Michelin a annoncé mardi avoir pris une participation de 40% dans le capital d’Allopneus, le leader français de la vente de pneumatiques sur Internet, pour 60 millions d’euros. Basée à Aix-en-Provence, Allopneus emploie 200 salariés. Le site a vendu près de trois millions de pneumatiques en France en 2014 et contrôle 7% du marché français.
Les syndicats du transporteur Mory Global, placé le 31 mars en liquidation judiciaire avec poursuite d’activité d’un mois, ont donné leur accord lundi à un projet de Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), a annoncé le secrétaire d’Etat aux Transports. Les salariés bénéficieront d’un «dispositif d’accompagnement au retour à l’emploi de haut niveau» «avec des mesures financières d’accompagnement individualisé», ajoute Alain Vidalies dans un communiqué, sans donner davantage de détails. Environ 2.000 salariés sont concernés par ce nouveau PSE.
Le français Lafarge et le suisse Holcim ont précisé mardi la composition de leur futur conseil d’administration une fois la fusion aboutie. Comme prévu, Bruno Lafont, actuel PDG de Lafarge, sera nommé co-président du conseil aux cotés de Wolfgang Reitzle, l’actuel président d’Holcim. Sur les 14 membres du conseil, qui doit être élu à l’issu de l’assemblée générale d’Holcim le 8 mai prochain, sept seront issus de Lafarge et sept d’Holcim. Eric Olsen, appelé à prendre la direction générale du groupe franco-suisse, ne sera pas membre du conseil d’administration. Bruno Lafont a précisé jeudi que la fusion serait vraisemblablement close le 15 juillet.
A huit voix contre cinq, la cour d’appel des cours de district de New York («second circuit») n’a pas remis en cause une décision de cette même cour datant d’avril 2014, qui autorise l’Union européenne à poursuivre le cigarettier RJ Reynolds pour blanchiment d’argent, impliquant un trafic de cigarettes et de drogue vers le Vieux Continent. L’action en justice a débuté en 2002. L’Europe considère en outre que le groupe a enfreint la loi américaine anti-racket Racketeer Influenced and Corrupt Organizations Act (Rico). Depuis 2010 et une décision de la Cour suprème, le second circuit a, dans sa jurisprudence, restreint l’application de la loi américaine pour légiférer sur des comportements menés en dehors du territoire américain. Mais les juges ont considéré cette fois que certaines lois pénales sous-tendant la loi Rico prennent en compte certains actes à l'étranger. Le groupe américain dément tout comportement délictueux depuis le début de l’affaire.
Les Etats-Unis ont enregistré en mars un déficit budgétaire de 53 milliards de dollars, en hausse de 43% sur le mois comparable de 2014, a annoncé le Trésor hier. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient un déficit de 43 milliards de dollars après 37 milliards en mars 2014. Depuis le début de l’année, le déficit se monte à 439 milliards de dollars. Les recettes ont totalisé en mars 234 milliards de dollars (+8%) et les dépenses 287 milliards (+14%).
L’avocat du chanteur Michel Polnareff aurait déposé vendredi une assignation devant le tribunal de grande instance de Paris à l’encontre de Cetelem, pour atteinte «au droit à l’image, au droit patrimonial et à la dignité dans le cadre d’une utilisation commerciale de sa personne», indique Le Figaro. Depuis 2011, le spécialiste du crédit à la consommation utilise l’image du chanteur dans certaines publicités sans son autorisation. L’artiste y est caricaturé à travers un sosie.
Le groupe américain de matériaux de construction Builders FirstSource a annoncé hier le rachat de son concurrent non coté ProBuild Holdings pour 1,63 milliard de dollars (1,54 milliard d’euros) en numéraire. Builders FirstSource indique que la transaction aura un effet immédiatement positif sur ses résultats. ProBuild a été créé en 2006 par Devonshire Investors, la branche de capital-investissement de la société de gestion Fidelity Investments.
Heineken a annoncé hier une prise de participation de 51,55% dans le brasseur slovène Pivovarna Lasko, pour un montant de 114,3 millions d’euros. Le groupe néerlandais s’est entendu avec un consortium d’actionnaires de Lasko autour d’un prix de 25,56 euros par action. L’opération sera suivie d’une OPA sur les participations minoritaires. La valeur de Lasko atteint 400 millions dette comprise, dont l’ampleur l’avait contraint à se mettre en vente l’an dernier.
