Les ETP ont renoué avec la collecte nette en juillet, avec un peu plus de 44 milliards de dollars dans le monde, selon BlackRock et ETFGI, qui ont tous les deux publié leurs statistiques sur le secteur mardi. En juin, ces produits avaient accusé des rachats nets de 5,2 milliards de dollars.Juillet devient ainsi le mois le plus important en termes de collecte depuis septembre 2012, observe BlackRock.Les ETP actions ont été la catégorie qui a drainé le plus d’argent, avec 39,3 milliards de dollars recensés par BlackRock et 41,62 milliards de dollars par ETFGI. Les ETP or ont en revanche continué à décollecter, avec -2,6 milliards de dollars en juillet, souligne BlackRock. Depuis le début de l’année, les rachats se montent à 30,9 milliards de dollars sur ces produits or, alors que les ETP ont au global enregistré des souscriptions nettes de 143,3 milliards de dollars. En juillet, SPDR ETFs se classe premier en termes de souscriptions nettes avec 17,8 milliards de dollars, selon ETFGI. Mais depuis le début de l’année, c’est Vanguard qui se distingue avec 36,17 milliards de dollars. I Shares (groupe BlackRock) est deuxième, à la fois en juillet et depuis le début de l’année, avec respectivement 10,9 milliards de dollars et 32,47 milliards de dollars.A fin juillet, l’encours des ETP ressortaient à environ 2.160 milliards de dollars.
A l’approche du mois d’août, les investisseurs ont mis la pédale douce dans l’attente de plusieurs statistiques américaines (croissance, chômage) et des précisions de la Réserve fédérale sur la fin programmée de sa politique d’assouplissement quantitatif.Durant la semaine au 31 juillet, les fonds actions ont enregistré une collecte nette de 6,6 milliards de dollars, soit le montant le plus bas observé depuis quatre semaines, selon les chiffres communiqués par EPFR Global. Les fonds d’actions japonaises ont enregistré leur première décollecte hebdomadaire depuis début janvier, pour un montant de 383 millions de dollars. Malgré de bonnes perspectives pour les entreprises nippones, les investisseurs commencent à s’interroger sur les réformes qui pourraient être effectivement mises en œuvre dans les prochains mois.Parallèlement, les fonds obligataires ont affiché une décollecte de 1,55 milliard de dollars, les fonds monétaires étant confrontés à des rachats pour un montant net de 10,29 milliards de dollars. Les fonds d’obligations espagnoles ont drainé près de 300 millions de dollars, un montant qui n’a toutefois pas suffi à compenser les rachats observés notamment sur les fonds d’obligations allemandes, suisses et britanniques.
Les gestionnaires de fonds institutionnels ont beaucoup de mal à remplir les besoins de leur clientèle à la recherche de rendements stables et plus élevés. Selon une étude que vient de publier le cabinet de conseil Cerulli (European Institutional Investor 2013), les objectifs de rendement moyen minimum fixés par les gestionnaires pour leurs clients institutionnels, typiquement entre 3% et 5%, sont très largement insuffisants pour permettre à une bonne partie de leurs clients de respecter leurs engagements, et même tout simplement de survivre.L'étude de Cerulli estime notamment que les assureurs allemands devront être renfloués et que les fonds de pension néerlandais vont continuer de réduire leurs prestations. «Les gestionnaires de fonds institutionnels sont très sévèrement mis à l'épreuve sur de multiples fronts, et au cours des prochaines années, la pression des clients, des concurrents et des régulateurs permettra de faire le tri entre ceux qui auront l’agilité et le caractère pour survivre, et ceux qui ne l’auront pas», souligne David Walker, l’auteur de l'étude et analyste senior chez Cerulli.L'étude relève des désaccords profonds sur le secteur de la gestion fiduciaire en Europe, qui pèse quelque 1.000 milliards d’euros. Selon le sondage réalisé par Cerulli, plus d’un tiers (38%) des participants estiment que la gestion fiduciaire est négative ou très négative pour les institutionnels qui prennent les décisions d’investissement, un peu plus du quart (27%) affirmant en revanche qu’elle est positive.L'étude se penche également sur l’utilisation croissante des comptes ségrégés depuis la crise financière, les allocataires tant alternatifs que traditionnels souhaitant que leurs fonds soient gérés séparément, et exigeant davantage de transparence pour mieux répondre aux exigences futures de Solvabilité II. Les gestionnaires refusant les mandats ségrégés seraient moins d’une dizaine, relève l'étude…
L’opérateur boursier Bats Global Markets a fait part hier d’une interruption de service sur sa plate-forme BZX rendant impossible la prise en compte de nouveaux ordres. La part de marché de BZX sur les actions américaines est estimée à 7,6%. Le dernier gros souci technique remonte à mars 2012 lors de la tentative d’introduction en Bourse de Bats.
