Une émission commune d’euro-obligations pourrait atténuer la crise de la zone euro, à condition qu’elle soit associée à un ensemble de réformes structurelles, à une intégration fiscale et à un solide cadre de gouvernance commun, estiment les professionnels de l’investissement. Selon un sondage réalisé par le CFA auprès de ses membres européens, Suisse incluse, la majorité des participants juge qu’une émission commune d’euro-obligations parmi les pays membres de la zone euro permettrait de réduire l’ampleur de la crise de la dette souveraine (55 %), de renforcer la stabilité financière de la zone euro (52 %) et de faciliter la transmission de la politique monétaire de la zone euro (56 %) Concernant la structure de ces euro-obligations, 64 % des membres du CFA Institute pensent qu’une garantie conjointe et solidaire des Etats participants serait la plus efficace. En outre, 64 % des membres sont favorables à ce que l’émission d’euro-obligations ne se substitue qu’en partie aux émissions nationales : une partie des besoins en financement des Etats serait donc couverte par ces euro-obligations, le reste étant assuré par des obligations souveraines nationales. Toutefois, l’aléa moral, qui implique que certains pays membres pourraient manquer de discipline budgétaire avec des implications limitées en matière de coût de financement, préoccupe énormément les membres du CFA Institute. Par conséquent, certains éléments apparaissent comme des conditions préalables essentielles à l’émission d’euro-obligations, notamment une intégration économique, financière et politique renforcée des Etats membres (considérée comme essentielle par 86 % des membres du CFA Institute) ; une surveillance accrue et intrusive de l’élaboration et la mise en place des politiques fiscales nationales (essentielle pour 88 % des membres) et, enfin, un accès limité aux euro-obligations pour les Etats membres qui ne respecteraient pas le cadre de gouvernance de la zone euro (90 % y sont favorables).
http://www.novethic.fr/novethic/upload/etudes/etude-exclusions-normatives_20120120_vf.pdfL’exclusion normative, qui consiste à bannir de ses investissements des entreprises mises en cause pour avoir violé des conventions internationales, sociales ou environnementales, pourrait contribuer à crédibiliser l’investissement socialement responsable, montre une nouvelle étude de Novethic réalisée auprès d’une trentaine d’investisseurs français et nord-européens. «Cette pratique permet d’exclure les moutons noirs les plus visibles des portefeuilles», explique Anne-Catherine Husson-Traore, directrice générale de Novethic. Néanmoins, vu son impact encore trop faible sur les entreprises, l’exclusion ne peut être considérée comme une démarche ISR à proprement parler. Elle a donc plutôt vocation à être associée à d’autres pratiques (best in class, engagement), estiment les auteurs de l’étude. Ainsi, le panel étudié par Novethic élimine seulement 13 entreprises en moyenne pour des univers d’investissement de 500 à 3.000 titres. En effet, seules les violations graves, répétées et sans mise en place d’actions correctives conduisent à une exclusion. De plus, la composition des listes varie d’un investisseur à l’autre. Ainsi, près des trois quarts des entreprises ne sont écartées que par un seul acteur du panel. L’autre limite de l’exercice est la gestion indicielle. En effet, la plupart des entreprises qui font l’objet d’exclusions normatives figurent dans la plupart des indices boursiers mondiaux. Or, une part croissante des actifs institutionnels est allouée à de la gestion passive…
Les 875 fonds alternatifs identifiés par l’allemand Absolut Research ont enregistré en 2011 une perte moyenne de 4,5 % alors que les indices Dax et EuroStoxx 50 accusianet des pertes de 13 et 15 %. Ils ont aussi moins souffert que les hedge funds offshore.A fin décembre, les fonds alternatifs coordonnés affichaient un encours de l’ordre de 118 milliards d’euros, ce qui représente une augmentation de 25 % sur un an. Les stratégies les plus importantes ont été les obligataires (40 milliards), les actions et le multi-classes d’actifs avec environ 30 milliards chacune.Au total, environ 30 % des fonds alternatifs coordonnés sont parvenus à réaliser des gains l’an dernier, sachant que le meilleur produit de cet univers, le Credit Suisse Custom Marktes Global Carry Selector, un fonds volatilité qui a affiché une performance de 40,82 %. Le meilleur dans la classe actions a été le long/short C-Quadrat IQ European Equity ETF avec 19,12 %.A l’inverse, seuls 10 % de ces fonds ont sous-performé le Dax ou l’Euro Stoxx 50, le plus mauvais étant le Huserinvest New Horizon (L/S Equity) avec une perte de 53 %.
