Le laboratoire vise 75% de revenus en plus d'ici à 2023. Il veut convaincre investisseurs et classe politique de son potentiel comme groupe indépendant
L'équipementier automobile allemand Schaeffler a annoncé mardi son intention d'émettre 2 milliards d’euros d’obligations high yield et de signer 1,6 milliard d’euros de prêts pour refinancer 3,5 milliards de dette. Le groupe a tenu aujourd’hui des conférences téléphoniques avec des investisseurs aux Etats-Unis et en Europe. Elle émettra sur des maturités de 5 ans, 7 ans et 8 ans.
L’enseigne néerlandaise Hema, propriété du fonds de private equity Lion Capital, a demandé à ses créanciers la révision des clauses juridiques attachées à sa dette. Elle attend l’accord des créanciers seniors et mezzanine pour le 16 mai. Hema, qui veut refinancer sa dette, affiche 533 millions d’euros de prêts à terme, 80 millions de prêts second lien et 168 millions de prêts mezzanine. Le groupe propose une commission de 15 points de base pour la révision de ses covenants.
Le laboratoire pharmaceutique britannique AstraZeneca a promis une hausse de 75% de son chiffre d’affaires dans les 10 ans à venir, qui serait toutefois précédée d’un recul préalable. S’il s’attend à une baisse de son chiffre d’affaires au cours des trois prochaines années en raison de l’expiration de plusieurs brevets, le groupe assure tabler sur une croissance de 2017 à 2023, grâce à de nouveaux traitements du cancer, du diabète ou encore des maladies cardiaques et pulmonaires. Le chiffre d’affaires dépasserait ainsi les 45 milliards de dollars (32,3 milliards d’euros) d’ici 2023 contre 25,7 milliards réalisés en 2013. Vendre à Pfizer maintenant priverait les investisseurs d’une plus-value énorme, a affirmé AstraZeneca.
Le cours de l’action Twitter plonge de près de 12% mardi après-midi alors que les engagements de conservation des titres conclus par les actionnaires lors de l’introduction en Bourse fin 2013 viennent d’expirer. Ils portaient sur 82% du capital. L’action est passée sous les 37 dollars, prix d’ouverture du 7 novembre, jour de la première cotation de Twitter. Depuis le début de l’année, Twitter a perdu 46% de sa valeur mais gagne encore 30% par rapport à son prix d’introduction (26 dollars).
Le laboratoire pharmaceutique américain Merck a annoncé la cession de sa division grand public à l’allemand Bayer pour 14,2 milliards de dollars, soit environ 10,2 milliards d’euros, confirmant le mouvement de fusions-acquisitions qui agite le secteur depuis le début de l’année. Merck devrait retirer de cette vente un produit après impôts compris entre 8 et 9 milliards de dollars. L’opération devrait être finalisée au cours du second semestre 2014. Bayer va ainsi devenir le numéro deux mondial des produits sans ordonnance.
La commission des affaires, de l’innovation et des compétences du Parlement britannique va convoquer les représentants de Pfizer et AstraZeneca pour évoquer le projet d’OPA du premier sur le second, a annoncé mardi un porte-parole de cette commission. L’audition aura lieu avant le 26 mai, probablement la semaine prochaine. La commission a déjà annoncé qu’elle souhaite enquêter sur les conséquences du projet d’acquisition du britannique AstraZeneca par l’américain Pfizer pour l’emploi et la recherche scientifique en Grande-Bretagne.
Grâce à des économies de coûts et à une hausse de la demande dans plusieurs secteurs en Europe, Solvay a vu son bénéfice brut courant augmenter de 11% à 467 millions d’euros au premier trimestre, soit 10% au-dessus du consensus. Le chimiste belge vise désormais une hausse annuelle de près de 10% de son bénéfice brut courant à périmètre et changes constants, contre une progression non quantifiée auparavant.