Le distributeur britannique de produits surgelés Brake serait entré en négociations exclusives avec Nestlé pour lui racheter Davigel, indiquaient Les Echos hier. Le géant suisse a lancé à l’automne le processus de vente de sa filiale et les deux finalistes sont Brake et le fonds HIG Capital. Davigel, qui fournit les restaurants et les collectivités, a souffert ces dernières années, avec un chiffre d’affaires tombé à 700 millions d’euros.
Toujours en lutte pour prendre le contrôle de Sika (lire page 6), Saint-Gobain a annoncé hier l’acquisition d’une participation de 70% dans le capital de la société brésilienne de matériaux abrasifs British Indústria e Comércio, pour un montant non précisé. Dans un communiqué, le groupe français indique que cette société «fabrique et commercialise des abrasifs non tissés pour des applications industrielles, de nettoyage professionnel et des produits de grande consommation».
La start-up britannique GoCardless veut concurrencer les banques françaises dans le prélèvement automatique. Son offre est surtout adaptée aux jeunes entreprises commercialisant auprès de leurs clients des services par abonnement, que la mise en place de prélèvements facilite. Or, ces sociétés, par manque d’historique, peinent à obtenir cet outil auprès de leur banque traditionnelle. Après la France, GoCardless vise l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Espagne.
LVMH a vu sa croissance organique ralentir au premier trimestre 2015, sous l’effet d’une décélération attendue au Japon et des déstockages de son cognac en Chine. Les ventes du numéro un mondial du secteur ont totalisé 8,3 milliards d’euros, soit une progression de 16%, soutenue par la baisse de l’euro face au dollar. A taux de change constants, la croissance a ralenti à 3%, après 5% au quatrième trimestre de 2014. Très surveillée, la division mode-maroquinerie (qui compte Louis Vuitton, principal centre de profit de LVMH) a marqué le pas (+1%), après une hausse de 4% au dernier trimestre 2014. Un ralentissement de cette division phare était anticipé : les ventes avaient décollé de 9% un an plus tôt, juste avant un relèvement de la TVA au Japon. Dans l’activité vins et spiritueux, deuxième division la plus rentable, les ventes ont reculé de 1%, après une baisse identique fin 2014 : elle souffre des déstockages de cognac suite aux mesures anti-corruption chinoises.
Au cours d’une réunion organisée hier à une semaine du salon de l’auto de Shanghai, Plastic Omnium a indiqué vouloir doubler son chiffre d’affaires en Chine dans les quatre ans qui viennent, grâce à la demande en pare-chocs et en réservoirs de carburant. L'équipementier, qui attend une croissance de 7% du marché auto chinois en 2015, a réalisé l’an dernier en Chine un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros, qu’il ambitionne de porter à un milliard d’euros à l’horizon 2018.
Les représentants des partenaires sociaux et du Land de Basse Saxe au sein du conseil de surveillance du groupe Volkswagen veulent réunir un conseil extraordinaire dès cette semaine afin de mettre un terme au conflit qui oppose Ferdinand Piech, le président du conseil, et Martin Winterkorn, le président du directoire. Ce dernier a reçu au cours du week-end le soutien de la majorité du conseil.
La société d’investissement cotée Riverstone Energy devrait annoncer aujourd’hui le départ de son directeur Lord Browne, l’ancien patron du groupe pétrolier BP. Selon la chaîne britannique, Lord Browne se consacrera exclusivement à diriger L1 Energy, la société d’investissement créée par les deux milliardaires Mikhail Fridman et German Khan et spécialisée dans l'énergie.
Plastic Omnium a déclaré aujourd’hui vouloir doubler son chiffre d’affaires en Chine dans les quatre ans qui viennent, grâce à la demande en pare-chocs et en réservoirs de carburant du premier marché automobile mondial. L'équipementier, qui attend une croissance de 7% du marché auto chinois en 2015, a réalisé l’an dernier en Chine un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros, qu’il ambitionne de porter à un milliard d’euros à l’horizon 2018. Cette accélération contribuera à porter le chiffre d’affaires total du groupe à 7 milliards d’euros en 2018, contre 5,3 milliards l’an dernier, un objectif sans effet de périmètre que le groupe a confirmé à nouveau lundi. «Pour nous, industriel mondial, l'équilibre entre les quatre grands bassins que sont la Chine, le reste de l’Asie, l’Amérique du Nord et l’Europe est très important», a déclaré le PDG Laurent Burelle au cours d’une réunion organisée à une semaine du salon de l’auto de Shanghai.
