L’amélioration de la situation dans la zone euro et aux Etats-Unis encourage les investisseurs à prendre davantage de risques. Selon L’Agefi, ils se tournent à nouveau vers les obligations souveraines et corporate des pays périphériques. «Les obligations allemandes sont excessivement chères et ne présentent aucune protection en cas de remontée des taux», souligne Gaëlle Malléjac, directrice de la gestion taux chez Groupama AM. «Les Bunds devraient être les plus affectés ce trimestre, la quête de rendement, l’amélioration du sentiment économique, l’assouplissement réglementaire et les nouvelles liquidités fournies aux banques espagnoles étant susceptibles d’alimenter l’appétit pour le risque ces dernières semaines», explique Société Générale CIB. Dans ce contexte, certains estiment même que la remontée des taux core pourrait se traduire par des pertes sur le Bund et l’OAT française sur l’ensemble de 2013.
Koen Maes, global head of asset allocation strategy & funds, et Nadège Dufossé Blauwart, gérante d’actifs chez Dexia Asset Management, ont indiqué lors d’une présentation de l’allocation d’actifs pour 2013 à Paris le 18 janvier que leur maison surpondère actuellement les actions de 4-5 % et qu’elle affiche un penchant clair pour les actifs risqués.Les faveurs de Dexia AM vont aux actions européennes et émergentes alors que, compte tenu du beau parcours de 2012, la surpondération du haut rendement tend à s’estomper. A noter que si les économistes maison restent neutres sur le Japon, les fonds de Dexia AM sont déjà quelque peu surpondérés en valeurs nippones.Les stratégistes et les gérants de la maison sont également très favorables aux convertibles ainsi qu'à la dette émergente (qu’elle soit en monnaies «dures» et locales, souveraine ou d’entreprise) alors qu’ils sont nettement sous-exposés à la dette souveraine des pays développés, sauf peut-être à celle de périphériques européens comme l’Italie ou l’Espagne.. pour lesquels ils favorisent aussi les actions à vocation internationale dans les domaines du luxe et de l'énergie, par exemple.Concernant enfin les matières premières, les deux spécialistes refusent tout optimisme excessif.
Le CEBR (Centre for Economics and Business Research) estime que le total des bonus de la City sera plus que divisé par deux à 1,6 milliard de livres (1,9 milliard d’euros), rapporte L’Agefi. 22% des banquiers à Londres s’attendent à ne recevoir aucune rémunération variable au titre de l’année dernière, un niveau deux fois plus élevé qu’il y a un an selon un sondage réalisé par le spécialiste du recrutement dans les services financiers Astbury Marsden.
Le fonds de private equity discute avec des banques, dont Goldman Sachs, d’un projet d’introduction en Bourse du réseau immobilier Countrywide. Oaktree détient une participation de 50%. Cet examen fait suite à des opérations de restructuration, d’un développement à Londres et de la croissance de la division de courtage immobilier.
Le gouvernement chypriote poursuit les négociations avec l’Union européenne et le FMI sur le montant du plan de sauvetage de son secteur bancaire. Les discussions ont été compliquées par des inquiétudes relatives à la soutenabilité de la dette au vu du montant potentiel du plan de sauvetage (17 milliards d’euros). Le plan de sauvetage pourrait intervenir avant fin mars, date à laquelle le pays arriverait à court de trésorerie.
Malgré le report du versement de la dernière tranche d’aide, le Fonds monétaire international estime que le programme de remise en ordre des finances grecques est de retour sur la bonne voie. Mais la mission sur place a identifié un nouveau déficit de financement évalué entre 5,5 milliards et 9,5 milliards d’euros, a indiqué son responsable Poul Thomsen.
Le président sortant du Conseil italien a lancé hier sa campagne en vue des élections législatives italiennes prévues les 24 et 25 février, en défendant des «réformes radicales». Il est pour l’heure distancé dans les sondages par la coalition de gauche menée par Pier Luigi Bersani et par les formations de droite favorables à l’ancien président du Conseil Silvio Berlusconi.