Le cours de l’action Alcatel-Lucent gagne plus de 4% mardi matin à la Bourse de Paris à la suite d’un retour de la rumeur d’un intérêt de Nokia pour l'équipementier en télécoms. Les deux groupes n’ont pas fait de commentaire. Le groupe finlandais a bouclé le mois dernier la vente de ses activités de téléphones portables à Microsoft, pour un montant définitif qui devrait être légèrement supérieur à celui de 5,44 milliards d’euros annoncé initialement ce qui lui donnerait les moyens de racheter son concurrent franco-américain.
François Hollande a réaffirmé ce matin sur RMC et BFM TV que l’Etat n’envisage pas une entrée au capital d’Alstom. «Pour l’instant, ce n’est pas une hypothèse. Aujourd’hui, je préfère améliorer les offres», a déclaré le président de la République. Selon lui, l’Etat a «suffisamment de moyens de pression pour faire en sorte qu'à la fin du processus, ce soit bon pour Alstom, bon pour l’industrie française et bon pour la diversification énergétique du pays». Notre rôle est de «faire en sorte que les offres puissent être enrichies pour l’emploi». Dans un courrier adressé à General Electric, Arnaud Montebourg, le ministre de l’Economie, a jugé l’offre actuelle du groupe américain pour la reprise des activités d'énergie d’Alstom insuffisante et pas acceptable en l'état. Quant à une éventuelle offre de Siemens, «on va essayer de la faire apparaître si elle est meilleure», a annoncé François Hollande.
Directeur général du troisième distributeur des Etats-Unis depuis 2008, Gregg Steinhafel perd sa place. Ce dernier paie les conséquences de la cyber-attaque qui avait visé Target en décembre avec le vol des coordonnées de plus de 40 millions de cartes bancaires. L’affaire avait entraîné les auditions des dirigeants devant le Congrès américain. Gregg Steinhafel a aussi mené une stratégie de croissance coûteuse au Canada, où le groupe a perdu 1,1 milliard de dollars l’an dernier.
La maison d’enchères a accepté de donner trois sièges, sur un total de 15 administrateurs, à Dan Loeb, patron du fonds Third Point, et à deux de ses représentants, Olivier Reza et Harry J. Wilson. Cet armistice met fin au bras de fer engagé entre Sotheby’s et le hedge fund, devenu premier actionnaire de la société avec près de 10% du capital. Dans le cadre de cet accord, Third Point a accepté de plafonner à 15% sa participation.
Le Conseil d’Etat a définitivement clos hier le litige portant sur l’immatriculation en France de certaines voitures de la marque Mercedes-Benz, bloquée l'été dernier à la demande du ministère de l’Ecologie. Après avoir suspendu en référé une clause de sauvegarde, la haute juridiction administrative l’a annulée lundi en estimant qu’une telle mesure n'était pas justifiée juridiquement et que le ministère ne démontrait pas qu’il y avait une atteinte grave à l’environnement.
La filiale non régulée d’Energy Future Holdings, société texane d'électricité en faillite depuis la semaine dernière, prépare une émission obligataire de 9 milliards de dollars destinée à rembourser ses créanciers senior incluant les fonds Apollo et Oaktree. Selon Bloomberg, les créanciers de premier rang abandonneront 23 milliards de dollars de dette en échange d’une prise de contrôle de l’activité restructurée et des produits de cette émission obligataire.
Le groupe américain a ajouté une tranche d’obligations à 50 ans à son émission de 2 milliards de dollars. Il devait initialement placer des titres à 10 et 30 ans dans le cadre de son premier emprunt obligataire depuis 2012. Il s’agit de la première émission de dette corporate à 50 ans par un émetteur en catégorie investissement depuis juin.
Un groupe d’industriels et d’investisseurs, composé du fondateur d’Ascométal et ex-président d’Airbus Noël Forgeard, de l’ex-patron d’Arcelor Guy Dollé et du haut fonctionnaire Frank Supplisson, a indiqué hier qu’il comptait formuler une offre d’au moins 40 millions d’euros sur les actifs du producteur d’aciers spéciaux, lequel est en redressement judiciaire. Le projet prévoit la reprise de tous les sites et 135 millions d’euros d’investissements sur quatre ans.
