En 2012, la Chine s’impose comme la première place de marché mondiale pour la troisième année consécutive, avec 41,3 % des recettes mondiales, selon l'étude 2012 sur le marché mondial de l’art publiée par Artprice en collaboration pour la première fois cette année avec Artron, le spécialiste de l’information sur le marché de l’art en Chine et en Asie. . Les ventes d’oeuvres d’art en Chine ont généré quelque 5,07 milliards de dollars, un résultat «colossal» au regard des autres places fortes du marché de l’art.En effet, ce montant représente dix ans de ventes aux enchères en France, 1,72 milliard de dollars de plus qu’aux États-Unis (27 % du produit de ventes mondial, 2ème place de marché) ou encore 2,9 milliards de dollars de plus qu’au Royaume-Uni (18 % du produit de ventes, 3ème place de marché).En 2012, il s’est vendu pour 12,27 milliards de dollars d’oeuvres d’art dans le monde, dont 5,07 milliards de dollars en Chine et 7,2 milliards de dollars dans le reste du monde. Comparativement aux chiffres 2011 édités par Artprice dans son rapport annuel, les chiffres de 2012 coédités par Artprice et Artron démontrent une progression de 6,1%.Au coeur de ce marché de l’art désormais bipolaire, les forces conjointes de New York (qui représente près de 95 % du marché américain), de l’Europe et de quelques places non négligeables dans le reste du monde (dont l’Australie, la Suède, l’Autriche ou le Canada) réunissent 2,131 milliards de dollars de recettes de plus que la Chine. La longévité du marché occidental, porté par une culture séculaire de la collection d’oeuvres d’art, lui permet de maintenir sa position de leader économique et d’afficher des performances supérieures de 17,37 % à celles de la Chine.Cette année, relève le rapport, l’Est et l’Ouest se trouvent à contre-courant : tandis que le marché occidental prospère ( + 5,5 % de recettes par rapport à 2011 et nouveaux records mondiaux d’enchères), la Chine enregistre son pire taux d’invendus depuis cinq ans (53,9 % d’oeuvres ravalées en Chine contre 37 % en Occident).Le rapport souligne que les deux multinationales de l’art, Christie’s et Sotheby’s, permettent à Paris de se maintenir comme deuxième place forte européenne et quatrième mondiale. Avec 505 millions de dollars de recettes (-3,4% par rapport à 2011), l’Hexagone ne fait pas le poids face aux Etats-Unis ou le Royaume-Uni mais elle devance l’Allemagne, troisième en Europe et cinquième capitale mondiale des enchères avec 188 millions de dollars de recettes annuelles.