Le vice-président de la Commission européenne Olli Rehn a estimé que l’activation de clauses d’action collective dans le cadre de l'échange d’obligations d’Etat en négociation à Athènes pourrait se faire «dans le cadre de la réalisation d’une participation volontaire du secteur privé» à cette restructuration. «Il y a eu des négociations sur les CACs entre parties prenantes qui sont le gouvernement grec et la communauté des créanciers privés représentés par l’IIF. C’est un sujet pour les parties concernées. C’est une possibilité d’introduire des CACs par un vote [des créanciers] à la majorité qualifiée» sans contrevenir au caractère volontaire de l'échange, a-t-il assuré à l’issue d’une réunion des ministres des finances européens où la situation en Grèce a été longuement discutée. L’IIF s’est dit toujours convaincu que les créanciers privés répondront massivement présent si un accord de participation volontaire peut être conclu.
Les investissements directs étrangers ont bondi de 17% l’an dernier dans le monde à 1.509 milliards de dollars, en raison principalement d’une forte hausse des fusions-acquisitions, montre un rapport des Nations unies. Les IDE ont rebondi de 28% sur les deux dernières années, mais restent de 23% inférieurs à leur pic de 2007.
Le fonds de capital investissement Bridgepoint va racheter Quilter, la filiale britannique de gestion de fortune de Morgan Stanley. La société affichait 7,6 milliards de livres d’actifs au 31 décembre. Morgan Stanley avait déjà vendu une première fois Quilter à Citigroup en 2006, avant d’en reprendre le contrôle en 2009 à travers Smith Barney. Les termes de la transaction, qui doit aboutir au premier trimestre, n’ont pas été dévoilés.
Entre janvier 2002 et octobre 2011, l’encours des hedge funds coordonnés (alternative UCITS funds) est passé de 5,40 milliards à près de 150 milliards d’euros, constate PerTrac dans une étude de 30 pages publiée le 23 janvier.Cette analyse montre que plus de 80 % des 1.210 fonds de cet univers sont domiciliés dans trois pays : le Luxembourg (49,92 %), l’Irlande (18,84 %) et la France (11,90 %).En matière de typologie, la stratégie la plus répandue est le long/short equity, avec plus d’un quart du total, devant le global macro, le CTA/managed futures et le multi-stratégies avec chacun 11 %. L’obligataire représente 11 % du total.