Le groupe nucléaire public français s’est associé au groupe nippon Atox pour créer Anadec. Cette coentreprise, qu’ils détiennent à parité, doit fournir des solutions et services dans le domaine du démantèlement des centrales nucléaires japonaises. Elle travaillera dès cette année sur le site de la centrale accidentée de Fukushima.
Le fonds Spear Street Capital a renoncé à un droit de «due diligence» dans le cadre du projet de rachat, déjà annoncé, de la majorité des biens immobiliers de BlackBerry au Canada. La transaction, qui porte sur plus de 278.000 mètres carrées, atteint un montant de 305 millions de dollars canadiens (200 millions d’euros).
«En l'état nous ne pouvons malheureusement pas souscrire aux propositions que vous avez faites, reposant sur la seule acquisition des activités d’Alstom dans le domaine de l'énergie», écrit le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg dans une lettre adressée lundi au président de GE, dont une copie a été obtenue par Reuters. La branche énergie d’Alstom représente environ 75% du chiffre d’affaires total. «Nous ne pouvons que nous inquiéter de la séparation et de l’isolement de la branche d’Alstom spécialisée dans le transport ferroviaire, si GE s’en tenait au seul rachat de la partie énergie», observe le ministre de l’Economie. Il demande ainsi à GE de céder à Alstom certaines de ses activités dans le transport comme les trains de fret et la signalisation, un secteur stratégique dans ce domaine d’activité. Dans son courrier, Arnaud Montebourg demande également à GE de préciser ses engagements en matière d’emploi et de les garantir dans la durée.
Intéressé par Alstom, le conglomérat allemand devrait annoncer demain une réorganisation qui risque de se traduire par la suppression de 5.000 à 10.000 postes.
Fondé en 1971, le chausseur Rockport est à vendre. Son propriétaire, le géant allemand Adidas, a engagé Guggenheim Partners afin de sonder l’intérêt d'éventuels acquéreurs. Rockport dégage un Ebitda compris entre 30 et 40 millions de dollars par an. Sur la base des multiples du secteur, la société pourrait être valorisée au moins à 300 millions de dollars.
L’atonie de la publicité et les faibles audiences menacent la politique de gains de parts de marché du groupe, jusqu'à présent habitué à faire mieux que son concurrent filiale de Bouygues. Son résultat opérationnel risque de baisser en 2014 et de tomber sous les 200 millions d’euros.
Le constructeur automobile prévoit de transférer la totalité de la production de la Panamera à Leipzig et d’investir 500 millions d’euros de plus dans les unités de fabrication, indique dans un entretien son directeur général Matthias Mueller. Il annonce par ailleurs que la prochaine génération de la Porsche 911 sera équipée d’un moteur hybride.
Le directeur général du chantier naval Fincantieri, Giuseppe Bono, a indiqué au quotidien que la société pourrait être introduite à la Bourse de Milan avant l'été. Cette opération marquerait le coup d’envoi à un plan de privatisations qui devrait totaliser 12 milliards d’euros, le plus important depuis les années 1990. Poste Italiane et Enav sont également sur les rangs.
Alors que le britannique Carphone Warehouse est décidé à vendre ses 46%, Virgin Mobile fait l’objet d’offres qui varient de 150 millions à 300 millions d’euros. Le dossier est géré par DC Advisory. Le vendeur chercherait une solution avant l'été ou au plus tard fin 2014. Selon le quotidien, Bouygues et SFR sont prêts à déposer une offre.
L’hebdomadaire satirique évoque un rapport remis «confidentiellement» le 29 avril au secrétaire d’Etat aux Transports par la Caisse des Dépôts et Bpifrance, qui préconise le déblocage par l’Etat de 800 millions d’euros permettant à la SNCM de financer quatre nouveaux navires. Afin d'éviter les foudres de Bruxelles, la région Corse constituerait une société publique locale (SPL) ou une société d'économie mixte (SEM) afin d’acheter les navires puis de les louer «à prix d’ami» à la SNCM. En échange, l’Etat compenserait avec une subvention à la région. Selon la publication, le rapport a été rédigé avec l’aide du cabinet d’avocats Linklaters.