Un sondage réalisé par Cerulli Associates auprès de gestionnaires d’actifs américains montre que 42 % de ces derniers estime que la clientèle institutionnelle est la plus importante pour eux tandis que pour 24 % elle est plus importante que les autres.Malgré ce que les gestionnaires reconnaissent être un basculement séculaire en faveur des stratégies de beta, ces professionnels se rendent compte que les investisseurs institutionnels ont aussi besoin d’alpha. Et ces stratégies davantage margées peuvent aider les gestionnaires à contrer la pression sur les commissions éananant des stratégies passives.Cindy Zarker, directeur chez Cerulli Associates, souligne que les gestionnaires d’actifs pensent que la demande en provenance des investisseurs institutionnels comme du retail pour des produits alternatifs liquides continueront d’alimenter la hausse de l’encours des mutual funds. Ils estiment que, dans dix ans, la part des mutual funds alternatifs à l’encours total des mutual funds atteindra 13,6 % contre 2,2 % à la fin de 2012.Cerulli constate par ailleurs que la concurrence incite les gestionnaires à adopter une approche plus souple pour satisfaire les besoins de chaque client institutionnel, afin d’obtenir de nouveaux mandats. Et aussi que lorsqu’ils mettent au point de nouveaux produits pour s’adapter à l'évolution de la demande des investisseurs institutionnels, les développeurs de produits ont recours à une gamme plus vaste de structures.
Suite à la récente nomination de son nouveau CEO Choi Kwang, la fonds de pension sud-coréen NPS va lancer une série d’appels d’offres pour renouveler un certain nombre de contrats avec des conservateurs, pour différentes classes d’actifs, indique Asian Investor.
Citant le cas de Foundation Capital Partners, un capital-investisseur qui a réuni 2 milliards de dollars, dont un milliard provenant d’un fonds souverain, The Wall Street Journal rapporte que de gros investisseurs s’intéressent à nouveau aux hedge funds, non pas en tant que clients, mais en tant qu’acquéreurs.C’est aussi le cas d’Affiliated Managers Group, d’AMG, de Blackstone Group, de Neuberger Berman Group et de KKR, par exemple.L’objectif n’est pas seulement de profiter de la bonne performance de gérants confirmés, mais de percevoir une partie des commissions élevées que facturent ces hedge funds.
Le taux des prêts à très long terme de la Caisse des dépôts et consignations en faveur des collectivités locales sera abaissé, pour une durée d’un an, de 3,05% à 2,25%, a annoncé hier Pierre Moscovici. Cette mesure sera effective au 1er août, a précisé le ministre de l’Economie et des Finances.
L’Europe a besoin des compétences conjuguées du FMI, de la BCE et de la Commission européenne afin de gérer la crise de la dette dans la zone euro, selon le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn, réfutant l’idée d’une dissolution de la Troïka.
Bernard Cazeneuve, ministre délégué chargé du Budget, a présenté hier les modalités de la réforme de l’imposition des plus-values immobilières annoncé le mois dernier par François Hollande. Une réforme, applicable dès le 1er septembre prochain, destinée particulièrement à «fluidifier le marché de l’immobilier». Le texte prévoit notamment l’abaissement de 30 à 22 ans du délai de détention pour bénéficier d’une exonération totale de la plus-value au titre de l’impôt sur le revenu.
Le président de la Réserve fédérale a indiqué hier devant la Commission bancaire du Sénat américain qu’il sera nécessaire de préserver une politique monétaire accommodante «dans un avenir prévisible» compte tenu d’un chômage qui reste élevé et d’une inflation qui est inférieure à l’objectif de la Fed.
Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble, en visite hier à Athènes, a écarté toute nouvelle restructuration de la dette grecque et salué les efforts entrepris par l’Etat grec pour assainir ses finances même s'«il reste encore beaucoup de choses à faire». «Une nouvelle décote supérieure à 53% pour le secteur privé n’est pas envisageable», a-t-il avancé.
L’indice des conditions d’activité dans la région de la Réserve fédérale de Philadelphie a largement dépassé les attentes en juillet et se retrouve à son niveau le plus élevé depuis mars 2011. Cet indice est ressorti à 19,8 contre 12,5 en juin et un consensus le donnant en recul à 7,8. L’emploi et les livraisons ont accéléré, alors qu’au contraire les commandes nouvelles se sont tassées.
L’Irlande doit se lancer dans de nouvelles réformes économiques et s’en tenir aux critères de son programme de renflouement international afin de capitaliser sur des progrès «fragiles» et de pouvoir revenir sur les marchés financiers, selon la Troïka. La onzième mission locale de cette dernière «exhorte les autorités à élaborer de nouvelles réformes structurelles».
