Dans la base de données de Morningstar, on ne trouve en Allemagne que neuf fonds spécialistes des grandes capitalisations françaises, contre 58 focalisés sur leurs homologues allemandes, constate le Financial Times Deutschland. Cela dit, malgré ce «biais domestique», les investisseurs allemands n’ont pas manqué grand’chose ces trois dernières années, puisque le CAC 40 n’a gagné que 13,5 % alors que le MSCI Europe affichait une hausse de 20,3 %, et qu’en moyenne la performance des fonds «France» notés par Morningstar s’est limitée à 11,3 %.Néanmoins, les meilleurs ont battu l’indice-phare grâce à leur gestion active couronnée de succès : les fonds Métropole France A et Fidelity France A ont gagné respectivement 17,2 et 15,2 %. Cela posé, il faut relativiser, puisque le troisième est un fonds indiciel, le SSgA France Index Equity Fund P (+ 15,1 %) de State Street.
Selon une étude de Morgan Stanley, l'écart de performance entre les ETF américains et leur indice sous-jacent est ressorti en moyenne à 0,52 point de pourcentage en 2011 contre 0,74 point en 2010 et 1,25 point en 2009, rapporte la Börsen-Zeitung. L’analyse montre que la proportion de fonds avec un faible écart a augmenté tandis que celles des produits à forte déviation a diminué. L'étude a porté sur presque tous les ETF cotés aux Etats-Unis, hormis ceux à gestion active, ceux de matières premières à nantissement physique de même que ceux à effet de levier et les «shorts».
L’Inter-American Development Bank va demander à ses membres d’envisager un fonds de contingence pour aider les pays à maintenir leurs dépenses pour des projets de développement social ou d’infrastructures dans le cas d’une crise future. Fondée en 1959, l’IDB représente la première source pour le financement du développement en Amérique latine et dans les Caraïbes.
Le bureau national des statistiques a annoncé que les prix de l’immobilier résidentiel avaient baissé en février dans 45 des 70 villes scrutées par les autorités. Les prix sont restés inchangés dans 22 municipalités. Cela se compare avec un déclin record dans 47 villes constaté en janvier. Les prix des logements neufs ont reculé pour le cinquième mois à Pékin, Shanghai, Shenzhen et Guangzhou.
Le candidat socialiste a décliné son projet européen qui passera d’abord par une renégociation du pacte budgétaire. Il prône le lancement d’euro-obligations, l’accroissement du MES et le renforcement de la mission de la BCE pour tenir compte des impératifs de croissance. Il a également annoncé une loi de programmation budgétaire pour cinq ans dont l’objectif sera l'équilibre des comptes en 2017.
La Grèce serait confrontée à une sortie mouvementée de la zone euro sans l’assistance financière de l’Europe, du Fonds monétaire international et de la Banque centrale européenne, estime le FMI. Dans un rapport, ce dernierajoute qu’une sortie de la Grèce de la zone euro serait «très onéreuse», surtout si elle se faisait de façon unilatérale sans soutien extérieur. Le FMI observe par ailleurs que la solvabilité des banques grecques est devenue un «problème aigu», les créances douteuses représentant 14,7% du total en septembre 2011. Le gouverneur de la banque centrale grecque, George Provopoulos, a toutefois estimé que les banques domestiques pourraient ne pas avoir besoin de la totalité des 50 milliards d’euros qui ont été accordés pourleur recapitalisation. Il a par ailleurs indiqué que de nouvelles fusions étaient possibles après cette phase de renforcement. La banque centrale publie aujourd’hui son rapport de politique monétaire.
«La Chine a atteint une période cruciale dans la transformation de son modèle économique et (ce changement) ne peut être retardé», a déclaré hier le vice-Premier ministre, Li Keqiang. «Nous rendrons les politiques plus ciblées, flexibles et tournées vers l’avenir pour maintenir une croissance relativement rapide et des niveaux de prix globalement stables», a-t-il ajouté, citant un approfondissement des réformes sur les impôts, le secteur financier, les prix et la distribution des ressources. Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, présente en Chine, a soutenu que si Pékin travaillait à flexibiliser son taux de change, il n’y avait pas de raison «que le renminbi n’atteigne pas le statut d’une devise de réserve occupant une place égale au statut économique de la Chine». Sur un plan plus général, Christine Lagarde a par ailleurs estimé que l’économie mondiale n’était plus au bord même si des risques persistent, dont la hausse des prix du pétrole.