Le groupe de private equity envisage de mettre sur le marché la chaîne hôtelière bon marché La Quinta Inns & Suites qu’il valorise autour de 4,5 milliards de dollars, a rapporté Reuters de source proche du dossier. Blackstone a engagé JPMorgan et Morgan Stanley pour se pencher sur le dossier. Un projet d’introduction en Bourse pourrait également être étudié.
La «bad bank» espagnole a conclu la vente à la société d’investissement HIG Capital d’une participation de 51% dans un portefeuille d’actifs immobiliers comprenant quelque 1.000 maisons en Espagne. L’opération valorise le portefeuille, baptisé «Projet Bull», à 100 millions d’euros. La Sareb conserve le solde du capital.
La boutique espagnole Abante Assesores vient de lancer une stratégie multi-classes d’actifs qui sera pilotée par Alberto Espelosin, rapporte Citywire.La nouvelle stratégie Abante Global Fund Pangea sera logée dans la gamme de sicav luxembourgeoises de la société.Le fonds peut être investi à 100% dans des titres de sociétés enregistrées dans les pays de l’OCDE. Le fonds peut aussi investir jusqu'à concurrence de 20% de ses actifs nets dans des titres de sociétés hors-OCDE.
Le géant japonais Sony a apporté une fin de non-recevoir ce mardi à la demande de Third Point de mettre en Bourse une partie de ses activités médias. «Le conseil d’administration de Sony a conclu à l’unanimité que continuer avec 100% de nos activités dans le divertissement est le meilleur chemin et constitue un pilier de la stratégie de Sony», a écrit le PDG du groupe, Kazuo Hirai, dans une lettre au patron de Third Point, Daniel Loeb, rendue publique.Daniel Loeb, considéré comme un investisseur «activiste», dont le fonds détiendrait 6,9% des actions de Sony, faisait campagne pour pousser Sony à placer en Bourse, dans une entité capitalistique séparée, 15 à 20% de Sony Entertainment. Cette division regroupe les contenus audiovisuels et médias: banque de films de cinéma, séries télévisées, musique enregistrée, participations dans des chaînes.D’après Daniel Loeb, cette introduction sur le marché devait permettre de nommer une direction plus inventive et capable de générer de meilleurs rendements. Mais selon Kazuo Hirai, ces activités «font partie intégrante de la stratégie» du groupe dont elles constituent «un important vecteur de croissance».
Les marchés boursiers de la zone euro ont fortement augmenté au cours du mois de juillet selon les Indices Russell au 29 juillet, avec une performance mensuelle de 5,46 % pour l’indice Russell Eurozone, qui faisait suite à une performance de 3,75 % pour le premier semestre 2013. Ces résultats sont à comparer à la performance de 2,78 % pour l’indice Russell Global ex-U.S. de juillet, après une performance de 2,09 % pour le premier semestre 2013.Au sein des pays constituant l’indice Russell Eurozone, l’Irlande (20,5 %), la France (12,8 %) et l’Allemagne (9,7 %) sont arrivées en tête des performances depuis le début de l’année au 29 juillet, tandis que l’Autriche (-0,02 %), le Luxembourg (-3,32 %) et la Grèce (-12,36 %) ont réalisé les plus faibles performances au cours de cette même période. Parmi les pays constituants, l’Espagne (+9,47 %) affiche la meilleure performance depuis le début du mois au 29 juillet, tandis que la Grèce (-1,83 %) occupe la dernière place du classement de l’indice pour cette même période.
