La crise financière de 2008 a modifié le comportement de la clientèle fortunée lorsqu’il s’agit de prendre une décision d’investissement, et cette évolution est particulièrement marquée chez les plus grandes fortunes, selon une enquête publiée par SEI et réalisée par le cabinet de recherche indépendant Phoenix Marketing International.Près de la moitié (48%) des participants au sondage disposant de plus de 5 millions de dollars d’actifs investissables indiquent que, depuis la crise de 2008, leur famille prend ses décisions d’investissement de façon plus démocratique, c’est-à-dire au terme d’une discussion impliquant tous les membres de la famille. En revanche, seulement un quart du segment des «mass affluent», dont les actifs investissables se situent dans une fourchette de 250.000 dollars à 1 million de dollars, prennent leurs décisions selon un processus plus démocratique.Le sondage souligne également un clivage très marqué en matière de confiance en l’avenir. Plus de la moitié des participants disposant de plus 5 millions de dollars estiment que la génération montante de leur famille est bien préparée aux défis des prochaines années. En revanche, ils ne sont plus que 42% à le penser dans le segment «wealth market» (plus de 1 million de dollars d’actifs investissables) et 19% dans le segment des «mass affluent».Lorsqu’il s’agit en revanche de mesurer la réussite de leur gestion, les clients fortunés, quel que soit leur niveau de fortune, sont au moins 60% à estimer que la performance absolue et le montant total des actifs sont les deux paramètres de référence qu’il faut prendre en compte.
La province de Madrid a cédé un portefeuille d’immobilier résidentiel composé de quelque 3.000 appartements à la filiale de private equity de Goldman Sachs ainsi qu’au groupe d’investissement Azora pour un montant de 201 millions d’euros. Blackstone avait été déjà l’heureux bénéficiaire de la cession de 1.860 propriétés à Madrid à la fin du mois dernier.
Le fabricant américain d’instruments a annoncé hier avoir reçu une offre d’achat d’une firme d’investissement à 38 dollars par action, supérieure de 4 dollars à une précédente offre soumise par Kohlberg & Co. Le titre grimpait hier de 8% à 39,15 dollars, un cours supérieur au prix de l’offre qui laisse présager une surenchère. Steinway Musical Instruments n’a pas fourni l’identité du fonds mais a indiqué qu’il gérait pour plus de 15 milliards de dollars d’actifs. L’offre, d’un montant de 477 millions de dollars (359 millions d’euros), est supérieure d’environ 9% à celle soumise par Kohlberg en juillet et elle représente une prime de 5% par rapport au cours de clôture de vendredi. Dans un communiqué, le groupe de Waltham, dans le Massachusetts, précise que son conseil d’administration a jugé la nouvelle offre supérieure à celle de Kohlberg et il ajoute que celui-ci a désormais la possibilité d’améliorer sa proposition.
Campbell Soup, qui détient Liebig et Royco en France, est en discussions «exclusives et finales» pour céder ses marques de soupes et de sauces en Europe continentale (hors Royaume-Uni) à CVC Capital Partners pour un montant légèrement supérieur à 400 millions d’euros, selon le Financial Times. CVC a levé le mois dernier 10,5 milliards d’euros pour son fonds destiné au rachats de sociétés européennes.
Le taux de défaut des émissions d’entreprises notées en catégorie spéculative s’est inscrit à 2,9% au mois de juillet, en légère hausse par rapport au mois précédent (2,8%), a indiqué l’agence d'évaluation financière Moody’s.En Europe, le taux de défaut est demeuré stable à 3,4% alors qu’il a diminué à 2,8% aux Etats-Unis contre 2,9% le mois précédent. A fin juillet 2012, le taux de défaut se situait à 3,4%, tant en Europe qu’aux Etats-Unis.Depuis le début de l’année, le nombre d'émetteurs notés par Moody’s qui ont fait défaut s'élève à 43, dont 24 aux Etats-Unis, 13 en Europe et le reliquat en Amérique latine.
