La deuxième étude de l’association européenne Inrev des investisseurs dans des véhicules immobiliers non cotés (INREV Fund of Funds Fees Study 2011) montre que les souscripteurs font davantage pression pour obtenir une baisse des commissions de gestion que pour faire diminuer les commissions de performance. Cependant, les deux variétés de frais sont sous pression, souligne Lonneke Löwik, directrice de la recherche et de l’information de marché de l’association.Le niveau des frais varie en fonction du stèle et de la taille des fonds. En moyenne, la commission de gestion assise sur la valeur liquidative se situe à 0,37 %, mais elle atteint par exemple 0,86 % pour les fonds fermés. D’autre part les fonds dont l’encours se situe entre 500 millions et 1 milliard d’euros facturent en moyenne 0,34 % alors que ceux dont les actifs gérés sont inférieurs à 500 millions d’euros affichent une commission moyenne de 0,43 %, ce qui témoigne de l’effet des économies d'échelle.Environ 60 % des 51 fonds de fonds interrogés indiquent payer des commissions de performance, principalement sur les fonds les plus risqués. Cette situation paraît leur convenir tant que les résultats sont au rendez-vous. Il y a cependant une tendance croissante à préférer que la performance soit mesurée en fonction des rendements obtenus plutôt que sur les plus-values.
A fin 2010, l’encours des fonds, mandats et autres produits financiers «durables» dans l’espace germanophone (Allemagne, Autriche, Suisse) ressortait à 51,9 milliards d’euros ou 14 milliards de plus qu’un an plus tôt. Si l’on ajoute à ce montant les dépôts auprès de banques spécialisées et les fonds fermés, le total atteint 94,5 milliards d’euros, révèle le cinquième rapport annuel du Forum de l’investissement durable (FNG), qui compte environ 160 établissements adhérents dans les trois pays.En Allemagne et en Suisse, l’encours des fonds, mandats et autres produits financiers s’est accru de 23 % tandis qu’il n’augmentait que de 17 % en Autriche. La Suisse a été le plus gros contributeur, avec 33,6 milliards d’euros, devant l’Allemagne, avec 15,9 milliards et l’Autriche avec 2,4 milliards.Toujours en ce qui concerne les fonds, mandats et autres produits financiers, les investisseurs institutionnels représentent 77 % du total en Allemagne et 74 % en Autriche. En Suisse, les particuliers dominent, avec 57 % du total.
La Russie envisage de transformer la taxe sur les forages pétroliers en mer, qui s’applique au chiffre d’affaires, en une taxe sur les bénéfices, dans le but d’encourager le développement de l’Arctique, a annoncé hier le vice-ministre des Finances Sergueï Chatalov.
Le gouvernement britannique garantira 20 milliards de livres (23 milliards d’euros) de prêts aux PME dans le cadre d’un plan de relance, tout en maintenant l’austérité, selon le ministre britannique des finances. Ce programme «d’assouplissement du crédit» devrait être la pièce maîtresse de la déclaration budgétaire de George Osborne au parlement demain.
Le groupe bancaire Wells Fargo vient de lancer un indice de mesure de la performance des hedge funds, le Wells Fargo Hedge Fund Manager Holdings IndexL’indice mesure la performance en temps réel des 100 plus importantes positions sur les actions et les titres liés aux actions communiquées à la Securities & Exchange Commission (SEC) par les hedge funds ou les comptes gérés. La valeur de l’indice sera communiquée par le Nyse toutes les 15 secondes entre 9h30 et 16h15.
Berlin réfléchirait actuellement à «différents scénarios» permettant à l’Allemagne de donner son feu vert à l'émission d’euro-obligations sans perdre la face, rapporte L’Agefi. La chancelière Angela Merkel pourrait proposer, lors du prochain sommet européen du 9 décembre, d’infléchir sa position en échange d’un accord sur une modification des traités européens. A l’issue du mini-sommet d’hier à Strasbourg, Nicolas Sarkozy a affirmé que Paris et Berlin allaient faire «dans les jours qui viennent» des «propositions communes pour modifier les traités et pour empêcher que les pays puissent diverger dans les domaines budgétaire, économique et fiscal».