L’indice HFRX Global a progressé au mois de juillet de 1,01%, ce qui a porté sa performance depuis le début de l’année à 4,20%. L’indice HFRX Market Directional a de son côté marqué une hausse de 1,87% en juillet.L’indice HFRX Equity Hedge affiche un gain de 2,57% en juillet, avec des contributions positives des stratégies Fundamental Value (+2,91%), Growth (+2,32%) et Market Neutral (+0,60%). L’indice HFRX Special Situations a enregistré une progression de 2,08% en juillet, si bien que sur les huit premiers mois de l’année, il affiche un gain de 11,78%. L’indice HFRX Macro a reculé pour sa part de 0,54% au mois de juillet.
Les grands hedge funds en ont assez de danser au rythme des injections des banques centrales. Les vétérans des « hedge funds » - Bridgewater, Moore, Caxton, Tudor, Citadel, Soros, Appaloosa - jugent leur talent bridé par cet activisme monétaire, rapporte Les Echos. Quelques grands fonds collectent comme jamais mais les gérants les plus disciplinés ont refusé cet excès d’argent. Moore Capital de Louis Bacon et Brevan Howard d’Alan Howard ont rendu une partie de leur argent aux investisseurs ces dernières années, afin d’adapter la taille de leurs fonds à la nouvelle configuration des marchés. Caxton fait aussi partie de ces « hedge funds » disciplinés et son fondateur, Bruce Kovner, avait décidé de fermer son fonds aux souscriptions, estimant l’environnement, « sans tendances » et peu porteur, car biaisé par les politiques de soutien des banques centrales : il n’avait gagné que 2 % en 2012 et 1 % l’année précédente, contre une moyenne historique annuelle de près de 15 %. En hausse de 17 % depuis le début de l’année, le « hedge fund » a décidé d’ouvrir de nouveau ses portes aux clients, d’après le « Financial Times » du fait d’un horizon conjoncturel plus dégagé.
Samir Mane, président et CEO du groupe Balfin, est le premier milliardaire identifié en Albanie, selon le site spécialisé dans les grandes fortunes Wealth-X. La fortune de Samir Mane, qui a introduit en Albanie le premier centre commercial, est estimée à environ 1,2 milliard de dollars.
Le courtier d’assurances Hub International est en passe d’être racheté par le fonds d’investissement Hellman & Friedman dans le cadre d’une transaction le valorisant à 4,4 milliards de dollars. Les dirigeants de Hub conserveront une part significative au capital. Le courtier avait été racheté et retiré de la cote en 2007 par Apax Partners et Morgan Stanley pour un montant de 1,8 milliard de dollars, reprise de la dette de 145 millions de dollars incluse.
Lorsqu’ils doivent choisir un fonds d’un gérant tiers, la philosophie d’investissement est le premier critère des sélectionneurs de fonds en Europe. C’est ce qui ressort d’un sondage mené par Cerulli auprès de 150 responsables de la sélection de fonds en France, Allemagne, Italie, Espagne, Suisse et au Royaume-Uni. Ces derniers ont attribué une note allant de 1 (peu important) à 10 (très important) aux différents critères. En moyenne, la philosophie d’investissement se voit attribuer une note de 9 par les personnes sondées. Les deux autres critères le mieux notés sont la transparence, avec une note de 8,7, et la due dilligence/contrôle du risque avec 8,4. Sont également cités la disponibilité du gérant (8,2), la performance du fonds (7,9) ou l’envoi de données pertinentes sur le produit (7,2). Les sélectionneurs de fonds attribuent en moyenne moins d’importance à la taille du fonds (6,6), aux frais facturés par les sociétés de gestion (6,4) et à la marque du fonds et son marketing (5,4).Si bien comprendre la philosophie d’investissement d’un fonds apparaît comme primordial pour les responsables de la sélection de produit, l'étude de Cerulli fait ressortir que de nombreux asset managers, particulièrement en Europe continentale, négligent la communication autour de la philosophie d’investissement de leurs produits. Parmi les raisons qui poussent les sélectionneurs de fonds à retirer un produit de leur listes, on retrouve notamment le manque de transparence. Les Suisses y sont particulièrement sensibles, 73 % indiquant qu’une mauvaise transparence peut les pousser à renoncer à investir dans un produit. Si le contrôle du risque est un critère de plus en plus décisif, Cerulli note que la sélection de fonds reste un métier de contact et que les relations entre les sélectionneurs de fonds et les gérants sont essentielles. C’est pourquoi 64 % des professionnels sondés indiquent que le départ d’un gérant serait la première raison pour retirer un fonds de leur liste d’achat.