Le chiffre d’affaires des produits structurés à la Bourse des dérivés Scoach a encore baissé en juillet, après son repli de juin. Durant le mois sous revue, il a diminué de 34% à 2,09 milliards de francs suisses, selon les statistiques communiquées par l’Association suisse des produits structurés (ASPS). Le chiffre d’affaires de la catégorie des produits de participation a chuté de 54% et celui des produits de levier de 20%. La plus grande part du chiffre d’affaires mensuel revient aux produits de levier avec 980 millions de francs suisses et aux produits de participation avec 610 millions de francs.Fin juillet, 36.054 produits étaient cotés, environ 4,2% de plus qu’au mois de juin. Sur ce total, 24.410 étaient des produits de levier et 7.629 des produits d’optimisation des rendements. Durant le mois sous revue, on a dénombré 3.336 nouvelles émissions, en baisse de 28% sur un mois. Le plus grand nombre d'émissions concerne les produits de levier (2.680).En juillet, les principaux émetteurs de produits structurés étaient UBS (31,99% de part de marché), Vontobel (20,11%), la BC de Zurich (19,39%), Julius Bär (8,05%) et Credit Suisse (4,60%). La part des autres émetteurs était de 15,87%.
Le fonds souverain norvégien indique dans son dernier rapport trimestriel qu’il a réduit son exposition en obligations britanniques, françaises et australiennes et augmenté la part de dettes souveraines japonaises, américaines et brésiliennes dans son portefeuille. Le fonds précise qu’il a réduit de 26% ses avoirs en titres de dette souveraine britannique, à 7,26 milliards de dollars, tout en augmentant parallèlement de 30% ses avoirs en obligations japonaises.Le fonds souverain, dont les actifs sous gestion s’inscrivaient fin juin à environ 558 milliards d’euros (4.397 couronnes norvégiennes), indique par ailleurs avoir porté la part des actions dans son portefeuille à 63,4% au deuxième trimestre, contre 62,4% au premier trimestre, dans l’anticipation d’une reprise de la croissance aux Etats-Unis.Du côté des valeurs, Nestlé demeure en tête des valeurs détenues par le fonds, avec environ 38,2 milliards de couronnes norvégiennes, tandis que Royal Dutch Shell est passé de la troisième à la deuxième place.Sur l’ensemble du deuxième trimestre, le fonds a dégagé une performance de 0,1%, les investissements en actions affichant un rendement de 0,9% alors que la poche obligataire termine le trimestre sur un rendement de -1,4%. L’immobilier, dont la part dans le portefeuille est de 0,9%, a enregistré une performance de 3,9%.
Les investisseurs peuvent surperformer les grands indices de marchés actions simplement en analysant les données économiques publiques, selon des universitaires britanniques et américains cités par le Financial Times fund management. Ainsi, une stratégie qui aurait investi sur un indice lorsque les conditions macroéconomiques s’amélioraient et aurait vendu à découvert le marché lorsque ces conditions se détérioraient aurait dégagé un rendement annuel moyen de 14 % entre 1997 et 2011, affirment les universitaires. « Tout ce que la macro me dit, le marché actions devrait déjà le savoir », commente le professeur Alessandro Beber de la Cass Business School à Londres, l’un des auteurs de l’étude.
Quels sont les grands investisseurs publics les plus influents de la planète ? Le Sovereign Wealth Fund Institute (SWF Institute) vient de publier son classement 2013 de ces investisseurs, les 100 plus importants d’entre eux, non seulement en fonction des actifs gérés par leur société mais aussi en tenant compte de la contribution des uns et des autres aux tendances lourdes à l'œuvre dans le secteur de la gestion.Même si la taille n’a pas été déterminante dans l'établissement de ce classement, force est de constater que tous les grands fonds souverains se retrouvent peu ou prou dans les dix ou vingt premiers. Le trio de tête est constitué du Sheikh Hamed bin Zayed Al Nahyan, managing director du fonds souverain des Emirats ADIA (Abu Dhabi Investment Authority), devant Mark Wiseman, patron du fonds du Canada Pension Plan Investment Board et Yngve Slyngstad, CEO du fonds souverain norvégien (NBIM).La France compte deux représentants dans ce classement, Olivier Rousseau, membre du directoire du Fonds de réserve pour les retraites (FRR), en 44ème position, et Jean-Pierre Jouyet, directeur général du Groupe Caisse des dépôts en 52ème position.
Selon le « South China Morning Post », la banque centrale chinoise réfléchit à l’idée de lancer un nouveau fonds souverain afin de relancer la compétition pour gérer les réserves de change du pays, rapporte Les Echos. Ils sont déjà quatre, à savoir les deux plus importants, Safe et CIC, auxquels s’ajoutent le National Social Security Fund et le China Africa Development Fund, centré sur l’Afrique. Les réserves de change chinoise (3.500 milliards de dollars) sont l’objet d’une intense lutte d’influence entre la banque centrale chinoise, qui a sous son aile le fonds Safe, et le ministère des Finances, dont dépend CIC. Aujourd’hui, la Safe est le plus gros fonds souverain au monde avec autour de 750 milliards de dollars, devant le fonds pétrolier norvégien. CIC en gère autour de 580. Leur rivalité peut expliquer leur course aux rendements et certains de leurs investissements aventureux.