L’actuel ministre des Finances, a été élu dimanche à la tête du Parti socialiste grec (Pasok) à l’issue d’un scrutin interne. Les électeurs socialistes lui ont confié le mandat de relancer une formation affaiblie par une politique d’austérité impopulaire à l’approche des élections législatives anticipées attendues début mai.
Les parlementaires allemands ont élu dimanche Joachim Gauck, un ancien pasteur luthérien, à la présidence de l’Allemagne. Il a été élu à une large majorité (991 voix) au premier tour de scrutin. Sa principale rivale, Beate Klarsfeld, a obtenu 126 voix.
Dans le cadre d’un entretien accordé au quotidien, le Premier ministre grec se dit convaincu que le pays a déjà parcouru «plus de la moitié du chemin» vers le rétablissement de son économie. La Grèce pourrait selon le dirigeant politique afficher des taux de croissance positifs d’ici moins de deux ans. Le pays pourrait cependant avoir besoin de davantage de soutien externe s’il se montre incapable de faire son retour sur les marchés de capitaux d’ici 2015.
Le Trésor américain devrait selon le quotidien annoncer aujourd’hui un bénéfice engrangé pour le compte du contribuable de quelque 25 milliards de dollars sur l’achat de titres obligataires liés à l’immobilier et garantis par Fannie Mae et Freddie Mac au plus fort de la crise. Le Trésor a dépensé pas moins de 225 milliards de dollars souligne le quotidien pendant seize mois avant de commencer à réduire son exposition l’an passé. La position a été tout à fait soldée la semaine passée. Le quotidien cite Mary Miller, Secrétaire assistante au Trésor pour les marchés financiers, qui assure avoir toujours gardé confiance.
Après des décennies d’isolement, la Birmanie va libéraliser ses règles d’investissement, indique un projet de loi que s’est procuré Reuters. Il autorise les étrangers à détenir la totalité du capital de leur entreprise. Ils pourront en outre créer une joint-venture avec des entrepreneurs birmans ou des organismes publics à condition que les capitaux étrangers représentent au moins 35% du total du capital. Les investisseurs étrangers peuvent également louer des terres à l’Etat ou à des particuliers autorisés à le faire. Le bail initial pourrait aller jusqu'à 30 ans.
Le London Stock Exchange a convoqué pour le 3 avril une assemblée générale extraordinaire afin que ses actionnaires approuvent le projet de rachat d’une part allant jusqu'à 60% du capital de LCH.Clearnet. Ils devraient a priori approuver cette opération qui marque un changement majeur pour le LSE, après l'échec de la fusion avec la Bourse canadienne TMX l’an dernier.
Le fonds souverain norvégien, alimenté par la manne pétrolière et gazière du pays, a dégagé un retour sur investissement de 4,4% au quatrième trimestre et de -2,5% sur l’ensemble de l’année 2011, soit un rendement annuel inférieur de 0,1 point à celui de son portefeuille de référence. Au troisième trimestre, le retour sur investissement atteignait -8,8%. Le Fonds, qui a voté contre le programme de restructuration de la dette grecque, a précisé qu’il aurait préféré une solution au cas grec qui ne privilégie pas certains créanciers au détriment des autres.
Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) a annoncé qu’il contribuerait à hauteur de 109,1 milliards d’euros au deuxième plan d’aide pour la Grèce. La contribution du FESF s’ajoute à celle du Fonds monétaire international (FMI), qui a approuvé jeudi un prêt de 28 milliards d’euros pour Athènes, dans le cadre du deuxième plan de sauvetage grec de 130 milliards d’euros. Le chiffre de 109,1 milliards d’euros comprend 48 milliards que le FESF apportera dans les semaines à venir, à travers ses propres obligations, pour recapitaliser les banques grecques.