Malgré l’exercice très périlleux que viennent de traverser les hedge funds, avec une performance annuelle moyenne de -5%, les investisseurs institutionnels ne semblent par trop leur en tenir rigueur. Près de 38% d’entre eux envisagent d’accroître leurs allocations dans les hedge funds au cours des douze prochains mois, contre il est vrai 54% l’année précédente, selon la cinquième enquête annuelle réalisée par SEI en collaboration avec Greenwich Associates.Ils sont 15% à vouloir diminuer leur allocation contre 11% l’année précédente. Mais en octobre 2011, les allocations dans les hedge funds des institutionnels participant à l’enquête (un peu plus d’une centaine) représentaient 16,7% de leurs portefeuilles contre 12% en 2008. Et plus de 60% d’entre eux se disent satisfaits des rendements enregistrés au cours des six premiers mois de 2011 (6,2% en moyenne contre 9,2% en 2010).Le défi numéro un de l’année en cours est la performance pour 36% des participants. La transparence, défi des années 2009 et 2010, est cette fois largement distancée. Pour près d’un tiers des participants, contre 21% l’année précédente, l’objectif numéro un d’un investissement alternatif est la performance absolue, alors qu’en 2011, la priorité avait été donnée aux stratégies d’investissement non corrélées.On observe aussi que trois parmi les quatre objectifs évoqués par les institutionnels concernent les risques d’investissement, à savoir les stratégies non corrélées, la diversification et la réduction de la volatilité. C’est dire que les investisseurs institutionnels semblent vouloir utiliser les hedge funds non seulement pour trouver du rendement mais égaleemnt pour diminuer les risques de portefeuille.L’enquête montre que l’investissement direct dans les hedge funds continue de gagner du terrain. En effet, 40% des institutionnels indiquent qu’ils investissent uniquement dans des fonds single manager, contre 24% un an plus têt et deux fois plus qu’en 2008. L’investissement en direct est bien évidemment plus courant chez les grands investisseurs, 56% de ceux disposant de plus de 56 milliards de dollars d’actifs précisant qu’ils utilisent exclusivement les fonds single manager.Les stratégies actions long/short sont actuellement les stratégies préférées pour près de 82% des institutionnels, largement devant les stratégies event driven (53%) et les stratégies credit (42%).
Selon une étude réalisée par les Universités de Yale et Maastricht pour le Financial Times, le private equity a davantage enrichi les gestionnaires des fonds que les fonds de pension américains. De 2001 à 2010, les fonds de pension américains ont tiré un rendement de 4,5 % par an de leurs investissements en private equity, mais ils ont payé durant cette période 4 % par an de commissions de gestion. De plus, les fonds de private equity facturent de nombreux autres frais et prélèvent 20 % sur la performance.D’après Martijn Cremers (Yale), si l’on prend comme base une commission de performance «normale» de 20 %, environ 70 % de la performance brute ont été payés sous forme de frais ces dix dernières années.
Outre les développements au sein de la société de gestion (lire par ailleurs), Edouard Carmignac et l'équipe de gestion de sa société ont présenté, lundi 23 janvier, les convictions de la maison sur les marchés et en matière de stratégies d’investissement. Après avoir rappelé qu’en 2011, Carmignac Gestion avait annoncé une aggravation de la crise financière en zone euro et plaidé pour que la Banque Centrale Européenne mène une politique plus accommodante, la société de la place Vendôme à Paris s’est félicitée du changement de ton de l’institution depuis l’arrivée de Mario Draghi. A ce titre, dans un éditorial paru sur le site de la la maison et publié dans la presse, notamment italienne, il y a quelques jours, Edouard Carmignac a tenu à féliciter le nouveau responsable de la BCE pour ce changement de cap. L’institution monétaire a en effet entamé une baisse de ses taux directeurs avant de prêter fin décembre 489 milliards d’euros aux banques lors de sa première opération à trois ans.Pour autant, la croissance dans la zone euro sera négative cette année, explique la gestion qui appelle des politiques en faveur de la croissance. Outre le problème grec qui reste à traiter, la BCE, selon Carmignac Gestion, doit encore davantage contribuer à l’effort des gouvernements. Tant que cette opération est possible à moindre coût… En attendant, l’accroissement de la liquidité est susceptible à brève échéance d’améliorer le sentiment à l’égard des actions. «Ce meilleur sentiment va permettre un rattrapage partiel sur les valorisations», explique la gestion. Par ailleurs, Carmignac Gestion relève une embellie conjoncturelle incontestable sur les Etats-Unis