Le hedge fund activiste TCI a écrit au directeur général d’EADS, Tom Enders, pour lui demander de vendre immédiatement la participation de 4 milliards d’euros du groupe dans Dassault Aviation, selon les informations du Financial Times. Dans cette missive lue par le journal, TCI estime que la participation constituait une mauvaise utilisation du capital, ne présentait aucune synergie et une valeur stratégique limitée. Avec le fruit de la cession, EADS pourrait distribuer un dividende ou racheter des actions.
Les entreprises n’ont jamais émis autant de dette spéculative en euros. Depuis le début de l’année, 37 milliards d’euros d’obligations à haut risque et à haut rendement - notées Ba1 ou moins chez Moody’s et BB + ou moins chez Standard & Poor’s et Fitch - ont été placés, selon Dealogic, rapporte Les Echos. A cette période de l’année, les émissions de dette « high yield » en euros atteignaient 16 milliards en 2012 et 24 milliards en 2011. Les sociétés françaises sont les plus actives sur ce marché (17 % de la dette levée), juste devant les entreprises italiennes (16 %) et allemandes (15 %). Depuis janvier, elles ont émis 6,4 milliards d’euros de dette spéculative à travers 19 opérations.
Christian Dargnat est président de l’Association européenne de la gestion financière. Dans une analyse publiée dans Les Echos, il souligne que si les banques ont traditionnellement été les intermédiaires financiers les plus importants, les nouvelles réglementations «suscitent l'émergence d’alternatives complémentaires dans le financement de l'économie». Pour lui, «le besoin de nouvelles solutions de financement des entreprises européennes se heurte aujourd’hui au périmètre des actifs éligibles définis par les réglementations actuelles, qui privilégient les investissements à forte liquidité».Christian Dargnat estime qu’il serait «dommage de négliger le rôle de la gestion d’actifs, forte de 15.000 milliards d’euros sous gestion au sein de 27 pays, parfaitement positionnée pour orienter les investissements de long terme vers le financement de l'économie» et qui constitue «un levier efficace de soutien à la croissance européenne».
Le Trésor américain a annoncé le 2 août dans une lettre au Congrès qu’il prolongeait jusqu’au 11 octobre la suspension de ses investissements dans un fonds de retraite public afin d'éviter de dépasser le plafond de la dette. En mai, le Trésor avait déjà annoncé qu’il suspendait jusqu’au 2 août ses versements au fonds de pension des fonctionnaires (CSRDF), sans que cela n’affecte les retraités.La prolongation de la suspension de ces versements permet au Trésor de dégager une marge de manoeuvre de 13 milliards de dollars, ce qui permettra à l'État de fonctionner sans emprunter jusqu’au 11 octobre alors que le Congrès refuse de relever le plafond d’endettement.
L’économie américaine a créé 162.000 emplois en juillet, moins qu’attendu. Ce qui n’a pas empêché un recul de 0,2 point sur un mois du taux de chômage, à 7,4%. L’économie s’améliore «lentement mais sûrement» selon le Secrétaire au travail, ce qui devrait inciter la Fed à la prudence dans son calendrier de sortie du programme d’assouplissement quantitatif.
La société d’investissement de Warren Buffett a vu son bénéfice net progresser de 46% au deuxième trimestre, à 4,54 milliards de dollars, grâce à des plus-values sur ses investissements et dérivés. Le bénéfice opérationnel a progressé de 5% pour s'établir à 3,92 milliards de dollars.