Depuis le début de cette année, le marché espagnol s’est enrichi de 846 nouveaux fonds ou fonds dont la garantie a été renouvelée, dont 124 émis par des gestionnaires locaux et 722 de maisons étrangères, d’après les calculs de VDOS rapportés par Funds People.Les catégories de produits avec le plus de lancement ont été les fonds garantis, avec 67 fonds, dont 56 obligataires et 11 d’actions.Santander AM s’est révélée la société de gestion la plus active, avec 28 lancements ou renouvellements, devant InverCaixa Gestión (8) et BBVA AM ainsi que Popular Gestión (7 chacun).
A fin juin, l’encours des sicav, le véhicule privilégié des grandes fortunes espagnoles, ressortait à 26,17 milliards d’euros, soit 0,41 % de plus que fin décembre 2010, d’après les calculs de VDOS rapports par Funds People.BBVA Patrimonios reste le gestionnaire le plus important sur ce créneau, avec une part de marché de 10,9 % cependant que la société de gestion affichant les plus fortes rentrées nettes est InverCaixa avec 116 millions d’eurs pour le premier semestre. De son côté, Santander Invest est le numéro des dépositaires, avec une part de marché de 15,53 %.La sicav la plus performante durant les six premiers mois de l’année a été Eikon 99 gérée par BBVA Patrimonios avec un gain de 19,18 %, devant Pando 2000 (DWS Investments) avec 16,99 %.
Paris a proposé hier la candidature de Benoît Coeuré, numéro deux du Trésor, au directoire de la Banque centrale européenne pour remplacer l’Italien Lorenzo Bini Smaghi. Ce polytechnicien âgé de 42 ans, spécialiste de la politique économique européenne et du système monétaire international, est aussi l'économiste en chef du ministère français de l’Economie. Il fut auparavant co-président du Club de Paris, directeur général de l’Agence France Trésor et a participé à des travaux du G8 et du G20. «Benoît Coeuré dispose de l’expérience et de l’autorité requises dans les domaines monétaire et bancaire. Il a démontré l'étendue de ses compétences et qualités personnelles qu’il mettra à profit en cas de nomination au directoire de la BCE», indique le document. Lorenzo Bini Smaghi, dont le mandat courrait en principe jusqu’au 31 mai 2013, rejoindra l’université américaine de Harvard le 1er janvier prochain.
Le ministre de l’économie François Baroin a souhaité des sanctions contre l’agence de notation Standard and Poor’s après l’envoi récent par l’agence d’un message pouvant laisser penser que la note souveraine de la France avait été dégradée. L’Autorité des marchés financiers est en charge de l’enquête qui pourrait déboucher sur des sanctions pécuniaires ou disciplinaires à l’encontre de S&P.
Les agents du ministère de l'économie vont intensifier leurs contrôles pour lutter contre la fraude fiscale et le gouvernement refusera toute mesure d’amnistie en la matière, selon la ministre du Budget Valérie Pécresse. Quelque 50 milliards d’euros de droits et de pénalités ont été récupérés par le fisc depuis 2007 au titre de la lutte contre la fraude dont 16 milliards sur la seule année 2010, un milliard de plus qu’en 2009.
L’indice nippon sous-jacent (hors alimentaire et matières premières) des prix à la consommation a baissé de 0,1% en octobre sur un an. Un premier recul depuis quatre mois, sur fond de faiblesse de la demande intérieure.
Le service de presse du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a indiqué hier que les dirigeants de l’Union européenne se retrouveraient à Bruxelles le 8 décembre au soir pour un dîner informel en prélude au sommet européen du 9 décembre. Ce sommet doit notamment se pencher sur la question d’une réforme des traités européens.