Le centre-gauche a remporté hier à une courte majorité l'élection au parlement du Land de Basse-Saxe malgré les espoirs de la Chancelière d’une victoire de sa coalition à huit mois des législatives de septembre. L’alliance entre sociaux-démocrates (SPD) et Verts a recueilli 46,3% des voix, contre 45,9% à la coalition formée de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) et des libéraux du FDP.
La BFI du Crédit Agricole vise 150 à 200 millions d’euros d'économies supplémentaires d’ici à 2015, mais sans nouveau plan de départs après celui de 2012.
La société de private-equity a levé 1,5 milliard d’euros pour son tout premier fonds, nommé «Epef IV», depuis sa scission avec Barclays qui n’a pas pris part à ce fonds, selon le journal qui cite Guillaume Jacqueau, associé gérant de la société. «Le monde a changé, les investisseurs sont devenus plus sélectifs et nous avons connus de forts chocs» indique Guillaume Jacqueau.
MK Finance, une boutique de conseil en fusions et acquisitions spécialisée dans les transactions de moins de 50 millions d’euros de valeur d’entreprise, va rejoindre In Extenso, filiale du groupe Deloitte. Acteur majeur de l’expertise comptable en France, In Extenso prévoit de réaliser un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros sur l’exercice 2012/2013.
La France a perdu de son attractivité pour les fonds de capital-investissement, rapporte L’Agefi. Selon une étude du Center for Management Buy-out Research (CMBOR), 95 opérations ont été enregistrées totalisant 6,2 milliards d’euros, contre 15 milliards en 2011. A l'échelle européenne aussi, le marché s’est replié. Le nombre de transactions a baissé de 11% (de 610 à 544) et leur valeur a chuté de 21 %, à 49,5 milliards d’euros. Le Royaume-Uni revient à la première place européenne des rachats par effet de levier (LBO), précise le quotidien. Avec 189 transactions pour 19,4 milliards d’euros, il a concentré 39 % de l’activité, contre 23 % en 2011.
Yves Maillot, qui présentait pour la première fois à la presse le 17 janvier la stratégie d’investissement de Natixis AM en tant que directeur des actions européennes, a fait part de ses convictions pour l’année 2013. Il s’est montré relativement optimiste dans la mesure où, dans un environnement macroéconomique difficile, un retour graduel des investisseurs sur les actions est possible. Yves Maillot a notamment insisté sur des éléments favorables comme des liquidités abondantes, des valorisations attractives ou l’attractivité des actifs à risques et la très forte baisse de la volatilité. De fait, Yves Maillot a rappelé que les flux constatés durant la première semaine 2013 ont atteint un niveau jamais constaté depuis 2007. «Voilà qui pourrait cependant augurer d’une petite correction à court terme, a néanmoins prévenu le responsable. En termes de performances, Yves Maillot envisage un gain moyen des actions européennes de 8 % à 15 %, avec un rendement de 4 % et une expansion des multiples (P/E) de 1 à 1,5 points. «Deux thématiques pourront être privilégiées cette année», a-t-il également précisé : «celle du dividende – les dividendes dépassant très largement les taux du crédit dans tous les secteurs, à l’exception de celui des assurances – et celle des opérations de fusions-acquisitions et de rachats d’actions - alors que les entreprises disposent désormais de bilans sains.» Enfin, le directeur de la gestion actions européennes a indiqué que 2013 devrait être l’année du retour du «stock-picking» et en particulier de la logique value. La croissance défensive devrait aussi recherchée «même si elle se paie cher», a indiqué Yves Maillot. Autre choix judicieux : les petites et moyennes capitalisations «qui génèrent une prime à moyen-long terme», a-t-il rappelé.
Dromeus Capital, un hedge fund créé l’an dernier pour profiter des actifs grecs dépréciés, a gagné plus de 40 % sur ses trois premiers mois, rapporte le Financial Times. D’autres hedge funds ont profité des opportunités en Grèce, mais Dromeus est le seul à être entièrement dédié à cela.
