En moyenne, les 1.312 fonds de pension espagnols du régime des particuliers (51 milliards d’euros d’encours) ont affiché pour 2011 une perte de 1,17 %, ce qui s’explique principalement par les contre-performances des produits investis en actions (ils ont perdu 10,40 %) et de ceux principalement investis en actions (- 7,01 %).L’association Inverco des sociétés de gestion précise que les fonds investis en obligations à long et court termes ont en revanche affiché des performances respectives de 1,39 % et 1,38 %.Sur cinq ans, les fonds de pension perdent en moyenne 0,75 %, à cause principalement des fonds investis en actions, qui ont accusé une perte de 6,07 % par an. Sur 10 ans, la performance moyenne s'établit à 0,78 % par an.
Madrid a proposé la candidature d’Antonio Sainz de Vicuna au directoire de la Banque centrale européenne en remplacement d’un autre Espagnol, José Manuel Gonzalez-Paramo, dont le mandat arrive à terme en mai. Antonio Sainz de Vicuna dirige le département juridique de la BCE depuis sa création. Parmi ses rivaux possibles figurent les gouverneurs des banques centrales luxembourgeoise Yves Mersch et finlandaise Erkki Liikanen.
Le gouvernement attendra le projet de loi de finances rectificative prévu début février pour réviser éventuellement les perspectives de croissance de la France, a indiqué Reuters de source gouvernementale. L’exécutif table jusqu’ici sur une croissance de 1% de l'économie française en 2012, un taux jugé optimiste au vu de la stagnation attendue au premier semestre.
L’agence américaine a abaissé de AA à AA- la note attribuée à la dette allemande, avec perspective négative. «L’Allemagne a supporté le fardeau d’autres pays européens à travers son exposition au FESF, et indirectement via la lourde exposition de la BCE aux banques et aux dettes souveraines les plus faibles», estime Egan-Jones.
«Sur la base d’une estimation de ses services chiffrant à 1.000 milliards de dollars les besoins de financement potentiels mondiaux dans les années qui viennent, le Fonds aimerait parvenir à lever jusqu'à 500 milliards de dollars de ressources prêtables supplémentaires», a indiqué hier le Fonds monétaire international dans un communiqué. «Ce total inclut le récent engagement des Européens à augmenter les ressources du Fonds d’environ 200 milliards de dollars», précise le document. Le conseil d’administration du FMI a discuté mardi de l’augmentation des ressources et a appelé à des «efforts collectifs» pour contenir la crise de la dette européenne, a fait savoir la directrice générale du FMI Christine Lagarde. L’institution de Washington n’a pas exclu par ailleurs de réduire sa prévision de croissance mondiale lors de la mise à jour de ses prévisions le 24 janvier.
Le gouvernement roumain a donné hier son feu vert à la vente de deux blocs représentant 10% chacun du capital d’Hidroelectrica et de Nuclearelectrica, deux groupes énergétiques. Bucarest compte ainsi respecter des engagements pris auprès du FMI et de la Banque mondiale dans le cadre d’un accord de financement préventif.
Dans une lettre ouverte, les syndicats ont plaidé hier pour le maintien d’Augustin de Romanet à la tête de l’institution entre la fin de son mandat et la nomination de son successeur après les élections présidentielle et législatives. Un directeur général intérimaire doit être nommé par Augustin de Romanet, par ailleurs candidat à sa propre succession, avant son départ en mars.
Le Fonds monétaire international peut jouer un rôle important dans la résolution de la crise de la dette de la zone euro mais ne peut être un substitut à une barrière de protection «solide» érigée par la région elle-même, a déclaré hier le Trésor américain. Ce dernier a répété que les Etats-Unis n’avaient nullement l’intention de chercher des fonds supplémentaires pour le FMI.
Membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, Ewald Nowotny a indiqué au quotidien japonais que l’euro évoluait à des taux de change normaux. Les économies européennes ne connaissent à ses yeux ni inflation ni déflation, de quoi rester prudent quant à d’éventuelles nouvelles baisses des taux de la part de la BCE.
La baisse des bénéfices de la banque américaine au quatrième trimestre est nettement inférieure aux anticipations des analystes grâce à une bonne maîtrise de ses charges. Mais l’année 2011, marquée par une perte au troisième trimestre, restera un mauvais millésime. Tous les métiers souffrent.
