Le fonds Starwood Capital vend le numéro deux français de l’hôtellerie économique (Campanile, Première classe, Kyriad) à Jin Jiang pour plus de 1,2 milliard d’euros. Après Fosun sur le Club Med, l’opération confirme l’intérêt des groupes chinois pour l’industrie européenne du tourisme.
La société d’investissement suédoise non cotée Nordstjernan, contrôlée par The Axel and Margaret Ax:son Johnson Foundation, a acquis 88% du capital du distributeur en ligne de produits de construction et de décoration. L’opération devrait valoriser Bygghemma jusqu'à 900 millions de couronnes (106 millions d’euros), indique le journal.
Selon le quotidien, l’offre la mieux-disante pour la privatisation de l’aéroport de Toulouse, déposée par un consortium chinois avec le canadien SNC-Lavalin, souffrirait d’une faiblesse juridique. Le groupe canadien fait en effet l’objet d’accusations de fraude et de corruption dans l’octroi d’un contrat au Bangladesh, ce qui pourrait lui interdire de soumissionner en appel d’offres d’Etat. L’Agence des participations de l’Etat entend se donner du temps afin de conduire une étude juridique de l’offre. La proposition du groupement sino-canadien s'élèverait à 300 millions d’euros, d’après la presse locale.
La valeur de la dette résiduelle de Vivarte s’est fortement dégradée ces derniers jours, selon Bloomberg. Les 800 millions d’euros de dette senior traitent ainsi à 63 centimes, 20 centimes de moins qu’au début du mois de novembre, le plus faible niveau constaté depuis la signature de la restructuration financière du distributeur de prêt-à-porter, opération qui a entraîné la prise de contrôle de la société par ses anciens créanciers. Selon Bloomberg, Vivarte aurait perdu 9,3 millions d’euros en septembre, très loin de l’objectif de 20 millions d’euros d’Ebitda. Le groupe n’a pas souhaité faire de commentaires.
Plusieurs fonds de private equity auraient fait part de leur intérêt pour l’activité d'éclairage dont Philips souhaite se défaire, indique Reuters. Bain Capital, CVC, Clayton Dublilier & Rice, KKR et Onex auraient présenté des offres indicatives, entre 2,5 et 3 milliards d’euros. Des banques travailleraient sur un financement de 870 millions à 1 milliard d’euros, soit un levier de 3 à 3,5 l’Ebitda. Morgan Stanley est chargé du processus de cession.
Le gouvernement allemand n’a à ce stade aucun projet de vente de participations dans des entreprises telles que Deutsche Bahn, Deutsche Telekom et Deutsche Post, a déclaré mercredi une porte-parole du gouvernement. Elle réagissait à un document du ministère des Finances cité par Reuters selon lequel le gouvernement envisageait de céder des parts dans ces différents groupes.
Apax Partners et Bain Capital ont officiellement déposé leur offre sur Portugal Telecom, surenchérissant sur la proposition dévoilée la semaine dernière par Altice. L’offre des deux fonds de private equity donne à Portugal Telecom une valeur d’entreprise de 7,075 milliards d’euros, contre 7,025 milliards avec la proposition d’Altice, a précisé Oi, l’actionnaire de contrôle de l’opérateur portugais. La structure des deux offres se ressemble. Elles intègrent chacune 800 millions d’euros de compléments de prix, liés pour moitié sur le chiffre d’affaires futur de Portugal Telecom et pour moitié sur la génération d’Ebitda. Les deux offres excluent également la créance de 897 millions d’euros détenue par Portugal Telecom sur le holding Rio Forte Investments de la galaxie Espirito Santo en cours de liquidation.
L’action Club Méditerranée progresse mercredi matin à la Bourse de Paris à sa reprise de cotation. Après une hausse de 2,5% dans les premiers échanges, le cours s’est calé en matinée à 23,5 euros (+1,5%), niveau auquel le conglomérat Fosun pourrait une nouvelle fois surenchérir après la dernière offre améliorée à 23 euros faite mardi par le consortium dirigé par Andrea Bonomi. «Fosun n’a pas baissé les bras», a indiqué à Reuters l’entourage du conglomérat chinois. Après la surenchère d’Andrea Bonomi, l’AMF pourrait une fois encore prolonger son calendrier pour permettre à Fosun de se retourner, tout en ouvrant une procédure dite de «dernière enchère». Une telle procédure, dictée par la longueur inédite de cette bataille qui dure depuis 18 mois, serait inédite en France. Elle consisterait à fixer une ultime date limite aux offres en présence, qui ne serait plus modifiable.