Le fonds pétrolier norvégien, qui gère 760 milliards de dollars, vient de créer un comité consultatif sur la gouvernance d’entreprise, rapporte le Financial Times. Ayant quadruplé ses encours ces 8 dernières années, le fonds souverain cherche à jouer un plus grand rôle dans la sélection des administrateurs dans les principales entreprises qu’il détient en portefeuille. Le comité se composera de trois experts britanniques de la gouvernance et de la finance : Peter Montagnon, John Kay et Tony Watson.
Le régulateur américain a reproché à la plate-forme allemande de dérivés d’avoir contrevenu aux lois boursières fédérales lors de la vente de titres à des investisseurs américains. Selon la SEC, Eurex aurait dû demander l’autorisation avant de vendre des contrats sur un indice à terme restreint. Aucune charge n’a toutefois été formellement enregistrée.
Les deux institutions financent l’acquisition de l’immeuble new yorkais 650 Madison avec un prêt de 800 millions de dollars, rapporte Bloomberg. Elles prévoient de titriser la dette, une portion de 150 millions de dollars pouvant être sous forme de dette mezzanine. L’immeuble a été racheté en juin par un tandem formé de Crown Acquisitions et Highgate Holdings.
La société de private equity et d’investissement obligataire a fait état hier d’une multiplication par dix de ses bénéfices au deuxième trimestre grâce au rebond de la valeur de ses fonds. Elle a également annoncé son dividende le plus élevé depuis son introduction en Bourse en 2011. Le résultat net économique a grimpé à 50 cents par action, contre 5 cents un an plus tôt. Le portefeuille de private equity s’est apprécié de 5% au deuxième trimestre, comparé à une hausse de 1% un an auparavant. Au cours de la période, Apollo a aussi vendu SourceHOV, un fournisseur de solutions d’externalisation, à Citi Venture Capital International et HandsOn3. Les actifs sous gestion totalisaient 113,1 milliards de dollars à fin juin. A la même date, Apollo disposait de 13 milliards de dollars de capitaux disponibles pour des opérations. La société a annoncé la distribution d’un dividende trimestriel de 1,32 dollar par action, contre 24 cents il y a un an.
Le retour des fusions et acquisitions favorise les hedge funds spécialisés dans ce domaine, rapporte le Financial Times. Ainsi, les stratégies d’arbitrage de fusions et acquisitions ont surperfomé tous les autres styles de hedge funds depuis le début de l’année. Selon HFR, l’arbitrage de fusions et acquisitions a dégagé 5,7 % contre 3,6 % pour l’ensemble du secteur.
Les investisseurs particuliers et institutionnels, ainsi que les conseillers ont continué au premier semestre 2013 de s’intéresser de très près aux stratégies dédiées aux grandes capitalisations, selon le classement établi par Morningstar des investissements les plus recherchés sur ses plateformes de distribution.Le sondage indique notamment que dans la catégorie des «separate accounts», sept parmi les stratégies les plus recherchées par les institutionnels ont concerné au premier semestre les stratégies de croissance dédiées aux grandes capitalisations. Deux stratégies value figurent également parmi les dix premières (Federated Strategic Value Dividend MA et CS McKee Value Equity)."Dans le segment institutionnel, nous avons observé une augmentation spectaculaire de l’intérêt pour les actions préférentielles internationales ainsi que pour les obligations domestiques spéculatives, probablement en raison des mouvements rapides de taux d’intérêt aux Etats-Unis», remarque Paul Justice, responsable de la recherche sur les fonds chez Morningstar;Deux stratégies de dette figurent parmi les mutual funds et les ETF les plus recherchées par les investisseurs particuliers. Aucune stratégie de ce type ne figurait dans les classements de 2012, relève Morningstar.Les investisseurs particuliers se sont plus particulièrement intéressés aux ETF sur les marchés émergents tandis que les conseillers ont marqué un intérêt pour les ETF obligataires et les stratégies de grandes capitalisations.