«Les gouvernements de la zone euro ne peuvent pas attendre de la BCE qu’elle finance leurs déficits publics», a jugé José Manuel Gonzalez-Paramo, membre du directoire de la BCE, selon le texte d’un discours qu’il devait prononcer hier soir à l’invitation de la Société des Affaires européennes de l’université d’Oxford. «Elle n’est pas le prêteur budgétaire en dernier ressort pour les emprunteurs souverains», a-t-il ajouté.
La lettre adressée par le chef de file du parti conservateur grec à l’Union européenne et au FMI satisfait les bailleurs de fonds d’Athènes, a indiqué le Premier ministre Lucas Papadémos. Le FMI l’a confirmé dans un communiqué. Antonis Samaras a cédé mercredi à une exigence des donateurs en assurant par écrit qu’il soutenait les conditions du plan d’aide destinée à éviter la faillite à la Grèce.
Le quotidien indique que les Etats-Unis refusent d’entériner la création d’un «Fonds vert pour le climat» destiné à soutenir les pays en développement dans la lutte contre le réchauffement climatique. La création de ce fonds, qui devrait être doté de 100 milliards de dollars par an d’ici 2020, a été décidée l’an dernier lors de la conférence de Cancun.
Dans un entretien, le ministre saoudien des finances, Ibrahim al-Assaf, indique que le pays a consacré quelque six milliards de dollars à des bourses offertes à près de 250.000 étudiants et à des membres de leur famille pour réaliser des études à l’étranger, notamment dans les domaines du droit, de la médecine ou des technologies de l’information.
La banque britannique s’apprête à détacher au 1er janvier ses activités de «capital arbitrage» aux Etats-Unis, en raison de la Volcker Rule, selon des sources citées par Bloomberg. Nommé Pomelo Capital et basé à New York, le fonds bénéficiera d’un financement de 150 millions de dollars de Barclays Capital. Comptant six collaborateurs, il devrait chercher à lever 500 millions d’ici à fin 2012.
Il faut s’attendre à un doublement des émissions mondiales de gaz à effet de serre durant les 40 années à venir, Selon les dernières analyses de l’OCDE. Une hausse moyenne de 3 à 6 degrés de la température du globe pourrait s’ensuivre d’ici la fin du siècle en l’absence d’initiative décisive des gouvernements.L’OCDE estime que la lutte contre le changement climatique ralentirait la croissance annuelle moyenne du PIB, entre aujourd’hui et 2050, de 0,2 points de pourcentage seulement (de 3,5% à 3,3% de croissance du PIB en moyenne par an), pour atteindre un coût d’environ 5,5% du PIB mondial en 2050 (projections selon lesquelles le PIB mondial aura plus ou moins quadruplé en 2050).
La Banque centrale européenne (BCE) examine la possibilité d'étendre la maturité de ses prêts aux banques à deux, ou même trois ans, voulant éviter que la crise de la zone euro ne provoque un «credit crunch» qui menace d'étouffer son économie, annonce l’agence Reuters. La BCE examine cette possibilité sans précédent, alors que les craintes croissantes d’une explosion de la zone euro affectent le marché interbancaire, les banques tendent à ne plus prêter qu'à un faible nombre de leurs homologues.
La Chartered Alternative Investment Analyst Association, une association de gestion alternative, ouvre un chapitre en Corée le 24 novembre. Il s’agit du troisième chapitre de la CAIA en Asie, après ceux de Singapour et de Hong Kong.