Sainsbury’s va accepter une baisse de sa rentabilité afin de réduire ses prix et défendre ses parts de marché. La pression montait sur Mike Coupe, arrivé aux commandes en juillet, pour qu’il revoie la stratégie du groupe et lui évite une descente aux enfers comme celle que connaît le leader Tesco. Le distributeur britannique va consacrer 150 millions de livres (190 millions d’euros) supplémentaires à ses efforts de baisse des prix sur les 12 prochains mois, ce qui entraînera une baisse de sa profitabilité au second semestre. Le dividende de l’ensemble de l’exercice diminuera en conséquence. Pour financer cette politique, le groupe prévoit de réduire ses coûts de 500 millions de livres par an sur les trois prochaines années.
Le spécialiste des pompes industrielles Moret Industries Group a réalisé un placement privé (Euro PP) de 25 millions d’euros structuré en deux tranches : une première tranche de 21 millions d’une maturité de 6,5 ans secured et pari passu avec la dette bancaire, et une seconde tranche de 4 millions, unsecured. L’émission a été placée auprès de 5 investisseurs en France et en Belgique. Le groupe OFI a effectué à cette occasion le premier investissement de son fonds de prêts à l’économie, OFI Crédit ETI, qui a pris 60% de l'émission obligataire de maturité 2021. Moret Industries Group a été conseillé par les équipes d’Aforge Degroof Finance.
Burberry reconnait que la demande des consommateurs chinois ne s’est pas réellement améliorée ces derniers mois tandis que les dépenses des Russes, qui ont vu la valeur du rouble s’effondrer ces derniers temps, sont également en repli. Le groupe de luxe britannique a annoncé mercredi un bénéfice ajusté avant impôts en hausse de 6%, à 152 millions de livres, sur les six mois au 30 septembre, avec un dividende majoré de 10% à 9,7 pence.
Starwood Capital Group a annoncé mercredi un accord avec le chinois Jin Jiang International en vue de lui céder Groupe du Louvre et Louvre Hotels Group, pour un montant non divulgué. Le prix était estimé entre 1,2 et 1,5 milliard d’euros, soit plus de dix fois l’excédent brut d’exploitation de 110 millions d’euros. Louvre Hotels, filiale indirecte à 100% de Groupe du Louvre, est le numéro deux de l’hôtellerie économique en France derrière Accor. Louvre Hotels détient les chaînes Campanile, Première Classe, Kyriad, Tulip Inn, Golden Tulip et Royal Tulip. La vente, soumise à la procédure d’information et de consultation du comité central d’entreprise de Louvre Hotels Group, pourrait avoir lieu au cours du premier trimestre 2015, indique Starwood Capital Group.
Le groupe allemand a publié hier un bénéfice d’exploitation trimestriel ajusté de 693 millions d’euros, en progression de 3,1% d’un an sur l’autre et supérieur aux attentes. Il table désormais pour 2014 sur une marge d’exploitation ajustée «juste en deçà de 16%» contre un précédent objectif de 15,5% et un niveau de 16,4% atteint au troisième trimestre. Sa prévision d’une croissance organique du chiffre d’affaires comprise entre 3% et 5% cette année reste inchangée.
Airbus veut multiplier par deux la valeur annuelle de composants d’avions provenant de Chine d’ici 2020, à un milliard de dollars (806 millions d’euros), a déclaré hier Rafael Gonzalez Ripoll-Garzon, directeur général délégué de la filiale chinoise du groupe aéronautique européen. Il répond ainsi à Boeing qui a indiqué avoir déjà acheté pour deux milliards de dollars de composants chinois depuis 30 ans, et qui souhaite aussi doubler ce montant au cours des prochaines années.
Malgré un recul de 12% à 529 millions d’euros de son bénéfice d’exploitation au troisième trimestre, le constructeur automobile allemand a confirmé s’attendre à un bénéfice net compris entre 2,2 et 2,7 milliards d’euros sur l’ensemble de l’exercice, celui-ci étant ressorti à 2,5 milliards sur les neuf premiers mois de l’année
Le premier groupe italien de services aux collectivités, qui publiait hier ses comptes trimestriels, a vu son endettement net croître de 3,5% à 44,6 milliards d’euros entre juin et septembre, alors qu’il souhaite ramener sa dette à moins de 40 milliards à fin 2014. Sur les neuf premiers mois de l’année, son excédent brut d’exploitation, légèrement plus élevé que prévu, a néanmoins reculé de 3% à 11,6 milliards à cause de difficultés en Espagne et en Amérique latine.