Selon l’association des sociétés de gestion (APFIPP, pour Associação Portuguesa de Fundos de investimento, Pensões e Patrimónios), l’encours liquide des fonds immobiliers portugais se situait fin décembre à 11.267,2 millions d’euros, soit 1,1 % de plus que fin novembre et 2 % de moins que les 11.491,8 millions douze mois auparavant. L’encours immobilier ressortait pour sa part à 14.328,3 millions en progression de 1,2 % surf in novembre et de 1,5 % par rapport à fin décembre 2010.Les trois plus grandes maisons sont Fundimo, avec 1.565 millions (- 7 % en un an), Interfundos, avec 1.129,5 (+ 0,6 %) et ESAF-FI, avec 1.110 millions (- 14 %).
Le fonds de pension CalPERS a vendu à une coentreprise constituée par le développeur Newland Real Estate Group de San Diego et une filiale du japonais Sekisui House un portefeuille de terrains nus pour 16.300 logements dans onze Etats des Etats-Unis, ce qui représente environ 20 % de son portefeuille de terrains résidentiels, rapporte The Wall Street Journal.La transaction aurait porté sur un montant compris entre 500 millions et 600 millions de dollars, ce qui signifie que CalPERS, qui a acheté ces terrains sur une période de 5 ans à partir de 2002, accuse une perte comprise entre 30 et 50 %, selon les proches du dossier.
A fin décembre, les fonds autrichiens géraient 134,59 milliards d’euros contre 145 milliards un an auparavant. L’encours a ainsi diminué en 2011 de 10,66 milliards d’euros ou de 7,34 %, dont 4,68 milliards imputables à des remboursements nets, 2,2 milliards de dividendes et 3,79 milliards de moins-values (effet de marché), indique l’association VÖIG des sociétés de gestion.Les 24 sociétés de gestion du pays affichaient à la fin de l’année 2.159 fonds de valeurs mobilières, dont 1.137 offerts au public, 265 fonds dédiés à des clubs de gros investisseurs et 757 fonds institutionnels. Au total, 131 fonds ont été liquidés et 20 ont fusionné pendant que 122 étaient lancés.En ce qui concerne les encours des cinq sociétés de gestion de fonds immobiliers, ils ont augmenté l’an dernier de 478,42 millions ou d’environ 20 % pour ressortir à un peu plus de 2,9 milliards d’euros. Les souscriptions nettes sont ressorties à 427 millions tandis que les dividendes ont représenté 47 millions d’euros et que la performance annuelle moyenne se situait à 3,1 %.
Après plusieurs exercices de croissance à deux chiffres, les actifs de microfinance gérés ou conseillés par des gérants suisses ont encore progressé de 7% en 2010, pour atteindre 2,3 milliards de dollars, rapporte L’Agefi suisse. Soit 27% des 8,3 milliards de dollars de fonds privés gérés par des instruments de microfinance au niveau mondial. Les actifs confiés aux spécialistes suisses pourraient doubler au cours des cinq prochaines années, estime une étude cofinancée par Symbiotics et la Direction du Développement et de la Coopération (DDC).
Le fonds souverain des Emirats Arabes Unis Aabar est prêt à monter à 6,5 % du capital, contre 4,999 % actuellement, à l’occasion de l’augmentation de capital, rapporte Il Sole – 24 Ore. Au total, les investisseurs arabes détiendraient 14 %.
Le groupe Markit, spécialisé dans l’information financière, a annoncé le 17 janvier qu’il enrichissait son offre sur les CDS avec la publication quotidienne d’un rapport de sensibilité qui donnera aux clients des informations sur les corrélations entre le prix d’un CDS et d’autres variables de marché.Le nouveau service, Markit CDS Sensitivities, permettra d’évaluer la sensibilité d’un spread de CDS aux modifications entre autres de taux d’intérêt et de qualité de crédit.
Thomson Reuters GFMS, qui a publié hier son rapport 2011 sur l’or, parie sur de nouveaux plus hauts historiques cette année, rapporte Les Echos. Les cours de l’or pourraient dépasser les 2.000 dollars l’once plus tard dans l’année voire début 2013. A court terme, pourtant, l’institut est plus prudent car après une hausse moyenne de 28% en 2011, les cours de l’or pourraient consolider. Il table sur des cours moyens sur le premier semestre à 1.640 dollars l’once.