La dernière enquête de Bolsas y Mercados Españoles sur la détention des actions espagnoles fait ressortir que la part des ménages a augmenté en 2012 de 4 points de pourcentage à 25,1 %, mais surtout que les fonds étrangers détiennent beaucoup plus de titres que les fonds espagnols.Au total, les investisseurs non résidents détenaient au 31 décembre 2012 quelque 39,2 % des actions des sociétés espagnoles cotées. Les 9.000 fonds d’investissement et de pension espagnols et étrangers contrôlaient pour 71,9 milliards d’euros d’actions espagnoles dont 20,7 milliards pour les fonds américains et 12,15 milliards pour les fonds français. En d’autres termes, les fonds américains possédaient en fin d’année dernière quatre fois plus d’actions espagnoles que leurs homologues espagnols. Dans le cas des français, cela représente plus du double des 5,05 milliards des fonds espagnols.Les principaux gestionnaires étrangers détenteurs d’actions espagnoles* sont Norges Bank investment Management (6,73 milliards d’euros), BlackRock UK (4,46 milliards), Lyxor (3,43 milliards), BlackRock US (2,86 milliards), Vanguard (2,75 milliards) et Natixis AM (2,13 milliards). Amundi se classe dixième, avec 1,51 milliard.* http://www.bolsasymercados.es/asp/doc.asp?id=esp&doc=/aspx/BME/Prensa/NotaPrensa.aspx?id=esp&fecha=20130716&tipo=notas&fich=nota_20130716_1
Selon les estimations de Swiss Fund Data et de Lipper, les actifs gérés au 30 juin par les fonds en Suisse avaient chuté à 732.665 millions de francs suisses, ce qui représente une contraction de 30.356 millions ou de 3,98 % par rapport au niveau de fin mai (763.021 millions). Cette diminution n’est imputable que pour 3.965,4 millions de francs ou 13,06 % aux remboursements nets supportés en juin.De fait, rapporte Markus Fuchs, directeur de la Swiss Fund & Asset Management Association (Sfama), les sorties nettes ont porté sur 2.143,8 millions de francs pour les fonds obligataires, de 1.473,9 millions pour les fonds d’actions et 1.112,9 millions pour les fonds de matières premières.En revanche, les fonds monétaires ont collecté en net 795,9 millions de francs et les fonds diversifiés ont capté 181,8 millions.Les dix premières maisons par les encours ont toutes subi une diminution du volume de leurs actifs sous gestion en juin. Les trois premiers acteurs sont les suivants : UBS, avec 165.040 millions de francs fin juin contre 171.927 millions un mois plus tôt, Credit Suisse, avec 114.811 millions contre 118.640 millions et Pictet, avec 50.51- millions contre 52.472 millions.
Selon Les Echos, les fonds souverains restent prudents. En 2012, ils ont réalisé 270 opérations d’acquisition d’actions cotées, soit un montant de 58,4 milliards de dollars, selon les données du Sovereign Investment Lab de la Università commerciale Luigi Bocconi. Si le nombre de transactions a augmenté de 14 % sur un an, elles ont diminué de 30 % en valeur.Les Echos soulignent qu’un peu plus de 1 dollar sur 2 a été dépensé dans les pays développés, soit 33 milliards de dollars. «La réorientation progressive des fonds des pays développés vers les pays émergents, amorcée depuis trois ans, s’est poursuivie : le poids des émergents a grimpé de 8,5 % à 13 % du total de leurs investissements entre 2011 et 2012. Le poids des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) a légèrement reculé de 29,2 % à 26 %», souligne le quotidien.
Le Handelsblatt rapporte que l’introduction en Bourse de la société allemande d’immobilier résidentiel Gagfah a été un succès pour l’actionnaire majoritaire, Fortress, qui a réussi à réduire sa participation à 48,2 % contre 60,8 % mais pas pour la Deutsche Bank et Goldman Sachs, membres du consortium de placement, qui sont restées avec respectivement 6,4 % et 6,3 % du capital de Gagfah sur les bras.Ce genre de mésaventure n’est pas rare, lorsque les banques du consortium ont mal évalué la demande ou fixé un prix trop élevé. Mais rester avec plus d’un tiers de titres invendus est vraiment un échec. La Deutsche Bank s’est attirée des critiques parce qu’elle a lancé le placement d’actions Gagfah le jour même où elle menait la seconde tentative pour introduire Deutsche Annington, un concurrent de Gagfah.