La société d’investissement américaine Dodge & Cox s’est encore renforcée au sein du capital de Saipem, la société parapétrolière italienne dont elle détient désormais 11,9% du capital au moment où son actionnaire de contrôle, Eni, cherche à réduire ses parts. Dodge & Cox, qui en mars avait doublé sa participation à 10,4%, a encore acquis 1,48% entre le 11 et le 27 mars, apprend-on dans un avis financier publié lundi. Le motif de ces achats n’est pas précisé. Eni, la compagnie pétrolière nationale qui détient 43% de Saipem, prévoit de se désengager en partie pour réduire son endettement et financer sa croissance.
Le groupe américain de matériaux de construction Builders FirstSource a annoncé lundi le rachat de son concurrent non coté ProBuild Holdings pour 1,63 milliard de dollars (1,54 milliard d’euros) en numéraire. Dans un communiqué, Builders FirstSource indique que la transaction aura un effet immédiatement positif sur ses résultats. ProBuild a été créé en 2006 par Devonshire Investors, la branche de capital-investissement de la société de gestion Fidelity Investments.
Heineken a annoncé dans l’après-midi prendre une participation de 51,55% dans le brasseur slovène Pivovarna Lasko, pour un montant de 114,3 millions d’euros. Dans un communiqué, le groupe néerlandais précise s'être entendu avec un consortium d’actionnaires de Lasko autour d’un prix de 25,56 euros par action. L’opération, ajoute-t-il, sera suivie d’une offre publique d’achat sur les participations minoritaires, conformément à la réglementation boursière slovène. Heineken ajoute que cette prise de contrôle lui permettra de renforcer sa position en Europe centrale et orientale.
L’investisseur activiste Jana Partners exhorte Qualcomm à séparer ses activités de puces, qu’il juge «essentiellement sans valeur», et de brevets dans le cadre d’un ensemble de mesures destinées à «restaurer la confiance des investisseurs» et à stimuler le cours de l’action. Qualcomm, dont la capitalisation boursière s'élève à 114 milliards de dollars (108 milliards d’euros), a annoncé le mois dernier qu’il allait racheter jusqu'à 15 milliards de dollars d’actions et relever son dividende trimestriel. Il a aussi réitéré son engagement à distribuer chaque année aux actionnaires au moins 75% de sa génération de trésorerie.
L’action TGS plongeait lundi de 10% dans les premiers échanges à la Bourse d’Oslo après la révision à la baisse par le groupe norvégien de prospection sismique de ses prévisions de résultats. TGS, qui sonde les fonds marins à la recherche de gisements pétroliers et gaziers, prévoit désormais un chiffre d’affaires annuel autour de 630 millions de dollars contre 750 millions précédemment dans un marché affaibli par la chute des cours du brut. Le groupe envisage également de réduire ses effectifs de 10%.
Le groupe pétrolier norvégien Statoil pourrait annoncer en mai la suppression d’environ 2.400 emplois, soit plus de 10% de ses effectifs, rapporte lundi le quotidien économique local Dagens Naeringsliv. Statoil veut réduire considérablement le nombre de ses techniciens et ingénieurs, en particulier dans le domaine du forage, ajoute le journal sans citer ses sources. Ces suppressions de postes, que Statoil a refusé de commenter dans le détail, s’inscrivent dans un programme de réductions des coûts de 1,7 milliard de dollars par an. La chute des cours du brut a conduit de nombreux acteurs du secteur à réduire leurs coûts, reporter ou annuler des projets et diminuer la rémunération de leurs actionnaires.
Dassault Aviation progresse fortement lundi à Paris après la signature d’un contrat de vente de 36 Rafale à l’Inde, estimé à environ 4 milliards d’euros et annoncé vendredi soir par le Premier ministre indien, Narendra Modi, lors de sa visite officielle en France. Le titre Dassault progressait encore de 3% vers midi à 1.210 euros après avoir gagné jusqu'à près de 8% en matinée. Cet accord n’est pas lié aux négociations exclusives entamées il y a trois ans entre la France et l’Inde pour la livraison de 126 Rafale à New Delhi, qui restent d’actualité.