«La classe d’actifs «dette émergente» pèse actuellement environ 3.500 milliards de dollars dont 1.100 milliards d’obligations d’entreprises. Les émissions en monnaies «dures» représentent 600 milliards, le reste est en monnaies locales ; environ 1.500 milliards de dollars en monnaies locales sont véritablement négociables», résume pour Newsmanagers Claire Husson-Citanna, portfolio manager Emerging Markets Debt Research Analyst chez Franklin Templeton Fixed Income Group. Cette spécialiste rappelle en outre que la dette émergente est une classe d’actifs où il y a quatre risques principaux : liquidité, convertibilité, change et risque souverain. Et que les risques exogènes peuvent s’avérer très élevés.Chez Franklin Templeton, l’encours en dette émergente amassé depuis 1996 représente environ 10 milliards de dollars, dont 25 % en monnaies locales, sous forme de fonds de droit américain, dont un fonds Nasdaq de 690 millions de dollars, un «trust», un fonds des îles Caïman et un fonds canadien, plus des comptes cantonnés ainsi qu’un fonds de droit irlandais (800 millions de dollars) et un autre de droit luxembourgeois (moins de 400 millions de dollars). La poche de cash représentait 8-10 % fin mai, mais elle a été ramenée à 5 % ces dernières semaines.Interrogée sur la stratégie actuelle, Claire Husson-Citanna explique que les «sweet spots» sont en ce moment l’Afrique et les devises locales, l’écart de rendement des émissions en monnaies dures n’étant pas suffisamment rémunérateur. Après la récente correction, il existe des points d’entrée, avec le «repricing ".D’une manière générale, la gérante de portefeuille préfère les souverains frontaliers, et se maintient à distance des titres high beta (comme les BRIC). Elle s’intéresse aux primo-entrants d’Afrique, Asie centrale et Amérique latine (Paraguay, Rwanda, Mongolie) et surtout aux émissions en monnaies locales plus qu’à celles en dollars (Nigeria, Ouganda, Tanzanie). Elle attend aussi avec curiosité une émission du Bangladesh en préparation.Cela posé, Claire Husson-Citanna explique que, d’une manière générale, «Franklin Templeton n’a pas vocation à être le seul prêteur d’un pays». L’équipe dette émergente travaille avec des courtiers disposant de filiales locales ainsi qu’avec des banques «pas trop grosses».
L’indicateur de régime de marché MRI pour le second trimestre, publié le 1er août par State Street Global Advisors, signale un niveau extrême d’aversion au risque. L’indicateur a franchi fin juin le seuil de «crise» L’augmentation de la volatilité, en particulier pour les actions et les devises, au cours de ce trimestre «a mis fin à l’appétit des investisseurs pour le risque», souligne SSgA. Le discours du président de la Réserve Fédérale américaine Bernanke et les inquiétudes liées au ralentissement de la croissance chinoise, ont notamment contribué à accroître cette volatilité. Mais SSgA tient à modérer ce constat. «Au courant du mois de juillet, nous observons déjà une réduction des facteurs ayant déclenché le passage à ce niveau extrême d’aversion», note la société, qui rappelle que «ce phénomène est cohérent car, empiriquement, lorsque le MRI entre en régime de crise cela est souvent dû à une réaction excessive des investisseurs ; les chances de retour à un régime dit normal sont donc importantes».
Associé à Aena, Axa Private Equity rachète la participation détenue par Abertis dans l’aéroport londonien de Luton. La transaction s’élève à 502 millions d’euros pour 90% du capital. Cette participation a été cédée par l’entremise de TBI Holding à un consortium détenu à 51% par Aena et à 49% par Axa PE. Le prix de l’opération, en attente des autorisations officielles, implique un multiple de valorisation VE/Ebitda 2013 de 11, a expliqué Abertis dans un communiqué. Avec les cessions des aéroports Belfast International et Skavsta de Stockholm la semaine passée, les actifs aéroportuaires d’Abertis se limitent à présent à sa participation dans Grupo Aeroportuario del Pacifico (GAP) au Mexique et à la concession Montego Bay en Jamaïque, toutes deux étant par ailleurs en vente. La cession de Luton ne générera pas de plus-value significative, a précisé le groupe espagnol de BTP.