Pour poursuivre sa politique de croissance externe, Naturex a choisi de réserver à deux investisseurs privés une émission d’obligations convertibles pour un montant de 18 millions d’euros qu’elle vient de réaliser. Le FSI a souscrit à hauteur de 12 millions qui lui donneront droit à 2 % du capital du leader mondial des ingrédients de spécialité une fois converties, rapporte Les Echos. De son côté, Salvepar (groupe Tikehau Capital) a pris 6 millions d’euros.
Les stratégistes de Société Générale Private Banking (environ 18 milliards d’euros d’encours «français» contre moins de 17 milliards fin 2011) ont livré le 17 janvier une vue plus optimiste pour 2013, avec «un coin de ciel bleu». Le problème consiste à convaincre une clientèle toujours défensive que «le cash ne paie pas» tandis qu’inflation et fiscalité rongent les avoirs. «Il faut faire toucher du doigt au client que le temps de la diversification est venu, qu’il faut accepter de prendre du temps -cinq ans plutôt que trois mois- et aussi qu’il faut s’accommoder d’une hausse de la volatilité», a souligné Olivier Paccalin, le CIO.Positifs sur les actions depuis l’été, les spécialistes-maison préconisent à présent une surpondération de cette classe d’actifs (55 % dans un portefeuille équilibré théorique 50/50), mais avec une grande sélectivité, sachant que les européennes devraient surperformer les américaines et que SG Private Banking est très positif sur les marchés émergents, même si la typologie de ses clients ne l’autorise guère à allouer davantage que 5 % à ces titres.Sur le front obligataire, la maison continue de favoriser le haut rendement (plus l’européen que l’américain), alors qu’elle est sélective (neutre à sous-pondérée) en catégorie investissement et clairement négative sur le souverain. Mais le temps vient aussi de miser sur le retour des fusions-acquisitions, où «il faut cibler les cibles», rappelle Ollivier Courcier, stratégiste taux.
Selon L’Agefi, les plates-formes électroniques vont devenir de plus en plus incontournables pour les intervenants des marchés, notamment de la dette. C’est du moins l’avis des panélistes réunis lors des quatrièmes Rencontres des professionnels des marchés de la dette et du change qui se tenaient le 17 janvier à Paris. Le développement de plates-formes électroniques est encouragé par la régulation. En Europe la révision de la directive MIF (MIF 2) va notamment encadrer les échanges obligataires. «Ces plates-formes (électroniques) sont un outil absolument incontournable», affirme Vincent Cornet, directeur de la gestion chez La Banque Postale Asset Management. A ses yeux, elles permettent d’avoir de la liquidité et une formation des prix moins opaque.
Au terme d’une année 2012 qui lui a permis d’accroître ses encours de près de 8 % à plus de 90 milliards d’euros et d’enregistrer une appréciable collecte nette auprès de la clientèle externe, Groupama Asset Management (GAM) affiche pour les trois mois à venir une confiance en matière économique et de marchés. Cet «optimisme prudent» se traduit actuellement par une allocation de 55 % aux actions (notamment européennes et émergentes) et 45 % pour l’obligataire dans le cadre d’un portefeuille équilibré théorique 50/50.Antoine de Salins, directeur des gestions, a souligné le 17 janvier que le positionnement sur les actifs risqués est plus marqué en 2013, et que GAM favorise en matière obligataire les périphériques européens ainsi que le haut rendement tout en sous-pondérant les souverains allemands, américains et japonais.Cela posé, le CIO indique aussi que la maison «reste un petit peu en arrière de la main sur l’optimisme ambiant». La modicité des achats de couverture par le biais de la volatilité le rend perplexe et GAM restera prudent tant que les tensions en Europe n’auront pas été intégrées dans les cours.Claire Chaves d’Oliveira, directrice de la gestion actions, a pour sa part estimé que 2013 devrait être une «année de cicatrisation pour les actions» et que GAM revient sur les financières et les titres les plus cycliques, mais se montre réticent sur les défensives.Comme la maison est positive sur les actions et l’obligataire, les convertibles peuvent s’avérer aussi un bon choix. Cela posé, pour toutes les classes d’actifs, l’heure est plus que jamais à la sélectivité et à la différenciation.