avec des signes de stabilisation dans l’immobilier et une amélioration du marché de l’emploi. «A court terme, le rebond conjoncturel a pris corps et le blocage politique s’est estompé, mais les facteurs de risque impliquent une croissance modérée», prévient la maison. Sur le plan de la macroéconomie, les efforts de productivité réalisés au cours des années passées, ainsi que la baisse du dollar et les salaires contenus confèrent aux entreprises américaines une position compétitive forte. Enfin, du côté des marchés émergents, le pic d’inflation est désormais passé, autorisant le retour à des politiques monétaires plus accommodantes. Pour sa part, «l’économie chinoise ralentit légèrement mais les autorités ont désormais toutes les marges de manœuvre pour mettre en place des mesures de soutien», note-t-on chez Carmignac Gestion. En attendant, les équipes voient des valorisations à des plus bas historiques, ce qui, ajouté au désamour des investisseurs pour la zone émergente, offre des opportunités d’investissement majeures…
Les actionnaires des sociétés cotées en Suisse ont élevé le ton lors des dernières assemblées générales (AG), en s’opposant davantage aux propositions du conseil d’administration, d’après la Fondation Ethos.Comme l’année précédente, poursuit Ethos «les résolutions les plus contestées ont été les augmentations de capital, le rapport de rémunération, les réductions de capital, les modifications statutaires et le quitus aux organes de la société. On constate que le taux de contestation est en hausse pour toutes ces catégories de résolutions. Dans quatre cas, les propositions du conseil d’administration ont même été refusées».En ce qui concerne les rémunérations des instances dirigeantes, «le taux moyen d’approbation de 87% reflète le désaccord d’une part significative des actionnaires avec la politique du conseil d’administration, ce qui est un signal fort envoyé au management. En s’opposant au rapport de rémunération, les investisseurs contestent notamment des rémunérations déconnectées de la performance et jugées excessives, particulièrement en période de crise et d’augmentation des pertes d’emplois».S’agissant du taux de participation aux assemblées générales de sociétés cotées en Suisse, il est resté stable entre 2010 et 2011 (56%), précise encore Ethos.
En 2011, la part de l'épargne financière des Allemands allouée aux actions, aux obligations, aux parts de fonds d’investissement et aux participations dans des sociétés non cotées a diminué d’un point sur l’année précédente à 23,5 %. Quant au nombre de détenteurs de parts de fonds d’investissement, il a également diminué, selon une étude réalisée par Allianz Global Investors (AGI).James Dilworth, CEO d’AGI Europe, souligne que les sociétés de gestion doivent capitaliser sur le besoin de sécurité des épargnants et proposer des produits avec des profils de risque asymétriques qui permettent d’accompagner la hausse des marchés et de protéger efficacement les placements en période baissière. AGI constate en tous cas chez ses clients une demande croissante de supports d’investissement associés à des systèmes intelligents de gestion du risque, précise le manager.Dans l’ensemble, l'épargne financière brute des ménages allemands s’est accrue l’an dernier d’environ 1 % (après des hausses de 4,9 % en 2010 et de 3,8 % en 2009) à 4.740 milliards d’euros, soit 57.900 euros par tête, contre 4.690 milliards et 57.300 euros en 2010. En net, l'épargne financière ressortait à 3.180 milliards d’euros contre 3.150 milliards.
Claude-Alain Tréhan, représentant des assurés, est le nouveau président de la CPEV. Il succède à Jacques-Henri Bron à la tête du Conseil d’administration, qui arrive au terme légal de son mandat après 12 ans d’engagement en faveur de la Caisse de pensions de l’Etat de Vaud. Le Conseil se renouvelle avec l’arrivée de Christian Budry en tant que représentant des employeurs. L’administrateur Wolfgang Martz occupe dès aujourd’hui la Vice-présidence, succédant au désormais nouveau président Claude-Alain Tréhan.
DANS CE NUMERO: Contribution de l’employeur à un régime de prévoyance : le forfait social remplace la taxe prévoyance Solvabilité 2 et les institutions de prévoyance : les dernières évolutions Pourquoi mettre en place un contrat de prévoyance collective dans son entreprise ? Pour lire la lettre: cliquez ici
Budapest pourrait conclure en mars ou en avril un nouvel accord de financement de 17 à 20 milliards d’euros avec ses bailleurs de fonds internationaux, selon un haut responsable gouvernemental. Le gouvernement du Premier ministre Viktor Orban cherche à apaiser les tensions entre son pays et l’Union européenne pour obtenir une ligne de crédit de l’UE et du FMI et éloigner ainsi un risque de défaut sur sa dette.
