Les fusions et acquisitions dans le secteur des services financiers en Europe, qui représentaient 16,5 milliards d’euros au quatrième trimestre 2011, accusent une baisse de 40% au premier trimestre 2012, tombant à 9,7 milliards d’euros, selon une étude publiée le 14 juin par PwC. Ce chiffre recule également de 1% en glissement annuel, comparativement aux 9,8 milliards d’euros enregistrés au premier trimestre2011. Les chiffres de ce trimestre sont cependant faussés par la transaction très importante réalisée par Royal Bank of Scotland, qui a cédé RBS Aviation Capital à Sumitomo Mitsui pour un montant de 5,8 milliards d’euros. Sans cette opération, le chiffre trimestriel serait de 3,9 milliards d’euros - l’un des plus faibles montants observés au cours des neuf dernières années. Seules quatre transactions d’une valeur comprise entre 250 millions et 1 milliard d’euros ont été réalisées au premier trimestre, contre huit opérations au quatrième trimestre 2011 et six au premier trimestre 2011.L’étude souligne le faible niveau d’opérations réalisées dans le secteur bancaire au premier trimestre 2012. La valeur totale des opérations dans ce secteur s’établit à 1,9 milliard d’euros, en grande partie imputable à la fusion de CaixaBank avec Banca Civica en Espagne, évaluée à 977 millions d’euros. Ce chiffre est à comparer à une valeur moyenne trimestrielle de plus de 6 milliards d’euros observée dans le secteur bancaire au cours des deux dernières années. Le rapport relève également l’intérêt croissant de la part des fonds d’investissement pour les sociétés de services financiers. Malgré l’impact de la crise financière et une préférence pour des secteurs soumis à une réglementation moins contraignante, les fonds d’investissement considèrent qu’il existe des opportunités d’investissement dans le secteur des services financiers et qu’il est nécessaire de diversifier les secteurs d’activité sur lesquels ils investissent. L’accès au financement bancaire est moins limité qu’il y a un an, et de nombreux fonds d’investissement disposent de liquidités afin de procéder à des acquisitions, ce qui pourrait se traduire par un regain d’activité dans le secteur.