Johnson & Johnson a annoncé hier avoir revu à la baisse sa prévision de bénéfice annuel en arguant de l’impact de la vigueur du dollar sur ses activités internationales. Le groupe américain de pharmacie et d'équipements médicaux prévoit désormais un bénéfice par action annuel de 6,04 à 6,19 dollars, contre 6,12 à 6,27 dollars prévus jusqu'à présent.
La Commission européenne a décidé de mettre formellement en cause Google à la suite d’une enquête sur des soupçons d’abus de position dominante, rapportait hier Dow Jones. Selon l’agence de presse, la décision sur Google sera discutée par les commissaires européens aujourd’hui. Le commissaire européen au numérique Günther Oettinger avait déclaré lundi s’attendre à ce que l’exécutif européen publie dans les prochains jours les conclusions de l’enquête.
La Banque centrale européenne (BCE) a relevé de 800 millions d’euros le plafond des liquidités d’urgence (ELA) que les banques grecques peuvent retirer auprès de leur banque centrale, a appris Reuters hier soir de source bancaire. Ce dernier relèvement porte le plafond des liquidités d’urgence à 74 milliards d’euros. «Les banques grecques ont utilisé environ 70 milliards d’euros de financement ELA, ce qui laisse une marge de quatre milliards», précise la même source.
Michelin a annoncé mardi avoir pris une participation de 40% dans le capital d’Allopneus, le leader français de la vente de pneumatiques sur Internet, pour 60 millions d’euros. Basée à Aix-en-Provence, Allopneus emploie 200 salariés. Le site a vendu près de trois millions de pneumatiques en France en 2014 et contrôle 7% du marché français.
L’assemblée générale des actionnaires de Vinci a rejeté mardi matin à une très forte majorité l’introduction de droits de vote double pour les actionnaires détenant leurs titres depuis deux ans, prévue par la loi dite «loi Florange». La résolution sur une modification des statuts visant à maintenir le principe d’un droit de vote par action a été approuvée par 99,34% des voix. Les actionnaires de Vinci sont les premiers à s’y opposer avec succès. Vinci a par ailleurs confirmé ses principaux objectifs 2015, malgré une baisse de l’activité plus forte que prévu dans la construction en France, que le groupe compte compenser grâce à des acquisitions à l’international. Vinci a maintenu sa prévision d’une légère baisse de son chiffre d’affaires cette année et d’un résultat net hors exceptionnels «de même niveau» qu’en 2014. Il a en revanche indiqué que la baisse de l’activité contracting en France (construction, routes et énergie) devrait être cette année plus proche de 10% que de 5%.
Le loueur de voitures allemand Sixt a dévoilé mardi un projet d’introduction en Bourse de sa filiale de location longue durée (leasing), afin de lever des capitaux pour son coeur de métier. L’IPO, prévue mi-mai, valoriserait Sixt Leasing autour de 400 millions d’euros, selon Reuters. Sixt conserverait au moins 40% du capital de sa filiale. Ce projet rejoint celui de Volkswagen, qui discute avec un groupe d’investisseurs pour vendre sa filiale néerlandaise LeasePlan.
Ford devrait annoncer vendredi un investissement de 2,5 milliards de dollars au Mexique, selon Reuters: 1,2 milliard sera consacré à l’agrandissement de l’usine de Chihuahua, le solde finançant la construction d’une usine de transmissions dans l’Etat de Guanajuato. Les grands constructeurs affichent de grande sambitions sur ce marché dynamique. Toyota pourrait annoncer aujourd’hui un investissement d’un milliard, tandis que Volkswagen va injecter un milliard sur son site de Puebla.
Le français Lafarge et le suisse Holcim ont précisé mardi la composition de leur futur conseil d’administration. Comme prévu, Bruno Lafont, actuel PDG de Lafarge, sera nommé co-président du conseil aux cotés de Wolfgang Reitzle, l’actuel président d’Holcim. Le conseil, élu à l’issue de l’assemblée générale d’Holcim du 8 mai, comprendra autant de membres issus de Lafarge que d’Holcim. Eric Olsen, appelé à prendre la direction générale, n’en fera pas partie.
Les syndicats du transporteur Mory Global, placé le 31 mars en liquidation judiciaire avec poursuite d’activité d’un mois, ont donné leur accord lundi à un projet de Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), a annoncé le secrétaire d’Etat aux Transports. Les salariés bénéficieront d’un «dispositif d’accompagnement au retour à l’emploi de haut niveau», ajoute Alain Vidalies dans un communiqué. Environ 2.000 salariés sont concernés par ce nouveau PSE.