Le Figaro indiquait hier soir que l’«affaire est enfin tranchée», le gouvernement ayant, «après plusieurs jours d’hésitations», décidé de suivre la recommandation du gouverneur de la Banque de France d’abaisser de 0,5 point à 1,25% le taux du Livret A. L’annonce est attendue ce matin par les ministres du Logement et de l’Economie, Cécile Duflot et Pierre Moscovici.
L’aide financière versée par l’Union européenne à la Grèce est financée pour les douze prochains mois, mais un petit déficit demeure pour la fin 2014, selon la Commission européenne.
La Chine doit, selon le Fonds monétaire international, lancer un nouveau cycle de réformes décisives si elle veut être certaine de maintenir son taux de croissance à un niveau élevé, ses marges de sécurité devenant de plus en plus minces alors que s’intensifient ses difficultés internes. Le FMI, qui table sur une hausse du PIB de 7,75% cette année, souligne que la Chine doit une partie de sa croissance à la conjugaison d’investissements, de crédits et de soutien public, mais que ce schéma n’est pas viable.
L’agence a maintenu la note optimale allouée à la dette souveraine suédoise, avec une perspective stable. Fitch souligne que le pays dispose d’une économie développée, diversifiée et solide, marquée par une reprise soutenue, une inflation basse et des finances publiques saines.
Le Fonds monétaire international a renouvelé son appel en direction du gouvernement britannique afin qu’il soutienne davantage la croissance. «L'économie reste loin d’une reprise forte et durable», selon le FMI, qui indique que «malgré la flexibilité, la consolidation a porté atteinte à la croissance». Cette dernière est attendue par l’institution de Washington à 0,9% en 2013. Le nombre de demandeurs d’emploi a baissé plus vite que prévu en juin, enregistrant son huitième mois consécutif de déclin.
La banque britannique écope de près de 490 millions de dollars d’amendes et pénalités. La commission fédérale de régulation de l'énergie lui reproche d’avoir manipulé les cours de l'énergie dans l’Ouest américain, pour protéger les paris de ses traders.
Les chambres de compensation EMCF et EuroCCP ont entamé une nouvelle étape dans leur rapprochement en signant officiellement leur accord destiné à créer un champion européen de la compensation d’actions d’ici à la fin de l’année. Avec LCH.Clearnet passé dans son giron, le London Stock Exchange compte quant à lui concurrencer Clearstream et Euroclear.
La dernière livraison du Fund manager survey (FMS) de Bank of America Merrill Lynch réalisé du 5 au 11 juillet auprès de 238 gestionnaires institutionnels avec un total de 643 milliards de dollars fait ressortir un optimisme record en faveur du dollar tandis que l’augmentation des balances en numéraire envoie un signal contrarian d’achat sur les actions. En fait, 83 % en net des personnes interrogées s’attendent à une hausse du dollar sur les douze prochains mois. Les investisseurs en actions sont longs sur les paris dollar fort (actions américaines et japonaises) et courts sur les paris dollar faible (matières premières et actions émergentes).La poche de cash s’est accrue en moyenne à 4,6 % contre 4,3 % tandis que l’exposition nette des hedge funds a diminué alors que les allocateurs d’actifs ont augmenté leur poche actions et réduit leur exposition aux obligations à un plus bas de deux ans. De plus, les gestionnaires conservent une nette sous-pondération des matières premières.Aux actions, le secteur préféré est celui des technologiques, alors que celui des utilities est le moins «populaire». Les investisseurs ont réduit leur exposition aux banques et aux biens de consommation courante, qui supportent la plus forte sous-pondération de ces deux dernières années.