La société d’investissement Eurazeo est repassée dans le rouge en 2011 avec une perte nette de 97,5 millions d’euros mais a dit envisager pour 2012 «une amélioration significative de ses résultats». La holding financière avait déjà affiché un résultat négatif de 106,3 millions d’euros au premier semestre suite à des pertes sur des produits dérivés, des écarts d’acquisitions et des frais financiers. Eurazeo a indiqué qu’il maintenait, malgré ce résultat négatif, son objectif d’atteindre un actif net réévalué (ANR) par action de 100 euros à l’horizon 2015. Au niveau de son portefeuille d’entreprises, Eurazeo a indiqué qu’Europcar avait eu une performance négative avec un résultat opérationnel en baisse de 3,5% à 234,6 millions d’euros. Eurazeo a récemment réalisé plusieurs acquisitions comme la société de capital investissement OFI Private Equity, le groupe de services immobilier Foncia, le fabricant de doudounes Moncler ou encore 3S Photonics un spécialiste français des composants opto-électroniques. La direction d’Eurazeo proposera un dividende de 1,20 euro par action à ses actionnaires et l’attribution d’une action gratuite pour 20 détenues.
Le conseil d’administration de Viel & Cie annonce la démission de Georges Pauget de ses mandats de président du conseil et d’administrateur de la société, qu’il avait pris en juin 2010. «Le développement des activités de sa société, Economie, Finance & Stratégie, ne lui permet plus d’exercer pleinement les mandats qui lui ont été confiés au sein du Groupe Viel», indique la société. Patrick Combes, directeur général du courtier, sera nommé président.
L’an dernier, il s’est lancé en Allemagne 419 fonds offerts au public alors qu’il en disparaissait 436, sans tenir compte des fonds à échéance, d’après les statistiques de l’association allemande BVI des sociétés de gestion. Le nombre de créations est le plus bas depuis 2005, le pic ayant été enregistré en 2007 avec 1.113 lancements. En 2010, il y en avait eu 482, pour 389 suppressions.Compte tenu de l'évolution du marché des actions, il n’est pas trop surprenant de constater que le solde démographique le plus mauvais a été affiché pour 2011 dans la catégorie des fonds d’actions, avec 110 lancements et 170 disparitions. En revanche, les créations de fonds diversifiés ont été au nombre de 128 alors que l’on enregistrait 93 fermetures.
Les actifs gérés par les sicav, le véhicule privilégié des grandes fortunes espagnoles ont baissé l’an dernier de 10,59 % à 23,3 milliards d’euros et le nombre de porteurs a diminué de 3,86 % à 411.178, selon VDOS Stochastics relayé par Cotizalia.Le gestionnaire le plus important du secteur des BBVA Patrimonios, avec une part de marché de 11,28 %, mais Bansabell Inversión a été celui qui a enregistré les plus fortes entrées nettes, avec 180 millions d’euros. Enfin March Gestion a été la société de gestion dont l’encours des sicav a le plus augmenté, avec une hausse de 7,26 %.
Les grands fonds de pension britanniques ne détiennent plus qu’une toute petite partie des actions cotées au London Stock Exchange, souligne Henderson Global Investors. Selon l’Office national des statistiques britannique, le pourcentage de titres dans les portefeuilles des fonds de pension est tombé à 9%, son plus bas niveau depuis 1963. Le «culte de l'équité», à savoir que les actions surpeforment toutes les autres classes d’actifs sur le long terme, a du plomb dans l’aile.Cela dit, les fonds de pension britanniques ne boudent pas complètement les actions puisqu’ils s’intéressent de plus en plus aux actions non britanniques. Et les investisseurs étrangers, dont les fonds souverains, considèrent les actions comme des placements de long terme intéressants.Les investisseurs étrangers détiennent d’ailleurs 40% environ du marché actions britannique qui représentait un encours de quelque 1.800 milliards de livres à fin décembre 2011.
Le fonds Qatar Holding, contrôlé par l'émirat gazier du Golfe, a pris 1,03 % du capital de LVMH, rapporte Les Echos. Cette entrée au sein du groupe français a eu lieu en 2011, comme l’indique le document de référence de LVMH publié hier par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Une participation valorisée aux environs de 680 millions d’euros. Le nouvel actionnaire était tenu de déclarer au groupe contrôlé par Bernard Arnault son entrée au capital avant l’assemblée générale du 5 avril, car il avait franchi le seuil statutaire des 1 %.