Avon Products a bondi de plus de 18% hier en Bourse après la publication d’un article du Wall Street Journal, qui affirme que le groupe de cosmétiques en vente directe envisage de vendre son activité aux Etats-Unis. Cette activité, qui représente 14% de ses revenus, perd de l’argent depuis trois ans, mais la direction estime qu’elle devrait retrouver un bénéfice en 2015. Avon capitalise 4,1 milliards de dollars en Bourse.
Edenred a confirmé ses objectifs à moyen terme après avoir été porté au premier trimestre 2015 par l’Amérique latine, Brésil en tête, et par des effets de changes légèrement positifs. Le groupe de services prépayés, affecté en 2014 par les dévaluations des monnaies brésilienne et vénézuélienne, affiche au premier trimestre une hausse de 12,1% de son volume d'émission, à 4.553 millions d’euros -dont 2.284 millions (+17,3%) en Amérique latine.
Le fonds LBO et le prêteur mezzanine, créancier de la chaîne de restaurants acquise en 2011 pour 245 millions d'euros, s'opposent sur le terrain judiciaire.
Après une première proposition à 36 dollars, Gaming and Leisure Properties (GLPI) a relevé son offre à 40 dollars par actions (soit 2,4 milliards de dollars) sur Pinnacle Entertainment, dans l’optique d’acquérir son immobilier, indique le quotidien. Il laisse à l’opérateur de casinos jusqu'à jeudi pour répondre. Pinnacle a l’intention de scinder en deux sociétés ses actifs immobiliers et d’exploitation d’ici à 2016.
Telis Mistakidis, le responsable des activités d’extraction et de négoce du cuivre de Glencore, a déclaré que le groupe allait investir trois milliards de dollars dans l’exploitation du site d’El Pachon dans la province de San Juan, en Argentine. La mine devrait produire 200.000 tonnes de cuivre par an. Le projet ne sera finalement pas le fruit d’une coopération binationale avec le Chili.
L’AG du groupe suisse a rejeté la suppression de la clause permettant un changement de contrôle sans avoir à lancer d’OPA. Mais la lutte juridique n’est pas finie.
L’Etat soutient le projet de rapprochement entre le français Alcatel-Lucent et le finlandais Nokia qui permettra de créer un leader européen des équipements de télécoms sans suppressions d’emplois en France, a déclaré mardi le ministre de l’Economie Emmanuel Macron. «C’est une bonne opération pour Alcatel-Lucent. Parce que c’est une opération d’avenir, parce que nous construisons, avec ce rapprochement, la reconquête d’Alcatel-Lucent qui était une entreprise en très grande difficulté il y a deux ans», a-t-il déclaré à la presse. «Il n’y aura aucune destruction d’emplois en France. Le nombre d’emplois sera le même et même davantage. Nous avons eu tous les engagements de la part de Nokia», a-t-il souligné. Nokia et Alcatel-Lucent ont annoncé mardi matin être en discussions avancées en vue d’une fusion qui se traduirait par un rachat du groupe franco-américain par l'équipementier finlandais.
Le sidérurgiste allemand ThyssenKrupp met en vente une filiale de composants fabriquant notamment des essieux pour l’industrie automobile, indique Reuters de deux sources proches du dossier. L’entreprise a mandaté BNP Paribas pour rechercher un acheteur pour cette unité, dont le chiffre d’affaires annuel se monte à environ 1 milliard d’euros. Ce projet de cession s’inscrit dans le cadre d’une stratégie visant à recentrer l’entreprise sur la haute technologie et les activités les plus rentables. L’un des objectifs de cette cession serait d’augmenter la marge bénéficiaire de la division Components Technology, qui englobe cette filiale. Cette marge opérationnelle était de 4,3% en 2014 contre 10,5% pour la division Elevator Technologies et 6,7% pour la division Industrial Solutions.
Johnson & Johnson a annoncé mardi avoir revu à la baisse sa prévision de bénéfice annuel en arguant de l’impact de la vigueur du dollar sur ses activités internationales. Le groupe américain de pharmacie et d'équipements médicaux prévoit désormais un bénéfice par action annuel de 6,04 à 6,19 dollars, contre 6,12 à 6,27 dollars prévus jusqu'à présent.