Morningstar a annoncé le 17 janvier le lancement du Morningstar US Real Asset Index, un indice constitué d’un portefeuille diversifié d’actifs liquides qui fournissent une protection contre l’inflation, avec entre autres des titres du Trésor undexées sur l’inflation (TIPS), des Reits, des matières premières et des futures sur matières premières.L’indice comprend environ 40% de TIPS, 30% de futures sur matières premières, 15% de Reits et 15% de titres liés à des matières premières, qu’il s’agisse de groupes miniers par exemple ou de sociétés engagées dans le transport des matières premières. L’indice sera révisé sur une base semestrielle.
Une délégation du Fonds monétaire international visitera l’Espagne le 28 janvier pour mettre la dernière main à un deuxième rapport sur la réforme du secteur bancaire dans le pays, a annoncé hier une porte-parole du FMI. La mission publiera ses conclusions préliminaires à la fin de la visite, prévue le 1er février.
La société de private-equity s’est alliée avec un fonds de pension canadien pour conduire des activités de financement des sociétés moyennes. Dans le cadre de l’accord, le fonds de pension canadien apportera 2 milliards de dollars pour les transactions effectuées par MerchCap Solutions, une plateforme créée l’été dernier conjointement par KKR et Stone Point Capital et dont le capital est de 300 millions de dollars.
La banque centrale nipponne va examiner la semaine prochaine la possibilité de taux à court terme nuls et d’achats illimités d’actifs jusqu'à ce que l’inflation remonte vers les 2%, ont confié à Reuters des sources au fait de la situation. De telles mesures constitueraient une surprise pour les marchés qui s’attendaient jusqu’ici à ce que la BoJ se contente de relever encore son programme de rachats d’actifs et accepte de porter son objectif d’inflation à 2%.
Les mises en chantier de logements ontprogressé de 12,1% en décembre aux Etats-Unis au rythme annuel de 954.000, au-dessus du consensus qui était de 890.000. Les permis de construire ont eux aussi augmenté, quoique à une cadence nettement plus lente qu’au mois de novembre.
Le syndicatdemande au gouvernement et au Parlement de transcrire l’accord « en en respectant les équilibres et en associant les parties signataires ». La décision de signer l’accord a été prise à l’unanimité de son bureau national, faisant de la CFDT l’un des trois syndicats favorables à ce texte avec la CFE-CGC et la CFTC, qui a signé l’accord mardi en soulignant son « caractère historique ».
L’activité industrielle dans la région de Philadelphie a baissé contre toute attente en janvier, après sa hausse du mois précédent, avec une baisse des commandes nouvelles et un net ralentissement de la croissance des livraisons, selon les données publiées par la Réserve fédérale de Philadelphie. L’indice ressort à -5,8 contre 4,6 en décembre.
La Grande-Bretagne risque de sortir peu à peu de l’Union Européenne dont le projet est voué à l'échec si les Vingt-Sept ne s’attaquent pas aux problèmes sérieux auxquels ils sont confrontés, estime le Premier ministre britannique dans un discours qu’il devait prononcer aujourd’hui mais qui est reporté en raison de la crise des otages en Algérie. Trois défis majeurs se présentent pour l’Union: la crise de la dette dans la zone euro, l’effondrement de la compétitivité et le déclin du soutien public.
A l’occasion des «Rencontres des professionnels des marchés de la dette et du change» qui se sont tenues hier à Paris, le président de l’Autorité des marchés financiers a estimé qu’il fallait «restaurer une titrisation professionnelle et crédible», malgré les torts causés au marché par les professionnels américains à l’époque des subprimes. « Le seul vrai obstacle, c’est que les coûts d’audit et de montage ne découragent pas les investisseurs ou les emprunteurs», a souligné Gérard Rameix. Un appel partagé par Jacques Fournier, directeur général des statistiques à la Banque de France, qui a évoqué la mise en œuvre du portail «loanbyloan.eu» au niveau de l’Eurosystème, destiné à attribuer un label aux opérations, sésame nécessaire pour accéder au refinancement monétaire. «Il y a nécessité de réhabiliter la titrisation», a déclaré le représentant de la banque centrale.