L’agence d'évaluation financière Fitch Ratings a annoncé le 7 août avoir maintenu la note de la dette à long terme de l’Allemagne à «AAA». Cette note est assortie d’une perspective stable, soulignant le bon développement budgétaire du pays et la puissance de son économie. Le maintien de la notation de l’Allemagne reflète le fait que le gouvernement a «surpassé ses objectifs budgétaires clés», que «l’Allemagne dispose de tous les ingrédients pour un recul de sa dette», que les risques encourus en raison de la crise de la dette en zone euro se sont réduits et que le pays dispose «d’une économie à haute valeur ajoutée avec un secteur manufacturier compétitif», explique Fitch dans un communiqué.
Le Fonds de Réserve pour les Retraites vient de publier son rapport annuel. Il met l’accent sur les principaux événements qui ont touché le FRR en 2012 et sur ses éléments financiers. Ainsi en 2012, le fonds a enregistré une progression de 1.5 milliard d’euros de la valeur de ses actifs malgré le versement de 2.1 milliards à la CADES, pour atteindre au 31 décembre 36.6 milliards d’euros. Cette progression annuelle de l’actif net de 10.5% s’explique par une hausse à deux chiffres de ses deux poches de gestion : de 10.1% pour les actifs de couverture, portée par la poursuite de la baisse des taux d’intérêt, et 12.7% pour les actifs de performance1, notamment en raison de la bonne tenue des marchés actions au cours du second semestre. La situation patrimoniale du fonds est saine avec un ratio de financement élevé, qui s'établit à 135.4% en fin d’exercice. En dépit d’une année 2012 agitée sur les marchés financiers, le risque du fonds est resté sous contrôle avec un niveau de volatilité annuelle historiquement bas d’environ 3.5% (contre 5.4% en 2011), qui s’explique par une structure équilibrée du portefeuille, la complémentarité des deux poches de gestion et la mise en oeuvre d’une gestion flexible qui vise à limiter le risque en période de crise. En début d’année, lors de la revue de l’allocation stratégique, le Conseil de Surveillance a entériné une augmentation du poids de la poche de performance de 38% à 42% de l’actif net. Au sein de la poche de couverture, il a été décidé de renforcer la part des OAT au détriment des emprunts d’Etats étrangers. La poche actions a été complétée avec l’activation des mandats ADECE (Actions Développées Exposées à la Croissance Emergentes) pour accroître indirectement l’exposition du fonds aux pays émergents. L’année 2012 a également été marquée par la poursuite de la montée en charge aussi bien sur les actifs de performance (OPCVM d’obligations à haut rendements) que sur les actifs de couverture (mandats d’adossement en OAT). Au total, l’année 2012 a vu 9 mandats expirer et 14 nouveaux mandats être activés. Réaffirmant sa volonté de se positionner en tant qu’acteur majeur en France de l’investissement socialement responsable (ISR), le FRR a été particulièrement actif sur cette thématique en 2012. En effet, plusieurs appels d’offres ont été lancés, en ciblant l’univers des petites et moyennes capitalisations européennes ainsi que celui des entreprises dont l’activité est orientée vers un développement soutenable. Par ailleurs, la fonction ISR a été intégrée directement au sein de la Direction Financière du FRR et se place désormais au coeur de sa gestion. Pour télécharger le rapport annuel 2012 : cliquez ici
L’ancienne banque des collectivités locales, nationalisée et en cours de démantèlement, a perdu 905 millions d’euros au premier semestre. Un montant légèrement inférieur au déficit qu’elle accusait un an plus tôt. Sa situation de liquidité s’est améliorée grâce à la garantie permanente des Etats. Sa filiale Dexia AM, toujours pas cédée, affiche une collecte positive au deuxième trimestre.
Les dirigeants de Standard Bank seraient actuellement à Pékin pour rencontrer ceux d’Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) et finaliser les détails du rachat des activités de trading sur matières premières de la banque sud-africaine basée à Londres par sa concurrente chinoise, indique le «Financial Times». Les deux parties se seraient entendues sur un prix de 700 millions de dollars.
Le fonds de capital investissement TPG Capital étudie la vente du laboratoire pharmaceutique spécialisé Aptalis Pharma, dont il est propriétaire depuis 2008 et qu’il estime à plus de trois milliards de dollars (2,25 milliards d’euros), a rapporté Reuters de quatre sources au fait du dossier. Salix Pharmaceuticals et l’indien Sun Pharmaceutical Industries figureraient parmi les sociétés qui ont décliné le marché après l’avoir l’examiné.
