Igor Setchine, le patron de la compagnie pétrolière publique Rosneft, a proposé au gouvernement russe de laisser son entreprise acquérir une participation de contrôle dans sa concurrente Bashneft pour l’équivalent de 4,5 milliard d’euros en numéraire, selon deux sources officielles citées hier par Bloomberg. Ce prix est supérieur à la valorisation de 4,2 milliards d’euros retenue par Moscou pour la part de 50,8% qu’il comptait initialement mettre sur le marché durant l’automne, avant de privilégier mi-août la cession de 19,5% du capital de Rosneft. Cette cession partielle, qui pourrait avoir lieu dès septembre, devrait rapporter à l’Etat russe près de 10 milliards d’euros en lui permettant ainsi de fortement réduire son déficit budgétaire. Une prise de contrôle de Bashneft par Rosneft ne serait pas exempte de risque car celle-ci devra emprunter l’argent auprès de banques publiques pour financer l’opération.
Mondelez International a annoncé hier soir qu’il ne poursuivait plus aucune initiative visant à fusionner avec le groupe de confiserie Hershey. Ce dernier avait annoncé fin juin avoir rejeté une proposition d’achat de 23 milliards de dollars (20,8 milliards d’euros) soumise par le groupe alimentaire américain. «Après de nouvelles discussions, et en prenant en compte les évolutions récentes de l’actionnariat de Hershey, nous sommes parvenus à la conclusion qu’il n’y avait aucune possibilité de parvenir à un accord», a déclaré Irene Rosenfeld, directrice générale de Mondelez.
Les assureurs Aviva, Aegon et MS Amlin, qui gèrent plus de 1.200 milliards de dollars d’actifs, exhortent dans une lettre ouverte publiée aujourd’hui les leaders du G20 à s’engager à éliminer les subventions et autres financements publics aux énergies fossiles d’ici à 2020, à l’occasion du sommet qui aura lieu en Chine à Hangzhou les 4 et 5 septembre. Les signataires appellent aussi les pays du G20 à assurer la transparence totale sur les subventions et financement publics aux énergies fossiles d’ici à 2017.
Le groupe canadien d’ingénierie a annoncé hier étudier une offre sur la totalité de ses actifs en France, qui regroupent 1.100 salariés et y gèrent 17 aéroports régionaux. L’offre, d’un montant non dévoilé, émane d’un partenariat entre les sociétés françaises non cotées Impact Holding et Ciclad Gestion, a précisé Louis-Antoine Paquin, porte-parole de SNC, confirmant une information publiée la semaine dernière par le journal canadien La Presse. Il a ajouté que le groupe avait lancé le 22 août une procédure de consultation avec les représentants du personnel en France à ce sujet.
Les autorités chinoises envisagent d’encourager fiscalement les entreprises qui réduisent leurs émissions polluantes au-delà des engagements légaux. Dans ce cas, elles pourraient ne payer que la moitié de la taxe sur l’environnement à l'étude depuis des mois et dont les détails n’ont toujours pas été dévoilés. Les secteurs de l’agriculture et du transports ne devraient pas être assujettis à cette future taxe, indique les médias proches du pouvoir.
Mylan a annoncé lundi qu’il lancerait prochainement une première version générique, deux fois moins chère que le prix de marque, de son traitement par auto-injection contre les allergies EpiPen, dont le prix a suscité la polémique aux Etats-Unis. Le groupe pharmaceutique avait déjà annoncé la semaine dernière d’importantes remises sur l’EpiPen au lendemain des critiques d’Hillary Clinton, la candidate démocrate à la Maison blanche, sur l’envolée de ses tarifs.
Une rencontre entre hauts responsables chinois et britanniques a eu lieu la semaine dernière à Pékin, a indiqué l’Administration nationale chinoise de l’Energie (NEA) sur son site internet. Cette rencontre fait suite à la décision surprise de Londres de reporter sa décision finale sur le projet nucléaire de Hinkley Point, dont le groupe chinois China General Nuclear Power Corporation (CGN) est l’un des partenaires aux côtés du français EDF. Nur Bekri, directeur de la NEA, a reçu Lucy Neville-Rolfe, la secrétaire d’Etat britannique à l’Energie, le 25 août pour discuter du projet. Les deux parties ont également discuté d’un partenariat dans les énergies propres, a ajouté la NEA sans autre précision. La décision finale de Londres est attendue au début de l’automne.