«Les achats nets des banques centrales devraient signer une année record (en 2011) et beaucoup de ces transactions ont eu lieu pendant les troisième et quatrième trimestres», selon le World Gold Council. «Les fonds indiciels basés sur l’or dans leur ensemble ont augmenté de 75 tonnes d’or sur la seule période septembre-décembre (sur un total de 153 tonnes sur l’année)», précise le WGC.
Le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen a jugé qu’il serait logique que le directoire de la Banque centrale européenne accueille un nouveau membre venu du Nord de l’Europe, sans pour autant se prononcer pour une candidature spécifique. José Manuel Gonzalez-Paramo, membre espagnol du directoire, achèvera en mai son mandat de huit ans.
La Banque centrale européenne a acheté pour 2,243 milliards d’euros d’obligations d’Etat au cours de la semaine au 20 janvier, alors que les traders interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur un montant de 2,5 milliards. La BCE avait racheté un montant de 3,766 milliards d’euros de titres souverains la semaine précédente.
«Plus nous attendons, pire ce sera. La seule solution est d’avancer ensemble», a déclaré hier la directrice générale du Fonds monétaire international devant le Conseil allemand des relations extérieures. Le souhait d’un relèvement de 500 milliards de dollars des capacités de prêt du FMI a été confirmé. Christine Lagarde a par ailleurs exhorté les gouvernements européens à augmenter le volume de leur fonds de soutien et à réfléchir à des mesures de partage du risque, en mettant en place, par exemple, un système d’euro-obligations.
Mubadala, société d’investissement du gouvernement de l’émirat, démantèle son activité de promotion immobilière sur fond de poursuite de la baisse des prix dans le secteur (ils ont été divises par deux depuis 2008). C’est ce qu’indique le quotidien citant le responsable des opérations de Mubadala, Waleed al-Muhairi. Le dirigeant promet des introductions en Bourse d’autres participations détenues par la société d’investissement public. L’ensemble du portefeuille est actuellement passée en revue. Waleed al-Muhrairi a concédé que le fonds avait pris des risques et fait des choix hasardeux dans le domaine immobilier.
Le quotidien indique que Jean-Philippe Cotis devrait quitter dans les prochaines semaines, au plus tard mi-mars, son poste de directeur général de l’Institut national de la statistique et des études économiques, l’Insee. Ce poste serait «l’une des directions les plus sensibles du ministère de l’économie et des finances». C’est l’intéressé qui en aurait fait la demande à Bercy.
La France entend alourdir les amendes sanctionnant la fraude fiscale, inchangées depuis une trentaine d’années, a confirmé lundi la ministre du Budget Valérie Pécresse. En premier lieu, les ménages qui dissimulent un compte bancaire à l'étranger vont être sanctionnés. Les amendes qui s’ajoutent aux redressements seront à l’avenir proportionnelles aux montants dissimulés. Le fisc pourra confisquer 5% de ces avoirs et imposera une amende de 500.000 euros pour les récidivistes, a dit Valérie Pécresse sur BFM TV.
Il faut augmenter de 500 milliards de dollars (385 milliards d’euros) au plus les capacités de prêt du Fonds monétaire international (FMI), a déclaré lundi sa directrice générale Christine Lagarde. Le FMI estime que les besoins de financement mondiaux pourraient atteindre 1.000 milliards de dollars dans les années à venir. Elle a par ailleurs exhorté les gouvernements européens à augmenter le volume de leur fonds de soutien et à réfléchir à des mesures de partage du risque, en mettant en place, par exemple, un système d’euro-obligations. Elle a déclaré redouter que l’Italie et l’Espagne soient «poussées dans une crise de solvabilité» si les Etats de la zone euro ne remettent pas la main à la poche. Elle a aussi encouragé la Banque centrale européenne (BCE) à procéder à «un assouplissement monétaire au bon moment», c’est-à-dire à baisser encore son taux directeur (1%).