Les professionnels de la gestion du monde entier sont optimistes et pensent qu’aucun pays ne devrait sortir de la zone euro cette année et qu’une union budgétaire sera instaurée dans les 10 prochaines années. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par l'équipe Multigestion d’Aviva Investors auprès de 188 gérants de fonds dans les grandes classes d’actifs et à l'échelle mondiale.Alors que 41 % d’entre eux ont répondu que certains pays devront quitter la zone euro au cours des 10 prochaines années, ils ne sont qu’un quart (23 %) à penser que cela se produira dès cette année. Parmi les 36 % restants, certains ne sont pas d’accord avec cette prévision, d’autres pensent que les sorties seront compensées par l’intégration de nouvelles nations ou bien ne se prononcent pas.En outre, plus de la moitié des sondés (52 %) sont optimistes concernant l’avenir de la zone euro et pensent qu’une union budgétaire sera instaurée d’ici les 10 prochaines années. Cependant, ils sont 41 % à penser que la BCE ou les responsables politiques ne prendront pas les mesures nécessaires pour restaurer la confiance dans l’avenir de la zone euro d’ici la fin 2012.Selon Nick Mansley, responsable mondial de la Multigestion chez Aviva Investors, « aucun consensus ne se dessine dans l’ensemble parmi les gérants quant à l’avenir de l’euro. Alors que nous continuons à évaluer la capacité de nos gérants à faire face aux conséquences d’un éclatement de la zone euro, les résultats montrent que sur un horizon de dix ans, la majorité des gérants sont plus optimistes et tablent sur l’instauration d’une union budgétaire susceptible de pérenniser l’avenir de l’euro. »Interrogés sur les perspectives économiques aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne, 83 % des sondés pensent que l'économie américaine enregistrera la plus forte croissance en 2012, contre seulement 17 % pour l’Allemagne. Si aucun gérant ne voit le Royaume-Uni capable d’afficher la croissance la plus soutenue, ils sont 48 % à penser que l'économie britannique enregistrera le taux d’inflation le plus élevé.Concernant leurs prévisions de hausse des taux d’intérêt, la moitié des gérants (54 %) prévoient des relèvements avant la fin 2013, les probabilités les plus / les moins fortes étant attribuées aux États- Unis et à l’UE, respectivement. Un tiers (33 %) n’anticipe aucune hausse des taux avant 2014 au plus tôt.
Le crédit catégorie investissement et le haut rendement représentent respectivement 15 milliards et 2,2 milliards d’euros d’encours pour le groupe Robeco, mandats et fonds confondus, a indiqué Victor Verberk, responsable des obligations «investment grade». Dans la mesure où la maison de Rotterdam estime que 2012 devrait être une année propice à ces thématiques d’investissement, alors que le fonds Robeco Investment Grade Corporate Bonds (1,24 milliard d’euros) et le fonds Robeco High Yield Bonds ont par exemple déjà collecté en net respectivement quelque 380 millions et 360 millions d’euros l’an dernier, le gestionnaire a tenu à présenter le 17 janvier ces stratégies aux investisseurs français.La gamme de stratégies crédit comprend également le fonds Euro Credit Bonds, Euro Sustainable Credit Bonds, Financial Institutions Bonds et, en plus de l’OPCVM High Yield Bonds, sa version européenne, le European high Yield Bonds. Tous ces produits correspondent à des horizons de placements allant du court au long terme et à des sensibilités au risque échelonnées entre basse et forte, a expliqué Guillaume Lendormy, spécialiste des investissements obligataires. De plus, le gestionnaire propose des classes de parts avec couverture de la duration.Parmi les éléments à prendre en considération pour cette année, il y a certes d’un côté une tendance à la raréfaction des nouvelles émissions de la part des financières mais aussi des entreprises non financières, mais de l’autre une généralisation des rachats de dette à échéance résiduelle courte par les «corporates», pour émettre à plus long terme. De plus, comme les banques doivent se désendetter, elles auront tendance à réduire le volume de crédit et à pousser leurs entreprises clientes sur le marché des capitaux.
En dépit des dégradations de Standard & Poor’s vendredi dernier, la Banque européenne d’investissement (BEI) a vu sa note AAA confirmée lundi soir, rapporte L’Agefi. L’agence l’avait mise sous surveillance négative en décembre. le maintien du AAA pourrait conforter le futur Mécanisme européen de stabilité attendu en juillet 2012, qui aspire à obtenir un AAA. La structure du MES est en termes de capital similaire à celle de la BEI, précise le quotidien. Il disposera d’un capital total de 700 milliards d’euros dont une partie appelable.