Zhongwang USA, une société liée au groupe chinois Zhongwang, a annoncé le projet d’acquisition du producteur d’aluminium américain Aleris. Le montant de la transaction s'élève à 2,33 milliards de dollars. Aleris fabrique des pièces pour l’aérospatiale, l’automobile ou la défense. Aleris avait été repris en 2010 par un groupe d’investisseurs, à la suite de sa mise en redressement judiciaire, dont Oaktree Capital Management et Apollo Management. L’opération devrait être finalisée au premier trimestre 2017.
La compagnie pétrolière norvégienne Statoil a annoncé avoir abaissé d’environ 20% son estimation du coût de la première phase de développement du gisement de Johan Sverdrup, le plus important gisement découvert en mer du Nord depuis plus de 30 ans. Le coût de la phase initiale d’exploitation de ce site a été ramené à 99 milliards de couronnes (10,66 milliards d’euros), contre une estimation initiale de 123 milliards de couronnes. Sa production durant cette première phase devrait atteindre 440.000 barils par jour (bpj), soit bien davantage que la fourchette de 315.000 à 380.000 bpj précédemment avancée par Statoil.
Altran a finalisé les acquisitions des sociétés américaines Synapse et Lohika, dont les signatures sont intervenues en juin et juillet 2016 respectivement. Les Etats-Unis sont désormais la deuxième zone d’activité du groupe de R&D externalisée, avec l’objectif d’y réaliser un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros d’ici à 2020. Ces acquisitions lui permettent de s'étendre sur la côte Ouest, Synapse étant implanté à Seattle et San Francisco, et Lohika à San Bruno.
Innogy, la filiale d'énergies renouvelables, de réseaux et de distribution de l'électricien allemand RWE, a annoncé lundi le rachat de Belectric Solar & Battery Holding. Le montant de l’acquisition sera de plusieurs dizaines de millions d’euros. L’achat des activités énergie solaire et batteries de Belectric doit être finalisé au début de 2017.
Depuis le report de la décision du gouvernement sur la construction de la nouvelle centrale nucléaire, les opposants multiplient les propositions alternatives.
La Chine a mis sur pied une entreprise publique fabriquant des réacteurs d’avions, rapportait hier la télévision nationale à propos de ce nouvel engagement de Pékin en faveur du développement de capacités nationales pour être concurrentiel sur les marchés mondiaux. La nouvelle entreprise, appelée China Aero-Engine, compte 96.000 salariés et elle mettra au point des moteurs et réacteurs d’avions, un programme jugé «d’une grande importance pour le développement futur de l’industrie chinoise de l’aérospatiale».
Alstom a décroché un contrat de 1,8 milliard d’euros pour fournir à l’opérateur ferroviaire américain Amtrak 28 nouveaux trains à grande vitesse, a annoncé vendredi le groupe français. Ces trains circuleront sur le couloir nord-est des Etats-Unis, entre Boston et Washington. Ce contrat est complété par un accord prévoyant une assistance à la maintenance des trains pour 15 ans au moins. Les trains Avelia Liberty remplaceront les anciens trains Acela, fabriqués en consortium par Alstom et le canadien Bombardier et en service depuis l’an 2000.
Le spécialiste des diagnostics a annoncé vendredi avoir lancé une action en justice contre le fabricant de matériel médical Abbott Laboratories en lui reprochant de ne pas avoir obtenu les autorisations réglementaires nécessaires aux Etats-Unis afin de mener à bien leur accord de fusion signé en janvier dernier. Abbott avait de son côté déclaré qu’Alere avait omis de communiquer certaines informations permettant de finaliser cette transaction de 5,8 milliards de dollars (5,2 milliards d’euros).
L’investisseur activiste américain Carl Icahn a annoncé vendredi soir avoir augmenté sa participation dans la société américaine de compléments alimentaires et de produits minceur Herbalife, au centre d’une bataille très médiatisée depuis plusieurs années avec un autre investisseur, Bill Ackman. «Aujourd’hui j’ai acheté 2,3 millions d’actions supplémentaires. Je continue de croire en Herbalife: c’est un bon modèle qui crée un grand nombre d’emplois», a fait savoir Carl Icahn dans un communiqué. Dans un document séparé transmis au gendarme boursier américain (SEC), il dit contrôler désormais 20,78% du capital, contre 18,32% lors d’un précédent pointage mi-juillet. Plus tôt dans la journée, Bill Ackman avait affirmé que Carl Icahn cherchait à réduire sa participation, ce que l’intéressé a démenti. L’action Herbalife a rebondi d’un peu plus de 4% dans les échanges électroniques suivant la clôture de Wall Street, après avoir perdu 2,3% en séance.