La nouvelle édition de l'étude sur l’actionnariat salarié des grands groupes cotés français réalisée par la plate-forme indépendante Debory Eres confirme bien l’avance française en Europe. En chiffres, le taux de démocratisation (ou pourcentage des salariés actionnaires par rapport au nombre de salariés) atteint 49,1 % en France tandis que la moyenne en Europe se fixe à 28,2 %. En outre, selon l'étude, le nombre d’actionnaires salariés en Europe a cessé d’augmenter l’an dernier. Et il est resté stable en France. «Ainsi, en 2011 et 2012, le nombre de salariés actionnaires est resté dans l’Hexagone fixé à 3,8 millions de personnes», indique Debory Eres. D’un côté, le pourcentage d’entreprises ayant proposé de nouveaux plans lors des deux dernières années a baissé en passant de 43,8 % à 40 %. D’un autre, le taux de démocratisation a diminué d’une année à l’autre, en passant de 51,5 % à 49,1 %. Enfin, la capitalisation détenue par les salariés s’est élevée à 52 milliards d’euros l’an dernier, en baisse de plus de 22 % par rapport à l’année précédente. Debory Eres signale également de grandes différences entre les entreprises du CAC40 et celles du NEXT80. L'étude portant sur l’actionnariat salarié des entreprises du SBF120 de 2005 à 2012, la plate-forme a défini quatre types d’entreprises en fonction du nombre d’opérations réalisées et du pourcentage de capital détenu par les salariés. D’où il ressort notamment que «13% des entreprises du SBF120 (25% du CAC40) ont une très forte culture d’actionnariat salarié avec plus de 7% du capital détenu par les salariés ou plus de 6 opérations ont été réalisées depuis 2005. A l’opposé, 35% (10% du CAC40) n’ont aucune culture d’actionnariat».Par ailleurs, l’année 2012 a confirmé que 25% environ des entreprises du SBF120 réalisent des opérations d’actionnariat salarié avec une plus forte proportion dans les entreprises du CAC40. «Depuis 2005, 47% en moyenne des entreprises du CAC40 ont ouvert le capital à tous leurs salariés contre seulement 15% de leurs homologues du NEXT80, indique Debory Eres. Enfin, 23% des entreprises du SBF120 (40% des entreprises du CAC40 et 11% des entreprises du NEXT80) ont ouvert le capital à l’ensemble de leurs salariés .(*) Basée sur des données publiques et des informations issues de l’EFES (Fédération Européenne de l’Actionnariat Salarié), l'étude analyse l’actionnariat salarié des entreprises du SBF120 de 2005 à 2012.
«Ce qui a changé ces deux dernières années, c’est que l’allocation a un peu évolué. Dans notre gestion taux, nous avons réalloué une poche au crédit de catégorie investissement, qui représente désormais 20 % de l’encours», a indiqué à Newsmanagers Jean-Luc Vitré, directeur des placements financiers du Régime social des Indépendants (RSI).L’encours au 21 juin ressortait à 13,5 milliards d’euros ; il était de 12,8 milliards fin 2012 et de 11 milliards environ en avril 2011, 70 % de ce montant sont délégués et 30 % gérés en direct, ce qui concerne les obligations souveraines et, pour 11 %, l’immobilier. La majorité des encours délégués se trouve dans des fonds dédiés ; pour les obligations convertibles, «nous avons opté pour des fonds ouverts», indique le manager.Interrogé sur l'évolution de la stratégie d’investissement du RSI, Jean-Luc Vitré explique : «Nous avons cherché à rendre le portefeuille plus convexe, notamment en arbitrant du risque actions avec les obligations convertibles, qui pèsent environ 450 millions d’euros. Par ailleurs, nous avons investi en actions européennes, japonaises (3 %) et américaines (5 %). Nous ne sommes pas autorisés à investir en actions émergentes mais dans les pays de l’OCDE qui ne sont pas «off limits», il y a des pays qui ont un profil «émergent» comme la Corée du Sud, le Chili et le Mexique».Pour l’instant, le RSI n’a pas investi en hedge funds et l'équipe de gestion trouve que le private equity est trop cher, tout en liant les capitaux sur une longue période, alors que le RSI est comptable de l’argent public que représentent les cotisations de ses affiliés."Nous ne sommes pas pour le moment positionnés non plus sur les OPCI, lesquels par ailleurs ne figurent pas dans le décret d’octobre 2002 qui nous régit. Concernant le haut rendement, nous «regardons» très sérieusement, mais je vous rappelle que nous ne faisons que des produits que nous comprenons», conclut Jean-Luc Vitré.
Le Canada Pension Plan Investment Board (Office d’investissement du régime de pensions du Canada, 183 milliards de dollars canadiens) va investir 179 millions de livres dans une participation de 50 % d’un portefeuille de huit immeubles de bureaux dans le centre de Londres qui appartiennent au BT Pension Scheme (38,7 milliards de livres) et qui sont gérés par Hermes Real Estate Investment Management, rapporte Funds Europe.
Selon un sondage effectué récemment par Cerulli Associates, les promoteurs d’ETF rapportent que la liquidité est le sujet que les conseillers comprennent le moins, avec la manière dont les ETF sont négociés, alors que les risques des ETF et l’utilisation des ETF dans la construction d’un portefeuille sont les points les mieux maîtrisés.Alec Papazian, associate director chez Cerulli, constate que si le type d’assistance que les conseillers attendent des promoteurs d’ETF varie beaucoup de l’un à l’autre, il est clair que, pour les promoteurs, la liquidité est le principal défi de croissance cette année, 63 % d’entre eux citant ce point en premier.Cerulli encourage les promoteurs d’ETF à se focaliser sur les nouveaux entrants sur le marché du conseil afin de promouvoir l’utilisation de ce type de fonds. Le résultat du sondage est disponible en pièce jointe.