L’indice de confiance des investisseurs institutionnels State Street Investor Confidence Index est ressorti en hausse de 0,8 point pour le mois de juillet 2013. Il s'établit à 107,6 par rapport au niveau de 106.8 (en données corrigées) enregistré en juin. C’est majoritairement l’appétit pour le risque des investisseurs en Asie qui est à l’origine de cette hausse, l’indice régional ayant bondi de 89,3 points à 100,8. On note, dans une moindre mesure, un accroissement de l’appétit pour le risque parmi les investisseurs européens (augmentation de 98.2 à 105.7 pour ces derniers). A l’opposé, les investisseurs Nord-Américains sont devenus un peu plus conservateurs, ce qui se traduit par une légère chute de l’indice de 114 à 113,7."Ce mois ci, les investisseurs d’Amérique du Nord sont inquiets de la hausse rapide du prix des actions et des taux d’intérêt, commente Kenneth Froot, co-auteur de l’indice. La perspective «risk on» du mois dernier pariait sur le fait que la hausse des taux d’intérêts ne laissait pas présager une augmentation de l’inflation ni de la croissance – ce serait simplement une réduction de la distorsion de la courbe des taux causée par le QE III de la Fed. Les investisseurs sont revenus à une inquiétude plus réaliste : avec ou sans distorsion, une hausse du taux d’intérêt nominal ou réel se traduit par un ralentissement de l’extension du crédit, moins d’effet de levier, et une croissance ralentie. Ceci a été souligné par les derniers résultats trimestriels, qui ont été mitigés. Cela rappelle également que les précédentes prévisions sur la croissance des bénéfices sont, pour le moment, invérifiées». Pour Paul O’Connell, autre co-auteur de l’indice, «la partie la plus décisive du scénario qui se déroule depuis le début du mois est ce qui se passe avec les investisseurs européens et asiatiques», commente M. O’Connell. «Nous apercevons enfin au bout du tunnel la lumière de l’ajustement du ralentissement des croissances chinoise, japonaise et européenne. Elles semblent montrer que, en dépit des taux d’intérêt plus élevés à l'échelle mondiale, les autorités monétaires des pays développés sont les plus susceptibles d’agir pour réduire les risques liés à la croissance économique, en agissant avec souplesse, et en profitant de l’occasion pour accélérer la croissance afin de resserrer leurs bilans. Par conséquences, la gamme des répercussions de la croissance économique réelle est, en réalité plus limitée qu’elle ne l’a été depuis longtemps».
La division investissement immobiliers du pôle gestion d’actifs et de fortune Deutsche Asset & Wealth Management (DeAWM) de la Deutsche Bank a annoncé le 31 juillet la cession par l’un de ses fonds de sa participation de 70% dans le Printemps "à des intérêts privés du Qatar». Le montant de la transaction n’a pas été divulgué.Le Printemps avait été acquis en octobre 2006 auprès de Kering (anciennement PPR), à travers une joint-venture avec Borletti Group SCA. Suite à l’acquisition, DeAWM a réorganisé l’entreprise – composée initialement de 12 magasins lui appartenant et d’une activité de distribution - et vendu sept magasins à des investisseurs, pour être loués. En outre, DeAWM a mis en œuvre un plan stratégique global «qui a transformé le Printemps d’une chaîne de grands magasins traditionnels en une destination de luxe», précise un communiqué. La stratégie de repositionnement «a contribué à améliorer le chiffre d’affaires et la marge d’EBITDA de la société».
Basé à Londres et essentiellement tourné vers l’Europe et le Moyen-Orient, le cabinet d’avocats d’affaires joue la complémentarité en se rapprochant de King & Wood Mallesons, l’un des tout premiers acteurs en Asie dont le siège social est basé à Pékin et à Hong-Kong. Le nouvel ensemble, qui ne fait pas des Etats-Unis une priorité, pèse un milliard de dollars de chiffre d’affaires.