L’actionnaire majoritaire de l’institut allemand GfK a dit vendredi ne pas envisager de céder de parts de la société, démentant ainsi un article du magazine WirtschaftsWoche disant qu’une cession ou fusion était à l’ordre du jour. «Les statuts de (la holding majoritaire) GfK Verein montrent qu’il n’est pas facile de procéder à une vente d’actions, une telle transaction devant recevoir l’approbation du directoire et du conseil de surveillance, ce qu’ils n’accorderont pas», a déclaré Hubert Weiler, président de GfK Verein, cité dans un communiqué.
DCNS a porté plainte contre X pour abus de confiance après la révélation d’une fuite massive de documents concernant ses six sous-marins Scorpène destinés à l’Inde et le parquet de Paris a ouvert dans la foulée une enquête préliminaire, a déclaré vendredi à Reuters un porte-parole du constructeur naval militaire. L’enquête ouverte par le parquet est motivée par des soupçons d’abus de confiance, recel et complicité, a précisé à l’agence une source judiciaire.
Le spécialiste français de la sécurité numérique vise une amélioration de 1,5 point de sa marge brute en 2016 rapport aux 39% de 2015 et réaffirme son intention de déposer une offre sur Morpho.
Le distributeur, qui vient de finaliser sa fusion, compte dégager 30 millions d’euros de synergies dès le second semestre, pour un objectif de 500 millions mi-2019.
Volkswagen est parvenu à un accord de principe sur l’indemnisation de 650 concessionnaires aux Etats-Unis dans le cadre du scandale des émissions polluantes de ses véhicules diesel. Le constructeur allemand et les avocats des concessionnaires de la marque VW ont annoncé cet accord jeudi lors d’une audience devant un tribunal de San Francisco. Selon deux sources proches du dossier citées par Reuters, le montant total des indemnisations que verserait le constructeur pourrait dépasser 1,2 milliard de dollars (1,06 milliard d’euros). Les concessionnaires de Volkswagen aux Etats-Unis n’ont plus le droit de vendre des véhicules diesel aux émissions excessives depuis près d’un an, soit depuis que le constructeur allemand a admis avoir manipulé les tests de contrôle dans ce pays.
La filiale de Vodafone en Inde devrait reporter vers la fin de l’année le dépôt des documents en vue de son introduction en Bourse, une opération qui pourrait dépasser 2,5 milliards d’euros, a rapporté jeudi IFR. Le dépôt de ces documents était attendu en septembre ou octobre. Il est retardé en raison de la volonté de Vodafone d’attendre l’arrivée dans le secteur des télécoms d’un nouveau concurrent, le géant indien de la pétrochimie Reliance Industries. La filiale indienne de Vodafone devrait lever entre 133 milliards et 200 milliards de roupies (1,76 et 2,64 milliards d’euros), ce qui pourrait en faire la plus importante IPO jamais réalisée en Inde.
Tiffany a vu ses ventes du deuxième trimestre à périmètre comparable fléchir plus que les analystes ne l’anticipaient en raison d’une diminution de la fréquentation touristique et d’un dollar fort. Le joaillier a fait état d’une baisse des ventes de 8% des boutiques ouvertes depuis plus d’un an sur le trimestre clos le 31 juillet, ce qui représente une septième contraction trimestrielle consécutive. Le chiffre d’affaires net a baissé de 5,9% à 931,6 millions de dollars. Le bénéfice net a néanmoins légèrement augmenté, à 105,7 millions de dollars, soit 84 cents par action, contre 104,9 millions (81 cents) un an plus tôt.
Mediaset a présenté hier comme dénué de fondement juridique et commercial le communiqué de Vivendi faisant valoir que leur accord sur la télévision payante pourrait ne plus être valable au 30 septembre. Fininvest, la holding de la famille Berlusconi qui contrôle Mediaset, affirme de son côté rejeter la version des faits de Vivendi et juge «inacceptable et injuste» le fait que le groupe français se présente, selon elle, comme la victime dans cette affaire.