Les spécialistes attendent un rebond des émissions convertibles de groupes de la catégorie haut rendement qui devront refinancer d’ici à 2015 d’importantes lignes arrivant maturité, note L’Agefi. Pour l’heure, les obligations convertibles sont plutôt bon marché en Europe et en Asie. Mais une incertitude plane sur la classe d’actifs. Le gisement est en train de se réduire, ce qui crée certes un effet rareté, mais préoccupe les gestionnaires. Sur l’année 2011, alors que l’indice actions MSCI World reculait de 7,8 %, l’indice d’UBS sur ces titres hybrides à l'échelle mondiale n’a perdu que 3,32 %.
La perspective d’une sortie de la crise de la dette en zone euro avec le soutien du Fonds monétaire international ont donné un coup de pouce aux fonds d’obligations européennes et aux fonds d’actions chinoises, des classes d’actifs plutôt délaissées ces derniers temps. Durant la semaine au 18 janvier, les fonds d’actions chinoises ont ainsi enregistré une collecte nette, jamais vue depuis fin avril 2010, de plus de 600 millions de dollars, émanant surtout de la clientèle des investisseurs institutionnels, selon les statistiques hebdomadaires communiquées par EPFR Global. Les fonds obligataires européens ont enregistré leur meilleur niveau de souscriptions depuis la deuxième semaine de juillet 2009, indique EPFR Global sans préciser les montants. Les fonds obligataires dans leur ensemble ont drainé 4,35 milliards de dollars tandis que les fonds actions enregistraient une collecte de 2,8 milliards de dollars, les fonds monétaires terminant la semaine sur près de 12 milliards de dollars de rachats nets.Depuis le début de l’année, les fonds obligataires affichent une collecte nette de 14,2 milliards de dollars contre 2,9 milliards de dollars sur la période correspondante de 2011, les fonds actions? 7,4 milliards de dollars contre plus de 24 milliards de dollars et les fonds monétaires? 5,9 milliards de dollars alors qu’ils avaient subi l’an dernier sur la même période une décollecte de plus de 49 milliards de dollars.
Les hedge funds clients de Credit Suisse affichent actuellement un levier de 2,5 fois, contre 2,4 fois au plus bas juste après la crise et leur poche de cash est revenue à 22 % contre 25 % l'été dernier, rapporte le Financial Times. Cependant, les deux tiers des hedge funds sont encore en-dessous de leur high watermark et 13 % n’ont pas perçu de commission de performance depuis au moins 2007.
La société de gestion coréenne Samsung Asset Management souhaite développer son portefeuille d’investissement dans l’immobilier aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et dans d’autres économies développées afin de tirer parti des ventes d’actifs «distressed», rapporte Asian Investor.Samsung a lancé son activité de fonds immobiliers en 2009, avec jusqu’ici trois fonds représentant un encours d’actifs sous gestion de 500 millions de dollars. Samsung a également lancé un fonds d’infrastructures en 2011.
Le marché actions pourrait repartir de l’avant dans le courant du second semestre 2012, selon Natixis Asset Management, à la condition toutefois que la zone euro mette en place les solutions annoncées, avec une BCE plus souple et un euro euro déprécié. «L’année pourrait être plutôt constructive sur les actions si on avance sur le front de la résolution de la crise», a indiqué le 19 janvier à l’occasion d’un point de presse Franck Nicolas, directeur allocation global et ALM chez Natixis AM."Mais les premiers mois de l’année seront difficiles», a-t-il ajouté, pour de multiples raisons, notamment la situation toujours très difficile en zone euro, les échéances de financement de février et mars ou encore l'évolution de la conjoncture aux Etats-Unis et en Chine.Par ailleurs, «on observe une très forte corrélation entre le marché actions et le marché de taux. Les taux seront déterminants pour le directionnel du marché actions», a souligné Emmanuel Bourdeix, directeur gestion actions, diversifiée et structurée.