Le groupe de private equity a publié des résultats en deçà des attentes au deuxième trimestre. Le résultat net économique a néanmoins atteint 156 millions dollars contre une perte de 57 millions il y a un an. Carlyle, qui dispose de 49 milliards de dollars de capitaux pour des opérations, juge le contexte peu porteur aux Etats-Unis en raison d’une concurrence accrue.
A l’approche du mois d’août, les investisseurs ont mis la pédale douce dans l’attente de plusieurs statistiques américaines (croissance, chômage) et des précisions de la Réserve fédérale sur la fin programmée de sa politique d’assouplissement quantitatif.Durant la semaine au 31 juillet, les fonds actions ont enregistré une collecte nette de 6,6 milliards de dollars, soit le montant le plus bas observé depuis quatre semaines, selon les chiffres communiqués par EPFR Global. Les fonds d’actions japonaises ont enregistré leur première décollecte hebdomadaire depuis début janvier, pour un montant de 383 millions de dollars. Malgré de bonnes perspectives pour les entreprises nippones, les investisseurs commencent à s’interroger sur les réformes qui pourraient être effectivement mises en œuvre dans les prochains mois.Parallèlement, les fonds obligataires ont affiché une décollecte de 1,55 milliard de dollars, les fonds monétaires étant confrontés à des rachats pour un montant net de 10,29 milliards de dollars. Les fonds d’obligations espagnoles ont drainé près de 300 millions de dollars, un montant qui n’a toutefois pas suffi à compenser les rachats observés notamment sur les fonds d’obligations allemandes, suisses et britanniques.
Le Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR) a précisé fin juillet qu’il avait fait part de son intention d’investir 120 millions d’euros dans les fonds obligataires de prêts à l'économie NOVO lancés dans le cadre de l’initiative de place rassemblant, aux côtés de la CDC et de la CNP -et du FRR, 18 grands assureurs et destinée à accroître le financement des entreprises françaises de taille moyenne.A l’occasion du lancement de ces fonds, le 10 juillet dernier, Alain Vasselle, président du conseil de surveillance du FRR, avait rappelé les deux principales raisons qui ont conduit le FRR à cette décision. D’une part, celle-ci s’inscrit pleinement dans la logique de son allocation stratégique, très diversifiée et sécurisée. Le FRR, comme de nombreux investisseurs, recherche des produits présentant des rendements plus élevés que ceux des obligations gouvernementales des pays développés mais cette recherche de rendement ne saurait s’accomplir en dehors d’un cadre de risque maîtrisé. De ce point de vue, les fonds NOVO présentent un bon équilibre entre les rendements et les risques pris grâce à la qualité des dettes et des projets de développements des entreprises qu’ils permettront de financer.Cette décision participe également d’une volonté de contribuer au financement de l’économie française. Ce second objectif s’inscrit pleinement en cohérence avec l’objet même du FRR qui est de contribuer au financement du régime public de retraite par répartition. Au sein de son allocation diversifiée, un accent est volontairement mis sur le financement de l’économie française : détentions d’actions, en particulier dans les ETI et PME, d’obligations d’entreprises de toutes tailles et, aujourd’hui, intention d’investir dans des parts de fonds finançant l’économie.Enfin, le FRR est sensible à l’accent porté sur la dimension socialement responsable lors de la sélection des entreprises financées par les fonds, l’investissement socialement responsable étant en effet au coeur de la stratégie financière du FRR..
La décision de Total de transférer à Londres sa trésorerie et sa communication financière pose la question de la compétitivité de la place de Paris, a estimé le 6 août l’association Paris Europlace. Dans un monde de plus en plus ouvert et concurrentiel, c’est une décision qui pose une fois de plus la question de la compétitivité de la place financière de Paris, a indiqué à l’AFP Arnaud de Bresson, délégué général de cette association qui défend les intérêts de la place parisienne. Il rappelle que Paris Europlace a mis en avant récemment le fait que la compétitivité de notre industrie financière est une condition du financement des entreprises et de la reprise de la croissance, comme du maintien du contrôle de nos centres de décision, et donc de l’emploi.
La société de private equity TPG a demandé aux investisseurs de son fonds vedette TPG IV de 19 milliards de dollars si elle peut bénéficier d’une année supplémentaire pour dépenser 3 milliards de dollars de capitaux encore non déployés, rapporte le Financial Times. Cette décision inhabituelle illustre la difficulté de trouver de bonnes opérations dans le sillage de la récession mondiale. Les investisseurs ont jusqu’au 9 août pour donner leur accord. En échange, ils obtiendront des réductions de frais.