Dans l'étude «What are the Risks of European ETFs» consacrée aux «vrais» risques des ETF en Europe, l’Edhec souligne qu’en matière de risque de contrepartie, il n’est pas logique d’opposer produits de réplication physique et à réplication synthétique, ni de faire la différence entre les swaps financés et non-financés. Ces deux distinctions sont peu pertinentes dans la pratique et donne un faux sentiment de sécurité «comparative».Après avoir rappelé que la très grande majorité des ETF européens sont coordonnés et sont dès lors exposés aux mêmes risques que n’importe quel fonds conforme à la directive OPCVM, l’Edhec souligne que quelles que soient les techniques de réplication, les ETF sont exposés au risque de contrepartie. Ainsi les opérations de prêt-emprunt de titres, courantes pour les ETF de réplication physique, exposent un fonds au risque de contrepartie aussi sûrement que l’utilisation des swaps de gré à gré nécessaire à la réplication synthétique.Dès lors, les investisseurs «devraient prêter plus d’attention aux sujets de premier ordre qui déterminent la réduction effective du risque de contrepartie : le niveau de la garantie, la qualité des actifs remis en gage et la capacité du fonds à faire respecter ses droits sur ces actifs en cas de défaillance de la contrepartie».Dès lors, «les campagnes massives de marketing et de relations media mises en place par certains fournisseurs d’ETFs dans le but de promouvoir des distinctions entre types de réplication sur la base du risque de contrepartie sont donc trompeuses et ne concourent pas à une bonne prise en compte des risques par les investisseurs», précise l'étude. Pour l’Edhec, «la transparence ne devrait pas être limitée à la question du risque de contrepartie et sa réduction, mais devrait englober l’information sur la rentabilité des activités annexes des fonds comme le prêt-emprunt de titres».En conclusion, l'étude souligne qu’il est «curieux» de constater qu’alors que l’essentiel des ETF sont des supports de gestion passive adossés à des indices, aucune normalisation ni obligation d’information à propos du risque de tracking error n’existe aujourd’hui dans la réglementation européenne. L’Edhec suggère en outre que «le régulateur devrait donner une définition légale de ce que constitue un indice et prendre position sur les besoins en transparence et en «auditabilité» des indices, qui restent les déterminants principaux des risques financiers supportés par les ETF».
Désormais privée de sa notation AAA par S&P dans la foulée de la France, la Caisse d’amortissement de la dette sociale a placé hier 4 milliards d’euros d’obligations 2015 à un spread de 68 pb sur les obligations françaises. Barclays, BNP Paribas, CA CIB et Credit Suisse dirigeaient l’opération. La Cades doit lever 40 milliards d’euros (court terme inclus) en 2012.
Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) a émis sans encombre hier 1,5 milliard d’euros de papier à court terme au lendemain de son déclassement par Standard & Poor’s. Le FESF a émis 1,501 milliard d’euros de bons à six mois, à un rendement moyen pondéré de 0,2664% et un taux de couverture de 3,1. La décision de S&P n’aura pas de conséquence sur la capacité du fonds, a estimé le président du Conseil européen Herman Van Rompuy.
Selon les chiffres définitifs d’Eurostat, l’inflation est ressortie à 2,7% sur un an en décembre, alors que la première estimation avait été de 2,8%. L’inflation était ressortie à 3,0% en novembre. Cette décélération de la hausse des prix donne plus de marge de manœuvre à la BCE pour encore baisser ses taux.
La BCE a déjà fait beaucoup face à la crise de la dette en zone euro et la fourniture de liquidités supplémentaires ne règlera pas les problèmes sous-jacents, a déclaré hier Mervyn King, gouverneur de la Banque d’Angleterre. S’exprimant lors d’une audition devant une commission parlementaire britannique, il a ajouté qu’il revenait en fin de compte aux gouvernements des 17 pays utilisant la monnaie unique de résoudre la crise.
La reprise des discussions entre la Grèce et ses créanciers au sujet d’un plan d'échange de dette qui va reprendre aujourd’hui à Athènes, selon un porte-parole de l’Institute of International Finance (IIF), s’annonce tendue. Le Premier ministre grec Lucas Papadémos a indiqué dans un entretien au New York Times envisager de faire adopter une proposition de loi obligeant les créanciers de la Grèce à assumer les pertes financières si aucun accord ne peut être trouvé.