La mesure de performance n’a jamais été un sujet très consensuel. La dernière enquête trimestrielle réalisée auprès des conseillers financiers américains (Financial Professional Outlook) par Russell Investments en offre encore une illustration. Les conseillers financiers n’ont pas du tout la même approche que leurs clients sur la mesure de la performance d’un portefeuille.La majorité des conseillers (53%) envisagent la performance comme la mesure des progrès réalisés par un portefeuille par rapport aux objectifs d’investissement du client tout en ajoutant que seulement 29% des clients mesurent la performance de cette façon. Les conseillers précisent que leurs clients mesurent la performance sur la base de facteurs de court terme comme le rendement à un an (54%), la performance absolue du portefeuille (49%) ou encore la volatilité du portefeuille (41%).La dernière enquête montre aussi un fossé persistant sur les perspectives des marchés. Alors que les conseillers affichent un optimisme marqué sur l'évolution des marchés de capitaux au cours des trois prochaines années (78%), ils sont seulement 18% à signaler un sentiment similaire chez leurs clients.Les points de vue semblent toutefois se rapprocher sur les prévisions de performance pour 2012. Les conseillers prévoient 3,9% en moyenne pour un portefeuille prudent, 5,9% pour un portefeuille diversifié et 8,3% pour un portefeuille agressif. Les clients, par ailleurs pessimistes, sont encore plus optimistes que leurs conseillers sur les perspectives de rendement en 2012 : 4,3% pour un portefeuille prudent, 6,5% pour un portefeuille équilibré et 9,3% pour un portefeuille agressif.
Le candidat socialiste à l'élection présidentielle a rejeté hier sur France 2 l’idée de «sanctuariser» les objectifs de réduction de déficits en France, lui préférant celle d’une adaptation en fonction des intérêts du pays. Il a assuré qu’en cas de victoire de son camp, le Parlement refuserait de ratifier tout traité européen de discipline budgétaire qui ne serait pas complété par volet relatif à la croissance. François Hollande s'était engagé jusqu’ici à réduire le déficit public de la France à 4,5% du produit intérieur brut fin 2012, 3% fin 2013 et à atteindre l'équilibre à l’horizon 2017. Mais ce projet surestime de 15% les recettes fiscales attendues, selon L’Institut Montaigne. «Au lieu de 44,5 milliards d’euros, le think tank parvient à un rendement de 38,6 milliards par an», selon son partenaire Les Echos. «En cause : les heures supplémentaires, les droits de succession et la taxation des revenus du capital» précise le quotidien.
Baromètre très suivi du secteur industriel, l’indice « Philly Fed » des conditions d’activité manufacturière de la région de Philadelphie a progressé plus que prévu en mars, malgré un ralentissement des commandes nouvelles. Ilressort à 12,5 contre 10,2 en février et dépasse le consensus qui le donnait à 12,0.
« A mes yeux, la solidarité de ses partenaires européens donne au Portugal le temps nécessaire pour la mise en œuvre des réformes », a déclaré Olli Rehn, commissaire aux Affaires économiques et monétaires,devant le parlement portugais après qu’il lui a été demandé si Lisbonne avait besoin d’un deuxième plan d’aide après le premier, de 78 milliards d’euros, décidé l’an dernier.
Ljubljanasubira une contraction économique de 0,9% cette année, en raison d’une baisse des dépenses de consommation et de la demande à l’exportation, avant d’enregistrer une croissance de 1,1% en 2013 et de 2,2% en 2014, selon l’institut de macroéconomie du gouvernement. En janvier, ce dernier projetait une croissance de 0,2% en 2012 et de 2% en 2013.
La France a émis hier 8,46 milliards d’euros de BTAN d'échéance 2014, 2016 et 2017, soit dans le haut de la fourchette annoncée de 7,5 à 8,5 milliards. Le taux de couverture a atteint 2,3. L’AFT a égalementplacé 1,58 milliard d’euros de titres indexés sur l’inflation française (OATi) et sur l’inflation de la zone euro (OATei) d'échéance 2019, 2022 et 2027, pour une fourchette annoncée entre 1,2 et 1,7 milliard d’euros.Les taux moyens pondérés sont ressortis en dessous de ceux de décembre.