Criteria, la société-mère de la Caixabank, envisage la vente d’une participation de 4% dans Gas Natural, a dit mardi à Reuters une source au fait du dossier. Criteria est le principal actionnaire du groupe énergétique avec une participation de 34,4%. Le produit la vente servirait à financer en partie l’achat d’une participation dans le groupe pétrolier Repsol détenue par sa filiale Caixabank, a précisé la source. La cession permettrait de lever 900 millions d’euros au cours actuel de Gas Natural. Criteria, qui s’est refusé à tout commentaire, a déclaré dans le courant de la journée qu’elle émettait un emprunt d’un milliard d’euros à sept ans.
Exor a reçu plusieurs marques d’intérêt non contraignantes pour Cushman & Wakefield, le troisième promoteur immobilier mondial dont la holding d’investissement de la famille Agnelli détient 81% du capital. La procédure de consultation des comptes par les acheteurs potentiels suit son cours, la holding soulignant que l’issue de la procédure reste encore incertaine à ce stade. Exor avait déboursé 625 millions de dollars (590 millions d’euros) en 2007 pour prendre dans Cushman & Wakefield une participation de 71,5%, passée depuis à 81%. Les prix à la hausse dans l’immobilier ayant dopé la valeur des entreprises du secteur, une vente de Cushman & Wakefield pourrait permettre à Exor de dégager une importante plus-value, selon des médias, l’opération pourrait rapporter dans les deux milliards de dollars (1,88 milliard d’euros).
Larry Fink, directeur général de BlackRock, le numéro un mondial de la gestion d’actifs, a écrit aux dirigeants des 500 plus grandes sociétés cotées des Etats-Unis pour les appeler à privilégier les intérêts à long terme en matière de création de valeur pour les actionnaires, sans quoi elles pourraient perdre son soutien. Dans sa lettre, rendue publique par le New York Times, il appelle les entreprises composant l’indice Standard & Poor’s-500 à ne pas succomber aux pressions de plus en plus forte des actionnaires activistes en faveur d’une gestion à court terme. «Il est essentiel (...) de comprendre que le devoir d’attention et de loyauté des dirigeants d’entreprise ne concerne pas tous les investisseurs ou les traders qui détiennent des actions de leur entreprise à un instant donné, mais l’entreprise et ses détenteurs à long terme», écrit Larry Fink dans cette lettre datée du 31 mars. BlackRock gérait fin 2014 un total de 4.650 milliards de dollars (4.350 milliards d’euros) d’actifs.
Le président de Sika a annoncé que les droits de vote de la famille Burkard-Schenker seraient limités à 5% lors de l’assemblée générale de ce mardi, une décision attendue dans le bras de fer qui oppose la famille au conseil d’administration du groupe chimique sur le projet de prise de contrôle par Saint-Gobain. La famille Burkard-Schenker détient 52% des droits de vote de Sika. Elle entend céder sa holding de contrôle SWH à Saint-Gobain dans le cadre d’une opération de 2,75 milliards de francs suisses (2,65 milliards d’euros) mais se heurte à l’opposition du conseil d’administration, opposé au projet. Ce dernier avait annoncé son intention d’imposer à la famille la limite statutaire de 5% des droits de vote en arguant du fait que l’exemption dont elle bénéficiait visait précisément à protéger le groupe d’une offre hostile.
La prise de position n’est pas encore officielle, mais l’Etat français va surveiller de près les conséquences du projet de fusion entre Alcatel-Lucent et Nokia. «Le gouvernement entend que les détails du projet lui soient présentés au plus vite. En toute hypothèse, il sera très attentif à ses éventuelles conséquences sur l’emploi et l’activité des sites français d’Alcatel-Lucent, notamment en recherche & développement, et à ses effets sur l’ensemble de la filière télécoms en France», a déclaré à Reuters une source proche du ministère de l’Economie. «Le gouvernement devra en particulier disposer des éléments pour juger de la pertinence du projet industriel, de sa capacité à constituer un champion européen compétitif au plan mondial, un ‘Airbus’ des télécoms, et des perspectives de développement de l’emploi et des sites qu’il pourrait porter en maintenant un fort ancrage en France», a-t-elle ajouté. Les dirigeants des deux groupes devraient être reçus mardi après-midi à l’Elysée par François Hollande, indique Reuters.
L’assemblée générale des actionnaires de Vinci a rejeté mardi matin à une très forte majorité l’introduction de droits de vote double prévue par la loi dite «loi Florange». La résolution sur une modification des statuts visant à maintenir le principe d’un droit de vote par action a été approuvée par 99,34% des voix.