A fin octobre, l’encours des 196 fonds coordonnés portugais (OICVM) ressortait à 6.496 millions d’euros, en baisse de 1,1 % sur fin septembre tandis que celui des 110 fonds dits «spéciaux» (FEI) marquait un tassement de 0,4 % en un mois, à 4.502,6 millions d’euros. Selon la Commission des valeurs (CMVM), les actifs moyens par fonds se situait à 33,1 millions d’euros contre 33,5 millions pour les OICVM et à 40,8 millions contre 41,7 millions pour le FEI.En d’autres termes, l’encours total de 10.981,1 millions au 31 octobre est inférieur de 22,4 % à ce qu’il était fin décembre 2010. Et l’Association portugaise Apfipp des sociétés de gestion explique cette baisse, au-delà lde l’effet de marché, par des remboursements nets de 181 millions d’euros pour octobre et de 2.561 millions pour les dix premiers mois de l’année.Les quatre premiers gestionnaires du pays sont Caixagest, avec une part de marché de 23,1 %, ESAF (18,5 %), BPI Gestão de Activos (17,4 %) et Santander Asset Management (14,4 %). Crédit Agricole Gestão se classe dixième avec une part de marché de 1,2 %.
Entre mai et août 2011, MSCI a interrogé 85 investisseurs institutionnels de 26 pays sur leur perception du risque. L’enquête (*) a montré globalement que ces institutions affectent depuis la crise de 2008 davantage de ressources à la gestion et à la mesure du risque. Plus de 20 % ont renforcé leur équipe d’investissement et/ou leur équipe de gestion du risque, tandis que plus de 40 % ont intensifié la transmission d’information entre les gestions des investissement et du risque, tandis que plus de 30 % ont amélioré la communication entre la gestion du risque de le conseil de surveillance.L'édition 2011 montre qu’il y a eu de substantielles améliorations dans la surveillance des risques de contrepartie, de liquidité, de crédit et de gestion active. D’autre part, l’horizon des investissements et de l’allocation d’actifs sont devenus plus dynamiques. Même si l’horizon stratégique reste dans la fourchette de 1-3 ans, beaucoup des membres du panel ont indiqué qu’ils évoluent vers un horizon à un an. L’allocation tactique est devenue beaucoup plus dynamique et événementielle et les overlays sont souvent utilisés à la fois pour la couverture et la génération de surperformance.MSCI constate également que la priorité a augmenté pour les tests de résistance et la couverture des queues de distribution. Enfin, les auteurs de l'étude soulignent que les critères de sélection des gestionnaires externes dépendent largement de la transparence et du contrôle du risque, du fait que l’allocation aux produits alternatifs augmente. (*) Back to the Future of Risk Management, Global Asset Owner Survey Results 2011 MSCI
D’une étude empirique sur 19 ans (janvier 1990-mars 2009) et 3.571 hedge funds de la base de Barclay, trois chercheurs de l’Université du Texas (Gökce Soydemir, Jan Smolarski et Sangheon Shin) ont tiré la conclusion que les fonds utilisant des taux butoir et/ou high watermark ont tendance à sous performer ceux qui ne les emploient pas.D’expérience, 74,5 % des fonds pratiquant le high watermark ne proposent pas de taux butoir. Par ailleurs les fonds marchés émergents, les fonds d’actions et les fonds de fonds ont tendance à sous-performer significativement les autres types de fonds.Par ailleurs, les fonds qui facturent des commissions de performance élevées ont tendance à surperformer ceux qui font payer des commissions modiques.D’une manière générale, proposer un high watermark ou un taux butoir apparaît insuffisant pour générer une performance plus élevée ; pour contribuer à une performance plus élevée, les stratégies du taux butoir ou du high watermark doivent être accompagnées d’une commission de performance élevée pour permettre d’atteindre plus aisément un rendement ajusté du risque plus élevé.Parmi les données chiffrées accompagnant l'étude, les auteurs soulignent que 855 ou 24 % des hedge funds proposent un taux butoir et 2.974 (83,3 %) un high watermark pour attirer les investisseurs. Parmi ces derniers, 2.215 ou 74,5 %) n’ont pas recours à des taux butoir. Au total 759 fonds (21,3 %) pratiquent à la fois le taux butoir et le le high watermark tandis que 501 (14 %) n’utilisent ni l’un ni l’autre.A noter enfin que les hedge funds qui pratiquent un high watermark élevé facturent en moyenne 15,3 % de commission de performance, ce qui est cinq fois plus que ceux que qui ne l’utilisent pas.