les coréens Samsung ou LG alors que le prix moyen des téléviseurs ne cesse de baisser.
Le groupe suédois a accusé une baisse moins forte que prévu de son bénéfice au deuxième trimestre grâce à des réductions de coûts mais entrevoit toujours une demande étale pour les mois à venir. Le bénéfice d’exploitation a reculé à 1,84 milliard de couronnes (211 millions d’euros) contre 2 milliards un an plus tôt.
Vivendi a indiqué que le groupe de l’homme d’affaires finistérien avait acquis ce mois-ci pour 6,1 millions d’euros de ses actions afin de maintenir sa participation au capital au-delà de 5% dans la foulée d’une augmentation de capital réservée aux salariés.
La société d’ingénierie a annoncé avoir vendu son activité française de sondages et contrôles géotechniques et dans le bâtiment (ex-Ginger) pour un montant de 67 millions d’euros à un groupe d’investisseurs rassemblés autour du fonds d’investissement Siparex. Les autres acheteurs sont Bpifrance Investissement, Cathay Capital et BNP Paribas Développement.
Le groupe suisse convoite la société américaine, spécialiste des maladies rares. Mais celle-ci vaut déjà 36 fois ses bénéfices des douze prochains mois
Le groupe suisse envisagerait de racheter la biotech américaine Alexion, spécialiste des maladies rares. Mais cette dernière vaut déjà 21 milliards de dollars en Bourse et 36 fois ses bénéfices estimés des douze mois à venir, sans offrir de synergies. Un prix exorbitant qui pourrait faire reculer Roche.
Les deux groupes ont déclaré coopérer avec les autorités brésiliennes qui ont ouvert une enquête sur des soupçons d’atteinte à la concurrence dans le cadre d’un appel d’offres lancé dans le secteur ferroviaire. Le quotidien Folha de S. Paulo a rapporté que Siemens avait informé les autorités brésiliennes de la concurrence de l’existence d’un cartel, dont le groupe allemand a fait partie et qui comprend Alstom, le canadien Bombardier, l’espagnol CAF et le japonais Mitsui.
Le numéro un canadien de la distribution alimentaire va racheter la chaîne de pharmacies pour 12,4 milliards de dollars canadiens (9,1 milliards d’euros) afin de se renforcer face à une concurrence de plus en plus féroce des américains Target et Wal-Mart. Le nouveau géant de la distribution affichera un chiffre d’affaires annuel de plus de 42 milliards de dollars canadiens.
Les trésoreries d’exploitation des grandes entreprises françaises se sont à nouveau dégradées et les délais de paiement des clients ont nettement augmenté, selon l’enquête AFTE-Coe-Rexecode. Le solde d’opinion sur l'évolution des trésoreries globales reste négatif, selon les trésoriers des grandes entreprises interrogés depuis le début du mois, sans marquer de mouvement significatif par rapport au mois précédent.
Président du directoire d’Andromède, François Hériard Dubreuil s’est félicité d’avoir pu renforcer sa position d’actionnaire de référence au capital d’Oeneo au terme de l’offre initiale, «dans une logique patrimoniale de long terme». Andromède détient désormais 52,21% du capital et 90,8% des ORA (Obligations remboursables en actions). L’offre sera réouverte, selon un calendrier qui reste à préciser par l’AMF.
L’AFP cite un rapport d’une commission d’enquête parlementaire française présentée aujourd’hui au président de l’Assemblée Claude Bartolone appelant à moins de naïveté pour la défense du secteur sidérurgique européen. La commission propose de maintenir et de moderniser une filière liquide de fabrication complète en France. Le document identifie vingt-six recommandations visant à conforter la recherche et la production dans le pays dans des activités qui doivent impérativement être considérées comme stratégiques. La politique industrielle de Bruxelles en la matière est qualifiée d’inadaptée et d’obsolète, certains produits importés par exemple incorporant des substances proscrites par la Commission européenne. L’Europe ferait ainsi excessivement confiance aux vertus d’un grand marché mondialisé et totalement dérégulé. Le rapport évoque notamment l’exemple américain du relèvement des droits de douane en tant qu’arme face à des situations de dumping.