Walgreen, qui a émis 8 milliards de dollars de dette aux Etats-Unis la semaine dernière, a réalisé lundi une émission inaugurale en euros de 750 millions à 12 ans. Les titres ont été placés à une marge de 92 pb au-dessus des mid-swaps. Le distributeur américain a par ailleurs levé 700 millions de livres à 6 et 11 ans. Ce gros programme de dette lui permettra de financer le rachat du capital du britannique Alliance Boots qu’il ne détenait pas encore.
Le groupe internet américain dirigé par Marissa Meyer a annoncé hier soir le rachat de la société BrightRoll, spécialisée dans les services de publicité vidéo, pour 640 millions de dollars (512 millions d’euros) en numéraire. Cette société bénéficiaire devrait dégager un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions de dollars en 2014 et la transaction devrait être immédiatement relutive sur l’excédent brut d’exploitation de Yahoo.
L’agence de notation Fitch a relevé lundi la note long-terme de Renault de «BB+» à «BBB-» avec perspective stable. Cette décision reflète la bonne résistance du constructeur français dans un environnement difficile, explique l’agence, soulignant notamment l’augmentation de plus de 3% des marges d’exploitation du groupe en 2013. Fitch dit s’attendre à la poursuite de l’amélioration des résultats à moyen terme.
L'équipementier automobile a annoncé lundi soir le refinancement anticipé d’une ligne de crédit syndiquée de 1,15 milliard d’euros venant à échéance en décembre 2016. La nouvelle ligne de 1,2 milliard d’euros à 5 ans mise en place par dix banques prendra la forme d’un crédit revolving composé d’une seule tranche de maturité décembre 2019. Faurecia a également indiqué que l’agence Fitch avait attribuéà sa dette à long terme la note «BB-», assortie d’une perspective stable.
Si la perte nette de Mediaset a augmenté de 71% pour atteindre 46,8 millions d’euros sur les neuf premiers mois de l’année, le géant italien des médias compte dégager un résultat net positif sur l’ensemble de 2014 à la faveur d’une baisse de ses coûts et d’une reprise du marché espagnol. La perte enregistrée entre janvier et septembre est inférieure aux prévisions du consensus des analystes, qui anticipait une perte de 58 millions d’euros. Le résultat d’exploitation a atteint 107,5 millions d’euros sur la période et ses revenus publicitaires d’octobre en Italie se sont inscrits dans le prolongement des neuf premiers mois. Le directeur financier Marco Giordani a précisé que la scission de l’activité de télévision devrait se réaliser avant la fin de l’année, ajoutant qu’aucun accord n'était attendu à court terme pour l’entrée d’un investisseur dans Mediaset Premium, qui suscite notamment l’intérêt de Vivendi.
Telefonica a annoncé lundi avoir cédé une participation de 2,5% dans China Unicom (Hong Kong) pour quelque 687 millions d’euros dans le cadre d’un échange de blocs organisé par Bank of America. Le groupe espagnol détenait avant cette opération 1,19 million d’actions du groupe chinois, équivalant à une participation de 4,98%.
L’excédent brut d’exploitation du groupe italien de vêtements a augmenté de 19% à 136,1 millions d’euros sur les neuf premiers mois de l’année, contre un consensus à 132 millions. Ses ventes ont progressé de 16% à 449,3 millions d’euros sur la période, un niveau légèrement supérieur aux attentes. Hors effets de change, son chiffre d’affaires a crû de 18%, à un rythme moins rapide que celui de 22% enregistré au premier semestre.
Le géant britannique des télécoms a relevé hier la partie basse de sa fourchette de prévisions de résultats pour son exercice finissant en mars 2015, après avoir enregistré au deuxième trimestre de cet exercice des performances commerciales moins mauvaises en Europe. Alors qu’il avait reculé de 4 à 5% en moyenne durant les six derniers trimestres, le chiffre d’affaires organique émanant des services a limité sa baisse à 1,5% entre juillet et septembre, alors que le consensus des analystes anticipait un recul de 2,8%. «Il y a des signes de plus en plus tangibles d’une stabilisation dans de nombreux pays européens où nous sommes présents», a déclaré Vittorio Colao, directeur général de Vodafone. Le groupe table désormais sur un excédent brut d’exploitation annuel compris entre 11,6 et 11,9 milliards de livres (14,8 à 15,2 milliards d’euros) contre une précédente fourchette de 11,4 à 11,9 milliards.